14/12/2007

200 000 emplois: l'objectif de Verhofstadt atteint

Pendant toute la campagne électorale, Yves Leterme a accusé le gouvernement Verhofstadt de mentir, notamment sur le nombre d'emplois créer par ce gouvernement.  Il répétait comme un mantra: "Wie geloof deze mensen nog?" (Qui croit encore ces gens?).  Aujourd'hui, la preuve est faite officiellement: ce gouvernement socialiste-libéral n'avait pas menti et qu' il était arrivé à ses objectifs.  Nous savons, par ailleurs, ce qu'il est advenu de sa promesse de scinder BHV grâce à ses cinq minutes de courage politique!!! Mort de rire

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Tom Naegels, journaliste au Standaard, titre aujourd'hui "Cet homme ne connait-il pas la honte?" devant ses tentatives de justification de son échec, cette semaine. 

Il est important de constater que la grande majorité de ces emplois ont été créés par le secteur privé.  Ce qui renforce indubitablement l'intérêt de toutes les mesures qui favorise la création d'activité privée, de telles mesures était présentes dans la partie socio-économique de l' orange bleue.  Les chèques-service ont également constitué une importante source de création d'emploi.

Le taux de chômage est en recul à 7,7% alors qu'il était de 8,3% en 2006.  Guy Quaden, mon ancien professeur à l' ULg et aujourd'hui gouverneur de la banque nationale recommande: "La meilleure façon de préserver le pouvoir d'achat, c'est d'améliorer les chiffres de l'emploi."  Lors de cet exercice semestriel de prévision, la BNB prévoit encore une hausse de l'inflation due à l'augmentation des produits de base de consommation journalière à 2,9% contre 1,8% l'année dernière.

L'urgence est donc, si nous suivons ces recommandations, de stimuler la création d'activités privées, de tenir compte de l'inflation qui guette en augmentant le revenu net des plus faibles revenus (bas et moyen salaires).  Pour réaliser cet objectif, la seule méthode est de poursuivre dans la voie de la réforme fiscale, initiée par le gouvernement Verhofstadt II, qui conjugue l'intérêt de stimuler la création d'entreprises privées et de susciter les investissements,  et pour les particuliers de renforcer le pouvoir d'achat, tout en préservant la compétitivité de nos entreprises.

C'est le programme libéral.  Un sondage réalisé par le standaard, assure aujourd'hui encore que Didier Reynders serait un premier ministre intérimaire satisfaisant pour 56,90% de Flamands.  Pour sauver sa candidature comme premier-ministre, Yves Leterme, ne peut plus aujourd'hui compter que sur le soutien du cartel CDh/PS.

Commentaires

Qui a dit... ... que le soi-disant " cartel " cdH-PS soutenait Leterme ? C'est du n'importe quoi puisqu'Elio di Rupo a été un des premiers, voire le premier à soutenir l'investiture de Verhofstadt comme (in-)formateur (on ne sait plus trop bien quel titre lui donner, vu la décadence de l'Orange blette...).

" Aujourd'hui, la preuve est faite officiellement: ce gouvernement socialiste-libéral n'avait pas menti et qu' il était arrivé à ses objectifs. " : merci de reconnaître l'apport socialiste dans ce gouvernement au bilan certainement plus positif que celui du prochain...

Vous n'aurez pas bientôt fini de diaboliser tout ce qui tourne autour des tons de rouge ? Regardez d'abord dans votre propre camp ce qui se passe :

1. les affaires courantes, ça n’arrange pas les libéraux, car ça veut dire plus de partis au Gouvernement fédéral, et donc moins de postes. Les libéraux ont donc exigé d’entrer dans les gouvernements régionaux et communautaires. CdH et PS ont refusé d’importer l’instabilité de l'orange blette aux Régions et Communauté. Depuis, le Mouvement Réformateur crie partout que « si c’est comme ça, nous irons dans l’opposition ! »

2. le MR, comme d'ailleurs les partis de feu l'orange bleue :

- a voté CONTRE les prix maxima en gaz et électricité ;

- a voté hier en commission CONTRE l'augmentation des bénéficiaires du fonds mazout, et l'élargissement de cette intervention publique à certains moyens revenus.

De même, le MR (et l'ex orange blette) a voté CONTRE l'urgence pour :

- la baisse à 6 ou 12% de la tva pour le gaz et l'électricité ;

- plus étonnant encore, l'urgence pour l'examen de la proposition du Parti Socialiste d'une forte diminution d'impôt (1000 ou 500 €) pour les bas et moyens revenus (jusque 47 000 €), le fameux crédit d'impôt social défendu aussi par la FGTB (aussi appelé " bonus fiscal emploi ").

C'est qui qui désire une réforme fiscale pour les bas et moyens revenus ? Faudrait commencer par donner quelques bonus bienvenus au moment où tout le monde trouve de plus en plus de trous dans son portefeuille, non ? C'est cela, défendre les gens pour le MR ?

" Pour le MR, ce qui compte vraiment, c’est le pouvoir d’achat. L’important n’est pas de savoir un gouvernement avec qui mais un gouvernement pour quoi faire... " : merci, Madame Laruelle, extrêmement touchante ce matin sur la RTBF. Un gouvernement pour quoi faire ? Du socio-économique, disent-ils, surtout sans la gauche... : on voit ce que ça donne au vu de leurs refus !

Écrit par : Michaël HENEN | 14/12/2007

"Emplois" créés ??.... Guy Quaden, gouverneur de la Banque Nationale : "Les chèques-services ont produit l'équivalent de 15 000 postes, ce qui porte à 23 000 le nombre d'emplois créés par ce biais depuis le lancement de la mesure".

Il ose appelez ça 23.000 « emplois » créés ?? Faut pas déconner ! Il n’y a qu’a regarder le type d’activités autorisées via ces chèques-services… Ces « emplois chèques-services » c’est le plus souvent quelques heures de ménage tous les 15 jours chez un particulier ou une journée chaque nouvelle saison pour tondre la pelouse. En clair, c’est ce qui se faisait en noir jusqu’à présent et ce sont de toute façon des activités (car on ne peut décemment pas parler d’emploi) extrêmement précaires !

Qui pense réellement que c’est quelques heures de travail au bout d’une lune qui amènent un réel pouvoir d’achat ? Moi non ! Au contraire : là où on vous donnait 7 ou 8 €/h en noir par le passé, les plus nantis ne donnent à présent plus que 6,70 € (donc encore moins de pouvoir d’achat pour les bénéficiaires) et en plus on leur permet de les déduire fiscalement. Juste histoire d’agrandir encore un peu plus le fossé qui les sépare des gens qu’ils rétribuent…

Et il en va ainsi pour toute une série d’avantages fiscalement déductibles mais uniquement accessibles au plus nantis. Que la société est cynique parfois…

Écrit par : Le liégeois | 14/12/2007

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