15/07/2008

Reynders: premier ministre!!!

Ce n’est pas une victoire, il n’y a aucune raison de s’en réjouir, il est impossible de croire qu’il s’agira d’une sinécure mais c’est aujourd’hui une nécessité : Didier Reynders doit prendre la tête du gouvernement fédéral et tenter de sauver l’accord socio-économique conclu ce week-end.

 

La population ne peut pas être prise en otage plus longtemps par les excités nationalistes : un gouvernement fédéral doit prendre ses responsabilités et gérer notre pays et les délicates questions posées pour le pouvoir d’achat par le regain de l’inflation, la crise financière et le renchérissement du coût de l’énergie.  Il serait suicidaire de laisser s’installer une vacuité du pouvoir comme lors des précédentes tensions communautaires dans les années 80.  Nous devons nous souvenir de la crise économique qui en avait résulté et de l’incroyable endettement public, que nous payons encore actuellement.

 

La crise communautaire, qui paralyse notre pays depuis ces dernières élections, ne pourra certainement pas être réglée avant le prochain scrutin électoral alors que cette campagne électorale, importantissime, va débuter dès la rentrée politique de septembre.  En refusant de donner au gouvernement Leterme I la chance de prolonger ces discussions difficiles, son cartel CD&V/N-VA a forcé la démission de ce dernier.  Ils sont les seuls responsables de cette crise.  Yves Leterme en préférant sauver son cartel plutôt que le pays et sa population, a sans doute signé définitivement son suicide politique.

 

Aujourd’hui, il faut d’urgence qu’émergent des politiques responsables, qui prennent le temps de réformer l’état belge en profondeur et règlent une bonne fois pour toute la scission de BHV, qui mettent en œuvre les décisions prises par Leterme I dans les matières socio-économiques et enfin qui organisent un scrutin d’envergure nationale à l’occasion des prochaines élections régionales : un gouvernement de salut public en somme.  Didier Reynders a, je le répète ici depuis assez longtemps, toutes les qualités pour réussir à mener cette équipe là.

Commentaires

Quel que soit le premier ministre, il faut laisser le gouvernement fédéral en place s'occuper du socio-économique (il y a de bonnes idées dans les accords de ce week-end) et laisser le débat institutionnel entre les mains d'un groupe de réflexion associant fédéral/régions/communautés. Il ne faut plus lier le sort du gouvernement fédéral aux avancées du débat communautaire.

Écrit par : Un petit Belge | 15/07/2008

C'est très très prématuré de déjà avancer à vos lecteurs, le vice-premier Reynders n°1, singeant son défunt premier ministre Leterme. Il n'y a que toi pour croire ces ragots des médias, ce n'est qu'une éventualité sans fondement, à moins que ton leader politique préféré soit dans les bonnes grâces de sa majesté. N'oublie pas qu'il fait partie du gouvernement suicidaire Leterme sans résultat depuis l'orange bleue. Didier Reynders ne rajoutera rien à la situation périlleuse économique d'une Belgique très mal traitée au Sud avec la complicité des libéraux et des erreurs budgétaires en suivant. Le fossé économique Nord-Sud est édifiant à ce sujet, donc je te laisse croire à tes espérances et bonne chance...! Pour ma part, s'il devait y avoir une transition d'un premier francophone, à savoir le libéral Reynders, elle sera également de très courte durée, hélas...!

Écrit par : Michel | 15/07/2008

Je vais vous étonner, je suis pour Reynders 1er ministre, en espérant qu'il pourra mieux museler Mainguin, que Leterme n'a museler De Wever, dans le cas contraire il ne fera pas long feu, il parait qu'il a offert toute les semaines des fleurs à Joëlle Milquet qui n'a plus l'air d'être contre le fait qu'il devienne premier ministre, mais de là à ce qu'il fasse une alliance avec elle après les élections, mais il est sur le bon chemin.

Pour être plus sérieux, un grand bravo aux 4 Présidents francophones pour leur ténacité constructive et qui paraissent être beaucoup plus unis que leurs collègues du Nord sur le communautaire, on peut être fiers d'eux surtout s'ils s'expliquent leur position de la même façon dans les médias du Nord, qu'il ne l'ont fait sur RTBF ce midi.

Écrit par : Neuville Robert | 15/07/2008

Quelques réponses @petit belge: je crois être suffisamment clair dans mon message... La tâche de premier ministre belge sera loin d'être une sinécure, ce ne sera un cadeau pour personne et je crois qu'il est difficilement envisageable de confier une nouvelle fois le destin de la Belgique à Yves Leterme. Je suis d'accord qu'il serait préférable de découpler l'agenda communautaire et celui du gouvernement mais c'est bien entendu, ce que refuse la N-VA et l'ensemble des membres du mouvement nationaliste flamand avec une belle constance depuis le début de ces négociations. Si je me réfère aux infos contenue dans le livre "bye bye belgium", le pourrissement actuel fait partie intégrante de la stratégie de ce mouvement.

@ Michel Joris: je ne comprend pas bien le sens de votre commentaire mais bon...je vais quand même faire un essai de réponse ;-)
1. Je parle effectivement de Didier Reynders comme premier ministre parce que les médias en parlent mais aussi parce qu'il est certainement au vu des derniers résultats électoraux, un prétendant légitime à la fonction puisque leader de la première famille politique du pays.

2. Dans le gouvernement "suicidaire" de Leterme, la quasi-totalité des partis démocratiques est représentée à l'exception notable des Ecolo-Groen et du SPA... L'échec de Leterme est donc l'échec de tous!?! y compris du PS!!! J'espère de tout coeur que vous ne soutenez pas le projet de nommer quelqu'un du Vlaamse Belang ou JMDD comme premier ministre!!!

3. Quant au fossé économique entre la Flandre et le reste de la Belgique... Je dis ça et je ne dis rien: Qui est au commande à la communauté française, à la région wallonne et à Bruxelles...depuis des dizaines d'années sans interruption? Si on cherche des responsabilités? On ne mettra pas longtemps à pointer du doigt les responsables de ce déclin ininterrompu!!! N'hésitez pas à revenir souvent nous porter la bonne parole socialiste!!!

@Robert Neuville, je suis également assez impressionné par la cohésion affichée de l'ensemble des présidents de parti dans les JT d'aujourd'hui. Yves Leterme doit beaucoup regretter de ne pas disposer du même soutien en Flandre, voilà ce que l'on récolte quand on fait des promesses intenables: certains n'ont pas encore compris au nord que toute réforme devra être négociée et devra se faire au bénéfice de tous ou qu'elle ne sera pas!!!

Écrit par : Philip Hermann | 16/07/2008

@ Philippe Concernant les années 80, et la dette, je crois surtout que cette dette a filé à cause de l'état unitaire de l'époque, un exemple de gaspillage, après l'agrandissement du port de Zeebruge qui a couté pour finir 120 milliard de FB de l'époque au lieu des 50 milliards prévus les Wallons ont demandés 20 milliards pour la construction de Streppy/ Braquegnie qui a fini par couter 50 milliards et c'était tous le temps comme cela surtout sous les gouvernements Tindemans et les premiers Martens,, je ne crois pas qu'une crise provoque un gaspillage que du contraire, mais par contre pour l'économie et le pouvoir d'achat cela pourrait se révéler néfaste si des décisions ne sont pas prisent à temps, c'est pour cette raison que je suis pour une responsabilité accrue des régions qui en cas de crise pourrait prendre le relais de l'état centrale(sans compter les décisions de l'Europe de plus enplus nombreuses) ce qui se passe pour le moment avec le meilleur exemple qui est de la privatisation de l'aéroport de Gosselie, d'autant plus que Frère est dèrrière, je viens de l'apprendre de la bouche même de l'ancien patron de l'aéroport de Zaventhem avec qui je viens de faire une partie de tennis.

Écrit par : Neuville Robert | 16/07/2008

Le cout de la crise Je ne suis pas d'accord: une crise politique coute cher, même très cher.

1. Dans les année 80, indépendamment des grands travaux d'infrastructures (les gti de l'ami Jean-Claude Defossé)...il fallait faire face au déclin de l'industrie lourde et à la fermeture des mines de charbon. De mauvaises décisions ont été prises alors en visant le court-terme...avec tout l'argent dépensé à sauver des industries lourdes moribondes et sans l'instabilité sociale qui en a résulté, il aurait été possible d'inscrire la wallonie résolument dans l'avenir.

2. L'absence de contrôle budgétaire au cours de l'année passée a pesé sur les finances de l'état...d'après certains spécialistes, cette absence de contrôle et d'ajustement aurait coûté environs 3 milliards d'€ au gouvernement fédéral.

Nous l'avons peut-être un peu oublié avec la monnaie unique (€) mais la crise que nous vivons aurait sans aucun doute entraîné une dévaluation importante du franc belge s'il existait encore...surtout dans le contexte international actuel.

Le mouvement nationaliste flamand a l'ambition de priver la Belgique de gouvernement fédéral afin de prouver sa thèse selon laquelle cette structure serait aujourd'hui superflue et accélérer la dissolution de l'état belge (il faut lire ou relire "Bye Bye Belgium" de Dutilleux et si possible aussi entre les lignes)...tout était déjà décrit dans ce livre.

L'information sur votre partie de tennis avec l'autre homme au papillon? est très intéressante. Zaventem est en effet une hérésie en matière de nuisances sonores et de gestion aéroportuaire (risque catastrophe aérienne): un cas unique en Europe d'ailleurs où personne ne développe de tels aéroports à proximité de telle concentration d'habitants.

La Wallonie peut se redéployer autour de ses aéroports de Charleroi (passagers) et de Liège (logistique) et profiter de ses excellentes infrastructures de transport (eau-rail-route) alors que les réseaux routiers et ferroviaires flamands sont aujourd'hui saturés et que les problèmes de terrains interdisent la construction de tout aéroport important en terre flamande.

Dans le contexte actuel avec la dégradation de l'environnement socio-économique (crise financière, renchérissement du cout de l'énergie, inflation, faiblesse du dollar, etc...), il serait suicidaire de tester simplement les hypothèses de travail des nationalistes flamands et voir si nous pouvons nous passer d'une structure fédérale...

Même si je ne suis pas opposé à ce que les régions disposent de plus de leviers de décision politique et économique: la guerre des tranchées qui existe aujourd'hui à l'étage fédéral, comme vous l'avez bien décrit, engendre également une paralysie néfaste à la bonne gestion de notre économie.

Écrit par : Philip Hermann | 16/07/2008

Le comentaire précédent complète mon analyse sur les effets de la crise et il est un fait que nous évoluons tous par la force des choses vers beaucoup plus de régionalisation pour en arriver sans doute un jour, vers une Europe des états et des régions, à ce moments nos disputes n'auront plus aucuns sens et si l'état Belge existera encore, à l'instar de ce qui va de l' Angleterre avec l'Ecosse ce sera pour garder un sentiment national, mais dans les faits cela sera très différent ce qui est une bonne chose, quand au destin de ma ville, je souhaite qu'elle se concentre de plus en plus à son rôle d'hôte de l'Europe et qu'elle soit moins freiner qu'actuellement dans sa rénovation immobilière par des capitaux privés qui n'attendent que cela pour investir massivement, mais on sait tous que le PS freine des 4 fers, cette évolution de peur de perdre des électeurs à cause de cette rénovation par le privé, qui ne coute pas un sou à la région, c'est seulement une volonté politique.
Pour changer de sujet je viens de faire une pub pour le sondage sur l'article" Sondage on-line" post 4 & 5 qui vient de paraître sur le soir.be tous mes commentaires sur de plus gros forums ressemblent au 5. A+

Écrit par : Neuville Robert | 16/07/2008

La décision du parlement Wallon de cet après midi Merci au élus Wallons pour avoir votés pour la présence d'un représentant Bruxellois lors de prochaines négociations, les élus Bruxellois sauront s'en souvenir le moment venu, on ne peut en dire autant des élus flamands qui font tous ce qu'ils peuvent pour éviter une présence Bruxelloise alors qu'il n'y a que 5% et 2 élus extrèmistes.

Écrit par : Neuville Robert | 16/07/2008

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