14/11/2007

La ligne du PS: une stricte et radicale opposition

Ce week-end, le président du PS entendait reprendre la main dans le débat politique qui divise actuellement le pays.  A qui voulait l'entendre, il affirmait que le parti socialiste avait réussi à maintenir la paix communautaire pendant 20 ans dans ce pays, malgré soulignait-il les revendications très importantes du CVP déjà à l'époque.

Je veux bien le croire,  si si...  Maintenant, tout ceci ressemble quand même beaucoup à un discours d'ancien combattant (et j'ai beaucoup de respect pour ceux-ci) mais tout ceci ne nous rendra pas le congo. Clin d'oeil

Quelle valeur ajoutée pourrait avoir une participation du PS à cette formation gouvernementale?  Je n'en vois pour ma part aucune:

  • Ils ne semblent prêt à aucune concession communautaire, à raison sans doute.  Les positions du PS sur BHV semblent même plus radicales encore que celles du FDF, ce qui n'est pas peu dire.
  • Ils ne sont d'accords avec aucun des accords déjà intervenus dans cette négociation, pire ceux-ci seraient pour lui anti-sociaux, sans autre précision d'ailleurs.  on peut d'ailleurs se demander si les négociateurs ont simplement informé la future opposition de la teneur des accords obtenus?

En quoi pourrait donc résider leur valeur ajoutée?

  • Il a beaucoup été question de confiance...  N'est-il pas bizarre qu'un parti sur lequel pèse autant de suspiçion, revendique l'autorité nécessaire pour restaurer cette confiance?
  • Peut-être que le président mise encore sur sa force de conviction et sur son éloquence.  N'a-t-il pas pourtant conclu à l'issue de sa prestation télévisée avec Monsieur Leterme sur les antennes de RTL, que celui-ci avait refusé la main tendue.  Effectivement, il ne m'avait pas l'air convaincu ni par les résultats, ni par les explications.

Aujourd'hui, le PS refuse même de participer à la conférence de réconciliation demandée par notre souverain et organisée par les présidents des chambres.  Il exige un improbable vote annulant celui intervenu en commission de l'intérieur, encore faudra-t-il convaincre les élus du Vlaamse Belang.  Même si je suis d'avis qu'une solution est possible sur ce dossier et qu'il ne faut pas que de tels passages en force se reproduisent: la demande du PS me semble parfaitement irréaliste.  Elle a d'ailleurs été traitée comme telle par tous les partis flamands.

Nous pouvons conclure de cet ensemble de fait que toutes ces gesticulations n'ont pour seul but que de compliquer encore la résolution de ce conflit communautaire et de forcer un inutile retour en scène d'une formation, très largement désavouée par les électeurs. 

01:58 Écrit par Philip Hermann dans Crise formation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : elio di rupo, ps |  Facebook |

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