26/11/2008

Anne-Marie Lizin n’aime pas la démocratie

anne marie

Après son refus d'admettre les résultats de la consultation populaire sur son projet immobilier des Récollets,  elle avait prétendu alors représenter la volonté de ceux qui n'avaient pas jugé utile de participer à cette consultation puisque ceux qui y avaient participé, avaient refusé avec une confortable majorité son projet.

 

Ce lundi, nous avons pu à nouveau constater à quel point elle avait une conception étrange de la démocratie.  Mise en difficulté en raison de sa gestion désastreuse du CHRH (l'hôpital de Huy), par ailleurs en grande difficulté financière, elle en appelle aujourd'hui à un retour aux urnes qui lui redonnerait, pense-t-elle, à nouveau une majorité absolue et ainsi la possibilité de reprendre sans plus de contestation ses anciennes pratiques.

 

La démocratie, c'est pourtant le mode de gouvernement qui prévoit un contrôle des exécutifs par soit un conseil communal, soit un parlement.  La substance d'une gouvernance publique démocratique, c'est qu'elle permette le débat, que ceux-ci soient publics et même que parfois certaines remarques, idées ou suggestions formulées par une opposition soient prises en compte.   Cela ne plait pas à Huy, comme cela ne plaisait pas à Charleroi. 

 

Plus fondamentalement encore, il est de plus en plus évident qu'il est illusoire d'espérer que le parti socialiste wallon s'auto-régule comme il était illusoire de penser à une auto-régulation des marchés financiers.  En tout cas, chaque victoire électorale et surtout celles qui leur donnent une majorité absolue, semble être vécue par certains mandataires socialistes comme une autorisation à poursuivre sans contrôle et sans débat leur emprise absolue sur tous les rouages de la puissance publique en Wallonie.

 

Une rénovation des pratiques et des mœurs au PS, semble donc impossible tant que celui-ci ne connaîtra pas de désaveu électoral, tant qu'il ne perdra pas le leadership wallon.  Même en admettant que le président du PS désire sincèrement rénover le parti dont il a la charge, comment pourrait-il le faire si cette rénovation implique que son parti se prive de ses plus importants pourvoyeurs de voix et accepte dès lors le risque d'une défaite électorale, dont il porterait, comme président, aussi la responsabilité devant les militants de son parti.  Les tergiversations de la fédération liégeoise, quant à la constitution des listes électorales, illustrent parfaitement ce phénomène...les atermoiements du Ministre Courard, également. 

 

L'ambition du MR de s'emparer du leadership politique en Wallonie doit également être analysée en fonction de ces paramètres, il ne s'agit pas d'arrogance...plutôt la conscience des immenses responsabilités de cette formation politique pour le devenir de notre région.

21:21 Écrit par Philip Hermann dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : ps, huy, mr, elio di rupo, didier reynders, anne-marie lizin, courard |  Facebook |

24/11/2008

Elio Di Rupo : La fin d’un règne ?

Elio
Ce week-end, le président du PS a envahi l'ensemble des médias pour initier la contre-offensive au congrès de lancement de campagne du MR à Namur.  Elio Di Rupo doit principalement sa présidence au PS à ses qualités d'homme médiatique et de communication.  Après avoir fait payer à son ancienne équipe de communication l'échec de la campagne législative de 2007 en remerciant ses principaux collaborateurs, il était intéressant de découvrir ce week-end le millésime présidentiel « 2009 ».

La déception est malheureusement à la hauteur des attentes.  Certes, il est apparu largement plus agressif que lors de la dernière campagne.  Il semble déterminé à rendre les coups et à tenter de mouiller  ses adversaires -sic-.  Il reste malheureusement dans le déni des problèmes qui concernent principalement les mandataires PS et sur lesquels il pourrait agir comme président de parti ou par une action des gouvernements auquel son parti participe.   Ce déni n'est pas anodin : comment et pourquoi prendre les mesures qui s'imposent pour améliorer la gouvernance publique en Wallonie, si on persiste à refuser de voir qu'il existe des problèmes ?  Comment croire qu'il pourrait être l'artisan d'une rénovation du PS ? Où reste le chevalier blanc qui prétendait qu'il poursuivrait lui-même les parvenus qui peuplent son parti ? 

Son analyse de la situation politique et de la crise financière et économique, tient en deux phrases « cette crise est libérale » et « il faut plus de régulation ».   La première affirmation est à peu près aussi intelligente que de dire que le PS wallon est responsable du goulag ou de Pol Pot...quoique. ;-)  D'autant que quand on lui demande s'il souhaite que l'on mette fin au système d'économie de marché, qu'on pourrait aussi appeler « système d'économie libérale » -c'est le même concept- il répond par la négative. J

Mais bien sûr, il faut plus de régulation !!!  Tout le monde le dit !!!  Sauf que la régulation à laquelle le président du PS pense, c'est la régulation locale...  Celle que nous ne connaissons que trop bien en Wallonie : tracasseries administratives,  dédale de réglementations variées, changeantes et compliquées à tel point que notre région a vu naître une nouvelle profession : subsidiologue, les seuls qui s'y retrouvent dans ces labyrinthes.   A grand renfort de populisme, il compte aussi s'attaquer aux monopoles ou oligopoles, qui lui coûte si cher en rasoir...  Bien et si on commençait par le monopole postal ou de certains services publics, dont on a compris qu'ils ne rendaient pas service au public en refusant tout service minimum. ;-)  A quand un service de rasage public ???

Ce que tout le monde dit, à commencer par figures aussi peu socialistes que Sarkozy, Obama ou Didier Reynders, c'est qu'il faut une meilleure régulation des marchés financiers et surtout une régulation supranationale puisque les acteurs financiers et économiques sont désormais de taille mondiale.

Dès les premières secondes de cette interview, chacun a pu constater que le président du PS n'avait plus grand-chose à dire.  Alors que Pascal Vrebos lui demandait de s'expliquer sur ses responsabilités comme administrateur de Dexia dans le crash de cette banque, il n'a pu s'empêcher de rappeler pour la 150 ème fois qu'il avait destiné cette rémunération à la création d'une œuvre sociale.  A tant le répéter, on peut aujourd'hui presque douter de la vocation sociale du geste. 

22:31 Écrit par Philip Hermann dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : ps, sarkozy, mr, elio di rupo, didier reynders, obama, anne-marie lizin |  Facebook |

05/11/2008

Yes we can !!!

Même si cela apparaîtra sans doute comme un exercice convenu au soir de cette élection présidentielle US, je ne peux résister au plaisir de partager avec vous le premier discours du 44 ème président des Etats-Unis d'Amérique.  Un discours, qui marquera sans doute l'histoire de ce pays, espérons que les attentes et les changements suscités par cette élection ne seront pas décus.

Ma joie est immense, il nous réconcilie avec l' Amérique de tous les possibles...celle que nous aimons tous!!!

18:48 Écrit par Philip Hermann dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : elections, usa, democrates, obama, predentielles, john mc cain |  Facebook |

21/10/2008

Monsieur Aernoudt se lance en politique...

aernoudt_rudy_columnCe lundi, un « Bekende Vlamingen », Rudy Aernoudt annonce en grande pompe son intention de se lancer en politique…en Wallonie.  L’homme n’est pas totalement inconnu ici, puisqu’il a exercé un temps les fonctions de chef de cabinet du Ministre régional de l’économie, Serge Kubla et il a co-écrit de nombreux livres avec le sénateur MR, Alain Destexhe.  Il est aussi l’homme du scandale en Flandre, puisque c’est lui qui a révélé alors qu’il était chef de cabinet de la Ministre régionale flamande de l’économie (Fientje Moermans), que celle-ci recourrait « abusivement » à des consultants externes dans son cabinet.  Ces révélations ont entraîné la démission de la ministre en question…  Avec un Vlaamse Belang, toujours très actif sur les bancs de l’opposition, il est devenu impossible pour un ministre de se défendre sereinement contre ce type d’accusation même si le recours à de la consultance ne me semble pas forcément le signe de quelconques malversations (un ministre ne peut forcément être au courant de tout et il ne me semble pas idiot de devoir demander parfois conseil à des spécialistes).  D’après ce que j’ai pu lire dans les journaux flamands, Fientje Moermans était d’ailleurs très appréciée comme ministre.  Elle siège aujourd’hui comme simple députée au parlement flamand et pourrait bien mener la liste de son parti dans sa région pour les prochaines élections. 

 

Evidement, cette « trahison » de son employeur ne lui a pas valu que des amis surtout au sein de l’Open VLD.  Mais il est également très proche de Jean-Marie Dedecker (l’ancien judoka), exclu lui aussi de ce parti en raison de son populisme, et qui a rebondit en créant sa liste, qui cartonne dans les sondages en Flandres.  Ils étaient collègues dans une agence bancaires d’Ostende…il y a 20 ans, bien avant donc de devenir connus et même de se lancer tous deux dans la politique.  C’est peu de dire que ces deux là sont copains, c’est même Rudy Aernoudt qui a écrit le programme socio-économique de la liste Dedecker.  Rudy Aernoudt est à la fois philosophe et économiste (comme moi et ce n’est pas si fréquent ;-)). 

 

Personne n’ignore que Jean-Marie Dedecker nourrissait l’ambition de s’étendre en Wallonie et devenir ainsi un véritable acteur global sur la scène politique belge.  Ce qui est embêtant, c’est que Jean-Marie est très flamingand et quasi ouvertement séparatiste.  Son slogan de campagne aux dernières élections (Met Belgïe als het kan, zonder als het moet !)  Avec la Belgique si c’est possible, sans s’il le faut !!!  Et dans l’esprit de Jean-Marie…il faudrait que les francophones renoncent à beaucoup (notamment une régionalisation totale de la sécurité sociale et la fin immédiate des « transferts ») pour que la Belgique reste possible !!!

 

Impossible de réussir en Wallonie avec un tel programme, tous les analystes se demandaient quel lapin, l’homme le plus populaire de Flandres sortirait de son chapeau pour mener à bien son projet…  Ce sera donc apparemment…son ami Rudy Aernoudts, qui lui est un belgicain convaincu.  Il est notamment membre de B-plus, le mouvement unitariste bien connu, mais j’y ai croisé récemment certains (voir plus bas www.jevotepourlabelgique.be), dont je me demande ce qui les distingue vraiment des flamingands purs et durs.  J’attends aussi avec impatience de voir à quelle partie du programme de son ami Jean-Marie, il renonce.

 

Ce qu’il revendique en tout cas : c’est le programme socio-économique de la liste Dedecker…normal il en est l’auteur…  C’est, croit-il, ce qu’il faut pour la Wallonie également.

 

·      Moins de clientélisme, une meilleure gouvernance publique.  Comment ne pas être d’accord avec cela ?  Même Elio au PS revendique être l’artisan d’une rénovation en ce sens au sein de son parti sans beaucoup d’efficacité néanmoins cela fait plus de 10 ans qu’il rénove et on ne voit toujours pas de changement.  Au MR, nous avons Alain Destexhe…  Il a écrit de nombreux livres sur ce thème mais il y a aussi son « ennemi », Serge Kubla.  Le parlement wallon résonne encore de ses diatribes contre la politisation des récentes nominations PS, à la tête de tous les rouages de l’administration wallonne.  On ne peut pas non plus accuser Charles Michel d’être indifférent au problème, on a aujourd’hui les preuves de son combat incessant dans ce sens lorsqu’il était Ministre des affaires intérieur du gouvernement wallon.  Olivier Chastel n’est-ce pas celui qui a dénoncé les scandales de la Carolo ?  C’est aussi une évidence que toutes ces actions ont reçu le soutien du président, récemment réélu du MR…Didier Reynders.  Il faut bien comprendre que le principal frein vient ici du PS et la meilleure chance de mettre fin pour de bon à certaines pratiques de ses membres, c’est que celui-ci ne soit plus demain, le parti omnipotent qu’il est depuis trop longtemps en Wallonie.  Il faut faire basculer le centre de gravité politique de cette région !!!  Il faut que le MR devienne le premier parti politique wallon à l’issue du prochain scrutin régional.  Pour y parvenir, chaque voix comptera et chacune de celles qui partiront du MR pour se porter sur d’autres candidats ou d’autres listes, rendront plus lointain cet objectif.  Je ne comprends donc pas la candidature de Monsieur Aernoudt.  Si ces objectifs de fin de clientélisme, de meilleure gouvernance lui tiennent tant à coeur comme à moi, pourquoi ne pas avoir choisi de renforcer les listes du MR ?

 

·         Limiter les allocations de chômage dans le temps.  Voilà typiquement le genre d’idée qui ne pouvait provenir que de Flandre, où règne le quasi-plein emploi.  En Wallonie, où l’offre nette d’emplois ne permettra pas à tous les chômeurs de longue durée de trouver du travail même s’ils font les efforts nécessaires pour se former ou chercher ce travail, cette mesure est une fausse bonne idée.  Car quelle sera la conséquence concrète de cette mesure ?  C’est que les chômeurs, qui seront privés des allocations payées par l’ONEM, n’auront d’autres choix que de s’inscrire au CPAS, payé par la commune.  Ils ne vont pas se laisser mourir de faim et il serait évidemment impensable de les laisser mourir de faim.  La subtilité qu’il faut maintenant comprendre, c’est que le budget de l’ONEM est un budget fédéral tandis que les CPAS sont uniquement financés par de l’argent wallon.

 

 

JMDDOn le voit…la candidature et le nouveau parti de Rudy Aernoudt sont le cheval de Troie de la Flandre de Jean-Marie Dedecker en Wallonie.  Sans doute n’a-t-il pu trouver malgré ses affirmations de candidats wallons pour porter ses couleurs.  Même s’il peut sembler exister une communauté d’intérêts  et une proximité entre lui et le MR, celle-ci ne résiste pas à une analyse approfondie.  Bien au contraire, si ce mouvement, cette liste, cette candidature isolée connaît un quelconque succès, cela renforcera l’hégémonie du PS et retardera les nécessaires changements dont notre région a besoin.  Rudy Aernoudt est le meilleur allié d’ Elio comme un autre Jean-Marie était le meilleur allié de Mitterand.

 

12/10/2008

Le libéralisme ne s’effondrera pas

Contrairement à ce que le président du PS prétend dans une interview à la libre ce samedi, le libéralisme ne s’effondrera pas à l’occasion de ce crash boursier.  Il s’amendera, se perfectionnera mais cette crise ne signifie certainement pas la fin de l’économie de marché…  elle en sortira plus forte  et c’est heureux car aucun modèle socialiste ou autre n’est aujourd’hui susceptible de constituer une alternative sérieuse.

 

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Alors que certains consacrent toute leur énergie à sauver ce qui peut l’être et à préserver l’ensemble de la population du chaos, d’autres préfèrent déjà exploiter de manière politicienne la situation.  C’est le jeu démocratique mais je ne peux m’empêcher de regretter le manque de solidarité du président du PS vis-à-vis d’un gouvernement auquel il participe par ailleurs.

 

Quelles sont les origines de cette crise ?  Analyse 

 

  • La crise du crédit aux USA.  On a déjà beaucoup parlé des « subprimes », ces crédits hypothécaires douteux, qui ont été accordés à des personnes précarisées et sans couverture santé.  Il est évident que de tels dossiers n’auraient jamais été validés en Belgique.  Ils l’ont été aux USA parce que l’immobilier connaissait une croissance à deux chiffres depuis de nombreuses années.  Le calcul de ces banquiers, peu scrupuleux, était que même si ces preneurs de crédit ne parvenaient pas à honorer leurs engagements, ils auraient toujours la possibilité de revendre leur bien immobilier pour solder leur engagement et même encaisser une plus-value.  Les arbres ne montant jamais jusqu’au ciel, les problèmes sont apparus lorsque le marché immobilier s’est effondré.

 

On va encore beaucoup parler des autres formes de crédit à la consommation, notamment de celles qui ont permis aux industries automobiles US de continuer à vendre des 4X4 alors que le prix de l’essence ne cessait d’augmenter. Peut-on encore parler de vente de voiture quand un concessionnaire propose de vous racheter votre ancien véhicule au prix fort en cash et vous laisse repartir avec une nouvelle voiture sans mensualités à payer avant deux ans.  Comment vont-elles aujourd'hui trouver le financement pour adapter enfin leur offre à la demande.

 

Est-ce la vocation d’une carte de crédit de permettre de payer son crédit hypothécaire ?  Est-il sain de laisser certains détenir plusieurs dizaines de ces cartes et plonger dans le surendettement ?  Toutes ces pratiques ont eu cours au pays de l’oncle Sam, elles ont permis à l’administration Bush de maintenir artificiellement une croissance US forte et de masquer ses catastrophiques erreurs de jugement, notamment :

  1. La guerre en Irak, qui a échoué à maintenir des prix pétroliers bas mais au contraire en déstabilisant durablement toute cette région, a accentué notre dépendance vis-à-vis des monarchies pétrolières.
  2. L’absence de diversification énergétique et le maintien d’une économie très consommatrice en énergie, inadaptée à la situation climatique mais aussi au contexte géopolitique.
  3. L’explosion des déficits budgétaires et de l’endettement public US, qui interdisent aujourd’hui à cette administration de disposer des ressources nécessaires pour assumer seule ces erreurs de jugement.
  • La titrisation des moyens de crédit.  Prônée par Alan Greenspan, qui voyait dans ce mécanisme, un moyen de répartir dans l’économie mondiale les risques pris en matière de crédit par les seuls opérateurs US.  Beaucoup d’analystes, dont Warren Buffet, attribuent à cette mécanique, la mondialisation de cette crise, qui sinon aurait essentiellement concerné les institutions bancaires US.  En déresponsabilisant les émetteurs de crédit des risques de défauts de paiement encourus par les preneurs, le système bancaire US a permis cette extraordinaire inflation de la masse monétaire et a transféré ce risque à l’ensemble des institutions financières, qui ont maintenu à tort leur confiance dans le système bancaire US.   
  • La faillite des agences de notation de crédit.  A l’occasion de cette crise financière, nous assistons à la faillite des agences de notations(Standard and Poors, Fitch, etc) qui évaluent la qualité des entreprises ainsi que les qualités des instruments de crédit de celles-ci.  Elles ont surévalué ces qualités avant l’explosion de la crise et ont ainsi favorisé la création de la bulle des subprimes, aujourd’hui elles accentuent cette crise en anticipant trop fortement certaines  dépréciations d’actifs.  Si une meilleure régulation doit naître suite à cette crise, elle passera par la création d’organes de notation hors-marché et indépendant.
  • Le maintien de taux de crédit artificiellement bas par la Federal Reserve Bank en dépit des déficits conjugués du budget  et de la balance commerciale US, qui a stimulé l’explosion de ces crédits et la formation de bulles spéculatives, notamment dans le secteur immobilier.

 

A la lecture de cette analyse, il est évident que l’administration Bush porte une immense responsabilité dans la crise à laquelle nous assistons et qui a aujourd’hui contaminé l’ensemble de l’économie mondiale.  Comme la crise s’est propagée à l’ensemble  de l’économie mondiale, une mobilisation de l’ensemble des acteurs économiques mais également de l’ensemble des puissances publiques est indispensable.  Cette mobilisation devra mettre en œuvre des solutions globales concertées et de nature à rendre confiance  dans le système financier.

 

Malgré l’exploitation politicienne, dont fait l’objet cette crise par le PS belge, il ne s’agit pas d’une mise en cause de l’économie de marché en tant que telle.  Il s’agit encore du meilleur système pour financer, par exemple, les investissements qui seront nécessaires pour industrialiser les technologies qui répondront aux défis climatiques et à la diversification de nos sources d’énergie.   Il faudrait que ceux qui remettent en cause ce système économique, proposent alors une alternative réellement crédible.  Ce n’est pas non plus une mise en cause du libéralisme tel qu’on l’envisage par exemple au MR, qui n’a jamais prôné ni la dérégulation ni nié le rôle social de l’état.  L’économie de marché, ce n’est ni l’absence de règles ni l’absence de contrôle des acteurs du marché.  Il faut bien sûr des règles, même si celles-ci doivent permettre à un marché de s’exprimer, c'est-à-dire d’organiser la concurrence entre des acteurs économiques, de sanctionner ceux qui sont moins efficaces et de récompenser ceux qui le sont plus.

 

Dans un monde globalisé, les instruments qui permettront une régulation efficace de la part la puissance publique, seront nécessairement supranationaux.  Il me semble qu’il devrait être possible d’avancer rapidement dans ce sens au niveau de l’eurogroupe, qui partage la même monnaie et donc le même cadre économique et globalement la même conception du rôle de l’état.  Il sera sans doute également nécessaire de prévoir des organes de régulation à un échelon plus élevé (véritablement mondial).  Restaurer la confiance pour sortir de cette crise, et c’est indispensable, rend la mise en œuvre de ces mesures urgentes et nécessaire.   Il s’agit de ne pas gâcher cette chance historique.

 

16:10 Écrit par Philip Hermann dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : ps, mr, credit, alan greenspan, subprimes, krash |  Facebook |

25/09/2008

Fin de partie pour le cartel CD&V/N-VA


CDVNVA
Voilà c’est fait.  Dimanche, le congrès de la N-VA a retiré son soutien au gouvernement fédéral d’ Yves Leterme et aujourd’hui Geert Bourgeois vient d’être forcé à démissionner du gouvernement flamand.  Même s’il vaut mieux ne pas s’en réjouir déjà ouvertement…  la composante CD&V doit encore se réunir le prochain week-end et c’est ce congrès qui déterminera l’avenir de notre pays, c’est en effet à cette occasion que le « premier » parti de Flandre devra choisir de s’engager ou non sur la voie du séparatisme.

Comme l’on rappelé sur les plateaux dominicaux flamands avec beaucoup de courage, Caroline Gennez (présidente du Spa) et surtout Bart Somers (président de l’ Open VLD) notre pays ne pouvait plus se permettre d’être pris en otage par un parti nationaliste, qui place la séparation de notre pays comme un objectif plus important que celui de gouverner notre pays et faire face aux défis posés par la crise financière, le renchérissement du coût de l’énergie et ses conséquences sur le pouvoir d’achat de la population.

En rendant toute négociation institutionnelle impossible pendant 15 mois et en tenant à la gorge le CD&V en raison de ses intenables promesses électorales, la N-VA a de facto interdit pendant tout ce temps la conclusion d’une grande réforme de l’état.   Le CD&V a maintenant le choix de rejoindre la N-VA sur les bancs des séparatistes, où siègent déjà la Lijst De Decker et inévitablement le Vlaamse Belang ou de s’affirmer comme un parti de gouvernement et tenter d’engranger le plus rapidement possible, le plus d’accords possibles avec ses partenaires francophones afin de ne pas se présenter les mains vides devant les électeurs.

 bourgeois300

Si tel devait être le cas, il sera alors de la responsabilité des francophones d’aider le CD&V, dans la mesure du raisonnable évidemment, à conclure ces accords et à effectuer des arbitrages équilibrés.   Les nœuds à trancher sont aujourd’hui connus de tous, je vous invite, le cas échéant, pour vous les remettre en mémoire à consulter le site www.jevotepourlabelgique.be, que j’avais mis en ligne avec mon ami Alain Mbange à l’occasion de l’anniversaire des élections des élections du 10 juin 2007.  Yves Leterme aura ainsi la possibilité de justifier la confiance de 800 000 électeurs et de transformer ce qui apparaît aujourd’hui comme son échec personnel en succès. 

Ce dimanche, le CD&V et notre premier ministre auront le choix…entrer dans l’histoire de notre pays par la grande porte ou devenir à jamais les otages des séparatistes flamands (N-VA, LDD et Vlaamse Belang).  Par ses déclarations vendredi qui ne faisait que rappeler le point de vue de l’ensemble des négociateurs francophones, Didier Reynders a provoqué ce moment de vérité.  Il était temps !!!

Pourquoi il ne faut pas avoir peur d'un Forza Flandria?

Le risque que constituerait une réunion de l'ensemble des forces nationalistes flamandes (Vlaamse Belang, N-VA, Lijst De Decker voire même les Vlaamse Progressieve) me semble très limité, même si on en parlera beaucoup ce week-end en Flandre à l'occasion du congrès de participation de la N-VA.  Surtout il me semble peu crédible qu'un quelconque « Forza Flandria » puisse constituer un jour une menace pour les partis traditionnels flamands et entraîner la séparation de la Belgique.

VlaamseBelang

En brisant le "cordon sanitaire" autour du Vlaamse Belang, les partis nationalistes encore à peu près fréquentables y perdraient définitivement leur âme.   L'ensemble des partis traditionnels flamands s'empresseront alors de les marginaliser, de les stigmatiser, de les ostraciser et de dénoncer l'extrémisme de leurs positions avec alors une belle unanimité. ;-) Il me semble dès lors tout à fait exclu qu'ils obtiennent une majorité absolue dès cette première élection.

En fait, je crois même que cette option pourrait pacifier pour longtemps la situation communautaire. « Forza Flandria » fera peut-être le plein des voix séparatistes ou presque en Flandre...cela doit représenter environs 30-40% (max) de la population flamande, cela ne fait certainement pas une majorité.  Je ne crois même pas à ce 40%, la population flamande est beaucoup moins politisée et rabiques sur les questions communautaires que la colonisation par le mouvement nationaliste flamand de l'ensemble des partis politiques, ne peut le laisser croire.  Il est même possible que devant la réalité et l'imminence d'une telle séparation, certains qui votaient pour ces nationalistes en n'espérant qu'une réforme de l'état, s'en détournent.

A mon sens, il manque un ingrédient important pour que ce type de mouvement populiste puisse émerger.  Si nous examinons l'histoire...une prise de pouvoir populiste nécessite un climat de crise.  Celle-ci n'existe pas en Flandre, où règne le plein emploi et une prospérité économique certaine. Je ne crois pas qu'une majorité de gens normaux prendront le risque de mettre en cause tout cela pour un "éventuel" grand soir nationaliste...dont on sait par ailleurs qu'il coûtera cher des deux côtés de la frontière linguistique et qu'il privera la Flandre de Bruxelles!!!

Si l'indépendance de Flandre n'est effectivement pas à ce rendez-vous électoral (et elle n'y sera pas), nous aurons droit alors entre ces "égos" surdimensionnés (c'est toujours le cas dans ce type de mouvement populiste) à une guerre post-électorale, qui devrait être définitive. Nous avons connu l'explosion de la Volksunie, nous connaissons aujourd'hui la guerre des chefs au Belang, ajoutez Bart (Dewever) et Geert (Bourgeois) avec l'ineffable Jean-Marie (Dedecker) en arbitre...  Vous pouvez me croire, cela ne durera pas longtemps!!! Ceux-là ne s'entendront pas longtemps !!! :-)  Surtout si la victoire n’est pas au rendez-vous. ;-))

Après un échec de ce type, avec l'aide des partis francophones, qui s'empresseront alors de négocier enfin une réforme équilibrée avec les partis traditionnels flamands, il sera très difficile à ces forts en gueule de réintégrer à nouveau des partis traditionnels, ceux-là seront vaccinés pour longtemps du virus nationaliste. ;-)

Par contre si c'est effectivement le choix de la population flamande de choisir ses dirigeants parmi ceux-là, alors c'est sûr...il vaudra mieux qu'on se sépare!!! LOL

La Flandre sera alors une magnifique région surpeuplée et vieillissante, subissant la montée des eaux, intolérante jusqu'à la débilité, avec à sa tête des représentants de la peste de brune...je ne donne pas cher de sa survie économique ni de son intégration en Europe. LOL

Si c'est là le wonderland, que veut le peuple flamand...qu'il prenne son indépendance... Pour dire le fond de ma pensée, je m'en moque.  Et je suis loin d'être le seul à le penser!!!

Attali_imageJe ne suis d'ailleurs pas plus inquiet pour l'avenir de la Wallonie-Bruxelles.  Sur son blog, Jacques Attali qui est certainement l'un des hommes parmi les plus influents en France (puisque il s’agit entre bien d’autres choses de l’ancien secrétaire de l’Elysée sous François Mitterrand et de l’actuel inspirateur du programme économique de l’actuel président Sarkozy), nous tend les bras.  Si ce n'est cette option qui est retenue, nous pourrons, à n’en pas douter, compter sur un soutien de l’Europe pour sa capitale.  Enfin, je suis tout à fait convaincu que la Wallonie devra un jour ou l'autre prendre en main son destin et se redresser par elle-même, quelque soit l'environnement politique dans laquelle elle évoluera alors.

 


16/09/2008

Les sondages (suite)

On leur fait presque dire ce qu’on veut aux sondages. Ils peuvent tout au plus indiquer une tendance de l’opinion, lorsqu’ils sont réalisés à intervalles réguliers, dans les mêmes conditions et avec les mêmes méthodes. Il est de plus en plus évident que celui publié ce lundi par “Le Soir/RTBF” ne répond à aucun de ces critères et a été manipulé.

Aujourd’hui, la marche arrière est d’ailleurs engagée par « Le Soir » dans son édition de ce matin mais en page 4 ou : on apprend que tout compte fait…le MR ne serait pas en recul mais en progression à Bruxelles (les pourcentages indiqués faisait curieusement abstraction du vote flamand à Bruxelles)!!! Tandis que le PS serait le seul perdant à plus de 7%!!!

En Wallonie, on compare les résultats du “sondage” avec les résulats électoraux de juin 2007, d’où la perte, alors que le MR est bien en progression par rapport aux résultats des élections régionales de 2004. C’est évidemment ces résultats là qui seront pris en compte pour déterminer les gagnants et les perdant des élections prochaines. A cette aune, le PS serait à nouveau le plus gros perdant à environs - 8% par rapport à ses résultats de 2004 et le MR serait en légère mais vraie progression!!!

Enfin il est quand même assez surprenant que les résultats de ce sondage ne soit pas comparé avec les autres sondages “Dedicated Research” commandés par “Le Soir/RTBF” avant les législatives de 2007…dans ceux-ci, le PS se maintenait et gagnait même les élections en restant le premier parti francophone et le MR stagnait par rapport aux élections de 2004…il n’en a bien sûr rien été!!!

Évidemment comparer le sondage pré-élection 2007 avec celui d’hier aurait permis de montrer un MR en progrès. Une tendance claire qu’on a préféré masquer en ne permettant la comparaison qu’avec des résultats électoraux, qui ne sont pas une projection à partir d’un échantillonnage plus ou moins représentatif de la population, mais l’expression du vote de la population!!! Dans le cas de Dedicated Research, cet échantillonnage est sans doute trompeur (sauf si on tient compte d’une marge d’erreur de 5 % mais qui le fait??? à part vous, bien sûr!!!) puisqu’il n’avait pas anticipé le renversement du centre de gravité politique de 2007.

Après avoir torturé les chiffres, il suffit à un éditorialiste particulièrement anti-Reynders de placarder un titre particulièrement racoleur: Le MR s’écrase!!!  Et on construit une “réalité” qui permet à certains, notamment à l’intérieur même du MR, de réclamer la tête de son président, accusé de surcroît de tous les maux!!! Ca me fait presque rire!!!  Surtout qu’il est seul candidat à sa succession !!!  ;-)

Moi je préfère me souvenir que Didier Reynders a mené le MR à la victoire en 2007(ce qu’aucun sondage et/ou expert-politologue n’avait prévu) et je suis convaincu (à la condition c’est vrai que le MR reste uni) qu’il permettra également de savourer une victoire méritée en 2009!!!

15/09/2008

Relativisons le poids des sondages!!!

Aucun sondage (AUCUN) n'avait prévu la victoire du MR aux dernières élections fédérales. Tous les sondages (TOUS) actaient comme une évidence, qu'il n'y aurait aucun effet Charleroi pour le PS.   LOL

 

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Notre plus grand journal vespéral du matin, associé à notre unique chaîne de service "public"...en profite pour cracher son venin directement sur l'homme, qui préside aux destinées du MR, en espérant sans doute diviser ce parti!!! Le ton haineux de certains articles et de certains titres, ne manqueront pas d’étonner !!!  Déjà lors de la précédente campagne, j’avais pu révéler le parti pris de ce journal dit sérieux et sensé être neutre.  ;-) Cela ne marchera pas !!!   La meilleure preuve de l'unité du MR , c’est qu’aucun candidat n’a pris la peine de se présenter contre Didier Reynders dans la course à la présidence du MR.


Prudent, Dedicated Research annonce une marge d'erreur pour ce sondage de 5%...5% en plus ou en moins pour le MR ou le PS...ce n'est guère anodin!!! LOL  J’avais déjà pris la peine sur ce blog de m’interroger sur la crédibilité de ces exercices et je m’étais un peu attardé sur le déroulement de la soirée électorale, où par hasard…les résultats du Hainaut et de Charleroi ont mis beaucoup de temps à être révélé.  La mine déconfite de certains politologues experts…qui n’avaient pas cru bon d’anticiper ces résultats, avait encore renforcé la joie de cette victoire.

 

Evidemment, on accuse Didier Reynders d’arrogance…  Et quoi, il a envie de mieux pour la Wallonie et il ose dire que tout ne va pas si bien.  Ce faisant, il ferait le jeu des flamands…pire il découragerait les investisseurs.  Si le PS/cdH croit qu’ils pourront si facilement échapper un examen critique de leur action au gouvernement Wallon et Bruxellois, autant qu’il le sache dès à présent…ce n’est pas ce qui va arriver. 

 

L’arrogance, elle est sans doute à trouver dans l’actuelle coalition au pouvoir.  Comment ose-t-elle croire qu’elle échappera à un examen critique de son action politique.  Croit-elle vraiment que 2-3 articles de journaux, une situation communautaire ou économique difficile lui permettront d’imposer l’omerta sur les problèmes que nous avons connus et que nous continuons à connaître en Wallonie ?  3 ministres présidents en 3 ans à la région wallonne, des problèmes de gouvernance publique à répétition dans tous les rouages des institutions wallonnes, des réformes aussi judicieuses que le décret ARENA ou l’interdiction des sodas à l’école, un plan « Marshal » qui ne produit que peu d’effets.  Tous ces sujets seront abordés au cours de la campagne électorale.

 

Vouloir le changement n’est une attitude arrogante qu’aux yeux de ceux qui ont intérêt à l’immobilisme et à l’omerta !!! 

 

17:49 Écrit par Philip Hermann dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ps, mr, cdh, le soir, didier reynders, luc delfosse, estivales |  Facebook |

09/09/2008

Des vérités qui dérangent...

La campagne électorale pour les régionales a commencé.  Le coup d'envoi vient d'en être donné par Didier Reynders lors du bureau politique du MR de ce lundi.  Après un an et demi, passé à tourner en rond, c'est heureux.

Comme il est heureux qu'un homme politique ose enfin dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas:

  • Aucune solution ne pourra être trouvée sur le plan communautaire avant les prochaines échéances électorales.  Certainement pas avec le plan Peters-Geert Bourgeois qui est aujourd'hui sur la table... ni sans Leterme et sans aucun président de parti, invité.  Cette enième négociation sur le menu et plan de table n'illusionne plus personne, cela fait plus d'un an que cela dure.
  • Ce n'est pas en fin de mandat, à quelques encablures des élections qu'une majorité affaiblie (PS/cdH) - qui si on projette les résultats du scrutin fédéral ne disposerait d'ailleurs plus d'une majorité -  pourra prendre des initiatives sérieuses ou crédibles pour tenter de solutionner cette crise communautaire.  Plutôt que de participer à cette nouvelle pièce de théâtre sans enjeu, si ce n'est de permettre aux deux ministre présidents de s'exposer à bon compte dans les médias, il a raison de préférer répondre comme numéro 2  et premier francophone du gouvernement fédéral, aux véritables préoccupations des gens en matière de pouvoir d'achat notamment.
  • La meilleure manière de restaurer le lien avec l'autre communauté de ce pays, sera au soir du scrutin régional, de pouvoir proposer une véritable alternance par rapport aux politiques du passé en Wallonie et à cette sempiternelle arlésienne du redéploiement économique wallon.  Pour y parvenir, il faudra confirmer le basculement du centre de gravité politique des dernières élections législatives.

L'omerta, exigée actuellement par la majorité PS/cdH sur le redressement wallon, doit être levée.  Les méthodes, qui permettront un réel redressement wallon, sont libérales (comme partout dans le monde où une région a connu un développement économique et notamment près de chez nous, l'Irlande, l'Angleterre, l'Espagne ou encore le nord de la France).  Ce ne sont pas les méthodes socialistes, qui ont quant à elle prouvé toute leur inefficacité depuis 30 ans!!!  J'en veux pour preuve la polémique récente sur les intérêts notionnels, défendus par le seul MR!!!  Combien d'entreprises, dont Monsieur Di Rupo est si fier d'annoncer les investissements (Google, Microsoft, notamment) auraient effectivement investi en Wallonie si son projet de supprimer ce mécanisme, inventé par le Ministre des Finances actuel ;-) avait été accepté, après une âpre campagne mensongère qui plus est!!!

06/09/2008

La stratégie de campagne de Rudy...

est désormais toute communautaire (son nouveau rôle de négociateur communautaire lui monterait-il à la tête?), il s'agit d'interdire tout débat sur la politique actuellement menée par le gouvernement wallon au motif que cela affaiblirait la position wallonne dans la négociation.  La méthode n'est pas nouvelle, elle fait songer aux villages de carton-pâte de l'impératrice Catherine II en Russie, aux dythirambes de la "Pravda" pré-glasnot ou encore à l' omerta sicilienne.

 

14:56 Écrit par Philip Hermann dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/09/2008

Le séparatisme...à l'usure!!!

Voici quelques semaines que je n'avais plus rédigé d'articles pour ce blog, comme beaucoup de Belges j'étais las...Las de répéter sans cesse la même chose, las de cette absence de négociation, las de ce premier ministre et surtout las de ce cartel CD&V/N-VA.

J'ai pris au mois d'août, quelques vacances à la montagne puis dans le sud de la France...dont je suis rentré reposé et en pleine forme.  Il est temps aujourd'hui de me remettre à ce blog, même si rien de véritablement neuf ne semble s'être produit durant cette longue absence.

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Avant ces quelques semaines de vacances, je n'avais pas pris la peine de commenter un énième ultimatum du cartel CD&V/N-VA...tellement la proposition me semblait grotesque après plus d'un an de crise, elle est aujourd'hui portée par le Ministre président Flamand et probable successeur de Leterme (étrangement absent de cette rentrée politique), Kris Peters.

Cette approche a au moins un mérite par rapport aux démarches initiées par Yves Leterme, c'est qu'elle délimite précisément le périmètre de négociation autorisé par la N-VA, qui dicte maintenant de manière claire l'agenda  de son partenaire CD&V.  Cet agenda est et a toujours été celui de la séparation de notre pays, car il ne saurait manifestement plus être question de négociation pour plus de « goed bestuur » ou de réformes institutionnelles voire de confédéralisme!  Tous les sujets, qui devraient précisément faire l'objet  de cette négociation (BHV, statut et limite de Bruxelles, etc.) sont désormais décidés par le seul cartel et simplement posés comme préalables à toute ouverture de discussion.

Tout ceci a désormais un côté dérisoire, surréaliste.  C'est évidemment l'unique objectif de la N-VA, qui est depuis l'origine et très ouvertement un parti séparatiste.  Il apparaît aujourd'hui que le premier parti de Flandre (CD&V) ne peut plus ne pas l'être, malgré les dénégations, sans doute de façade, de sa nouvelle présidente et de quelques ténors aujourd'hui discrédités...qui n'ont peut-être pas encore compris la nature du piège qui est en train de se refermer.  La seule négociation que la N-VA semble pouvoir tolérer, c'est celle qu'il mène avec son partenaire de cartel CD&V pour le forcer à devenir séparatiste.

Réussir ce tour de force alors qu'une étude de la KUL prétend que seul 10% de la population flamande est véritablement séparatiste et que ce nombre ne connaît pas d’évolution, est un exploit.  En refusant de négocier pendant de longs mois, certains francophones ont contribué au succès de la manœuvre -sans doute malgré eux et pour des raisons probablement peu avouables et totalement étrangères à ce débat- mais dans les faits, cela n'a plus que peu d'importance. :-)

Dans ce contexte et sauf improbable revirement de situation, il me semble évidemment impossible d'éviter aujourd'hui un retour aux urnes...  Dans une démocratie, le dernier mot revient toujours au peuple...  Il ne s'agit plus aujourd'hui que de trouver l'occasion, tenter de désigner un coupable et se représenter devant les électeurs pour exiger un mandat clair afin de réaliser cette séparation ou pas.

A tous ceux qui ne souhaitent pas en arriver là, de se mobiliser pour faire entendre leurs voix.  A tous les experts, témoins, médias de prendre leurs responsabilités afin d'expliquer les difficultés, les risques et le peu d'intérêt d'une telle séparation ou pas.  Ce blog continuera plus que jamais à prendre sa part.  ;-) Enfin à tous les politiques de mener campagne, non pas seulement pour être élu voire pour réaliser un programme socio-économique mais également par rapport à cette question !!!

 

18/07/2008

Démission refusée: Leterme poursuit sa mission

La démission du gouvernement Leterme I vient d’être refusée par le roi.  François-Xavier de Donnea (MR), Raymond Langendries (cdH), tous deux Ministres d’Etat, et Karl-Heinz Lambert ont été chargés de trouver un moyen d’offrir des garanties au CD&V/N-VA qu’une grande réforme de l’état pourra bien avoir lieu.  Pendant ce temps, le gouvernement Leterme I pourra se concentrer sur la mise en œuvre du programme socio-économique, déjà décidé avant cette démission surprise du Premier Ministre.

 

Sans vouloir être pessimiste, je doute qu’il s’agisse là d’une décision propre à rassurer ceux qui au sein du cartel CD&V/N-VA avait poussé leur figure de proue à démissionner.  Tout au plus, s’agit-il d’un moyen de permettre à chaque négociateur de souffler quelques semaines en vacance : la reprise est prévue pour le 15 août. 

 

De deux choses l’une, soit ce plan est accepté par les plus radicaux au CD&V et cela signifie que la démission de Leterme était inutile…soit ce plan sera rejeté par le cartel.  Quelque soient les réactions à ce plan, il me semble que l’exigence de « garanties », posée par le CD&V est totalement farfelue…  Tout le monde, tant au Nord qu’au Sud semble prêt à discuter d’une grande réforme de l’état.  Ce point est désormais acquis mais est jugé insuffisant par les radicaux du cartel, de quoi pourrait être constituée des « garanties » ?  Je me pose la question alors que chacun sait depuis Jean-Luc Dehaene que dans une négociation communautaire : tant qu’il n’y a pas d’accord sur tout, il n’y a d’accord sur rien.

 

Ce plan n’a de chance de réussir que si tout le monde est trop fatigué pour poursuivre, le reste est vraiment à mon sens du théatre.  Mais ils sont sans doute tous vraiment fatgués.  On verra !!!

15/07/2008

Reynders: premier ministre!!!

Ce n’est pas une victoire, il n’y a aucune raison de s’en réjouir, il est impossible de croire qu’il s’agira d’une sinécure mais c’est aujourd’hui une nécessité : Didier Reynders doit prendre la tête du gouvernement fédéral et tenter de sauver l’accord socio-économique conclu ce week-end.

 

La population ne peut pas être prise en otage plus longtemps par les excités nationalistes : un gouvernement fédéral doit prendre ses responsabilités et gérer notre pays et les délicates questions posées pour le pouvoir d’achat par le regain de l’inflation, la crise financière et le renchérissement du coût de l’énergie.  Il serait suicidaire de laisser s’installer une vacuité du pouvoir comme lors des précédentes tensions communautaires dans les années 80.  Nous devons nous souvenir de la crise économique qui en avait résulté et de l’incroyable endettement public, que nous payons encore actuellement.

 

La crise communautaire, qui paralyse notre pays depuis ces dernières élections, ne pourra certainement pas être réglée avant le prochain scrutin électoral alors que cette campagne électorale, importantissime, va débuter dès la rentrée politique de septembre.  En refusant de donner au gouvernement Leterme I la chance de prolonger ces discussions difficiles, son cartel CD&V/N-VA a forcé la démission de ce dernier.  Ils sont les seuls responsables de cette crise.  Yves Leterme en préférant sauver son cartel plutôt que le pays et sa population, a sans doute signé définitivement son suicide politique.

 

Aujourd’hui, il faut d’urgence qu’émergent des politiques responsables, qui prennent le temps de réformer l’état belge en profondeur et règlent une bonne fois pour toute la scission de BHV, qui mettent en œuvre les décisions prises par Leterme I dans les matières socio-économiques et enfin qui organisent un scrutin d’envergure nationale à l’occasion des prochaines élections régionales : un gouvernement de salut public en somme.  Didier Reynders a, je le répète ici depuis assez longtemps, toutes les qualités pour réussir à mener cette équipe là.

Yves Leterme a démissionné

Je viens d’apprendre la nouvelle de source sûre sur Facebook (par mon ami Jean-luc Crucke, député fédéral MR), la nouvelle a ensuite été confirmée sur le blog de Mateusz Kukulka (journaliste à la Dernière Heure) : le politique show.

 

leterme200

 

Il n’est pas encore confirmé pour l’instant que cette démission ait été acceptée par le roi.

 

Quoiqu’il en soit, il est évident que cette démission, redoutée par l’ensemble du monde politique et surtout après l’accord obtenu sur les questions socio-économiques ce week-end, ouvre une crise de régime grave, dont personne ne peut à ce stade prévoir l’issue.

 

Il est plus que dommage que cette décision intervienne alors que l’urgence pour les gens ne se situe pas sur le plan communautaire.  L’inflation, la crise financière, le renchérissement de l’énergie, la baisse du pouvoir d’achat, voilà les vraies urgences que quelques excités communautaires ont tenu pour rien.  La population est aujourd’hui prise en otage : l’absence probable de gouvernement et la crise politique qui résultera de cette démission : est un véritable affront à la population !!!

00:19 Écrit par Philip Hermann dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : gouvernement, leterme, demission, communautaire, cd v, n-va, crise |  Facebook |

09/07/2008

Communiqué de presse 08/07/2008 Publication des premiers résultats « www.jevotepourlabelgique.be - www.ikstemvoorbelgïe.be »

Comme promis à l’occasion du lancement de notre site « www.jevotepourlabelgique.be - www.ikstemvoorbelgïe.be », vous trouverez ci-joint les premiers résultats de notre consultation internet sur la situation politique belge.  Nous vous laisserons le soin d’analyser et interpréter ces résultats et nous nous limiterons à quelques précisions d’ordre méthodologique.

 

1.     Notre site a été largement moins diffusé en Flandres que dans la partie francophone du pays.  Cela explique sans doute en partie le taux de participation inférieur  de nos compatriotes flamands.  Quelques problèmes de traduction ont également été évoqués, ils ont été résolus dès que nous en avons pris connaissance.  Il est à noter que le pourcentage de visites, qui n’ont pas donné lieu à une participation, est également plus important en Flandre.  Toutefois, il est assez remarquable de constater que peu de différences sont à constater entre les votes en provenance de Flandre ou de la partie francophone du pays.

2.     Notre partenaire technique (IDWEAVER.COM) avait doté notre site des dernières technologies de détection de fraude.  Cela nous a notamment permis de détecter et de supprimer les participations multiples en provenance d’un même ordinateur.  Néanmoins, il est important de souligner que malgré tout le sérieux apporté à la sécurisation de notre site, il est impossible de garantir que tous les participants à cette consultation étaient bien habilités à y participer.

3.       Nous avons reçu un nombre assez important de mails d’encouragements de la part de participants, d’autres nous indiquant qu’il avait préféré ne pas participer en raison de la difficulté de notre questionnaire : pas tant la formulation de nos questions mais bien leurs implications.  Nous nous sommes volontairement abstenus de toutes explications des enjeux sous-jacents à ces questions afin de préserver le caractère impartial de cette consultation.

4.  Nous avons constaté ces dernières heures une recrudescence des participations (1000 visites le 08/07/2008), il n’en a pas été tenu compte dans cette première présentation des résultats.  Notre site restera en ligne tant qu’une solution définitive des problèmes institutionnels n’aura pas été trouvée et il sera donc possible de continuer à participer à cette consultation au-delà du 07/07/2008.

 

Nous continuerons également à intervalles réguliers à vous transmettre les résultats de cette consultation.  Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire et nous espérons que vous donnerez un large écho à ces résultats.

15:50 Écrit par Philip Hermann dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : leterme, negociation |  Facebook |

JevotepourlaBelgique.be - ikstemvoorbelgie.be: Recevoir le communiqué de presse

Je serai absent jusqu'à Dimanche, quelques jours de vacances , loin de l'agitation qui ne manquera pas de régner mais j'aurais accès à mes mails et je répondrai au téléphone.

Si vous souhaitez recevoir le communiqué de presse que nous diffusons concernant les premiers résultats de "jevotepourlabelgique.be - ikstemvoorbelgie.be" abondamment illustré graphiquement: envoyez moi un mail ou laissez votre adresse mail en commentaire.

00:59 Écrit par Philip Hermann dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : jevotepourlabelgique |  Facebook |

08/07/2008

Résultats sondage « JevotepourlaBelgique.be »

Résultats sondage « JevotepourlaBelgique.be »
               
1/7 - Je souhaite que l’avenir de la Belgique prenne la forme  :
  Confédération État Fédéral Rénové Sans Opinion Séparation Statut quo Unitaire Total
Francophones 113 470 20 223 89 442 1357
% 8,33 34,64 1,47 16,43 6,56 32,57
Flamands 11 44 3 27 11 47 143
% 7,69 30,77 2,1 18,88 7,69 32,87
Total 124 514 23 250 100 489 1500
% 8,27 34,27 1,53 16,67 6,67 32,6
             
2/7 - Seriez-vous d’accord que suite à cette réforme institutionnelle, certaines compétences, actuellement exercées par le niveau régional, soient refédéralisées ?
  Tout à fait d'accord D'accord Sans Opinion Défavorable Tout à fait défavorable Total  
Francophones 583 429 126 115 104 1357  
% 42,96 31,61 9,29 8,47 7,66    
Flamands 57 41 18 14 13 143  
% 39,86 28,67 12,59 9,79 9,09    
Total 640 470 144 129 117 1500  
% 42,67 31,33 9,6 8,6 7,8    
               
3/7 - Depuis les élections d’octobre 2006, trois bourgmestres de la périphérie bruxelloise attendent leurs nominations par le gouvernement régional flamand. Ces bourgmestres doivent-ils être nommés par le gouvernement flamand ou via d’autres voies à négocier, être confirmés dans leurs fonctions ?
  Oui, avant Oui, après Non Sans Opinion Total    
Francophones 634 527 92 104 1357    
% 46,72 38,84 6,78 7,66      
Flamands 65 52 17 9 143    
% 45,45 36,36 11,89 6,29      
Total 699 579 109 113 1500    
% 46,6 38,6 7,27 7,53      
4/7 - Depuis les élections du 10 juin 2007, certaines formations politiques et groupes de pression recommandent de créer une circonscription fédérale, dans laquelle les électeurs de l’ensemble du pays pourraient voter pour les hommes politiques, les plus importants. .
  OK Non Sans Opinion Total      
Francophones 941 259 157 1357      
% 69,34 19,09 11,57
     
Flamands 96 32 15 143      
% 67,13 22,38 10,49
     
Total 1037 291 172 1500      
% 69,13 19,4 11,47        
               
5/7 - Dans le cadre des négociations communautaires, la Flandre souhaite un large transfert de compétences vers les régions. Pour chacune des matières suivantes, une régionalisation, même partielle, vous semble-t-elle souhaitable ?
Emploi              
  Tout à fait d'accord D'accord Sans Opinion Défavorable Tout à fait défavorable Total  
Francophones 185 418 88 331 335 1357  
% 13,63 30,8 6,48 24,39 24,69
 
Flamands 27 31 16 32 37 143  
% 18,88 21,68 11,19 22,38 25,87
 
Total 212 449 104 363 372 1500  
% 14,13 29,93 6,93 24,2 24,8
 
Santé              
  Tout à fait d'accord D'accord Sans Opinion Défavorable Tout à fait défavorable Total  
Francophones 113 125 81 411 627 1357  
% 8,33 9,21 5,97 30,29 46,2
 
Flamands 21 11 8 36 67 143  
% 14,69 7,69 5,59 25,17 46,85
 
Total 134 136 89 447 694 1500  
% 8,93 9,07 5,93 29,8 46,27    
Fiscalité              
  Tout à fait d'accord D'accord Sans Opinion Défavorable Tout à fait défavorable Total  
Francophones 146 195 119 346 551 1357  
% 10,76 14,37 8,77 25,5 40,6
 
Flamands 21 16 16 36 54 143  
% 14,69 11,19 11,19 25,17 37,76
 
Total 167 211 135 382 605 1500  
% 11,13 14,07 9 25,47 40,33
 
Justice              
  Tout à fait d'accord D'accord Sans Opinion Défavorable Tout à fait défavorable Total  
Francophones 132 137 84 341 663 1357  
% 9,73 10,1 6,19 25,13 48,86
 
Flamands 19 8 9 40 67 143  
% 13,29 5,59 6,29 27,97 46,85
 
Total 151 145 93 381 730 1500  
% 10,07 9,67 6,2 25,4 48,67
 
Politique scientifique              
  Tout à fait d'accord D'accord Sans Opinion Défavorable Tout à fait défavorable Total  
Francophones 150 219 193 319 476 1357  
% 11,05 16,14 14,22 23,51 35,08
 
Flamands 21 18 13 42 49 143  
% 14,69 12,59 9,09 29,37 34,27
 
Total 171 237 206 361 525 1500  
% 11,4 15,8 13,73 24,07 35    
Politique familiale              
  Tout à fait d'accord D'accord Sans Opinion Défavorable Tout à fait défavorable Total  
Francophones 151 169 128 337 572 1357  
% 11,13 12,45 9,43 24,83 42,15
 
Flamands 21 15 11 31 65 143  
% 14,69 10,49 7,69 21,68 45,45
 
Total 172 184 139 368 637 1500  
% 11,47 12,27 9,27 24,53 42,47    
               
6/7 - Dans l’accord de gouvernement de Leterme I, il est précisé que la réforme de l’état ne peut porter atteinte au principe de solidarité entre les communautés de ce pays. A votre avis, l’objectif de la réforme de l’état doit être :
  Fin des transferts Récompense efficacité Maintien solidarité Sans Opinion Total    
Francophones 142 243 828 144 1357    
% 10,46 17,91 61,02 10,61
   
Flamands 14 29 82 18 143    
% 9,79 20,28 57,34 12,59
   
Total 156 272 910 162 1500    
% 10,4 18,13 60,67 10,8      
               
7/7 - La scission de l’arrondissement électoral Bruxelles-Hal-Vilvoorde a fait l’objet d’une crispation entre les deux principales communautés linguistiques de notre pays. Selon vous, cette scission :
  Pas de compensation Elargissement BXL Compensations Sans Opinion Total    
Francophones 121 425 658 153 1357    
% 8,92 31,32 48,49 11,27
   
Flamands 20 44 59 20 143    
% 13,99 30,77 41,26 13,99
   
Total 141 469 717 173 1500    
% 9,4 31,27 47,8 11,53      
               
Quelles compensations? Plusieurs réponses possibles        
Extension des facilités pour les francophones habitants des communes à facilités      

OK Non Total        
Francophones 362 296 658        
% 55,02 44,98
       
Flamands 25 34 59        
% 42,37 57,63
       
Total 387 330 717        
% 53,97 46,03          
Abrogation des circulaires Peters encadrant l’emploi des langues dans les communes à facilités      

OK Non Total        
Francophones 424 234 658        
% 64,44 35,56
       
Flamands 44 15 59        
% 74,58 25,42
       
Total 468 249 717        
% 65,27 34,73          
Refinancement de Bruxelles      

OK Non Total        
Francophones 332 326 658        
% 50,46 49,54
       
Flamands 33 26 59        
% 55,93 44,07          
Total 365 352 717        
% 50,91 49,09          
Ratification des recommandations du conseil de l’Europe pour la protection des minorités linguistiques en Flandre.      

OK Non Total        
Francophones 428 230 658        
% 65,05 34,95
       
Flamands 47 12 59        
% 79,66 20,34          
Total 475 242 717        
% 66,25 33,75          
Attribution de toutes les voies d’accès entre la Wallonie et Bruxelles      

OK Non Total        
Francophones 324 334 658        
% 49,24 50,76
       
Flamands 28 31 59        
% 47,46 52,54
       
Total 352 365 717        
% 49,09 50,91          
Création d’une communauté urbaine bruxelloise élargie aux communes de la périphérie      

OK Non Total        
Francophones 473 185 658        
% 71,88 28,12
       
Flamands 44 15 59        
% 74,58 25,42          
Total 517 200 717        
% 72,11 27,89          
               
Infos socio-professionnelles      

             
Age Francophones % Flamands % Total %  
0-18 23 1,69 2 1,4 25 1,67  
18-30 406 29,92 38 26,57 444 29,6  
30-55 653 48,12 68 47,55 721 48,07  
55-65 152 11,2 19 13,29 171 11,4  
>65 44 3,24 6 4,2 50 3,33  
Pas de réponse 79 5,82 10 6,99 89 5,93  
Total 1357   143   1500    
               
Profession Francophones   Flamands   Total    
Employés 510 37,58 61 42,66 571 38,07  
Cadres 244 17,98 23 16,08 267 17,8  
Indépendants 152 11,2 12 8,39 164 10,93  
Ouvriers 26 1,92 2 1,4 28 1,87  
Professions Libérales 55 4,05 6 4,2 61 4,07  
Retraités 122 8,99 18 12,59 140 9,33  
Etudiants 176 12,97 16 11,19 192 12,8  
Chomage 57 4,2 3 2,1 60 4  
Pas de réponse 15 1,11 2 1,4 17 1,13  
Total 1357   143   1500    

17:20 Écrit par Philip Hermann dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : sondage, resultats, jevotepourlabelgique |  Facebook |

04/07/2008

Elio Di Rupo : fallait pas l’inviter !?!

Elio Di Rupo semble de moins en moins inspiré dans son action politique : aujourd’hui, il menace d’abandonner le gouvernement Leterme I si celui-ci ne se soumet pas à ses exigences sociales.  Il souligne sa détermination en engageant une coûteuse pré-campagne électorale en publiant une pleine page de populisme dans l’ensemble des quotidiens francophones aujourd’hui.

lalouxdirupo300

Il semble avoir trouvé un nouveau gimmick publicitaire pour lancer cette campagne : le pouvoir d’achat en parler, c’est bien…l’augmenter, c’est mieux.  C’est choc, c’est efficace, du strict point de vue de la communication…c’est parfait !!!  Il s’agit d’ailleurs du recyclage d’un slogan publicitaire bien connu.   Mais c’est évidemment faux et mensonger jusqu’à la racine.

 

Qui dans le gouvernement Leterme ne veut pas augmenter le pouvoir d’achat des gens ?  Le renchérissement du coût de l’énergie, l’inflation qui en découle, préoccupe la population et bien évidemment aussi les politiques.  Le monde politique est unanime à ce propos…

 

Vouloir s’approprier seul cette thématique, est à la limite de l’obscène.

 

La revalorisation des plus petites pensions, qui ont souvent comme origine un statut d’indépendant, ou une carrière partielle, ce qui est souvent le cas pour les femmes, est au programme de tous les partis politiques.  La revalorisation des pensions d’indépendants, est un thème porté par le seul MR depuis des lustres.  La suppression de cotisation générale de solidarité pour les pensionnés a également été portée depuis de nombreuses années par le seul MR.  Marie Arena, bombardée ministre des pensions après avoir échoué à la communauté française, ne pourra si facilement laver l’échec de son décret inscription à l’enseignement…et on ne parlera pas de sa douche.

 

Depuis quelques jours, certains partis politiques, dont le PS, et mouvements syndicaux découvrent que la meilleure façon de revaloriser les rémunérations est la voie fiscale.  Opposer réforme fiscale (un leitmotiv du MR depuis de nombreuses années) et sociale n’est rien d’autre qu’un simple artifice de communication.  Cette forme de revalorisation du pouvoir d’achat présente l’avantage de ne pas pénaliser la compétitivité de nos entreprises et donc de préserver l’emploi.  A la différence des méthodes souvent proposées par les socialistes, ces mesures ne sont pas conditionnelles et ne nécessitent l’intervention d’aucun politique clientéliste pour être obtenues.

 

A l’environnement, Magnette ne convainc  guère et certainement pas les experts : baisser la TVA sur les produits pétroliers est une hérésie écologique (voir ci-dessous) et l’idée de différencier les taux de TVA pratiqués pour les possesseurs ou non de piscine, est simplement impossible à mettre en œuvre, sauf à recruter des milliers d’agents vérificateurs de la température des piscines et autres jacuzzis par grands froids.  Simplement ridicule jusqu’à la plus totale absurdité.   Comment différencier le taux de TVA pour du mazout destiné à chauffer une habitation ou une piscine?

 

Le PS d’ Elio Di Rupo n’échappera pas à cette dure réalité : il n’a plus rien de sérieux à proposer, il n’a plus d’autre voie que de voler les idées de ses partenaires politiques pour conserver un semblant de légitimité politique, il ne peut se passer d’être présent au gouvernement (voir l’affaire onckendaele, qui rapportait plus de 800 000 €/an au couple) et il n’y a été invité que parce que le cdH l’a imposé et pour permettre la vaste réforme institutionnelle, souhaitée par les partis flamands. 

 

Son raidissement actuel et sa volonté de dynamiter ce gouvernement de la dernière chance avant une crise dont personne ne peut prévoir l’issue, ne peut être expliqué que par des motivations électoralistes et par un calendrier judiciaire défavorable (les affaires de Charleroi seront jugées en avril-mai 2009) à une campagne électorale, qui se déroulerait aux dates prévues.

03/07/2008

Ingrid Bétancourt est libre...

J'en ai eu les larmes aux yeux...  Ma joie est immense!!!  C'est une très belle victoire de la liberté.

01:15 Écrit par Philip Hermann dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : ingrid betancourt |  Facebook |

29/06/2008

Baisser la TVA sur les produits pétroliers.

La nouvelle idée du PS pour répondre à la crise énergétique qui sévit actuellement du fait  du renchérissement continu du baril de pétrole depuis le début de la guerre en Irak, peut sembler à première vue intéressante.  Elle est désormais reprise en cœur par les organisations syndicales, qui prévoient de larges manifestations populaires pour la rentrée politique de septembre.

 Puits en flamme UN

Il est tout d’abord amusant de constater que cette idée n’est pas une idée de gauche mais bien une idée propagée par les représentants du secteur pétrolier et leurs lobbyistes.  Le porte-parole officiel des compagnies pétrolières la proposait déjà, il y a deux ans dans les débats organisés par le MR sur l’environnement.  A ce moment et dans ce cénacle, il avait même insisté sur l’orthodoxie « libérale » de ce type de mesure.  Baisser les taxes, n’est-ce pas en effet un cheval de bataille des libéraux ?  Didier Reynders avait pourtant pris la peine de se distancier de ces positions en réaffirmant le rôle de régulateur de l’état.  Je ne doute pas qu’il ait singulièrement modifié ses propos lorsqu’il s’adressait aux instances syndicales et au PS.  Drôle de boulot que celui de lobbyiste pétrolier, le soutien ne vient pas toujours de ceux qu’on croit  !!!

 

Cette idée de détaxer plus encore les carburants est également en discussion aux USA.  John Mc Cain, le candidat conservateur désigné par le parti républicain pour les prochaines élections présidentielles, va sans doute plus loin encore dans le populisme en proposant de supprimer toute taxe sur les carburants pendant la période des vacances, traditionnellement très consommatrice.  Le gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger pourtant lui-même républicain mais qui pratique une politique très ambitieuse en terme de diversification énergétique et d’environnement, vient publiquement de prendre ses distances avec cette position du sénateur Mc Cain, de même que le candidat démocrate à ces élections, Barrack Obama.

 

 Comment comprendre et analyser cette curieuse alliance entre le PS belge et les milieux syndicaux et d’autre part les lobbys pétroliers et l’aile la plus proche des lobbys pétroliers du  parti républicain US ?

 

  • Il n’est pas difficile de comprendre les intérêts des pétroliers, dont les bénéfices n’ont jamais été aussi élevés que depuis que le prix du baril a augmenté.  Il s’agit pour eux de retarder la mise en place de toute mesure structurelle permettant de réduire la consommation énergétique dans les pays consommateurs.  Une baisse de la TVA sur les produits pétroliers, donne l’illusion aux consommateurs que cette problématique énergétique est transitoire, conjoncturelle et qu’il est donc inutile pour ceux-ci de modifier leurs habitudes de consommation.

 

En privant l’état de ces rentrées, il s’agit d’interdire  le nécessaire financement public de mesures permettant de réduire structurellement notre consommation énergétique : mise en place d’incitants fiscaux pour les investissements permettant d’économiser l’énergie dans le bâtiment : isolation, énergies alternatives et durables (pompes à chaleur, solaire, etc), ou le financement d’infrastructures publiques dans le transport : amélioration de l’offre en matière de transport collectif (train, tram, bus). 

 

Enfin, cette baisse uniforme de la TVA interdirait également tout accompagnement social spécifique des populations, qui n’ont pas les ressources pour financer ces investissements destinés à économiser l’énergie : les locataires et particulièrement les locataires de logement sociaux, les personnes qui n’ont pas les moyens d’investir dans une nouvelle voiture plus économique, etc…  Un chèque mazout à destination des populations les plus fragilisées, qui pourrait comme précédemment être en partie financé par les compagnies pétrolières, serait également alors jugé superflu et surtout impossible à financer par les pouvoirs publics.  

  • Pour le PS, il s’agit d’agiter un nouveau gimmick électoral : « Nous sommes le parti qui répondons le mieux aux préoccupations des citoyens et nous apportons une réponse immédiate aux problèmes de pouvoir d’achat ».  C’est le même populisme dont fait preuve le candidat Mc Cain !!!

 

Il s’agit aussi de masquer les incroyables lacunes de la politique énergétique PS au niveau régional et à la communauté française.  Nous avons pu constater à l’occasion de quelques scandales retentissants que les préoccupations des gestionnaires de logements sociaux, étaient parfois très éloignées de celles des bénéficiaires de ceux-ci.  Nous devons également constater qu’en dépit des belles déclarations d’intention médiatiques (je me souviens de la promesse du Ministre Daerden d’allouer un milliard d’ euros pour rénover les logements sociaux au cours de la précédente campagne électorale régionale), très peu a été réalisé pour permettre à ces populations fragilisées de résister aux conséquences de ce prévisible nouveau choc pétrolier.  5% du parc immobilier social est encore chauffé par des radiateurs électriques, le mode de chauffage le plus coûteux et le moins efficace d’un point de vue énergétique, la plupart de ces logements restent parmi les plus mal isolés du parc immobilier !!!

 

Au niveau de la communauté française, il faudra aussi qu’ils avouent que la quasi-totalité du refinancement obtenu par une majorité PS-MR, lors des accords de la Saint-Boniface en 2001, est aujourd’hui absorbé en quasi-totalité par ces augmentations de la facture énergétique pour les pouvoirs organisateurs concernés (réseaux d’enseignement, opérateurs culturels).  A quelques mois de nouvelles échéances électorales régionales, c’est le branle bas de combat pour donner l’illusion que ces problématiques énergétiques n’ont pas été négligées par l’actuelle coalition en charge de ce gouvernement : trop peu et surtout beaucoup trop tard, la communauté française vient de lancer un appel en ce début d’année 2008 pour constituer les premiers dossiers, visant à mettre en œuvre les premiers Partenariats Publics-Privés pour financer ces nécessaires investissements !!! 

 

La résistance du MR face au populisme de cette exigence de baisse de TVA par le PS, qui doit être relayée dès septembre par les organisations syndicales avec l’approbation gourmande des lobbys pétroliers…est, on le voit, particulièrement courageuse.   Elle est en phase avec les recommandations de toutes les organisations spécialisées dans ces questions énergétiques et environnementales et avec les décisions prises au niveau européen.

 

Il faut d’ailleurs noter que le gouvernement wallon figure parmi les derniers retardataires en Europe en ce qui concerne la transposition de la directive européenne relative à la performance énergétique des bâtiments.  Cette directive prévoit d’informer le public concerné (candidat acheteur ou locataire) de la consommation énergétique d’un bâtiment.  En informant ainsi le marché, l’ Europe veut ainsi valoriser les investissements faits en matière d’isolation par les propriétaires et protèger le public des pièges financiers, que constituent les bâtiments peu ou pas isolés ou dotés d’installations de chauffage désuètes et très énergétivores.  

 

Les projets de mise en œuvre de cette directive, par le gouvernement wallon actuellement sur la table, ne permettent pas d’espérer que ces législations deviennent réellement contraignantes : le contrôle du respect de celles-ci est en effet confié à des fonctionnaires, qui restent à engager et à former.   Les quelques contrôles ponctuels à charge d’amendes sans doute, seront pour le moins inefficace alors qu’il serait bien plus simple et économique de demander aux notaires d’exiger ces certificats préalablement à la passation de tout acte et de vérifier que toutes les parties prenantes à des contrats de location ou de vente sont bien conscientes des qualités énergétiques de ces biens.   

 

La méthode actuellement envisagée par le gouvernement wallon, pose également de nombreux problèmes en terme de sécurité juridique, je ne serai pas étonné que de nombreux recours en résiliation de bail ou de vente, se fassent jour lorsque les candidats acquéreurs ou locataires de biens non conformes, découvriront leurs premières factures de chauffage après coup.

 

Par ces exemples, nous voyons que les préoccupations du PS ne dépassent jamais le très court terme (électoralisme, effets d’annonce, clientélisme) et nous devons constater que ces positions sont étrangement identiques à celles adoptées par les plus conservateurs des républicains US et par les compagnies pétrolières, symboles s’il en est du grand capital, que le PS et ces syndicats accusent par ailleurs de tous les maux. Cette alliance objective ne peut être comprise que parce que l’ensemble de ces acteurs ont intérêt à l’immobilisme : la paupérisation de la population augmente le réservoir électoral du PS et donne sens à un engagement syndical, et cet immobilisme politique pérennise durablement les bénéfices des entreprises pétrolières, qui redoutent plus que tout un changement de nos habitudes de consommation.  Singulier, n’est-ce pas ?    

15/06/2008

Polémique à propos de www.jevotepourlabelgique.be-www.ikstemvoorbelgie.be

La polémique s'installe à propos de notre consultation populaire "www.jevotepourlabelgique.be-www.ikstemvoorbelgie.be"Mort de rire.  Elle était prévisible.  Ce qui l'était moins, c'est que ces premières critiques émanent d'un membre flamand de Bplus.  Je vous livre tel quel le courrier qui nous est parvenu.
 
"Pourriez-vous communiquer ce qui suit aux personnes qui ont pris cette “nouvelle initiative” ? Je vous en remercie.

              Tout d’abord, il est pour le moins incongru de prétende d’une part “viser la plus parfaite neutralité” et de faire figurer d’autre part

sur chaque feuillet du questionnaire en gros caractères le slogan “Je vote pour la Belgique”. Les séparatistes ne manqueront pas de mettre en doute l’objectivité de cette enquête pour cette raison.

               Pour remplir le questionnaire j’ai choisi la version en langue néerlandaise. Ce texte est vraiment d’une mauvaise qualité. Il est inconcevable qu’on n’ait pas pris la peine de faire appel à un bon traducteur. Beaucoup de Francophones ne se rendent pas compte de la susceptibilité des Flamands à ce sujet. La nonchalance dans l’emploi de cette langue sera interprêtée comme un manque de respect à l’égard de ses usagers.

               Quant au questionnaire proprement dit il a manifestement été redigé par des amateurs. Pour répondre à la question 2/7 j’ai le choix

entre “100 % akkoord” et “Eens” Quelle est la différence ? Pour les questions p.5/7 on peut choisir entre “150 % akkoord” et “akkoord” tout court.. Pourquoi pas la possibilité de se déclarer  “80 % akkoord” ?"

Et ma réponse:

Cher Monsieur V. C.,

Le message que vous nous adressez par l'intermédiaire de V. L., nous est bien parvenu et a retenu notre meilleure attention.  A vrai dire nous nous attendions à ce que notre projet fasse l'objet de polémiques, je dois quand même vous avouer notre surprise d'apprendre que celles-ci soient d'abord venues d'un membre de B plus.  Au fond maintenant:

  • Problèmes de traduction: Vous évoquez une traduction néerlandaise "nonchalante",  qui ferait insulte aux sensibilités linguistiques de nos compatriotes...  Nous étions bien entendu averti du risque de voir ces critiques émerger puisqu'il s'est agi du principal reproche formulé à l'encontre de l'appel à l'unité de la Belgique lancé par Marie-Claire Houard.  Pour devancer celles-ci, nous avons donc fait réviser notre texte par un docteur en philosophie et lettres d'origine néerlandaise, vivant en Belgique et connaissant donc le flamand.  Ce genre de subtilités linguistiques l'intéresse particulièrement et si vous nous faites part de manière spécifique des "problèmes" rencontrés, nous  ne manquerons pas de lui transmettre vos remarques et peut-être même aurons-nous ainsi l'occasion d'améliorer encore notre traduction.  Nous doutons néanmoins que celle-ci fasse un jour l'unanimité, est-ce jamais le cas en matière de traduction?
  • Le problème spécifique posé par 150% akkoord, 100% akkoord, Totaal akkoord, simplement Eens ou akkoord, est évidement lié à notre faculté d'interprétation.  J'ai moi-même traité de ce sujet dans mon mémoire de fin d'étude en philosophie (logique), puisqu'il s'agit d'une problématique récurrente posée dans le cadre des recherches en Intelligence Artificielle.  Ce mémoire a été défendu devant le professeur Gochet, ULG, lauréat du prix Francqui et avait été relu par le Dr T.S. Champlin, notamment membre du comité de lecture de la prestigieuse revue philosophique anglo-saxonne "Mind".  Je tiens à votre disposition, si le sujet vous intéresse, une copie de ce mémoire.  Pour aller vite, mes conclusions insistaient sur l'importance de "l'humeur" du sujet-interprétant et à la suite de Wittgenstein, sur le partage par celui-ci de formes de vie commune, qui fait que nous tranchons ce genre de "dilemme" quotidiennement, sans même nous en rendre compte, alors que cela reste pour le moins problématique pour un ordinateur.
  • L'objectivité de notre questionnaire et le nom de notre site: cette question a effectivement été débattue, nous avons un moment songé à ajouter "ou pas" ou "of niet" au nom de notre site, cette solution aurait présenté l'avantage de clore définitivement le débat.  La longueur d'une adresse internet et sa complexité a hélas aussi un impact sur le taux de fréquentation d'un site internet.  Nous avons dès lors choisi la simplicité.  Dans la mesure où nous insistons de manière importante sur le fait qu'il s'agit de la première occasion donnée à des "séparatistes" d'exprimer leur opinion sur ces questions communautaires, nous avons dès lors, malgré cette réserve posée quant au manque d'objectivité de notre démarche, préféré la simplicité et l'efficacité.
A la lecture de ces quelques réponses à des questions pertinentes auxquelles nous nous attendions, vous aurez compris que notre ambition n'était pas de donner à notre projet la rigueur d'une démarche académique.  Après tout, nous sommes sur internet et ce média n'offre pas pour l'instant la possibilité de prétendre à cette rigueur: notamment parce que, malgré toutes les précautions prises d'un point de vue technique, personne ne peut garantir que chaque personne qui répondra à ce questionnaire est bien habilitée à le faire. 

Il s'agit avant tout d'une opération de communication et les premiers résultats obtenus à ce titre sont encourageants.  Le taux de participation en Flandre est d'ailleurs proportionnellement déjà supérieur à celui obtenu par d'autres initiatives et ce même si les médias flamands ont beaucoup moins diffusé notre site que du côté francophone (RTLINFO, Rue de la loi).  D'un point de vue plus politique, il n'est pas anodin de constater que les deux principales formations politiques francophones ont pris la peine de lancer des appels à la participation. (Blog d' Elio, MR)

En espérant que ces quelques précisions quant à la nature de notre projet vous aient satisfait et en espérant toujours compter sur un soutien de Bplus, nous vous prions, Cher Monsieur V. C., d'agréer nos salutations les plus respectueuses.

A vous de juger...

 

12/06/2008

Ils en parlent: www.jevotepourlabelgique.be - www.ikstemvoorbelgie.be

RTLinfo:

http://www.rtlinfo.be


Rue de la loi (Fabrice Grosfilley):

http://ruedelaloi.blogspot.com

Elio Di Rupo:

http://www.leblogdelio.be

Ze Wok:

http://www.zewoc.com

Olivier Deville:

http://olivierdeville.skynetblogs.be/ 

Belgium4ever:

http://belgium4ever.over-blog.com

Bizz-Buzz:

http://www.bizz-buzz.com

Et bien sûr:

le responsable de la technique, Maxence Cupper (IDWEAVER):

Http://idweaver.blogspot.com 

Alain Mbange:

http://www.mbange.com

et aussi ;-)

Philip Hermann:

http://philiphermann.lalibreblogs.be

13/06/2008

Le site officiel du MR:

http://www.mr.be

Le blog de Corentin Gilquin:

http://blog.corentingilquin.eu/ 

Le blog de Nicolas Blanchart (Ecolo):

http://www.nicolasblanchart.be

Le journal d'un petit belge:

http://journalpetitbelge.blogspot.com

10/06/2008

www.jevotepourlabelgique.be - www.ikstemvoorbelgie.be

Depuis le 10 juin 2007, nous assistons à une crise communautaire dont il semble impossible de sortir.  Depuis 12 mois, les gifles ont succédé aux démissions, les sages du royaume ont défilé au Belvédère, un ex-premier ministre a formé d’urgence un gouvernement intérimaire pour stopper le compteur de la crise, un « octopus », réunissant l’ensemble des partis démocratiques, a été convoqué pour réfléchir…et pourtant cette négociation communautaire ne semble pas avoir progressé d’un pouce depuis le lendemain des élections.

 

Aujourd’hui, les nœuds à trancher sont désormais connus de tous, ils ont été disséqués dans les médias par tous les acteurs, experts et autres commentateurs.  Avant le 15 juillet, présentée dans l’accord de gouvernement de Leterme I comme la date ultime pour trouver un compromis communautaire acceptable par tous, il nous a semblé intéressant de consulter la population et de lui demander de se prononcer sur ces questions.  Notre site «www.jevotepourlabelgique.be » « www.ikstemvoorbelgie.be » sera mis en ligne à la date anniversaire des dernières élections fédérales ce 10 juin et nous prévoyons de rendre public les résultats de cette consultation le 7 juillet 2008, en temps utiles pour que ceux-ci puissent être exploités politiquement.

 

Cet exercice de démocratie directe n’a évidemment pas pour but de se substituer aux politiques, démocratiquement élus, dans l’exercice de leurs responsabilités : nous le voyons plutôt comme un outil d’aide à la décision mis à leur disposition.  Et ils en ont apparemment besoin !!!  Internet par sa rapidité et en raison du coût limité de mise en œuvre, permet aujourd’hui à de telles initiatives de voir le jour.  Nous sommes convaincus qu’il s’agit d’une tendance qui prendra de plus en plus d’importance au fil du temps et révolutionnera à terme la manière de faire de la politique. 

 

Elle fait suite à d’autres initiatives telles que l’appel à l’unité de la Belgique par Marie Claire Houwart ou la mobilisation lancée sur internet pour « Liège, capitale européenne de la culture 2015 ».  Nous nous distinguons cependant de ces démarches dans le sens où nous ne sollicitons pas une adhésion à un projet.  Nous organisons simplement la prise de parole des citoyens en visant la plus parfaite neutralité.  Nous permettrons dans notre questionnaire à tous les points de vue de s’exprimer : depuis celui des séparatistes jusqu’à celui des partisans d’un retour à la Belgique unitaire.

 

Ce projet est porté par deux citoyens acteurs de l’internet belge, professionnellement actifs sur ce média depuis de nombreuses années et blogueurs impénitents.  Nous sommes aussi marqués politiquement : à gauche pour Alain Mbange et au MR pour Philip Hermann.  Forts de cette expérience et de notre connaissance de ce média, nous nous sommes fixés l’objectif de récolter plusieurs dizaines de milliers de réponses à notre questionnaire.

 

Notre site «  www.jevotepourlabelgique.be » « www.ikstemvoorbelgie.be »  sera dès l’origine disponible dans les deux principales langues de notre pays et fera l’objet d’une campagne de presse (online et offline) des deux côtés de la frontière linguistique.  Nous comptons sur votre collaboration pour nous aider à nous faire connaître et sommes évidemment à votre disposition pour tout complément d’information.

21:17 Écrit par Philip Hermann dans Général | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : consultation, sondage, bhv, reforme de l etat, leterme |  Facebook |

08/06/2008

Les mensonges du PS

Nous avons appris cette fin de semaine, la démission de Florence Coppenolle de la direction de la communication du PS.  Dans un mail adressé aux internautes sympathisants à la cause de son parti : elle les enjoignait de « spammer » Didier Reynders, d’inonder l’émission de Pascal Vrebos, de dénoncer les conclusions de Philippe Defeyt (Ecolo) sur la baisse du pouvoir d’achat ou encore de prendre la défense du Ministre Magnette dans son combat contre Electrabel.

 

Ce qui était choquant dans ces argumentations fournies, clés en main par la cellule communication du PS, c’est que celles-ci ne se préoccupent nullement de correspondre à une quelconque réalité.  Il est fait feu de tout bois et l’amalgame est la règle.  Epinglons :

 

  • Didier Reynders est accusé de voler les pensionnés alors qu’il a immédiatement reconnu une erreur de son administration dans le calcul du précompte de ceux-ci et qu’il a déjà promis réparation.  Mais le PS va plus loin puisqu’il prête au Ministre des Finances la volonté de compenser ainsi le mécanisme des intérêts notionnels qui incitent les entreprises à accroître leurs investissements dans notre pays.  Que ce mécanisme ait permis à Google ou Microsoft de choisir la Wallonie comme terre d’investissement, est évidemment passé sous silence.
  • Philippe Defeyt, ancien président d’Ecolo et aujourd’hui économiste à l’Institut du Développement Durable, vient de rédiger une étude qui compare l’évolution du pouvoir d’achat des belges depuis les années 80 en comparant le temps de travail nécessaire pour acquérir des produits de base (kg de beurre, pain, etc.) jusqu’à aujourd’hui.  Cela permet de relativiser un certain nombre de conclusions tirées par le PS et par certains syndicats, qui critiquent cette étude.  Critiques auxquelles Philippe Defeyt répond par ailleurs ici.  Aucune trace pourtant de ces argumentations dans le carnet de route fourni par le PS pour ses militants en mal d’arguments : on leur dit de dire : « Philippe Defeyt et Ecolo vit-il sur une autre planète ? »  sans plus d’explications !!!
  • Paul Magnette annonce de manière triomphale qu’il a conclu un accord avec Electrabel sur une contribution récurrente de 250 millions au budget de l’état.  Il est aussitôt désavoué par cette entreprise.  Cette annonce semblait pour le moins prématurée, et cela a été mis sur le compte de l’inexpérience du Ministre Magnette par les médias…sans plus !!!  En conclure, comme il est fait dans ce manuel du bon internaute militant PS, que les médias sont suspects de collusion avec Electrabel, est pour le moins rapide…

 

Espérons que cette démission permette d’élever le débat ou plutôt qu’il puisse enfin avoir lieu car le PS nous a rarement paru dépasser le niveau de l’invective au cours de la précédente campagne électorale.  Il est vrai que les problèmes de gouvernance publique par des mandaires PS se sont multipliés.  Ils ont souvent empêché d’aborder le fond dans les débats, comme sur les forums et les blogs internet mais peut-être plus simplement, le PS ne dispose-t-il plus de solutions à proposer pour résoudre les problèmes des gens.  Après tout, s'il avait eu quelque chose  de nouveau à dire...pourquoi ne l'aurait-il pas alors mis en oeuvre alors qu'il est au pouvoir depuis des dizaines d'années?  Pourquoi a-t-il permis un tel déclin?

17/05/2008

L'autisme de la Flandre

Depuis quelques mois, les délégations internationales se succèdent en Flandre pour y mener des enquêtes sur les politiques qui y sont appliquées.  Les avis négatifs succèdent aux avis négatifs par les organisations internationales.  Plus récemment la presse internationale s’est fait l’écho de ces problèmes.

 

  • Wooncode : J’ai déjà évoqué sur ce blog, les problèmes posés par ce Wooncode.  Marino Keulen, qui parle pourtant bien le français, refuse à présent de répondre aux interviews dans une autre langue que le néerlandais, notamment à la demande formulée par Jean Quatremer, journaliste à Libération.  Ce « Wooncode » a également été très défavorablement jugé par la Commission Européenne et par le comité des Nations Unies pour l’élimination de la discrimination raciale.
  • Assurance dépendance, réservée aux seuls flamands : La Cour de Justice Européenne a récemment  recalé la mise en œuvre de cette législation au motif que ce dispositif entraverait la libre circulation des travailleurs en Belgique.
  • Interdiction de fréquentation de la plaine de jeu aux enfants francophones à Liedekerke : cette mesure, heureusement abrogée depuis, interdisait aux enfants, dont la connaissance du néerlandais aurait été insuffisante, de fréquenter la plaine de jeu de Liedekerke.  Les motifs invoqués étaient de type sécuritaires.  Les animateurs de cette plaine de jeu n’auraient pu assurer la sécurité de ces enfants.  Les autorités de la commune de Liedekerke ne sont pas découragées par un avis défavorable, émis par Marino Keulen et compte bien persévérer dans la mise en œuvre de cette disposition.  Le bourgmestre empêché de Liedekerke n’est autre qu’Etienne Schouppe, le controversé ancien patron de la SNCB, éphémère président du CD&V et actuel non moins controversé Secrétaire d’état Fédéral de la Mobilité, en raison de son approche du dossier nuisances sonores de l’aéroport de Zaventem, très défavorable aux intérêts des Bruxellois et particulièrement favorable aux habitants de Liedekerke.
  • Obligation de justifier d’une connaissance du néerlandais pour acquérir un terrain à Zaventem.  La commune de Zaventem réserverait la vente de ses terrains aux seules personnes pouvant justifier d’une connaissance du néerlandais.
  • Obligation pour les parents d’élèves inscrits dans l’enseignement néerlandophone de justifier d’un niveau de connaissance suffisant de la langue néerlandaise : depuis quelques années, de nombreux parents francophones, soucieux de permettre à leurs enfants d’acquérir un véritable bilinguisme néerlandais/français, inscrivent leurs enfants dans le réseau néerlandophone.  Le gouvernement flamand veut limiter cette tendance en exigeant de ces parents, qu’on ne peut pourtant pas soupçonner d’a priori négatif vis-à-vis de leur langue, de justifier d’un certain niveau de connaissance du néerlandais.
  • Interdiction d’affichage dans une autre langue que le néerlandais.  Dans les communes de la périphérie, il serait désormais interdit d’afficher dans une autre langue que la langue néerlandaise, même l’anglais serait désormais proscrit notamment pour les annonces immobilières.
  • Nomination des bourgmestres de la périphérie : Depuis les élections d’octobre 2006, les bourgmestres de trois communes à facilités de la périphérie, pourtant largement élus à l’issue de ce scrutin, se voient refuser cette nomination par le même Marino Keulen.  Il justifie ce déni de démocratie par les infractions commises par ces bourgmestres aux « Taalwetgeving » (législations linguistiques) qui sont d’application sur l’ensemble du territoire flamand : notamment en matière d’emploi des langues lors des réunions des conseils communaux de ces communes (il est cependant explicitement prévu que dans les communes à facilités, les conseillers communaux peuvent s’exprimer dans la langue de leur choix pour leurs interventions) et aussi du fait que ces bourgmestres ont préféré convoquer leurs électeurs au vote dans leur langue, plutôt que d’attendre que ceux-ci fassent spécifiquement la demande de recevoir leurs convocations dans une autre langue que le néerlandais en infraction avec les très controversées circulaires Peters. 

 

Une délégation du Conseil de l’Europe menée par Michel Guégan, vient de rendre un avis très négatif sur cette décision du gouvernement régional flamand.  L’ensemble des instances internationales recommande d’ailleurs à la Flandre de ratifier d’urgence la convention-cadre sur la protection des minorités linguistiques, décidée par ce même Conseil de l’Europe, dont la Belgique est membre fondateur d’ailleurs.

 

 

Le très sérieux New York Times n’hésite plus à évoquer ces problèmes linguistiques belgo-belges en première page.  L’article a également été repris dans l’édition de ce jeudi de l’ International Herald Tribune, la voix de l’Amérique à l’international.  Celui-ci affirme même que la Flandre est désormais contaminée par une sorte de fascisme non violent.

 

La seule réponse, apportée jusqu’à présent par le gouvernement flamand, se limite à l’invocation d’un complot par les francophones, à une mauvaise information des organismes internationaux et de la presse étrangère de la législation linguistique.  Ceux-ci ont pourtant pris la peine de mener l’enquête et d’auditionner les principaux protagonistes de ces différents dossiers.  Marino Keulen estime nécessaire de recruter un porte-parole à plein temps de la communauté flamande, de renforcer la communication de son gouvernement à destination de l’étranger.

 

Ne serait-il pas temps plutôt qu’il s’interroge sur le bien fondé de toutes ces mesures, qui ne peuvent se comprendre que par l’existence d’un contexte historique et politique chargé et par un désir de revanche de la population flamande vis-à-vis d’une domination réelle ou supposée par l’intelligentsia francophone ?  La justification habituelle des pouvoirs politiques flamands, arguant du respect du processus démocratique lors de l’élaboration de ces différentes mesures, ne tient pas : chacun sait que la démocratie n’est pas un rempart infranchissable contre les dérives totalitaires…Adolf Hitler n’avait-il pas été démocratiquement porté au pouvoir par le peuple Allemand ?  Il est de plus en plus clair que le populisme du Vlaamse Belang a aujourd’hui contaminé l’ensemble de la classe politique flamande, au point de la rendre autiste face au désaveu de la communauté internationale et de ses médias ?

 

Yves Leterme ne semble quant à lui pas savoir répondre aux interrogations qui se font jour dans la communauté internationale…

09/05/2008

Yves Leterme est seul…

Hier au cours d’une séance plénière de la chambre, Yves Leterme n’a pas pu convaincre son propre groupe parlementaire de s’abstenir de voter l’inscription de la « scission » de BHV à l’agenda de la chambre.  Servais Verherstraeten, chef de groupe CD&V/N-VA, ne se sent pas tenu par les engagements contenus dans l’accord de gouvernement porté par le premier ministre CD&V.  Il a préféré proposer ce vote à ses collègues plutôt que de soutenir son chef de file au gouvernement.

 parlement

Cette attitude est pour le moins paradoxale.  N’est-il pas schizophrénique de prétendre dans un accord de gouvernement que BHV fera l’objet d’une négociation et sera solutionné par un compromis au sein de ce gouvernement et d’autre part de voir son chef de groupe à la chambre s’engager sur la voie d’un passage en force hostile, par ailleurs purement théorique,  par la voie d’un vote communauté contre communauté ? 

 

Durant la campagne électorale, le candidat Leterme a prétendu que solutionner BHV ne demanderait que « Vijf minuten politieke moed » (cinq minutes de courage politique), c’est de ce courage dont notre premier ministre a pourtant singulièrement manqué.  Nous attendions de lui qu’il ait le courage de faire taire ceux qui dans son parti, l’encourageaient à s’engager dans la voie sans issue d’un vote  guerrier et sans concession.  Nous attendions de lui qu’il défende la voie de la négociation, qu’il démontre l’inanité de toute tentative de passer en force.  Nous attendions de lui qu’il formule des propositions équilibrées, qui profitent aux citoyens des deux communautés, pour sortir enfin par le haut de cet épineux dossier.  Nous attendions de lui qu’il défende les intérêts des Belges, qui se soucient dans leur immense majorité comme d’une guigne de ces questions politico-politiciennes.

 

Il a capitulé devant les vociférations des gueulards de son propre parti, et celles de ses partenaires de cartel N-VA.  Il a capitulé devant la pression à laquelle ces derniers sont soumis par le mouvement nationaliste flamand, par la liste De Decker et par le Vlaamse Belang.  Il a capitulé en faisant passer les intérêts particuliers des plus extrémistes de son parti, la peur de se dédire de promesses électorales insensées et intenables, devant l’intérêt du pays et de ses habitants.  « Die man kan het niet !!! »  (Cet homme n’y arrive pas)  titrait récemment Luc VanderKelen, éditorialiste au “Laatste Nieuws”.

 

Impossible pourtant de taire le terrifiant silence voire même parfois la dangereuse complaisance des intellectuels et analystes flamands…  C’était et cela reste leur rôle d’expliquer que la démocratie est la forme de gouvernement, qui impose le débat public et le compromis sur la force, qui oblige à convaincre plutôt qu’à contraindre, qui protège les intérêts des minorités contre les dérives des majorités.  C’est l’essence même de cette démocratie, qui vient d’être bafouée par ce vote communauté contre communauté. 

 

Le Vlaamse Belang ne veut pas de cette démocratie, le fait était connu et établi depuis longtemps et déjà du temps du Vlaamse Blok.  Aujourd’hui, nous devons constater que son populisme et ses simplismes  ont essaimé jusque dans les partis flamands à vocation gouvernementale.  Cet idéalisme jusqu’à l’absurde est une défaite de l’intelligence qui doit en rappeler d’autres à tous les démocrates.

800 000 voix ne semble pas une garantie suffisante contre la solitude.  Cool
 

Pour suivre les débats à la chambre ou revoir ceux qui s'y sont déroulés hier:

http://www.lachambre.be/streaming/getPage.asp?language=fr

 

Les réactions politiques sur Ciel Radio accessible sur le site de « La Libre »:   

Didier Reynders, président du MR

Laurette Onkelinx, Vice-première ministre PS

Melchior Wathelet, secrétaire d'état cdH

Jean Michel Javaux, co-président Ecolo

Les réactions politiques sur RTL

Didier Reynders, président MR

Joëlle Milquet, présidente du cdH

Isabelle Durant, co-présidente Ecolo

 

03/05/2008

Retour aux urnes pas défavorable aux francophones

Depuis quelques jours, le scénario d’un retour aux urnes prématuré n’est plus une hypothèse impossible.  Dans le Standaard du 29 avril, nous pouvions même lire que ce scénario profiterait largement aux francophones.  En effet, il est indispensable pour assurer la légitimité de nouvelles élections fédérales que le problème de BHV soit tranché.  C’est le conseil d’état qui l’exige même si il n’exige pas de scission à proprement parler : nous nous trouvons dès lors dans trois cas de figure :

 

  1. Retour à l’ancienne circonscription électorale, ce qui anéantirait du même coup tous les efforts flamands pour rendre cette scission inévitable et urgente.  Ce retour en arrière ne devrait d’ailleurs pas faire l’objet de négociation.
  2. Organiser des élections dans les conditions actuelles, le parlement nouvellement élu devra alors se prononcer pour valider celle-ci à posteriori.   Le risque est toutefois important que ces élections soient alors invalidées par des procédures menées en ce sens notamment par des partis nationalistes.
  3. Trouver une solution négociée pour la scission de l’arrondissement entre la chute de ce gouvernement et la date effective de nouvelles élections.

 

Il est très clair que la première solution semble la plus plausible, c’est en tout cas l’avis des auteurs (Steven Samyn et Isabel Albers) de cet article. 

 

D’un point de vue plus politique, il semble aujourd’hui qu’une négociation institutionnelle aussi importante que la réforme de l’état aujourd’hui exigée par les flamands, pourra difficilement être menée aussi près de nouvelles échéances électorales régionales.  Ce n’est pas sain pour installer un climat de négociation serein.  Ces dernières heures, le cartel CD&V/N-VA d’Yves Leterme, rejette à nouveau toutes les possibilités de compromis proposées par les francophones : pas de circonscription fédérale, pas de nomination des bourgmestres, pas d’élargissement de Bruxelles…  Le moins que nous puissions dire,  c’est que cela rend la discussion difficile et que cela correspond à une radicalisation par rapport aux discussions qui avaient permis la formation du gouvernement Leterme I.

 

Si Leterme I devait tomber, ce gouvernement serait alors placé en affaires courantes.  Ce  n’est pas très différent de la situation actuelle puisqu’une tripartite interdit de fait tout projet socio-économique fort.  Il est probable que de nouvelles élections fédérales seraient alors couplées avec les élections régionales, prévues pour 2009.  Ce rendez-vous électoral exceptionnel permettrait alors aux électeurs de choisir pour de bon les acteurs des prochaines échéances communautaires et par la suite laisserait à ceux-ci le temps de négocier une réforme dans le calme et sans pression électorale.

 

D’un point de vue plus politicien, cela permettrait du côté francophone au CDH et à Ecolo d’acter leur progression dans les sondages et au MR de conforter sa position de premier parti francophone.  Du côté néerlandophone, cela permettrait au cartel CD&V/N-VA de se présenter uni au scrutin et sans laisser le temps à un hypothétique « Forza Flandria » (N-VA, LDD et Vlaamse Belang) de s’organiser.  Cela rendrait même possible un éclatement de ce cartel au lendemain du scrutin et le CD&V pourrait alors sans pression excessive négocier une réforme de l’état équilibrée.  Pour les autres partis traditionnels, tous perdant face au cartel dopé au nationalisme de la N-VA, cela leur permettrait sans doute de se refaire une santé en apportant la preuve que les slogans simplistes de la dernière campagne ne tenaient simplement pas la route.

 

Les prochaines heures seront sans doute déterminantes.

12:32 Écrit par Philip Hermann dans Crise formation | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : bhv, cd v, n-va, mr, ecolo, ps, cdh, reforme de l etat, elections |  Facebook |

02/05/2008

Karaoké présidentiel à Jodoigne

C’est désormais une tradition le premier mai à Jodoigne : Didier Reynders chante Johnny avec Thomas, Kattrin, Jennifer, Vincent, Pierre, Jean-Luc, Hervé et beaucoup d’autres. 
 

30/04/2008

BHV : le chagrin des belges

La pièce de théâtre continue.  Après avoir connu un entracte de quelques semaines, le monde politique belge est de nouveau confronté à l’impasse BHV.  Le gouvernement Leterme I doit son existence à un accord de gouvernement actant que la scission de BHV ferait l’objet d’une négociation entre partenaires de gouvernement.  En effet la dernière tentative de formation d’un gouvernement « orange bleu » avait échoué après la claque infligée par l’ensemble des partis flamands à la communauté  francophone à l’occasion d’un vote en commission flamands contre francophones.

 Panneausignal

Dans notre pays la minorité francophones dispose d’un arsenal constitutionnel lui permettant de garantir que la majorité flamande ne pourra jamais utiliser sa majorité numérique (60% de la population) pour imposer des mesures contraires à l’intérêt des francophones : évocation de procédure en conflit d’intérêts par les régions, les communautés, sonnette d’alarme, majorité spéciale requise pour toute réforme constitutionnelle, etc.   In fine, les dossiers sensibles communautaires échouent sur la table du gouvernement et en cas de désaccords persistants, celui-ci doit remettre sa démission et le cas échéant, organiser de nouvelles élections.

 

Aujourd’hui, les partis francophones refusent unanimement d’activer de nouvelles procédures préventivement pour empêcher le dossier BHV de faire l’objet d’un vote à la chambre en séance plénière.  Ils rappellent qu’une solution négociée, prévue pour le 15 juillet, fait partie intégrante de l’accord qui a permis la formation de ce gouvernement.  La question est de savoir si notre nouveau premier ministre dispose de l’autorité suffisante auprès des députés de sa majorité et notamment de ses partenaires de cartel N-VA pour faire respecter l’accord pris par lui.

 

Cela ne semble pas être le cas : plusieurs députés N-VA mais aussi CD&V se sont clairement prononcés pour le vote de cette scission de BHV à la chambre au mépris des accords pris par leur chef de file.  Son gouvernement peut-il dans ces conditions poursuivre sa mission ?  Un gouvernement ne doit-il pas disposer de la confiance d’une majorité de députés à la chambre ?

 

Le problème est là et il est entier : plusieurs députés N-VA, ouvertement séparatistes, semblent avoir décidés de s’opposer à toute action de ce gouvernement.  Ils refusent notamment en commission d’accorder leur confiance aux notes de politique générale, présentés par les ministres francophones du gouvernement Leterme I.  Ces députés font-ils partie de la majorité ou de l’opposition ?  Leterme I dispose-t-il simplement d’une majorité ?

 

Une réponse à ces questions cruciales pour l’avenir du gouvernement Leterme I, doit être trouvée pour le 8 mai, probable date d’examen de BHV par les députés de la chambre.  Il semble déjà évident que scinder BHV nécessite plus que 5 minutes de courage politique, comme le candidat Yves Leterme le prétendait pendant la campagne électorale.  Nos compatriotes flamands doivent également se rendre compte que, malgré les slogans de campagne, il sera impossible parvenir à des solutions unilatérales sans l’accord des francophones.  Il faudra négocier…la démocratie, ce n’est pas la dictature de la majorité…Tout passage en force est voué à l’échec et ceux-là même qui alimentent les médias flamands en déclarations matamoresques, le savent pertinemment.  Du mauvais théâtre joué par des irresponsables alors que toute leur énergie devrait se consacrer à répondre aux préoccupations des gens.   Qu’ils sachent que ces derniers en ont marre.

17:19 Écrit par Philip Hermann dans Général | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : bhv, leterme, n-va, cd v |  Facebook |