30/04/2008

BHV : le chagrin des belges

La pièce de théâtre continue.  Après avoir connu un entracte de quelques semaines, le monde politique belge est de nouveau confronté à l’impasse BHV.  Le gouvernement Leterme I doit son existence à un accord de gouvernement actant que la scission de BHV ferait l’objet d’une négociation entre partenaires de gouvernement.  En effet la dernière tentative de formation d’un gouvernement « orange bleu » avait échoué après la claque infligée par l’ensemble des partis flamands à la communauté  francophone à l’occasion d’un vote en commission flamands contre francophones.

 Panneausignal

Dans notre pays la minorité francophones dispose d’un arsenal constitutionnel lui permettant de garantir que la majorité flamande ne pourra jamais utiliser sa majorité numérique (60% de la population) pour imposer des mesures contraires à l’intérêt des francophones : évocation de procédure en conflit d’intérêts par les régions, les communautés, sonnette d’alarme, majorité spéciale requise pour toute réforme constitutionnelle, etc.   In fine, les dossiers sensibles communautaires échouent sur la table du gouvernement et en cas de désaccords persistants, celui-ci doit remettre sa démission et le cas échéant, organiser de nouvelles élections.

 

Aujourd’hui, les partis francophones refusent unanimement d’activer de nouvelles procédures préventivement pour empêcher le dossier BHV de faire l’objet d’un vote à la chambre en séance plénière.  Ils rappellent qu’une solution négociée, prévue pour le 15 juillet, fait partie intégrante de l’accord qui a permis la formation de ce gouvernement.  La question est de savoir si notre nouveau premier ministre dispose de l’autorité suffisante auprès des députés de sa majorité et notamment de ses partenaires de cartel N-VA pour faire respecter l’accord pris par lui.

 

Cela ne semble pas être le cas : plusieurs députés N-VA mais aussi CD&V se sont clairement prononcés pour le vote de cette scission de BHV à la chambre au mépris des accords pris par leur chef de file.  Son gouvernement peut-il dans ces conditions poursuivre sa mission ?  Un gouvernement ne doit-il pas disposer de la confiance d’une majorité de députés à la chambre ?

 

Le problème est là et il est entier : plusieurs députés N-VA, ouvertement séparatistes, semblent avoir décidés de s’opposer à toute action de ce gouvernement.  Ils refusent notamment en commission d’accorder leur confiance aux notes de politique générale, présentés par les ministres francophones du gouvernement Leterme I.  Ces députés font-ils partie de la majorité ou de l’opposition ?  Leterme I dispose-t-il simplement d’une majorité ?

 

Une réponse à ces questions cruciales pour l’avenir du gouvernement Leterme I, doit être trouvée pour le 8 mai, probable date d’examen de BHV par les députés de la chambre.  Il semble déjà évident que scinder BHV nécessite plus que 5 minutes de courage politique, comme le candidat Yves Leterme le prétendait pendant la campagne électorale.  Nos compatriotes flamands doivent également se rendre compte que, malgré les slogans de campagne, il sera impossible parvenir à des solutions unilatérales sans l’accord des francophones.  Il faudra négocier…la démocratie, ce n’est pas la dictature de la majorité…Tout passage en force est voué à l’échec et ceux-là même qui alimentent les médias flamands en déclarations matamoresques, le savent pertinemment.  Du mauvais théâtre joué par des irresponsables alors que toute leur énergie devrait se consacrer à répondre aux préoccupations des gens.   Qu’ils sachent que ces derniers en ont marre.

17:19 Écrit par Philip Hermann dans Général | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : bhv, leterme, n-va, cd v |  Facebook |

Commentaires

Le diamant pur du professeur Berendt Hier, j'ai lu dans le soir.be une interview du professeur de l'université de Liège C Berendt qui parlait de BHV comme d'un diamant pur à conserver pendant 10 à 20 ans s'il le fallait.
J'ai répondu par le commentaire ci-dessous :
Je ne crois pas dans cette thèse qui veut que BHV soit un diamant pur à préserver, c'est plutôt un cailloux dans la chaussure Belgique, qu'il vaut mieux enlever le plus tôt que possible afin de pouvoir marcher droit, à moins que ce professeur préfère marcher de travers pendant 20 ans.
Naturellement, j'ai reçu une volée de bois vert probablement venant de vieux francophones du FDF de la périphérie qui sont content que l'on soutienne cette logique de confrontation à long terme.
A quoi j'ai répondu, qu'il fallait profiter en échange de BHV pour obtenir le bétonement définitif des facilités de même que la nomination des 3 bourgmestres,
malgré que je n'apprécie pas du tout le bourgmestre de Wesembeek de 80 ans qui entraîne les 2 autres dans une folie provocatrice par pur intérêt électoral et qui ferait mieux de prendre sa retraite, de façon à ce que l'on puisse s'occuper des problèmes des 10.000.000 d'autres Belges.
NB : j'espére que C.Berendt lira ces lignes ou qu'on lui fera parvenir, je crois en connaître beaucoup plus que lui sur les réels problèmes des francophones de la périphérie ayant vécu pendant 30 ans en tant que francophone et ayant encore gardé de nombreuses attaches dans cette région, et comme l'a si bien dit un des directeurs de rédaction du Soir( qui a titré avec courage Basta BHV) et qui a senti que même dans les 6 communes à facilités les moins de 50 ans commencent à en avoir marre de la confrontation.

Écrit par : Neuville Robert | 01/05/2008

Un diamant est un caillou :-) Vous n'êtes pas loin d'être d'accord donc.

Plus sérieusement, je crois aussi qu'il faut sortir de cette logique de confrontation alimentée par les extrémistes de tout bord.

Là où je ne vous suis pas, c'est que je ne crois plus à un énième bétonnage des facilités dans les communes de la périphérie... Nous avons trop souvent connu ces bétonnages, qui sont dès le lendemain, remis en cause par les mouvements nationalistes flamands.

La nomination des bourgmestres doit être un préalable à tout accord sur ce dossier, l'abrogation des circulaires Peters, qui témoignent de l'échec des bétonnages antérieurs, me semblent également devoir être un préalable indispensable d'autant que j'attends encore une explication cohérente sur l'utilité de celles-ci pour le bien-être des flamands résidant dans ces communes...ces exigences sont absurdes.

Ils me semblent également que certains indices du jusqu'au boutisme flamingand (wooncode, condition d'inscription dans les écoles flamandes, interdiction de plaine de jeu, refus d'accorder le statut de minorité aux francophones de Flandres, etc...) témoignent des dangers d'abandonner les habitants de ces communes à la tutelle du seul gouvernement flamand.

Des solutions plus structurelles doivent être examinées et négociées. Ce ne sera pas simple.

Écrit par : Philip Hermann | 02/05/2008

A écouter le Face à la Presse de La Première hier, aucun journaliste francophone ne croit que les partis francophones iront jusqu'à faire tomber le gouvernement et qu'ils voteront le conflit d'intérêt. On apprenait aussi qu'Hermann Van Rompuy aurait reçu des gages lors des négociations de la part de 2 des partis francophones sur l'activation d'office du conflit d'intérêt : Cdh et PS ou MR. Et enfin, la conclusion que les francophones doivent plier. Et hier soir l'intervention de Van Peel menaçant les partis francophones de ne plus jamais former de gouvernement fédéral s'ils le font tomber. Va-t-on revivre éternellement le même schéma dans ce pays comme l'aiment à rappeler certains côté flamand "on rentre dans les francophones comme du beurre" ?

Perso, au jour d'aujourd'hui, je ne crois ni à une solution négociée (le CD&V refusant par avance toutes les solutions possibles déjà avancées), ni à la nomination des bourgmestres (aucune nomination dans les 6 ans de législature communale pour éviter un recours juridique devant les chambres réunies et non devant la chambre flamande), ni même au refinancement de Bruxelles (qui a été balayée par Peeters). Puisque le CD&V dans sa frange la plus nationaliste a décidé depuis le 1er jour que le gouvernement tombera en juillet d'où le peu d'avancement de Leterme dans le 2e paquet (autant accabler les francophones de tous les maux jusqu'au bout en les accusant de ne pas vouloir négocier).

Écrit par : Guillaume | 03/05/2008

Vous avez raison, sur le point des facilités, on ne peut leur faire confiance néanmoins je crois que c'est le moment ou jamais d'avoir une discussion franche avec le Nord du pays qui sont demandeur d' une réforme de l'état qu'ils ne peuvent obtenir sans la majorité des 2/3 , et des francophones.
Comme par exemple de faire dépendre les facilités du Fédéral, ou d'une instance juridictionnel national de même que la nomination des bourgmestres, en compensation de la reconnaissance que les 6 communes à facilités font bien partie pour tous les autres domaines du Brabant flamand, de même qu'une réforme de l'état, ce qui leurs donneraient des garanties en cas de séparation définitive de la Belgique qui pourrait survenir dès que les nationalistes flamands auront la majorité, ce qui ne saurait tardé en espérant que d'ici quelques années la Wallonie se sera économiquement définitivement relevé et que surviendra leur graves problème du viellissement de leur population, surtout du à cause de de leur manque d'immigration italienne ou autres. Problème qui risque de les mettre en position de faiblesse , et même de les faire réfléchir sur la séparation de la Belgique.

Écrit par : Neuville Robert | 03/05/2008

@ Guillaume et Robert Neuville J'ai préféré rédiger un nouvel article pour vous répondre.

Écrit par : Philip Hermann | 03/05/2008

En y réfléchissant, il y a encore eu une naïveté assez récente des francophones à savoir l'acceptation des transferts de la nomination des bourgmestres par le roi vers les régions, j'aimerais savoir quels étaient les idiots qui étaient au pouvoir à cette époque, cette naïveté est encore plus monumentale que celle de 1963 ou 90 % des députés du sud du pays, ont accepté le régime des communes à facilités linguistiques, surtout que l'on sait que bons nombres de politiciens ont pris la mauvaise habitude d'interpréter les lois, et il n'y a pas que les politiciens flamands, même si ceux-ci sont les champions en la matière, raison de plus de bien s'entourer de juristes compétents, je commence à comprendre pourquoi on traite souvent J. Milquet de tâtillone, elle qui en temps que juriste, connais l'importance des virgules dans les textes.
Cette constatation ne résout évidement pas les problème actuelles, enfin peut-être que Philippe va nous proposer un solution miracle que j'attends avec impatience pour pouvoir la commenter, ou de l'applaudir.
D'autre part je crains que le CDNV de même que les 3 autres partis traditionnels soit dans une impasse totale, surtout qu'ils savent que c'est probablement leur dernière législature avant l'arrivée au pouvoir des nationalistes flamands qui se retrouveront eux aussi devant les mêmes problèmes institutionnelles, mais ayant travaillé pendant 35 ans dans ce milieu, ce sera peut-être paradoxalement plus facile de s'entendre avec eux, parce qu'ils seront plus réalistes que des partis qui négocient la peur au ventre, surtout qu'à ce moment ils seront le point de mire de toute l'Europe, on l'a bien vu il y a quelques années avec l'Autriche.

Écrit par : Neuville Robert | 03/05/2008

Concernant la nomination des bourgmestres par les régions, je me souvient aujourd'hui que cette demande, émanait surtout des partis francophones au pouvoir il y a 7 ou 8 ans suite à différents problèmes intervenus dans 2 ou 3 communes et surtout à Uccle et à la non nomination par le roi du bourgmestre parce que les 2 protagonistes du MR d'Uccle de l'époque qui s'était divisé en 2 avec 13 conseillés chacun ne parvenaient pas à s'entendre, c'est à ce moment que le MR a suggéré aux autres partis de retiré cette prérogative du roi et qu'a été décidé que ce serait les régions qui nommeraient les bourgmestres de façon à ce que les partis gardent la haute main sur ces nominations, cette suggestion du MR a naturellement reçu l'aval de presque tous les partis trop content de récupérer ce pouvoir du roi, à l'époque je me souviens avoir trouvé cette décision stupide et pouvant amené à des abus, tout en ne pensant pas à l'usage qu'allait en faire la région flamande, comme quoi les partis francophones feraient bien de réfléchir à deux fois à l'avenir avant de faire des changements, surtout que cette nomination par le roi n'avait jamais causé des problèmes auparavant.
Maintenant que je m'en suis souvenu vous pouvez comptez sur moi pour rappeler ces faits à certains extrémistes francophones.
NB: La commune d'Uccle est une des plus importantes du points de vue budgétaire du pays, à l'époque il y avait, plus de 20 millons d'euros en caisse ce qui naturellement est toujours agréable pour un nouveau bourgmestre d'ou la dispute des 2 protagonistes du MR à savoir le Prince de Lobkowitz, le favori de l'ancien bourgmestre, très peut être trop économe et Eric André le parachuté de Daniel Ducarme, pour votre info, à l'heure actuelle la commune d'Uccle a pratiquement autant de dettes qu'elle n'avait de bonus il y a 8 ans, mais il faut dire que la commune a été pendant les 6 premières années continuellement en chantier .

Écrit par : Neuville Robert | 03/05/2008

A philip, Guillaume, le prof. Berendt et tutti quanti Concerne: Le soi-disant mal être des francophones de la périphérie, si vous voulez, comparons leur situation avec celle de Bruxelles.
1° Pour l'enseignement : Toutes les communes à facilités disposent d'écoles francophones pour l'enseignement maternel et primaire dans des locaux souvent plus modernes et mieux fréquentés que ceux de la capitale, à cause du revenu moyen nettement supérieure.
2° Pour les loisirs, ills disposent de beaux complexes des port fréquentés principalement par des francophones accueillis dans leur langue, et à des prix nettement inférieur qu'à Bruxelles, ou les installations y sont souvent anciennes et en nombre insuffisante à cause de la pression immobilière de l'Europe et du manque de financement de Bruxelles auxquelles les partis ferait mieux de s'attarder surtout que cela concerne 1 millions d'habitants, eux qui sont réellement les oubliés de la nation.
Exemples : La cotisation de tennis que ce soit à Drogenbos ou à Linkebeek est de 110 euros alors que le prix moyen, à Uccle et Forêt est de 250 euros, de plus, on y parle que pratiquement que le Français et cela est également la même chose dans tous les autres sports.
3) Il existe pour le 3ème âge un système de carte pratiquement gratuite pour les Bus, trams, trains subsidié par la région flamande pour toute la population à l'encontre de Bruxelles ou cela n'existe que pour le tram et depuis moins longtemps.
4) Les terrains et les locations y sont encore moins chers qu'à Bruxelles à qualité égale.
5) Que dans tous le commerciale et jusque Halle, même ceux tenus par des flamands les francophones y sont abordés, dans leur langue, on ne peut en dire autant à Bruxelles vis à vis des flamands même si cela s'améliore.
6) Je connais par exemple un immeuble de 200 appartements dans une des 6 communes, immeuble que j'ai habité pendant 20 ans ou les assemblées générales étaient tenues exclusivement en français sauf quand un flamand posait une question dans leur langue, ce qui était rare car en générale il la posait en français, situation qui est encore d'actualité ayant toujours un membre de ma famille qui y habite.
J'en parle en connaissance de cause puisque j'ai gardé de nombreuses attaches tant familiales que sportive étant encore membre d'un club de tennis ou je me rends 3 fois par semaines, et ou l'on ne parle que Français, malgré que ce club soit affilié à la fédération flamande, je suppose afin d'obtenir des subsides du Bloso, pour l'école des jeunes dont les moniteurs sont flamands mais sont parfais bilingues.
Cependant, ce qui est vrai, c'est que depuis que l'on parle trop de BHV, les jeunes ménages voulant s'installer définitivement dans ces communes prennent peur et préfèrent voir leur avenir dans une Walllonie toute proche.
Ce qui est également vrai, c'est que tous les conseillés communaux, doivent abordés les sujets en nèérlandais, mais cela ne concerne que quelques dizaines de personnes qui ont choisi de faire de la politique.
Quand aux convocations reçues en néérlandais, cela n'embête qu' une fois tous les 2 ans les quelques personnes agées qui ne veulent absolument pas apprendre quelques mots de flamands, mais ils ont tours un voisin qui peut leur traduire.
Concernant les contacts avec la justice, ou la police, jusqu'à présent il n'y avait pas de problème mais le climat risque de se détèriorer
Conclusions : Si vous voulez vraiment rendre un service à la majorité des francophones des 6 communes à facilités, réglons au plus vite les problèmes de BHV, au moins l'on parlera d'eux au mieux les francophones à part quelques excités au mieux ils se porteront.

Philip: Ce n'est pas la première fois que je parle dans ce sens, mais c'est à croire que le MR tient absolument vis à vis du FDF à jeter de l'huile sur le feu par pur intérêt électorale de leurs amis ce qui fait en même temps le lit des partis séparatistes du Nord et même du Sud, d'ou ma nervosité de ce dimanche ou j'ai traité d'idiots, mais il y avait de quoi, les francophones ayant suggérés que la nomination des bourgmestres dépendent des régions, ce qui était faire preuve une fois de plus d'une grande naïveté.
Par la même occasion, je me félicite de récente prise de position de J.Michel Javaux qui à l'instar du Basta BHV d'un journaliste du soir ont enfin compris le problème.

Écrit par : Neuville Robert | 06/05/2008

Mourir pour BHV??? Il n'en est évidement pas question, comme il n'est pas question non plus de capituler sans condition aux dictats flamingants. Le nœud du problème se situe dans les promesses électorales du cartel CD&V/N-VA qui prétendaient que la scission de BHV ne nécessiterait que quelques minutes de courage politique et se ferait en dehors de toute négociation.

Cette position est évidement inacceptable, comme est inacceptable le fait de ne pas vouloir nommer des bourgmestres démocratiquement élus, de réserver les logements sociaux aux seuls flamands, de ne pas accepter à la plaine de jeu les enfants francophones, de ne pas accepter que des conseillers communaux puissent s'exprimer dans leur langue dans ces communes à majorité francophone, etc...

Des voies d'apaisement existent, elles sont connues de tous les responsables politiques qui discutent aujourd'hui de ce dossier...un compromis avait presqu'été atteint en 2005, refusé par le seul Spirit mais il faut négocier et pas seulement négocier le cadre de la négociation en fonction de considérations internes à la bonne marche du cartel CD&V/N-VA.

Depuis la mise sur pied de ce gouvernement Leterme I, nous voyons la N-VA s'opposer à tous les projets des ministres francophones du gouvernement...ce positionnement un orteil dans la majorité et le reste du corps à l'extérieur sur le même banc que Dedecker et le Vlaamse Belang compromet toute chance de parvenir à une réforme de l'état équilibrée. Il est alors temps si Leterme ne réussit pas à s'imposer dans son parti, de songer à rebattre les cartes...et à évacuer la pression des échéances électorales régionales à venir. Je crois pour ma part qu'aucun compromis équilibré ne pourra être conclu dans l'ambiance actuelle et que regrouper les échéances fédérales et régionales auraient un effet appaisant non négligeable.

Cela dépasse évidement la problématique de BHV. A titre d'information, je parle suffisamment le néerlandais pour lire chaque jour le journal dans cette langue, pour suivre les débats sur les chaines flamandes et pour m'exprimer dans cette langue chaque fois que je suis en Flandres ou avec mes collègues de travail. Pour info, je ne lis pas les convocations électorales que je reçois...je les range et je suis suffisament multilingue pour comprendre dans à peu près toutes les langues européenne l'adresse du bureau de vote et la date de l'élection. Mais ce n'est pas à mon sens, cela l'enjeu de la crispation sur BHV.

Écrit par : Philip Hermann | 06/05/2008

BHV Oui, je crois également, que la proximité, des prochaines élections rend très difficile tout accord.
Cependant d'après ce que je sais, mais je peux me tromper, il faut avant toute élection résoudre ce problème à cause du jugement de la chambre flamande, qui ne demande d'ailleurs pas une scission totale mais surtout que les cantons électoraux correspondent aux provinces.
Donc à moins que prendre de gros risques d' annulation des élections, il faut résoudre BHV, mais cela peut encore attendre une ou 2 périodes de 120 jours et une probable lassitude des 2 parties qui remettra BHV à sa juste place, en tous cas le dernier sondage du soir.be montre que plus de 50 % des Bruxellois veulent que l'on en finisse avec BHV me laisse optimiste, il y a nettement un changement de tendance à Bruxelles et même dans la périphérie ou via les nombreuses discussions que j'ai et qu'il était encore impossible d'avoir il y a seulement un an sous peine d'être regarder comme un traître à la cause défendue par les obsédés linguistiques.
En effet, j'ose maintenant exprimé certaines idées, surtout avec les moins de 60 ans comme celle de l'importance du canton judiciaire par rapport aux cantons électoral et de la nomination d'un certain bourgmestre, qui rendrait un grand service à tous le monde en se retirant de la vie politique, je suis sur que sans lui les 2 autres, les flamands et Mainguin (qui est un homme intelligent ) se montreront beaucoup plus coopératif surtout s'ils se retirent de lui-même.
Toutefois, aux francophones de profiter de cette scission électorale pour obtenir un maximum et notamment un juste financement de la région Bruxelloise.
Savez vous que une fois le mois d'aout les caisses de la cocof sont complètement vides et que des milliers de personnes valides ou semis valide doivent attendre le début de l'année suivante pour obtenir du matériel devenus obsolète ou en mauvais état, en attendant ceux qui ont les moyens le payent eux même, mais c'est loin d'être souvent le cas, n'es ce pas plus important que les qu'un bourgmestre de 80 ans, qui est un beau parleur mais en réalité un obsédé
linguistique comme on en rencontre encore quelques un de sa génération.

Écrit par : Neuville Robert | 06/05/2008

Trouver sur le net http://www.carrefour.be/histoire.htm La loi spéciale du 13 juillet 2001 qui a heureusement remis à flots les finances de la communauté française, comportait aussi, hélas, divers nouveaux transferts aux régions, dont notament, celui de la tutelle sur les communes. Rien n'a été prévu, à cette occasion, pour protéger les majorités francophones dans les communes à facilités!
Commentaires:
Qui était au pouvoir le 13 juillet 2001, le plus fort c'est que cette loi spéciale qui exigeait la majorité des 2/3 du parlement a sans doute été voté par les élus du FDF ceux-ci étant à l'époque au pouvoir, pour rappel c' est ce transfert des pouvoirs du roi vers les régions qui a permis au flamands de ne pas nommé les 3 bourgmestres FDF
En cas, que plus jamais un MR ou un FDF ne vienne se plaindre de la non nomination de leur 3 bougmestres, ma réponse sera à chaque fois toute prête.

Écrit par : Neuville Robert | 08/05/2008

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