09/05/2008

Yves Leterme est seul…

Hier au cours d’une séance plénière de la chambre, Yves Leterme n’a pas pu convaincre son propre groupe parlementaire de s’abstenir de voter l’inscription de la « scission » de BHV à l’agenda de la chambre.  Servais Verherstraeten, chef de groupe CD&V/N-VA, ne se sent pas tenu par les engagements contenus dans l’accord de gouvernement porté par le premier ministre CD&V.  Il a préféré proposer ce vote à ses collègues plutôt que de soutenir son chef de file au gouvernement.

 parlement

Cette attitude est pour le moins paradoxale.  N’est-il pas schizophrénique de prétendre dans un accord de gouvernement que BHV fera l’objet d’une négociation et sera solutionné par un compromis au sein de ce gouvernement et d’autre part de voir son chef de groupe à la chambre s’engager sur la voie d’un passage en force hostile, par ailleurs purement théorique,  par la voie d’un vote communauté contre communauté ? 

 

Durant la campagne électorale, le candidat Leterme a prétendu que solutionner BHV ne demanderait que « Vijf minuten politieke moed » (cinq minutes de courage politique), c’est de ce courage dont notre premier ministre a pourtant singulièrement manqué.  Nous attendions de lui qu’il ait le courage de faire taire ceux qui dans son parti, l’encourageaient à s’engager dans la voie sans issue d’un vote  guerrier et sans concession.  Nous attendions de lui qu’il défende la voie de la négociation, qu’il démontre l’inanité de toute tentative de passer en force.  Nous attendions de lui qu’il formule des propositions équilibrées, qui profitent aux citoyens des deux communautés, pour sortir enfin par le haut de cet épineux dossier.  Nous attendions de lui qu’il défende les intérêts des Belges, qui se soucient dans leur immense majorité comme d’une guigne de ces questions politico-politiciennes.

 

Il a capitulé devant les vociférations des gueulards de son propre parti, et celles de ses partenaires de cartel N-VA.  Il a capitulé devant la pression à laquelle ces derniers sont soumis par le mouvement nationaliste flamand, par la liste De Decker et par le Vlaamse Belang.  Il a capitulé en faisant passer les intérêts particuliers des plus extrémistes de son parti, la peur de se dédire de promesses électorales insensées et intenables, devant l’intérêt du pays et de ses habitants.  « Die man kan het niet !!! »  (Cet homme n’y arrive pas)  titrait récemment Luc VanderKelen, éditorialiste au “Laatste Nieuws”.

 

Impossible pourtant de taire le terrifiant silence voire même parfois la dangereuse complaisance des intellectuels et analystes flamands…  C’était et cela reste leur rôle d’expliquer que la démocratie est la forme de gouvernement, qui impose le débat public et le compromis sur la force, qui oblige à convaincre plutôt qu’à contraindre, qui protège les intérêts des minorités contre les dérives des majorités.  C’est l’essence même de cette démocratie, qui vient d’être bafouée par ce vote communauté contre communauté. 

 

Le Vlaamse Belang ne veut pas de cette démocratie, le fait était connu et établi depuis longtemps et déjà du temps du Vlaamse Blok.  Aujourd’hui, nous devons constater que son populisme et ses simplismes  ont essaimé jusque dans les partis flamands à vocation gouvernementale.  Cet idéalisme jusqu’à l’absurde est une défaite de l’intelligence qui doit en rappeler d’autres à tous les démocrates.

800 000 voix ne semble pas une garantie suffisante contre la solitude.  Cool
 

Pour suivre les débats à la chambre ou revoir ceux qui s'y sont déroulés hier:

http://www.lachambre.be/streaming/getPage.asp?language=fr

 

Les réactions politiques sur Ciel Radio accessible sur le site de « La Libre »:   

Didier Reynders, président du MR

Laurette Onkelinx, Vice-première ministre PS

Melchior Wathelet, secrétaire d'état cdH

Jean Michel Javaux, co-président Ecolo

Les réactions politiques sur RTL

Didier Reynders, président MR

Joëlle Milquet, présidente du cdH

Isabelle Durant, co-présidente Ecolo

 

Commentaires

Je suis tout à fait d'accord avec Philip Hermann. Il est surréaliste qu'un premier ministre soit mis en difficulté par son propre parti. S'il avait réussi à se profiler comme le vrai chef du CD&V/NVA, il ne se serait rien passé hier, car l'Open VLD, le PS, le MR et le CDH s'en tenaient à l'accord gouvernemental. Yves Leterme ne m'a pas encore convaincu par ses capacités à être premier ministre ; il me donne plutôt l'impression d'un homme dépassé par la situation.

Écrit par : Un petit Belge | 09/05/2008

BHV BHV....Bronzer Horizontalement Vite....mdr bon weekend de 3 jours aux petits belges qui se foutent pas mal de ces conneries...

Écrit par : Tich' | 09/05/2008

Absurdité... Je suis d'accord petit, on a bien senti lors des débats au parlement que le reste des partis flamands démocratiques (Open VLD, Spa et Groen) ont voté ce texte sans entrain et sans se laisser entrainer à de puériles manifestations de contentement comme ce fût le cas lors du vote en commission précédemment.

J'ai même cru comprendre qu'ils y allaient à reculons et qu'ils auraient tous préféré ne pas se prononcer et donner une chance à la négociation.

Ceci dit, ils ont quand même suivi le troupeau, emmené par l'ami Bart qui s'est même permis de rivaliser ironiquement avec son ami Gerolf Annemans du Vlaamse Belang dans les débats précédant le vote: en lui demandant de se dépêcher de cloturer ses interventions car il devait "voter la scission de BHV"... On en est malheureusement là.

@Tich': j'ai plein d'autres activités qui ne sont pas politique mais je me garde de parler de bronzage sur les sites qui traitent plutôt de politique. Bon bain de soleil. ;-)

Écrit par : Philip Hermann | 09/05/2008

Je voulais dire "petit belge" et pas seulement petit, qui est trop familier...LOL

Écrit par : Philip Hermann | 09/05/2008

Je me pose la question de savoir si tout cela n'était tout simplement pas prévu au sein du cartel. Je me souviens d'une déclaration de Tony Van Parijs le jour du vote confiance disant en gros que le cartel ne votera plus la confiance le 15 juillet avant même que des négociations aient eu lieu. Le projet du cartel ou plutot de la NVA est donc volontairement le pourrissement du niveau fédéral pour montrer que plus rien n'est possible et mener à la radicalisation au niveau électoral arrivant ainsi devant l'électeur en ayant tenu bon face aux francophones (puisqu'ils n'auront rien lâché) et que s'ils arrivent plus forts après des élections groupées en juin 2009 avec la montée de la LDD et du VB probablement, le cartel pourra obtenir ce qu'il veut par-dessus tout le confédéralisme (si les partis francophones ont la trouille) ou à défaut l'éclatement du pays (si les partis francophones résistent encore). Dans les deux cas, le cartel aura bien sa grande réforme de l'état. Il est donc gagnant sur le long terme.

Écrit par : Guillaume | 10/05/2008

La stratégie de la N-VA est bien connue "Avec la Belgique si c'est possible, sans s'il le faut." Son séparatisme est donc conditionnel et ne laisse pas beaucoup de choix aux francophones soit il faut se soumettre sans condition comme pour BHV, soit on brandit la menace séparatiste. La seule marge de négociation pour les francophones en matière de réforme de l'état serait de pouvoir refuser, pour l'instant, certaines réformes qui seraient trop humiliantes (exemple la provocation concernant les plaques minéralogiques)...

La menace en cas de refus, c'est d'appeler à une radicalisation de l'électorat flamand en prétextant effectivement que l'état fédéral ne fonctionne plus. Ma conviction est qu'il faut éviter pour les francophones de tomber dans le piège de cette seule alternative et de chercher un moyen tiers:

-Même les nationalistes flamands tiennent beaucoup à Bruxelles, qui est effectivement la vitrine sur le monde de notre pays...Une flandres sans Bruxelles, est vouée à l'échec...et constituerait au contraire une nouvelle chance pour les francophones de ce pays.

Il est donc essentiel d'ancrer Bruxelles, où les flamands ne représentent aujourd'hui que 5% de l'électorat, dans le monde francophone. Je soutiens de toute mes forces cette idée de fédération Wallonie-Bruxelles.

-L'électorat flamand n'est pas majoritairement séparatiste, il est par contre crédule...et sensible malheureusement aux slogans populistes. Je crois qu'ils ont cru aux slogans de campagne du cartel CD&V/N-VA: qu'il suffisait de 5 minutes de courage politique pour solutionner BHV, qu'une grande réforme de l'état permettrait plus de "goed bestuur", que cette réforme de l'état "responsabilisante" permettrait aux flamands moins de transferts, etc... et que tout cela pourrait avoir lieu assez facilement.

Ils sont donc surpris que cela ne se passe pas comme annoncé...mais sont-ils pour la cause prêts à se lancer dans l'aventure séparatiste? Rien n'est moins sûr surtout si c'est sans Bruxelles. Je crois que les nationalistes flamands séparatistes sont à 25-30% de l'électorat , chaque progression d'une des composantes du mouvement séparatiste (N-VA+DeDecker+Vlaamse Belang) se fait d'ailleurs au détriment des autres. C'est en tout cas, ce que nous pouvons voir dans les sondages et dans les scrutins.

A mon avis, le moyen-tiers qui doit être proposé par les francophones...passe par un changement de majorité et d'état d'esprit en Wallonie et à Bruxelles...dans le sens d'un plus grand dynamisme économique, de l'affirmation d'une réelle volonté de changement. Il faut aussi prendre la peine de défendre ce point de vue en Flandres.

Il faut délimiter les sphères de compétences entre le fédéral et les entités fédérées dans le sens d'une plus grande efficacité en créant des ensembles homogènes dotés de tous les leviers de pouvoir.

A ces conditions, je crois qu'il est possible de préserver une Belgique fédérale et d'éviter le piège du confédéralisme. Mais il est temps pour les francophones de prendre leur destin en main...cela passe par un changement de majorité aux prochaines échéances électorales.

Écrit par : Philip Hermann | 10/05/2008

Je ne considère pas non plus tous les flamands comme séparatistes mais aussi comme crédules. Il faut dire que si on ne lit que certains mêmes journaux flamands y a de quoi penser ainsi (GVA et BvL entre autres).

On est dans un pays où les partis décident sans referendum sur base d'un programme. Il n'est pas improbable que le CD&V se radicalise ou du moins la majorité de ses élus en devenant passionnel et en poussant à l'éclatement. Donc même si la population flamande ne l'est pas en majorité, on ne peut rien garantir quant aux élus. De plus l'exemple tchéquoslovaque rappelle qu'il n'y avait seulement que 15% de séparatistes et que les politiques ont décidé sans demander l'avis de la population.

Pour le changement de majorité, ça peut aider mais ça me parait insuffisant. Il parait assez évident que le PS sorte des exécutifs régionaux surtout à Bruxelles mais personne ne peut prévoir sa composition sur base des scores des 3 autres partis. Maintenant c'est un peu court au niveau délai et les clichés restent tenaces. Il faut au minimum une dizaine d'années après que les premiers effets soient visibles pour que ces clichés commencent seulement à s'effriter. Je doute qu'il nous reste ce temps-là.

Pour Bruxelles, c'est effectivement le hic des nationalistes.

Pour l'addition des votes (NVA+LDD+VB), ne pas oublier que Dedecker va capter des votes libéraux flamands via son populisme nationaliste néo-libéral et donc qu'il fera sien des votes aujourd'hui de l'OpenVLD et qu'en cas d'éclatement du cartel il est fort probable que des élus CD&V suivent la NVA. Le président des Jong CD&V'er est devenu un adorateur de De Wever.

Écrit par : Guillaume | 10/05/2008

L'inertie politique D'après tous les spécialistes en science politique, le "flottant" en politique, cad les électeurs qui déterminent effectivement leurs votes en fonction de l'actualité politique, ne représente que 20% de l'électorat. L'atavisme règne encore dans les bureaux de vote même en Flandre.

C'est la raison pour laquelle je ne crois pas que nous puissions si facilement transférer les votes des partis politiques en fonction des renversements d'alliance et des recrutements trans-partis. Je cherche par exemple encore un effet Fourneau au MR...

Il reste également des campagnes électorales à mener...Verhofstadt a été fort affaibli lors de la dernière par les slogans du cartel, il subissait également l'usure du pouvoir... La N-VA vient de prouver que la première partie de son programme n'était pas si facile que cela à mettre en œuvre, elle vient aussi de donner des armes à ses contradicteurs tandis que la seconde phase de ce programme (le séparatisme) reste sans doute trop extrême pour son électorat...en tout cas actuellement.

Nous assistons également en Flandres à une explication de texte de cette crise dans les médias...des voix commencent à s'élever en expliquant les difficultés alors que ce n'était pas le cas pendant la dernière campagne électorale où Leterme a profité à plein de son aura de bon ministre-président flamand et d'un radicalisme, qui n'avait pas encore subi l'épreuve d'une mise en situation.

Le radicalisme flamingant progresse en Flandre, c'est indéniable mais je ne crois pas du tout à un raz de marée même pour un Forza Flandria à l'heure actuelle. Le Vlaamse Belang ne se laissera pas dépecer sans réaction (certains de leurs membres sont totalement inassimilables par des partis démocratiques), le CD&V, séparé de la N-VA?, ne restera pas inactif non plus et l'Open Vld et le SPa ont déjà fait le deuil de ceux de leurs électeurs qui étaient les plus radicaux.

Enfin, le temps politique est forcément long, pour mettre en place une réforme comme pour en recueillir les fruits... Il est certes urgent d'agir mais nous ne sommes pas dans la configuration tchécoslovaque, la Belgique est bien plus compliquée: dette publique, vieillissement de la population, cycles économiques plus favorables à la Wallonie, Bruxelles, BHV... Les séparatistes devront encore se confronter à bien des problèmes et y apporter des solutions réalistes avant de pouvoir prendre leur envol...cela nous laisse du temps pour réagir même si il est indispensable de prendre la mesure de l'urgence de notre côté aussi.

Écrit par : Philip Hermann | 10/05/2008

Une fiction suréalliste Etant rentré en polèmique avec un Flamand sur le Soir.be, qui disait qu'il ne comprenait pas que l'on ne cède pas sur une scission de BHV qu'ils attendent depuis 40 ans, je lui ai répondu ceci :
Vous me faite pensé à un enfant qui fait un caprice et qui pleurent pendant des heures pour obtenir quelque chose.
Vexé, il m'a répondu, que dans le cas ou les francophones ne cèderait pas il couperait les transferts, Nord/Sud et que ce serait une catastrophe pour nous.
Ce à quoi j'ai l'intention de lui répondre :
A flamaxxo( c'est son pseudo )
Dans le commentaire c!-dessuss, la fiction d'un état Bruxelles/Wallonie qui pourrait cependant devenir une réalité au cas ou les partis séparatistes deviendraient majoritaire en Flandre et qu'ils exigerait la sé paration de la Belgique, avec un partage à l'amiable de l'ancien état.
Les grandes lignes d'un nouvel état fédéral Wallonie/Bruxelles.
1) Nom : Belgique....
2)Capital fédéral : Bruxelles
3) Région : Wallonie, Bruxelles et cantons de l'est
4) Chef d'état : Albert 2
5)Langue: Français, sauf à Bruxelles ou des facilités linguistiques seraient accordés aux minorités flamandes le temps que ceux-ci puissent s'adapté.
6)Les taxes seraient perçues sur le lieu de travil et reditribués équitablement entre les régions 8) Aéroport : Bierset et Bruxelles/Sud La suite, je préfère la laisser aux politiques plus spécialisé en la matière.
Ceci n'est bien entendu qu'une fiction qui n'est pas souhaitable.
Remarques: Aux début les commentaires de ce flamand semblait résonnable, mais s'envenime dès que les flamands sentent une résistance francophone ce qui est symptamatique de leur attitude.

Écrit par : Neuville Robert | 11/05/2008

La fiction cidessus Voila c'est passé sur le Soir.be belgique sur Yves Leterme pressé d'agir commentaire n°79, mais légèrement modifié.

Écrit par : Neuville Robert | 11/05/2008

Serait ce le bout du tunnel ??? La récente prise de position du président du VLD qui veut une solution sur BHV avant le 15 juillet menaçant de retirer son parti si il n'y a pas d'accord pour cette date, change complètement la donne, car il a compris que Bart de Wever essaye de laisser pourrir la situation pour engranger un maximum d'électeurs nationalistes pour les prochaines élections, il a également souhaité que comme pour le premier paquet le SPA prenne part à cette négociation, serait ce la fin des diktats de la NVA, surtout que Mariane Thyssen l'idéologue du parti et future Présidente du CDNV jeudi prochain à l'air d'avoir un caractère bien trempé pour contré l'acsendant qu'avait pris sur son parti l'ami Bart.

Écrit par : Neuville Robert | 13/05/2008

Enfin... Rien de pire que cet atmosphère de coup d'état permanent, créée par la N-VA. Je me réjouis que ce halte là provienne d'un parti flamand. L'open VLD vient de poser un geste courageux surtout compte tenu de l'omerta qui règne actuellement en Flandres et qui décourage tout apaisement des tensions communautaires. Reste à espérer que ces questions communautaires seront effectivement évacuées dès le 15 juillet.

Vous semblez être rassuré par l'entrée en fonction prochaine de Marianne Thyssen à la tête du CD&V... Je ne la connais pas, espérons que vos infos se révéleront crédibles. Le cdH aurait-il repris langue avec son partenaire flamand...se mettront-ils d'accord? Feront-ils des propositions conjointes?

Vous êtes surement mieux informé que moi, ;-) J'attend encore un peu avant de partager cet enthousiasme.

Écrit par : Philip Hermann | 13/05/2008

Concernant, la future Présidente du CDNV j'ai confondu une interview de son prédécesseur donné hier sur le Soir.be après son court passage à la présidence du CDNV , en effet, c'est bien lui qui est considéré comme l'idéologue du parti, toute mes excuses pour l'appréciation prématuré de Marianne Thyssen qui rentrera bien en fonction jeudi, mais j'ai des excuses l'interview du soir prêtait vraiment à confusion, c'est en revoyant un article sur 7/7 qui parlait de cette interview que je me suis rendu compte de qui avait réellement été interviewé.
Néanmoins, tu sais ce que je pense sur la ténacité des femmes de pouvoir et il serait étonnant qu'elle se laisse mené par le bout du nez par Bart de Wever comme l'a été le prédécesseur d'Etienne Schouppe, je crois qu'il s'agissait de Jos Van Deurzen qui était vraiment dominé par le Président de la NVA selon des journalistes flamands.

Écrit par : Neuville Robert | 14/05/2008

Les déclarations d'olivier Maiguin Celui-ci veut avant toute négociation, un préalable sur la nomination des 3 bourgmestres, ce qui est ridicule et montre qu'il est dans la même ligne que Bart de Wever, c'est à dire qu'ils désire un pourrissement de la situation le plus longtemps possible d'autant plus qu'avec ces déclarations, il déforce fortement la position des francophones qui avaient des demandes bien plus importantes que celles des vieux fransquillons de la périphérie qui le considére maintenant comme un héros c'est pour les avoir côtoyés sur les forums du soir que j'ai compris qu'ils sont encore pire que je le pensais , et que ceux que je fréquente parfois dans les clubs de sport, commençant la plus part de leurs commentaires par des insultes souvent grossières, ou des attaques systématiques confondant les nationalistes du Vlaams Belang avec celles de la population ou des partis traditionnels ne faisant aucunes différences, ils se laissent d'autant plus aller qu'ils se cachent derrière des pseudos, ils commencent même à me dégouter. Je suis fortement déçu d'Olivier Mainguin qui a fait cette déclaration intempestive avant même que ne débute les négociations, sans doute est-il déçu par ce qu'il se rend compte que si il y a 8 partis autour de la table les forces centrifuges des 2 cartels que sont la NVA et le FDF n'auront plus voix au chapitre et seront même probablement absent des discussions. c'est le moment de vérité et on va maintenant voir si votre Président à vraiment l'étoffe d'un homme d'état, car s'il cède à ses forces centrifuges ne fussent que sur leur présence mon opinion sera faite, il en va évidement de même pour les dirigeants de l'autre cartel du CDNV.

Écrit par : Neuville Robert | 17/05/2008

La position du Mouvement Réformateur et de l'ensemble des partis politiques francophones d'ailleurs, c'est qu'il n'y aura pas d'accords communautaires sans une solution concernant la nomination de ces bourgmestres. Les néerlandophones font mine de ne pas vouloir interférer avec une décision appartenant au seul gouvernement flamand, mais cette exigence francophone répétée depuis le premier jour des négociations à Val Duchesse...est parfaitement connue de ceux-ci.

Ce n'est pas aujourd'hui que cette nomination inquiète le conseil de l'Europe et la presse internationale, que nous assisterons au lâchage de ces bourgmestres, confortablement élu dans leurs communes par les politiques francophones. Cela me semble même totalement exclu!!!

Il est clair qu'affirmer qu'il s'agit d'un préalable à tout débat, est une position exagérée...après tout ne débattent-il pas depuis déjà plusieurs mois? LOL Je ne me formalise pas de ce point de détail et il ne correspond en rien avec les nombreuses oukazes formulées par la N-VA (pas de circonscription fédérale, pas de transfert de compétences des entitées fédérées vers le niveau fédéral, scission de BHV sans compensation et tutti quanti).

Écrit par : Philip Hermann | 17/05/2008

La faute au Cartel Je ne suis absolument pas d'accord avec cette position nouvelle du MR, pour des raisons historiques entre Flamands et Wallons qui se sont entendus entre eux en 1963 au détriment de Bruxelles qui était jugés par les uns comme une menace pour leur combat contre l'aristocratie Flamande mais utilisant principalement le Français pour se différencié avec un certain dédain vis à vis de leur population, et par les wallons parce qu'ils trouvait Bruxelles trop bourgeois et trop libérale
en 1962 de plus votre attitude m'étonne, vous qui étiez disposé à abdiquer en rase campagne fin novembre devant les exigences de la NVA pour avoir un accord sur l'orange bleu, sans oublié que votre parti qui se dit défenseur des francophones, qui avez vôté cette fameuse loi spéciale du 15 juillet sur le transfert de la tutelle des communes aux régions articles 41 que le parti de Mme Milquet avait rejetté à l'époque, étant le seul parti à voté contre, pou rappel c'est cette loi qui a permis aà Marino Keulen de refusé cette nomination, car avant cette loi c'était le roi qui nomait les Bourgmestres suivant l'avis du conseil communale, quand on fait une gaffe aussi monumentale qu celle-la on assume.
J'ai devant moi le rapport du sénat de même que les parti ayant voté l'article 41 qui prouve mes dires.

Écrit par : Neuville Robert | 18/05/2008

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