10/12/2007

De l'intérêt de se préoccuper des questions climatiques...

Dans cette petite vidéo, vous trouverez une réactualisation du pari de Pascal, appliquée au défi climatique.  L'exposé est court mais intéressant et instructif.  Malheureusement, il n'existe encore qu'en anglais.

 

 

Ce que je crois, c'est qu'il serait insensé de laisser les écologistes se saisir seuls de ces questions.  Pour une majorité d'entre eux, la résolution des questions climatiques réside dans la décroissance, le rejet de la mondialisation et l'anti-économie.  La décroissance économique rime aussi, et il ne faudrait pas l'oublier, avec l'impossibilité de financer les prestations sociales, plus de chômage, de précarité et même de pauvreté.

Bien au contraire,  je pense que la réponse au défi climatique peut constituer un formidable gisement de croissance économique pour l'avenir. Comme l'adaptation de notre mode de vie à la mécanisation, à l'automobile, à l'informatique, ont également constitué en leur temps de formidables viviers de croissance économique.  La recherche, la technologie apporteront les solutions à ce défi: pas le retour à un mode de vie passé, idéalisé par certains. 

Pour y réussir, il faut industrialiser les solutions...Il n'y a pas de raisons objectives pour: qu'une chaudière à pellets de bois coute plus cher qu'une chaudière à mazout ou qu'une voiture fonctionnant aux bio-carburant ou à moteur hybride coute plus cher qu'un modèle diesel, par exemple.

La wallonie, en quète d'avenir pour son redéploiement industriel, devrait se saisir de ces questions.  Comme opérateur économique (gestionnaire de parcs immobiliers importants, de parcs de véhicules et de service de transports), les pouvoirs publics peuvent si ils le choisissent, devenir un moteur de cette reconversion économique et contribuer à la naissance d'acteurs industriels dans ces technologies.

Commentaires

Je suis entièrement d'accord.

L'idée a d'ailleurs été développée dans une émission sur "la deux" dimanche dernier. Le sujet montrait au travers d'une entreprise américaine (Ford) que les investissements en matière de développement durable permettait à terme d'économiser plusieurs millions de dollars.

Par exemple: le recouvrement du toit de l'usine par des plantes procure de nombreuses économies (chauffage, air conditionné, longévité du toit, assainissement des eaux de pluies, etc.)

L'écologie "capitaliste" serait donc un formidable défi à relever.

Écrit par : william | 12/12/2007

Merci... d'avoir pris la peine de laisser ce commentaire flatteur, les technologies à mettre en place pour économiser l'énergie et aussi accroître notre indépendance énergétique, ne présente que des avantages et est un chantier d'avenir porteur de croissance et d'emploi.

Nous sommes parfaitement d'accord.

Écrit par : Philip Hermann | 13/12/2007

Certes mais une petite précision quand même... Il ne faut pas confondre et mélanger tout...Le plus gros défi à l'heure actuelle ou du moins le plus urgent est le réchauffement climatique, les chaudières à pellets consomment une énergie soi-disant "renouvelable" mais certainement pas propre puisque émetrice de dioxyde carbone. Le rapport écologique global de cette méthode précisément reste encore à prouver, comme beaucoup d'autres d'ailleurs. Pour l'heure, ces chaudières constituent peut-être un intérêt pour la bourse des ménages mais pas pour l'environnement.
Sinon pour le reste je suis d'accord avec vous.

Écrit par : RW | 17/12/2007

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