21/01/2008

Le PS à court d'idées...

 

sollicite celles de ses membres.  Il semble de fait en avoir besoin au vu de l'indigence des discours de ce week-end.  Ce parti, qui était déjà l’un des partis socialistes les plus archaïques et conservateurs d’ Europe, a longuement repris à son compte les conclusions d’un fonctionnaire des finances, membre du PTB et auteur d’un pamphlet contre son employeur.  LOL  Souvenons-nous : le PTB, c'est ce parti qui a longtemps eu comme slogan : « Allons chercher l’argent là où il se trouve...à la société générale » (sic).

 


Dans son discours essentiellement axé sur une critique virulente du MR, son ancien partenaire de gouvernement, il revendique dans la même phrase son ambition d’en finir avec l’économie de rentiers belges, ce que j’approuve, puis il s’en prend aux intérêts notionnels, mécanisme de déduction fiscale, qui ne s’appliquent que pour les investissements faits dans de nouveaux projets.  LOL   Comment mieux attirer des capitaux dans des projets à risque qu’en leur accordant un statut fiscal préférentiel ?  C’est pourtant une méthode qui fonctionne, on peut en juger par le succès du tax-shelter pour les projets culturels, par exemple.  Et aussi le succès rencontré par ce mécanisme des intérêts notionnels, qui a d’après Philippe Suinen (Directeur de l’ AWEX), replacé la Belgique sur la carte des investisseurs.  Envoyer aujourd’hui un tel signal à ceux-ci, est de la part d’un parti, qui se veut un parti de gouvernement, simplement incompréhensible !!! 

Commentaires

Votre parti a imité l'idée de Sarkozy !!!

Écrit par : Un militant socialiste | 21/01/2008

Je te laisse... ... le bénéfice du doute, cher Philip : en effet, on ne peut déterminer les effets d'une mesure comme celle des intérêtes notionnels qu'à terme plus long que celui qu'on a connu jusqu'à présent.

Là où nous risquons bien de ne plus être d'accord, c'est sur la capacité de gestion des mandataires réformateurs.

1. Les intérêts notionnels ont grevé le budget de l'Etat fédéral de 2,4 milliards d'euros alors qu'au départ, il ne devait en coûter que 500 millions, dixit ton mentor.

2. La réforme fiscale a déjà coûté 8 milliards d'euros au contribuable. On attend encore la déifférence dans le portefeuille, mais comme Soeur Anne, on ne voit toujours rien venir...

3. Et les 800 millions égarés par l'Administration des Finances ? On n'en parle plus guère.

4. Les banques se sont partagées 11,5 milliards d'euros de bénéfices... sans pour autant soutenir davantage la prise de risque des petits indépendants ni réduire les coûts des services bancaires pour les particuliers. Merci Didjé !

Et les plus-values, cher Philip ? Qu'en fait-on ? Comme le dirait le Président Di Rupo - dont je ne suis pas le porte-parole, merci de le noter définitivement -, on frise l'indécence. 23 milliards d'euros auraient pu rentrer dans les caisses de l'Etat entre 1991 et 2005 si les revenus de ce type avaient été soumis à l'impôt des sociétés. Mais le MR fait toujours barrage à une taxation de ce type pour ne pas vexer son électorat.

Tu approuves vouloir en finir avec " l'économie de rentiers " mais on attend toujours les solutions émanant de ton mouvement pour cela. Aurais-tu un avis plutôt qu'une critique anti-socialiste là-dessus ?

Par ailleurs, je lis aussi dans les quotidiens de ce jour que la fédération MR de Huy-Waremme, sous l'impulsion du dandy de Hannut, a rencontré son Président Didier afin de définir une position commune dans le cadre de l'affaire des tracts électoraux à Huy. Et cela fait l'objet d'une dépêche Belga, s'il vous plaît !!! Et le MR demande encore bien que ce dossier soit la priorité du Ministre Courard... Pressé de pouvoir envoyer de nouveaux missiles au Parti Socialiste, les libéraux ???

Pour Jacques Vandenhaute, aucun mandataire de quelque parti que ce soit n'a mis le même empressement que le sieur Jamar pour essayer de couler le Mayeur de Woluwé-Saint-Pierre. Là, la sanction est exemplaire.

Au lieu de s'exciter médiatiquement comme le fait le MR, je serais bien plus raisonnable et j'attendrais le résultat de l'enquête du Ministre Courard.

Écrit par : Michaël HENEN | 21/01/2008

Et si on en parlait calmement... Tout d'abord, j'attend qu'on me démontre que le coût supplémentaire pour le budget de l'état serait du à une une utilisation frauduleuse de ce mécanisme ou à son exploitation à des fins qui seraient contraires à celles qui étaient prévues. Si tel n'est pas le cas, alors c'est plutôt une bonne nouvelle parce qu'alors cela signifie que ceux-ci ont suscité plus d'investissement qu'il n'était initialement prévu. Que la Belgique redevienne une terre d'investissement pour des capitaux qui auraient pu s'investir ailleurs est une nouvelle dont chacun devrait d'ailleurs se réjouir. Didier Reynders prévoit une évaluation de ce mécanisme, qui n'a qu'un an d'existence, des ajustements sont peut-être nécessaire mais sans investissement de capital dans des entreprises...il n'y a aucune chance de restaurer l'économie wallonne. Ce fait, il faudra un jour l'accepter à gauche!!!

- Je conteste le fait qu'une réforme COUTE, comparons les recettes fiscales d'une année à l'autre...elles sont en augmentation constante depuis l'arrivée de Didier Reynders au Ministère des finances. Trop d'impôt, tue l'impôt...c'est un concept qui semble difficile à accepter du côté du PS, mais qu'ont très bien compris toutes les régions d' Europe qui ont réussi leur redéploiement économique.

- Je crois être à la 5ème explication sur ce blog de la tentative de déstabilisation d'un ancien chef de cabinet PS par rapport à son ministre de tutelle... Réutiliser ce fait, est simplement un témoignage de mauvaise foi, un mensonge délibéré dans l'intention de nuire.

-Nos banques font des bénéfices et quelques-unes de nos entreprises également...il n'y a vraiment que dans un pays dont le PS est à ce point dogmatique que l'on trouve que cela est dérangeant. Cela signifie pourtant que ces entreprises paient aussi beaucoup d'impôt et comparativement plus que dans d'autres pays européens, si on en croit l'étude mentionnée précédemment. La Belgique se classe 154ème sur 175 pays étudié comme celui où les prélévements sont les plus élevés au MONDE.

- Enfin, les plus-values sont la rémunération d'un risque (la bourse a connu aujourd'hui un crash comparable à celui du 11/09)...ce n'est pas ce que j'appelle une rente. Une rente correspond à un capital qui est garanti et qui produit des intérêts. Sur les marchés boursiers, ils existent plusieurs types de produits des prêts d'états, des obligations et des actions. Ces dernières comportent plus de risque mais permettent de financer des entreprises...les plus-values sont la rémunération de cette prise de risque. Quant aux plus riches, sois sûr d'une chose, c'est que si nous décidons de les pénaliser...ils s'en iront ailleurs...tout simplement.

Enfin, je dois bien avouer que comme beaucoup de gens, on commence à en avoir marre des dérapages à répétition de madame sans gène, y compris les gens raisonnables du PS. On parle des cartes de crédit du CHR, des insultes à répétition contre des mandataires de son parti, contre des membres de son personnel, d'interventions inopportunes auprès de la justice (en dépit de la séparation des pouvoirs essentiel à la démocratie), d'un déni de démocratie après une consultation populaire dans un dossier immobilier, d'insultes racistes contre une mandataires publiques, de pratiques tyranniques vis à vis de son personnel (refus de nomination pour utiliser la précarité de fonctions contractuelles), etc, etc... Je me demande même comment quelqu'un ose encore la défendre.

Écrit par : Philip Hermann | 21/01/2008

Qui a dit... ... que je défendais Anne-Marie Lizin ?

Comme tout bon démocrate qui se respecte, j'attends les résultats des enquêtes mises en branle par les différents protagonistes.

Tirer des conclusions hâtives est loin d'entrer dans mes habitudes.

Si tout cela s'avère vrai, je ne pense pas que je serai le dernier à condamner pareille pratique. On en reparlera donc...

Tu contestes qu'une réforme coûte, alors que 8 milliards d'euros - qui est toujours de l'argent public, si je ne m'abuse - ont été investis sans retour sensible à l'heure actuelle. Comprenne qui pourra...

Déstabilisation d'un chef de cabinet PS par rapport à son ministre de tutelle ? Je ne me souviens pas avoir entendu parler de cela : j'ai dû rater un épisode. Tu me rappelles le pitch ?

Et, cher Phil, je reste toujours calme : pas de souci, on ne fait que parler. Je pense n'avoir encore agressé personne, non ?

Écrit par : Michaël HENEN | 22/01/2008

Pour bien comprendre... Admettons que l'ensemble des bénéfices des entreprises en Belgique valent 100 et que l'état prélève 40%...cela fait 40 de recettes pour l'état. Le point de vue du MR, c'est qu'il vaudrait mieux prélever, disons 20% pour faire simple, et ainsi stimuler l'activité pour arriver à une somme nulle où les bénéfices des entreprises sont alors de 200, ce qui donne toujours 40 de recettes pour l'état.

Quand Didier Reynders affirme que les recettes de l'état provenant de l'ISOC n'ont jamais été aussi élevée: cela veut dire que les réductions fiscales, accordées jusqu'ici, n'ont pas eu d'impact sur le budget de l'état, au contraire ces recettes ont progressé.

Dans l'argumentation d' Elio Di Rupo, ce week-end, il se borne à calculer la différence de revenus entre deux taux d'imposition fictivement et il nous dit que si on avait maintenu le précédent taux d'imposition, l'état aurait perçu 8 milliards € en plus. C'est simplement faux parce que nul ne sait alors si les bénéfices des entreprises auraient été aussi importants, si tous les investissements des entreprises se seraient réalisés...

Le principal avantage d'une telle opération, c'est qu'il faut plus de gens employés pour produire 200 de bénéfices que pour produire 100. Ces emplois créés, en permettant à des chômeurs de retrouver un travail, permettent d'économiser autant d'allocations de chômage, ce qui allège d'autant les dépenses de l'état. De plus, ces gens qui retrouvent un emploi vont consommer plus et cela génère plus de recettes pour l'état par le biais de la TVA sur leur consommation. C'est un cercle vertueux.

Pourquoi le PS s'oppose-t-il par principe à toute réforme fiscale?

Dans le meilleur des cas, si on postule qu'il est honnête, c'est parce qu'il n'a pas confiance dans le système et dans le fait que si on baisse le niveau de prélévement, les entreprises investiront effectivement et créeront de l'emploi. Son opposition résulte de sa méfiance à l'égard des entreprises même si les preuves de réussite sont innombrables dans toutes les régions qui ont tenté l'expérience (Irlande, UK, Espagne, etc.) La méthode socialiste, c'est d'augmenter le niveau d'imposition des entreprises: par exemple à 50 % et d'augmenter ainsi les recettes de l'état qui sont alors de 50 afin de faire face à de nouvelles dépenses pour améliorer les conditions de vie de ceux qui n'ont pas d'emplois ou en créant de l'emploi public, ce qui accroit les dépenses et donc le besoin de nouvelles recettes. Bien évidement, plus on augmente le niveau de prélévement moins les entreprises investissent et pire plus elles sont tentées de délocaliser vers des cieux plus cléments, ce qui augmente le taux d'inactivité et augmente encore les besoins en nouvelles recettes. C'est un cercle vicieux.

Si on analyse les choses d'un point de vue plus politique, alors on doit constater que ce cercle vicieux est plus profitable électoralement au PS que de stimuler l'activité économique...parce qu'emploi public rime avec clients et augmentations des allocations également. Même si je déteste le terme, c'est ce que certains ont appelé l'assistanat.

A titre personnel (mais moi je suis un brave type), je préfère croire que le PS est sincère et qu'il a sincèrement peur que réformer la fiscalité des entreprises soit une opération à risque, d'autant qu'il y a évidement un décalage entre l'entrée en application d'un nouveau taux d'imposition et des effets sur les investissements et plus encore sur l'emploi. Mais aujourd'hui les preuves de succès sont tellement nombreuses!!!

Les discours de ce week-end, qui nient des évidences économiques, de manière aussi flagrantes, en reprenant des argumentations et une propagande aussi populiste et archaïque, en semant le trouble dans les esprits, en niant les évidences...Bref ce virage vers un radicalisme destructeur, que seuls des mouvements à vocation seulement protestataire osait encore, est incompréhensible. Surtout que je ne crois pas un seul instant qu' Elio Di Rupo soit un naïf ou qu'il n'y ait personne dans son entourage qui comprenne comment fonctionne l'économie. Que des syndicalistes ou des militants du PTB, se trompent sincèrement...je peux le comprendre et même l'excuser mais pas un président de parti politique qui dispose d'un centre d'étude performant et d'une pléthore de conseillers.

Écrit par : Philip Hermann | 22/01/2008

La Bourse Pour ceux qui sont interessés, je vous conseille la redifusion d'une émission de 18 heures "C dans l'air" à 22,30 heures de France 5 animé par plusieurs grands économistes Français.

Quand à vos débats très instructifs qui vous animent tous les deux.
je le suis attentivement, mais je préfère garder mon opinion pour moi.
Néanmoins, il faut tenir compte que certaines déclarations d'hommes politiques et la réponse de leurs advessaires sont dignes de se retrouvé sur des tracts électoraux.

Écrit par : Neuville Robert | 22/01/2008

Réponse de mon blog: Comprendre votre réforme fiscale mais comment...? Justement, essayons de comprendre

Je parle du raisonnement des socialistes au sujet de la réforme fiscale, non, il ne s’agit pas de rage taxatrice mais d’une correcte adaptation de tous les acteurs fiscaux participatifs !

Pour faire simple, votre réflexion que je respecte sur le plan libéral (je suis aussi libre que vous comme socialiste) ne me convient pas sur le plan du raisonnement : car dire que réduire de 20% l’impôt des sociétés pour stimuler l’activité et créer de l’emploi est faux et invérifiable.

Les bénéfices ne sont pas présumés atteindre votre facteur 200 ni même d’envisager une création plus grande d’emplois, les vrais enjeux se situent au niveau de la création de nouveaux projets commerciaux pourvoyeur d’emplois dans le contexte des PME.

Par votre exemple, vous nier le fait que le secteur non- marchand, les emplois titres-services, les fonctionnaires, le milieu politique et leurs cabinets, s’abreuvent aussi sur les 40% et que si le taux d’imposition était réduit comme vous le proposer, vous devriez diminuer au bas mot 50% des emplois présents dans ces secteurs qui dépendent de la fiscalité fédérale, c’est un choix de société.

Le justement commercial qui permet la mise à disposition de la manne des moyens financiers nationaux doit compenser et soutenir tous les services destinés aux aides sociales à la population dans son entièreté.

Avec quel autre moyen, financeriez-vous les hôpitaux, les écoles, les universités, la voirie, les bâtiments et les domaines de l’Etat, etc... avec vos seuls 20% d’impôts ?

Votre intrigue de bas étage, de considérer que le parti socialiste se réconforte de maintenir un taux d’assistanat élevé, est insensé de la part de votre parti MR, car prouvez-moi que le patronat est capable de créer assez d’emploi et de sortir de la situation durable, tous les sans emplois actuels, y compris de mettre à disposition des fonds d’investissement pour tous les projets indépendants pour comme vous le dites dynamiser l’économie ?

L’entreprise a rejeté la nécessité de former son personnel (les sous-qualifié et les diplômés du technique) sur le compte des organismes régionaux de formation (Forem, Vdab, Bruxelles formation) dont les frais sont imputés au fédéral, sans oublier les nombreux plans fiscaux d’embauches qui évitent aux employeurs de verser trop de lois sociales et de salaires ; bref, de nombreux avantages à l’avantage des entreprises et non des travailleurs, par contre l’IPP est certainement plus révélateur en matière d’entrée fiscale que les réelles participations fiscales de l’ensemble des entreprises de Belgique.

Dans la pratique si une entreprise développe ses bénéfices, c’est souvent sur base d’une restructuration en personnel et en faisant appel à des technologies plus rentables.

Par contre vos 40% d’impôts actuels, vous permettent de créer de nouvelles entreprises, engager du personnel et développer de nouveaux marchés... !

Il faut bien réfléchir à ceci : d’une part, si l’impôt des sociétés est moindre que celui de l’IPP, toute proportion gardée, c’est que les 40% que vous évoquer, représentent un niveau de contribution fort convenable en rapport du C.A des sociétés en général et toutes charges décomptées, petites ou grandes exploitations.

Que les petites sociétés sont moins taxées car la rentabilité y est différente et proportionnelle à la taille de l’entreprise, c’est une évidence et les amortissements et investissements y sont également proportionnels. Donc de toute façon une perception moindre !

Avec 60% de marge de manœuvres pour réinvestir et pour conforter les C.A des grandes entreprises, cela me paraît raisonnable, cela évite la spéculation trop facile pour un actionnariat éventuel des sociétés en bourse ou donnant des parts de participation à ses administrateurs, y compris de gonfler inutilement les frais de fonctionnement et/ou de représentations exagérées…

Donc, ramener l’impôt encore de moins 20% comme dans votre raisonnement sur la réforme fiscale de Didier Reynders ne donnera pas tellement plus de moyens aux sociétés, plus elles font de bénéfices, plus elles sont susceptibles d’engager du personnel et investissent dans leur plan d’affaires, donc ne paient pas proportionnellement plus d’impôts ; tandis que les plus petites sociétés faisant un C.A plutôt limite, elles paieront moins d’impôts ou pas du tout en fonction de leur plan d’investissement, elles ne pourront de toute façon pas engager plus de personnel ni investir financièrement pour augmenter la taille de leur société, qui constituerait de véritables risques d’entreprise.

Ce sont des entreprises qui maintiennent leur vitesse de croisière en fonction d’un seuil d’offres et de demandes plus ou moins stables et de faibles progressions…

Il ne peut pas y avoir dans notre pays que des méga-entreprises, ceci ne constitue nullement le seul critère de réussite de l’entreprenariat !

D’autre part, l’expansion économique des sociétés ne sont plus linéaires mais exponentielles et ne dépendent plus du nombre d’emplois pour afficher leurs prospérités (en cause les technologies et l’informatique qui requiert moins de personnel).

Prenons la situation économique actuelle, plombée par la crise « subprime » aux Etats-Unis ralentissant la croissance économique mondiale à 2% pour la zone euro.

L’année 2008 sera marquée par une récession marquée accompagnée malheureusement de nombreuses faillites (le cap symbolique des 8.000 unités sera dépassé en Belgique).

Donner plus d’avantages fiscaux aux sociétés, pénalise au contraire le budget fédéral en cas de décroissance, donc les 40% sont une valeur tampon qui prévoit de telles risques économiques (les sociétés qui subsistes paient aussi pour les sociétés en faillite).

De toute manière, vous savez bien que l’ensemble des sociétés belges et de droits étrangers (multinationales) reposent sur des constructions fiscales et des montages d’investissements qui les protègent déjà fortement des charges d’impôts trop conséquentes, le juste milieu est plutôt favorable aux sociétés qu’aux impôts sur les personnes physiques y compris les indépendants.

D’où, il n’y a pas d’autres solutions que de taxer pour réduire les écarts du paiement de l’impôt.

Sans entrer dans plus de détails et polémiquer sur les propos de Reynders et d’Elio Di Rupo, le PS s’inscrit pour ma part dans le vrai, dans la non volonté de participer davantage à une réforme fiscale qui tend à mettre en péril le budget fédéral qui doit reposer et sur l’IPP mais avant tout sur les richesses du pays, les industries et les sociétés qui constituent la valeur ajoutée de référence dont doit profiter l’ensemble de toute la population belge et non les seuls élites qui ont accès aux richesses parce que installer précisément en première ligne.

Heureusement pour le peuple, le monde libéral à ses limites pour redistribuer les fruits de l’utilisation des outils de production dans lesquels interviennent les travailleurs qui rendent possible les objectifs des entreprises et donc par l’Etat, de redistribuer équitablement les richesses pour un fonctionnement le plus harmonieux possible de tout le pays.

Dans le cas contraire vous en appelleriez à plus de pauvreté et d’instabilité, un retour aux temps archaïques, proposition chère à votre patron du libéralisme acharné, ce que ne veut nullement la gauche même pas le PTB…

Quel plaisir de dialoguer avec un brave homme et au plaisir de nous recontacter.

Écrit par : Michel JORIS | 23/01/2008

Les limites de votre démonstration... c'est qu'il n'y a pas d'exemples où les services aux personnes ou l'emploi public ou un renforcement de l'administration ait réussi à redresser l'économie... Cherchez bien, vous ne trouverez pas.

Nous sommes dans l'utopie pure et dans l'incompréhension des mécanismes de base de toute économie. Les recettes politiques, que vous décrivez longuement, ont été tentée depuis presque 40 ans en Wallonie n'ont pas permis autre chose que de "gérer" la durée du déclin et creuser l'endettement public qui nous pose aujourd'hui tant de problèmes.

Vous nous proposez de renforcer ce qui ne marche pas, cela me fait rire, de faire encore plus de la même chose. Il faut arrêter de croire que les entreprises se créent pour créer de l'emploi et payer des impôts...ce n'est pas comme cela que fonctionne le système d'économie de marché, des entreprises se créent et procèdent à des investissements quand elles ont des raisons d'espérer faire des bénéfices, c'est moins glorieux mais c'est la réalité. De la même manière qu'un actionnaire qui investit en bourse (petit ou gros), s'intéresse prioritairement à la hauteur des bénéfices de celle-ci. Plus de taxes signifient des bénéfices moins importants et donc moins de raisons d'investir. C'est comme cela que fonctionne l'économie. Je n'émet pas de jugement mais un constat. Ce que j'explique n'est pourtant pas difficile à comprendre imaginer que vous avez 100 € à investir, où les placeriez vous sur la case où si vous gagnez, on vous donnera 80 ou sur celle où on vous donnera 40. Vous savez les financiers sont des gens au moins aussi rationnels que vous.

Votre démonstration peut donc sembler intellectuellement séduisante mais elle manque sa cible...ça ne marche pas, et ça ne tient pas compte des mécanisme fondamentaux qui soustendent une économie de marché en plus il n'y a pas d'exemples où les recettes, que vous nous proposez pour relancer l'économie, ont fonctionné.

Je peux quant à moi vous parler longuement des succès de l' Angleterre, de l'Irlande, de l'Espagne qui connaissent aujourd'hui un chômage résiduel de 5% et donc le plein emploi.

Écrit par : Philip Hermann | 24/01/2008

Ce n'est pas la peine d'essayez de convaincre un socialiste révolutionaire (enfin c'est comme cela qu'il se définit sur son blog), c'est peine perdue, il se prennent tous pour le Che qui était un utopiste mais qui lui avait le courage d'aller combattre au risque de sa vie pour ses idées au lieu de faire du tord à l'économie de son pays avec un argumentaire, qui jette la confusion.
signé: un CDH, mais qui ne soutient pas du tout une aile d'un parti pS qui je l'espère restera toujours minauritaire.

Écrit par : Neuville Robert | 24/01/2008

Ajoute à mon commentaire de 15 heures Plus d'états = plus de fonctionaires = faillite de l'état
Plus d'états = plus de fonctionaires = l'état de la France après 30 ans de laxisme et doublement des fonctionaires
Plus d'états = plus de taxes = moins de pouvoir d'achat
Trop d'états = Abus = Charleroi = sanction de l'électeur,
Choisissez.......
Un juste milieu entre l'ultra libéralisme à la USA et le communisme de l'URSS semble préférable.
C'est peut être un peu simpliste, mais c'est plus logique que de trop longs discours, surtout ceux que l'on ne comprend plus rien tellement il paraissent compliqués, désolé s'il y a un visiteur occasionnel qui se sent visé. Bye.Bye et à bientôt

Écrit par : Neuville Robert | 24/01/2008

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