30/01/2008

Santiago, à l'aide...

Depuis quelques jours, les responsables politiques liégeois semblent s’apercevoir de l’imminence de la fin des travaux d’aménagements de la gare Calatrava aux Guillemins.  L’inauguration pourra sans doute avoir lieu à la fin de cette année 2008. 

 

C’est désormais la panique pour aménager les abords de la gare.  En effet, celle-ci est fort réussie mais tous les voyageurs qui en débarquent, ne manqueront pas d’être interloqués par le terrain vague que constitue aujourd’hui son environnement.  Pour reprendre le mot d’un de mes voisins (j’habite le quartier), c’est la Tchétchénie.

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La rue des Guillemins, qui avait pourtant fait l’objet de travaux d’aménagements très récemment,  est à nouveau percée de tranchées.  Les arbres, qui ornaient les trottoirs, ont été arrachés au mois d’août sans avoir jamais eu l’occasion d’arriver à maturité.  Ils avaient été plantés deux ans auparavant.  Des travaux sont programmés dans tout le quartier : rue Paradis, rue de Serbie, rue du Plan Incliné et même rue Dartois, où j’habite.  Apparemment le container où sont abrités les bureaux du chantier, qui stationnent devant ma maison, ne déménagera pas avant plusieurs mois.  Plusieurs faillites menacent les commerçants du quartier…en effet, si la circulation des bus reste possible…il est désormais impossible de se garer et les déviations mises en place découragent désormais toute fréquentation des commerces.

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Si encore c’était pour la bonne cause, si ces aménagements faisaient partie d’un plan d’ensemble définitif pour constituer le nouvel écrin de la nouvelle gare…mais de plan d’ensemble, il n’en est vraisemblablement pas encore question.  Deux projets s’affrontent toujours…celui de l’architecte de la ville (le bureau Dethier) et celui de l’architecte de la gare, Santiago Calatrava.  Bien plus, on peut même dire que ce sont deux conceptions de l’urbanisme, qui s’opposent.  Celle de l’échevin Firquet, pourtant largement désavoué lors du dernier scrutin communal, consiste à faire feu de tout bois : on réaménage la rue Paradis parce qu’on a obtenu des crédits pour le faire, le PRU (périmètre de remembrement urbain) adopté le 24 décembre dernier, serait aujourd’hui "encore" évolutif en fonction des desideratas des promoteurs et des opportunités (sic) et celle d’une autorité incontestée de niveau international, Santiago Calatrava, qui avait esquissé un plan d’aménagement des abords de la gare ambitieux, où s'exprimait indubitablement une vision.  Il a l'expérience de beaucoup d'autres réussites, comme la revitalisation de Valence ou la reconstruction de ground zero à New York.

 

A la ville, on s’interroge, on tergiverse, ce qui devait être définitif, ne l’est en fait jamais vraiment…  En fait, il apparaît à tous ceux qui s’intéressent au dossier que c’est le flou qui règne en maître.  Peu importe les nuisances pour le quartier, faire et défaire…c’est toujours travailler et tant pis pour les affaires des commerçants.  On en profite pour visiter Valence, dont la rénovation des œuvres de Calatrava, est un succès salué dans toutes les revues d’architecture.  On s’accroche néanmoins au plan Dethier, en assurant que le maitre de Valence sera néanmoins consulté pour la conception des bancs et des abribus.   J'ai comme un sentiment de honte...

 

Quand se rendra-t-on compte à Liège, que le meilleur moyen de solliciter les projets de qualité…c’est d’avoir une vision d’ensemble, d’avoir un plan et de mettre tout en œuvre pour le réaliser.  Peu d’investisseurs se sont manifestés pour assurer la mise en œuvre du projet Calatrava, qui semble dès lors manquer de réalisme aux autorités en charge de notre ville.  C’est vrai.  Mais personne à la ville n’a pris la peine de contacter des investisseurs, des promoteurs avec le projet Calatrava.  L’incertitude étant mère de prudence, il n’est pas étonnant que ceux-ci restent sur la réserve. 

 

Dans quelques mois aura lieu le MIPIM à Cannes, où les projets les plus ambitieux trouvent leur financement, y compris les îles artificielles d’Abu Dabi.  Nous avons la chance de pouvoir y montrer une gare splendide, nous pourrions saisir cette opportunité pour intéresser des promoteurs au financement de ses abords.  Il serait sans doute possible de laisser l’auteur de cette gare présenter sa vision d’ensemble.  Il doit avoir un carnet d’adresses de promoteurs immobiliers fourni… Quel bonheur de pouvoir vendre une telle ambition et aussi une si belle ville.

 
Il est pourtant probable que ce soit notre Dethier principautaire, qui soit chargé de cette mission.  On ne risque pas alors de voir alors dans l’assistance d’autres candidats investisseurs que les habitués des réceptions de l’hôtel de ville.  Et encore, je me suis laissé dire que beaucoup se méfient aujourd’hui beaucoup des volte-faces et des pièges tendus par notre équipe communale.  Bavière, la Grand-Poste sont aujourd’hui presque aussi célèbres que notre place Saint-Lambert.

19:15 Écrit par Philip Hermann dans Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : guillemins, calatrava, gare, tgv, firquet, demeyer, pru, mipim, liege |  Facebook |

27/01/2008

Réponse à la carte blanche publiée dans le soir de ce vendredi 25 janvier par Marco Van Hees

Dans sa carte blanche  de ce vendredi 25 janvier, Marco Van Hees, nous livre sa vision pour restaurer le pouvoir d’achat des belges.  Réhabilitant le slogan qui a longtemps été celui du PTB « Allons chercher l’argent là où il se trouve…à la société générale », il nous propose aujourd’hui de mettre en place un impôt sur la fortune, de taxer les plus-values sur actions et enfin de supprimer les intérêts notionnels.

 

Examinons ces propositions :

 

  1. Un impôt sur la fortune : Outre qu’il nous avoue que celui-ci existe déjà sous la forme du précompte immobilier, il regrette que l’état ne puisse imposer les plus riches.  En France, un impôt sur les grandes fortunes (ISF) existe en effet.  Le gouvernement Sarkozy a choisi de limiter à maximum 50% : l’impôt sur les revenus.  S’agit-il d’un cadeau fait aux plus riches par un gouvernement de droite ?  Je crois plutôt qu’il s’agit d’en limiter les effets pervers  : de plus en plus de « riches » avaient choisi de s’établir ailleurs pour ne pas le payer.  N’est-il pas préférable de garder chez soi ses forces vives, ses moteurs de l’activité économique et ses meilleurs artistes et sportifs, plutôt que de les voir s’enfuir sous des cieux plus cléments fiscalement, privant ainsi l’état de ses plus importants contributeurs.  Une fois expatriés, ceux-ci ne payent plus du tout d’impôts sur leurs revenus et dépensent aussi leur argent ailleurs, privant également l’état de TVA sur leur consommation.  Le bilan économique de cet ISF, est d’ailleurs très marginal par rapport au budget de l’état,  il est très difficile à percevoir (les vérifications qui y sont liées, mobilisent un nombre considérable de fonctionnaires), il induit une évasion fiscale massive des plus importants contribuables et enfin est-il juste que quiconque travaille plus d’un jour sur deux pour payer ses impôts ?
  2. Taxer les revenus mobiliers : Monsieur Van Hees s’indigne que rien ne soit prévu pour les plus-values réalisées sur les actions.  Ne s’agit-il pas pourtant de la rémunération d’un risque ? Chacun sait qu’investir en actions sur les marchés boursiers est une opération risquée : la bourse peut monter comme chuter.  Une entreprise peut réaliser des bénéfices mais elle peut aussi faire faillite.  Vouloir taxer ces plus values, n’est-ce pas s’assurer que ces capitaux s’investiront ailleurs, privant les entreprises cotées d’une source importante de financement pour leur croissance.  Serait-il équitable de taxer les seules plus-values sur actions, qui créent de l’emploi et du travail, et non les plus values  immobilières ou sur les  œuvres d’art ?
  3. Enfin Monsieur Van Hees souhaite supprimer le système des intérêts notionnels, qui permettent aux entreprises (petites ou importantes) d’immuniser partiellement de taxes les investissements effectués pour se développer.  Ce système a notamment permis à l’état belge d’attirer des investissements notamment étrangers de 72 milliards de $, faisant de notre pays le quatrième état le plus important en valeur absolue en terme d’investissements au monde en 2007, devant la Chine par exemple.  A l’heure, où il est tellement question de redéployer l’économie wallonne, pouvons-nous nous priver de tels investissements ?

 

Les recettes de Monsieur Van Hees pour revaloriser le pouvoir d’achat me semblent méconnaître les principes de l’économie de marché, qui est pourtant aujourd’hui généralisée partout dans le monde.  Pour attirer des capitaux qui financent les entreprises, créer de l’emploi et développer l’économie, il faut diminuer la fiscalité et particulièrement celle qui concerne les investissements.  Dans ce domaine, la région wallonne est en concurrence avec d’autres régions dans le monde et en Europe.  L’impôt des sociétés est en Belgique de 34% des bénéfices.  En Irlande, qui connaît désormais le plein emploi, cet impôt n’est que de 10%.  « La Belgique est un des Etats au monde dans lequel les entreprises sont le plus taxées », révèle un rapport intitulé « Paying taxes 2008 », réalisé par la Banque mondiale, PriceWaterhouseCoopers et l’International Finance Corporation. Au niveau de la pression fiscale, notre pays figure ainsi au 154ème rang sur un panel de 178 pays étudiés.

 

Lors d’un congrès récent, Monsieur Di Rupo reprenait les suggestions de Monsieur Van Hees concernant les intérêts notionnels mais regrettaient dans le même élan que la Belgique soit une économie de rentiers (sic).  Comment mieux susciter les investissements qu’en leur accordant un tarif fiscal préférentiel ?  Au niveau de dette publique, qui est le notre en Belgique, comment mieux stimuler la création d’emplois qu’en favorisant les investissements dans les entreprises ?  Et si nous connaissions un taux de chômage résiduel de moins de 5% de la population comme en Irlande, en Flandres et dans d’autres régions en Europe, ne serait-il pas possible alors de donner à ces malheureux le nécessaire ?

21/01/2008

Le PS à court d'idées...

 

sollicite celles de ses membres.  Il semble de fait en avoir besoin au vu de l'indigence des discours de ce week-end.  Ce parti, qui était déjà l’un des partis socialistes les plus archaïques et conservateurs d’ Europe, a longuement repris à son compte les conclusions d’un fonctionnaire des finances, membre du PTB et auteur d’un pamphlet contre son employeur.  LOL  Souvenons-nous : le PTB, c'est ce parti qui a longtemps eu comme slogan : « Allons chercher l’argent là où il se trouve...à la société générale » (sic).

 


Dans son discours essentiellement axé sur une critique virulente du MR, son ancien partenaire de gouvernement, il revendique dans la même phrase son ambition d’en finir avec l’économie de rentiers belges, ce que j’approuve, puis il s’en prend aux intérêts notionnels, mécanisme de déduction fiscale, qui ne s’appliquent que pour les investissements faits dans de nouveaux projets.  LOL   Comment mieux attirer des capitaux dans des projets à risque qu’en leur accordant un statut fiscal préférentiel ?  C’est pourtant une méthode qui fonctionne, on peut en juger par le succès du tax-shelter pour les projets culturels, par exemple.  Et aussi le succès rencontré par ce mécanisme des intérêts notionnels, qui a d’après Philippe Suinen (Directeur de l’ AWEX), replacé la Belgique sur la carte des investisseurs.  Envoyer aujourd’hui un tel signal à ceux-ci, est de la part d’un parti, qui se veut un parti de gouvernement, simplement incompréhensible !!! 

18/01/2008

Pourquoi il ne faut pas dire "non" à tout.

Après plus de 6 mois de crise et l'échec de négociations capitales pour l'avenir de la Belgique, Didier Reynders explique, dans le "Soir" d'hier simplement que "dire non à tout" ne sera pas une tactique viable.  Tous les observateurs sérieux savent qu'il a raison.

Alors faut-il se mettre à plat ventre et tout accepter et surtout est-ce ce qu'il nous conseille de faire?  Certainement pas!!!  Ce qu'il nous dit dans cette interview du soir de ce matin, c'est toute réforme ne sera pas néfaste aux intérêts des francophones.  Par exemple, renforcer l'état fédéral en permettant la mise en place d'une circonscription fédérale, qui responsabilisera nos ténors politiques des deux côtés de la frontière linguistique...c'est un progrès au même titre qu'une réforme du sénat.

Scinder BHV est un tabou, car le risque est grand de voir après cette scission...une extinction progressive des droits (facilités) réservées aux francophones de la périphérie... Il ne reviens donc pas sur la position qui était la sienne jusqu'ici:  cette scission doit être compensée par un élargissement de Bruxelles.  Comment croire qu'il n'est pas déterminé à tenir cet engagement alors que le MR doit sa victoire électorale à Bruxelles au succès, rencontré par ses mandataires FDF.  Le leadership francophone du MR ne pourra se maintenir sans le FDF.  C'est une donnée de ces dernières élections.  Ce risque est donc nul.  Il insiste d'ailleurs sur le refinancement de Bruxelles et trouve comme moi que cette idée de communauté urbaine en permettant des coopérations par de là les frontières linguistiques permettraient certainement une meilleure coordination, par exemple en matière de transports publics, de mobilité ou encore de répartitions de zones d'activités économiques.

Quant aux transferts de compétences, il réaffirme que ceux-ci doivent avant tout viser une meilleure efficacité et que si c'est l'objectif qui préside à un tel examen alors il faudra accepter que des transferts s'opèrent également du niveau régional vers le fédéral pour former des paquets de compétences homogènes.  (par exemple: prévention des soins de santé, protection de la jeunesse, etc...).  Le plus important, c'est évidement d'obtenir en cas de transfert des leviers politiques au niveau régional, d'obtenir des garanties quant au financement et à la pérennité de celui-ci.  C'est possible et c'est nécessaire.  

Un autre danger, serait de voir apparaître des dysfonctionnement au profit d'une région, qui en raison de sa meilleure santé financière pourrait être tentée concurrencer de manière déloyale les francophones.  Je songe par exemple en cas de régionalisation de l' ISOC (impôts des sociétés), il est important que des sociétés qui ont des activités sur tout le territoire belge ne soit tentées de délocaliser leur siège social pour bénéficier de meilleures conditions fiscales (même minimes) ou que des familles bruxelloises choisissent de s'enregistrer comme flamands pour bénéficier de meilleures allocations familliales.  Je crois que Didier Reynders est bien informé de ces dangers et je lui fais confiance pour ne pas se laisser abuser par quelques discours lénifiants.  LOL

Dire non à tout transfert, est non seulement intenable mais contre-productif, puisque cela fait monter dans l'opinion flamande, les courants séparatistes.  Mais dire oui à certains transferts est non seulement recommandé mais également souhaitable.  Par exemple s'agissant des incitants fiscaux, qui ont justifié le "non" de Joëlle Milquet à Leterme et qui ont effectivement fait échouer la négociation de l' Orange Bleu.  Est-il tenable de maintenir ce refus alors que les régions sont déjà responsables de leurs politiques en matière de subsides.   Les entreprises préfèrent des incitants fiscaux moins "aléatoires" que des subsides pour lesquels il faut faire anti-chambre dans des cabinets ministériels afin de les obtenir...  Que les régions se dotent de cette possibilité ne comporte pas de danger.  IL FALLAIT DONC REPONDRE OUI A LETERME SUR CE POINT COMME SEUL LE MR A EU LE COURAGE DE LE FAIRE.  Nous aurions sans doute obtenu alors un gouvernement et nous aurions économisé la période de tension qui se prépare.

17/01/2008

Affaire Lizin...

Le commentaire que j'ail laissé sur le blog d'élio.

Nous savons depuis les révélations de Charleroi, que le principal mal wallon provient de sa mal gouvernance. Je lis ici que cela importe peu à certains des visiteurs de ce blog.

Et pourtant, il s’agit d’un problème majeur. Monsieur Di Rupo s’étonnait récemment lors d’un débat télévisé du fait que les investisseurs avaient déserté la Wallonie et qu’ils n’étaient toujours pas revenus.

Comment leur jeter la pierre? Si les subsides se répartissent entre amis (ces industriels complices, qui ne prennent d’ailleurs jamais plus aucun risque, puisque leurs réseaux de relations, leur offrent tant et plus d’occasions de s’enrichir sans en prendre), si les projets nés de manière autonome se heurtent à des murs incompréhensibles, ou encore si tout n’est jamais permis qu’à ceux qui fréquentent les bons cocktails entre amis ou les garden partys.

L’ utilisation illégitime de certaines cartes crédit ne sont qu’un signe de l’incurie de certains responsables politiques. Comment croire que quelqu’un peut être productif et accomplir sérieusement son travail, s’il dépense en moyenne 150€ jour à midi dans des restaurants étoilés. Que personne n’essaye de me faire croire qu’il ne passe pas son après-midi à…digérer. Comment croire que certains gèrent leurs administrations, si on découvre par leurs notes de frais, qu’ils sont en voyage 6 mois par an?

Faire preuve de laxisme sur ces détails, c’est faire aussi preuve de laxisme pour le reste. Certes, pas d’hypocrisie, on n’invite pas un investisseur sérieux à manger une frite chez Albert mais il y a de la marge avec les abus qui sont aujourd’hui révélés et qui témoignent de l’existence d’un système. Prendre conscience de cela et y faire quelque chose, doit être une priorité. Ce n’est pas une tâche facile, c’est difficilement conciliable avec des objectifs électoraux à court-terme mais c’est ce dont la Wallonie a besoin et c’est la seule attitude responsable.

 

11:17 Écrit par Philip Hermann dans Ethique | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : anne marie lizin, ps, elio di rupo, huy, charleroi |  Facebook |

12/01/2008

Contre le décret Arena et pour une école de la réussite.

La tentative d'introduire de la mixité sociale dans les bonnes écoles secondaires francophones, a obligé des parents d'élèves à faire le trottoir comme des SDF's parfois pendant plus de 48 heures.  Par parenthèse, je ne comprend pas pourquoi la composante MCC du MR n'a pas saisi l'occasion qui lui était donnée pour élargir sa base électorale en menant une action promotionnelle à destination de ces parents du réseau catholique,  laissés livrés à eux-même par le silence du CDh ou devraus-je dire du MOC.   Ce décret est pourtant unn remède très socialiste, songeons aux interminables files dans les pays de l'est au temps du communisme, à un problème réel: notre enseignement fonctionne mal, les derniers rapports PISA en témoigne à suffisance.

Je vous livre dès lors ici quelques réflexions pour contribuer à la revalorisation de notre enseignement.  Ces propositions sont personnelles et évidement ouvertes au débat.  Il ne s'agit pas d'une synthèse d'un quelconque programme officiel.

 

17:55 Écrit par Philip Hermann dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/01/2008

La note Verhofstadt...

Son premier mérite est d’exister et de poser l’ensemble des problèmes effectivement sur la table.  Au moins dans les trois mois qui viennent, la question du menu sera enfin dépassée, n’en déplaise à Madame Milquet ou à la N-VA.  Guy Verhofstadt, dont la carrière politique s’achève, a pu se permettre ce que d’autres,l’œil rivé sur 2009,s’étaient jusqu’ici interdit et c’est heureux.

 

Sur le fond, cette note est aujourd’hui critiquée mais aussi saluée des deux côtés de la frontière linguistique…signe indubitable qu’il y règne un certain équilibre.  Bien sûr, même s’il a été premier ministre pendant 8 ans, Guy Verhofstadt, qui était en début de carrière un régionaliste convaincu, n’est pas devenu un asexué linguistique.  Si toutes les revendications flamandes s’y retrouvent, on ne peut pas en dire autant de celles des francophones mais examinons cela de manière approfondie.

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Le point qui me semble le plus positif, concerne la circonscription fédérale qu’il met définitivement à l’agenda ainsi que la réforme du sénat qu’il transforme en organe à vocation purement communautaire en exigeant la parité linguistique.  Le plus intéressant réside certainement dans la façon dont il justifie cette réforme : il s’agit de renforcer l’état fédéral, dont une partie des élus doivent rendre des comptes devant l’ensemble de la nation.  Il indique qu’il s’agit d’une condition de possibilité de sa viabilité, notamment face à l’émergence de discours de plus en plus radicaux sur les thématiques communautaires.  Le moindre mérite de cette proposition n’est pas de rassurer sur la volonté de consolider durablement l’état fédéral et de permettre de calmer quelque peu les peurs et les tensions. 

 

Une autre idée forte de cette note consiste dans la mise en place de critères de convergences qui permettraient de garantir que si des disparités interrégionales devaient apparaître à propos de compétences transférées aux régions , celles-ci ne pourraient pas dépasser certaines limites et ne s’effectueraient qu’à la marge en garantissant une solidarité interpersonnelle minimale entre tous les belges.   Néanmoins le transfert de compétences envisagé est large, souvent même plus large encore que ce qui avait fait l’objet de négociations dans le cadre de l’ Orange Bleue alors que par ailleurs certaines menaces existent en cas de transfert même limité sur des sujets comme les allocations familiales ou l’impôt des sociétés. 

 

Rendre les régions et communautés compétentes en dans ces matières même de manière limitées peut induire des phénomènes de « shopping communautaire » pour les entreprises dont certaines actives sur l’ensemble du territoire transfèreront leur siège vers la région fiscalement la plus intéressante, même si les différences semblent limitées  (le problème ne se posait toutefois pas tant qu’il ne s’agissait que d’incitants fiscaux comme dans les questions posées par Leterme aux négociateurs de l’Orange bleue) ou une flamandisation fictive des familles bruxelloises en raison d’un régime d’allocations familiales plus favorable.   Ces problèmes ne semblent pas trouver de solution dans cette note.

 

Du point de vue des revendications francophones, l’élargissement de Bruxelles est remplacé par l’idée d’une communauté urbaine, qui ne me semble pas régler le problème posé par la tutelle sur ces communes exercées par le gouvernement flamand : non-nomination des bourgmestres et n’offrir que peu de garanties que de nouveaux problèmes ne surgiront pas ultérieurement même si les plus urgents sont par ailleurs traités comme l’abrogation des circulaires Peters par la mise en place d’un système plus souple signalement une fois par an que l’on désire recevoir ses documents en français plutôt que le cirque actuel, possibilité de financement d’activités culturelles par la communauté francophone et l’abandon de cette idée farfelue de faire inspecter des écoles francophones par des inspecteurs flamands.  Seul l’élargissement de Bruxelles à ces six communes à facilités majoritairement francophones, permettrait de solutionner définitivement ce problème.

 

Il appartient à présent aux négociateurs francophones de se mettre d’accord sur un catalogue hiérarchisé de priorités dans la négociation qui s’annonce : il me semble qu’il convient de ne pas transiger sur certains transfert de compétences, d’exiger que le niveau fédéral est le plus adéquat pour traiter de certaines, d’obtenir plus pour la région bruxelloise et pour les minorités francophones de Flandres (dans ce texte, seuls les germanophones obtiendrait ce statut ?) et de garantir les mécanismes de financement et de solidarité interpersonnelle.  Cette note, par les mécanismes qu’elle prévoit, peut constituer une base de négociation mais n’est certainement pas acceptable comme telle.  Au travail, le compteur s’est remis à tourner…en sens inverse mais il tourne en tout cas sur les écrans de la RTBF.  LOL 

06/01/2008

Mon autre blog sur le site de la libre

Il y a quelques mois, j'ai créé un autre blog sur le site de La Libre.  J'y recopiais certains articles publiés ici sur des thématiques moins directement politique.  Sans beaucoup de régularité d'ailleurs, puisque ces posts étaient publiés également ici.

Parallèlement, j'interviens régulièrement sur les forums de ce journal et pas seulement sur ceux consacrés à l'actualité politique belge.  Je me souviens de débats enflammés sur la guerre en Irak et le terrorisme islamique, sur l'actualité économique ou encore sur des questions philosophiques.  Ces conversations disparaissaient inexorablement en fonction du renouvellement des sujets de ces forums.  Ce ne sera plus le cas, désormais l'ensemble de ces conversations seront conservées sur ce nouveau blog, qui ne fait plus double emploi avec celui-ci.

L'idée semble plaire aux journalistes de La Libre, chargés de la gestion de ces blogs, puisqu'ils ont choisi de mettre celui-ci en évidence sur la page d'accueil de leur espace Blog et aussi de le sélectionner comme blog du jour, en évidence sur la page d'accueil de La Libre.  Olé!!!

17:22 Écrit par Philip Hermann dans Général | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : blogs, forum, la libre |  Facebook |

03/01/2008

Faisons le point sur les grands dossiers du redéploiement economique liégeois

En ce début d'année 2008, il me semble utile de partager avec vous mon avis sur l'évolution des grands dossiers concernant le redéploiement économique de Liège.

1.  Communauté urbaine: apparement le dossier évoluerait...  On parle et on reparle encore de cette arlésienne.  Liaison CHB, notre bourgmestre, après avoir été réticent, serait aujourd'hui d'accord, dont acte.  Le projet de transport en commun structurant entre Flémalle, Seraing, Liège et Herstal et entre Awans, Ans, Liège et Fléron avec quand même des déssertes par la TEC vers les communes moins rouges d' Esneux et Chaudfontaine et une collaboration avec la SNCB.  Voilà les deux projets qui serait selon notre bourgmestre les plus avancés (Sic).  La mise à disposition de vélo en libre service serait également au programme pour 2009.  Nous en sommes évidement encore qu'au stade des palabres et certainement pas de la recherche de financement, mais apparement les bougmestres socialistes de la région liégeoise se reparlerait au sein de la conférence des bourgmestres, ce qui en soit est déjà un progrès.  LOL

 

2.  Du point de vue de la concrétisation des projets présentés pendant la campagne électorale de 2006 comme devant sortir de terre, force est de constater qu'ils n'ont pas éclos en 2007 et qu'ils ne sont pas non plus au programme de 2008.  Il faudra selon notre bourgmestre attendre 2009, année électorale mais cela n'a rien à voir évidement.  LOL encore. 

15:07 Écrit par Philip Hermann dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |