28/11/2007

Pourquoi faut-il réussir l'orange bleue?

 
  Quelques gisements d'économie Philip Hermann 27/11
Les points de programme que j'évoque, figurent tous dans la note de gouvernement de Leterme (la partie socio-économique est bouclée depuis octobre).

Comment parvenir à maintenir l'équilibre budgétaire auquel les libéraux sont effectivement attachés?

Un premier gisement d'économies réside dans le non remplacement de fonctionnaires partant à la retraite et dans l'amélioration de la productivité de l'administration, notamment grâce à son informatisation (par exemple du département de la justice). La Belgique est à la fois le pays européen qui compte le plus de fonctionnaires et celui où sa population est la moins satisfaite des services prestés. Cela peut changer, vous ne croyez pas?

-Il est évident que la création de 260 000 postes de travail, permettra de singulières économies en termes de dépenses publiques notamment en matière d’allocations de chômage.

-Enfin, les précédentes réformes fiscales ont démontré la validité de l'adage cher à Jean Gol: "Trop d'impôts, tue l'impôt!" et certainement au niveau de fiscalité que nous connaissons en Belgique: à chaque diminution de la pression fiscale sous les gouvernements Verhofstadt, a correspondu un accroissement des recettes...notamment grâce à une augmentation des recettes TVA, suite à une hausse de la consommation. Ce phénomène est particulièrement vrai lorsque ces réformes concernent les bas et moyens revenus, qui thésaurisent moins que les plus hauts revenus.

Le mécanisme est limpide et transparent, il a d'ailleurs prouvé son efficacité dans d'autres pays ou régions européennes. L'Irlande par exemple, est passé en 10 ans d'un chômage endémique comparable à celui de la Wallonie, à une situation de quasi plein emploi (4-5% de chômage) en profitant c'est vrai des fonds européens pour abaisser la pression fiscale au niveau le plus bas en Europe. L’accord de gouvernement de Leterme ne prévoit pas d’aller jusque là.

Ces solutions évidentes se sont toujours heurtées à l'opposition dogmatique du PS: on ne touche pas au nombre de fonctionnaires, on ne réemploie pas les budgets économisés par une bonne gestion dans les soins de santé, par exemple (je sais reconnaître certains mérites aux socialistes), ailleurs que dans les soins de santé. Toutes les économies réalisées doivent servir à augmenter prioritairement et quasi exclusivement les prestations sociales alors que ce que demandent les allocataires sociaux, si vous prenez la peine de les interroger....c'est prioritairement de retrouver un travail. Mais nous avons subi la gestion typique de la pénurie propre à l'idéologie socialiste et aussi à ses dérives clientélistes.

Cette paralysie dogmatique a entraîné la léthargie de notre économie, où chacun semblait se résoudre à un inéluctable déclin, c'est cet état d'esprit qu'il convient de changer!!! C’est ce changement que les électeurs du 10 juin ont demandé par leurs votes. Quand je vous disais que le PS était un parti conservateur!!!!

22:27 Écrit par Philip Hermann dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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