13/03/2007

La pétition pour un service minimum au TEC

Si comme moi, vous en avez assez de la toute puissance des syndicats dans les transports en commun et plus généralement dans les services publics.  Allez signez la pétition sur le site de Willy Borsus, réclamant l' instauration d'un service minimum!!!

 

En effet, ces grévistes sauvages n'hésitent pas à interrompre tout service sans préavis à la moindre contrariété.  Même s'il n'est pas dans mes intentions de militer contre le droit de grêve, il me semble que ces pratiques devraient être illégales.  Car elles touchent le plus durement les personnes les plus fragilisées de notre société: celles qui sont isolées et malades, le personnes âgées qui n'ont pas d'autres moyens de déplacement et certainement pas les revenus les plus importants, en fait ces actions touchent avant tout les plus faibles de nos concitoyens qui n' ont d'autres moyens de transport que ces services publics.

 

En pratiquant ces grêves sauvages, ces personnes provoquent de véritables drames sociaux, où des malades ne peuvent rentrer chez eux, où des enfants sont livrés à eux-même, loin de servir leur cause avec laquelle j'ai souvent beaucoup de sympathie, les violences contre les agents des services publics me sont intolérables et me semblent devoir faire l'objet d'une bien plus grande sévérité.

 

Je précise, bien sûr, que je ne suis aucunement contre le droit de grêve, je suis simplement contre celui d'entamer des grêves sauvages totale pour des services publics aussi important que les transports en commun ou les soins de santé ou encore la poste. 

 

 

23:00 Écrit par Philip Hermann dans Social | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : tec, greve sauvage, willy borsus, petition |  Facebook |

23/01/2007

Un hommage à l'abbé Pierre...

Voilà quelqu'un qui hurlait contre l'injustice et faisait plier les plus puissants. Effectivement, c'est le rôle des politiques de faire en sorte que plus personne ne meure de faim ou de froid en Europe. Malgré son action, le nombre de SDF n'a cessé de croitre, le nombre de personnes qui ont besoin des restos du coeur ou des banques alimentaires également.

Le libéralisme du MR, ce n'est pas de dire qu'ils se débrouillent!!! Ca, c'est la caricature que ses adversaires politiques aimeraient faire croire. Simplement pour que l'état assume cette responsabilité et même si la Belgique n'est pas la France, il ne faut pas que les logements sociaux servent à héberger des joueurs de foot, que les techniciens de la commune installent des chauffages dans les villégiatures de vacances des élus communaux ou que la cagnotte permette des frais de restaurant de plusieurs dizaines de milliers d'€ par an.

Maintenant la vision que j'ai de la politique, c'est qu'on ne retrouve réellement sa dignité que par le travail (comme les chiffoniers d'Emmaüs)...donc le but de toute action sociale, c'est de tendre vers cet objectif d'un emploi pour tous. Même si l'évidence, c'est qu'il n'est pas possible à tous d'y parvenir actuellement en Wallonie. C'est ce contexte économique qu'il est important de changer...en s'inspirant de ce qui fonctionne ailleurs.

00:53 Écrit par Philip Hermann dans Social | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : abbe piuerre, emmaus, chiffoniers, social, liberalisme |  Facebook |

20/12/2006

Les forçats du salaire minimum garanti...

Je suis complètement interloqué par ce que je viens de lire dans la presse de ce matin!!! En effet, "La libre", relatant les importantes négociations intersectorielles en cours, nous apprend que les syndicats s'opposent à une augmentation du salaire net des plus bas revenus!!! Vous avez bien lu...voici un extrait significatif de l'article du jour:

"3. Le revenu minimum. Les syndicats exigent un relèvement du revenu minimum garanti. Ils disent que les travailleurs engagés au salaire plancher, nombreux dans les PME, ont de plus en plus de mal à nouer les deux bouts. Les employeurs estiment qu'on peut augmenter leur salaire poche, en réduisant encore la charge fiscale et parafiscale qui pèse sur le revenu minimum voire même en instaurant une sorte d'impôt négatif. Le gouvernement a d'ailleurs prévu des moyens pour cela. Mais les syndicats veulent une hausse du salaire minimum brut."

Les forces réactionnaires ne sont donc pas toujours celles que l'on croit: ce sont bien les syndicats qui défendent une hausse du salaire brut (dont se soucient comme d'une guigne les salariés, qui peinent à boucler leurs fins de mois). Revendiquer uniquement une hausse des salaires bruts, est le plus sûr moyen de pénaliser plus encore les entreprises belges par rapport à leurs concurrents étrangers (le coût salarial belge est l'un des plus élevé en Europe)...sans d'ailleurs que cela ne profite aux travailleurs pour qui seul le net compte.

A qui profite le crime? Ce n'est pas aux employeurs, pour qui seul le coût salarial compte et qui est demandeur d'une augmentation du net de leurs salariés, pas le gouvernement et notamment notre ministre des finances, qui imagine même des solutions créatives comme un impôt négatif pour aider les plus bas revenus, pas les salariés, comme nous l'avons vu plus haut!!!

Les seuls, qui profitent réellement du crime, ce sont les armées de fonctionnaires de nos administrations, qui retardent ainsi la nécessaire restructuration de l' administration belge. A titre informatif, pour 1000 habitants, la Belgique compte 37 fonctionnaires alors que des pays qui ne sont pourtant pas des chantres du libéralisme sauvage ou de la désorganisation tels que la Finlande en compte 22, l'Irlande 23, etc !!!

Bien sûr, cette catégorie de travailleur est fortement syndiquée!!! Sûr de leur emploi, ils revendiquent haut et fort, et n'hésitent pas à partir en grêve à la moindre contrariété. Omnipotent au sein des syndicats, sensés pourtant représenter toutes les catégories de travailleurs mais également les chômeurs, ils dictent leurs lois jusque dans les négociations interprofessionnelles, qui ne les concernent pourtant en rien (ces négociations concernent les patrons du privé et les représentants de leurs salariés)!!! Si au moins, nous pouvions être satisfait par leur efficacité, leur conscience professionnelle, etc

02/08/2006

Des nouvelles du candidat réfugié politique algérien

L'accompagnement des candidats au retour volontaire, cela marche. 

 

Depuis une dizaine de jours, je suis le dossier d' un faux candidat réfugié politique à la demande de sa protectrice, qui avait sollicité que j' intervienne pour obtenir une régularisation de son dossier, ce que j'ai refusé lorsque j'ai appris qu'il avait menti lors de son audition devant l'office des étrangers.  Il avait bien entendu suivi les conseils des réseaux de traite des êtres humains et demandé des certificats de complaisance à des complices dans l'administration.  Toute sa famille a participé aux frais de voyage, très élevés et après un périple que je vous épargnerai, il aboutit à Charleroi chez des connaissances.  Au début, tout se passe bien, il raconte son histoire à l'office des étrangers, fait sa demande de CPAS, partage un logement chez un marchand de sommeil et trouve un travail dans la construction en noir...

 

Mais rapidement, la malchance, un accident de travail, l'hôpital, les soins et, finalement, plus que le CPAS pour subvenir à ses besoins.  Il déménage à Liège, pas de perspectives d'emploi, il fait une dépression, puis est hospitalisé en psychiatrie 6 mois...Lorsqu'il en sort, il se réfugie dans la religion pour tenir.  Sur les conseils de sa famille à laquelle il téléphone tous les jours, il émet alors le rêve de se marier en blanc pour obtenir des papiers.  Mais il ne sait pas y faire, très diminué et ne sachant pas mentir (son dossier n'a aucune chance d'aboutir, ses avocats pro-déo, le savent, ils jouent la montre et multiplient les procédures -un vrai business aussi, ça), il errait en complète déshérence lorsqu'il rencontre sa bienfaitrice.  Il lui avoue qu'il ne mange pas tous les jours à sa faim, qu'il n'a plus ni avenir, ni projet.  C'est à ce moment qu'elle me sollicite. 

 

Face à autant de détresse, je ne me résouds pas à un simple refus, je me renseigne sur les programmes d'accompagnement au retour volontaire (prise en charge de tous les frais de voyage et mise à disposition d'un pécule de 250€ à l'arrivée), je l'entretiens sur les programmes de micro-crédit, je prends des contacts avec eux...Il en parle à sa famille, qui lui conseille de se rendre en Espagne, où on régularise!!!  Sur mes conseils, il leur parle de la possibilité de disposer d'un crédit pour se lancer dans une activité chez lui en Algérie.  Tout le monde hésite...

 

Hier, il s'est rendu dans un centre d'accompagnement au retour volontaire, où une conseillère l'a assuré de la disponibilité de fonds (le programme vient de démarrer, les fonds sont là) et d'une assistance en Algérie, elle a téléphoné devant lui, on l'attend.  Il va créer un commerce de vêtements avec son frêre, qui est directeur d'un centre sportif, nous avons calculé ensemble avec lui et son frêre, ses besoins en capitaux, les remboursements, les frais fixes, etc...Aujourd'hui, sa mère lui a promis qu'il aurait toujours le gite et le couvert.  Si le commerce marche, elle connait aussi quelqu'un qui serait d'accord de l'épouser...

 

Il a signé les papiers, il est réellement heureux et enthousiaste, espérons que tout se déroule selon le plan.  Je garderai le contact. 

23:26 Écrit par Philip Hermann dans Social | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : refugie, micro-credit, aide |  Facebook |

01/08/2006

On n'en parlera pas dans les journaux...

Aujourd'hui comme souvent, j'ai été boire un café, à mon avis le meilleur café de la ville, et lire mes journaux chez mon ami Carmine, à la Taverne Blonden (ce n'est pas une flagornerie électorale, il ne vote pas).

 

Soudain de l'agitation à l'extérieur, une voiture fait crisser ses freins, une vieille dame vient de tomber sur le passage pour piéton. 

 

Pour comprendre ce qui vient de se passer, il faut remonter quelques jours en arrière...un gros orage, des geyzers d'eau s'échappent des avaloirs et des taques d'égouts, la chaussée se soulève au centre de la rue et également sur les accotements, les services de la Cile interviennent et mettent rapidement fin à l'innondation.  Ils n'ont pas hésité à se mouiller (au sens propre, il pleuvait des cordes et ils ont vérifié les canalisations en plongeant dans les geysers) pour y parvenir.

 

 

Malheureusement, aucune mesure même provisoire n'a été prise pour signaler les accotements devenus dangereux.  Ce sont eux qui sont responsables de la chute de la dame.  Ce qui était vraiment poignant, mis à part une petite blessure à la lèvre, elle n'a pas pu amortir sa chute avec les mains, et le fait qu'elle tremblait de tout son corps, c'est qu'elle répétait que pour une fois qu'elle sortait de sa maison de retraite (juste à côté de chez moi), il faisait moins chaud aujourd'hui, elle était tombée...d'un ton dont on comprenait qu'on ne l'y prendrait plus!!! 

23:56 Écrit par Philip Hermann dans Social | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

27/07/2006

Pour une immigration choisie et un accompagnement au retour volontaire

Il y a quelques jours dans le cadre de ma campagne électorale, j'ai été invité à prendre connaissance du dossier d'un candidat-réfugié politique algérien.  Celui-ci est dans notre pays depuis plusieurs années déjà et vit dans une détresse de plus en plus insupportable. 

 

En effet, sans papier et donc sans possibilité de travail, il erre dans l'assistanat le plus total avec la contrainte supplémentaire que ses parents restés en Algérie comptaient sur lui pour améliorer le sort de la famille toute entière.

 

Ce dossier m'a inspirée la contribution suivante que j'ai laissé sur le forum de La Libre.  Je vous la livre telle quelle.

 

Je crois que vouloir interdire purement et simplement toute immigration, n'est pas la bonne stratégie...nous avons des besoins en main d'oeuvre étrangère non-satisfait, même si nous avons également plus que notre lot de chômeurs. Si les immigrés, que nous accueillons, étaient qualifiés dans les domaines où nous connaissons une pénurie, connaissaient au minimum une de nos langues nationales et travaillaient, la population belge traditionnellement accueillante, n'aurait plus beaucoup de raison de se plaindre...toutes les précédentes vagues d'immigration, l'ont été sur ce thème et n'ont pas posé de problèmes particuliers.

Ce qui ne va pas, c'est qu'actuellement, nous accueillons sous-couvert de candidature au statut de réfugiés politiques, une masse considérable de personnes, qui n'ont aucune chance de trouver un travail, ni aucun désir autre que celui de bénéficier de notre généreux système de protection sociale. Comme il faut souvent quelques années à l'office des étrangers pour statuer sur leur sort (la législation dans ce domaine est particulièrement floue et obscure, et les voies de recours multiples), ces gens vivent douloureusement chez nous sans aucune possibilité de travailler ou de s'intégrer...

Le plus souvent, les histoires de ces candidats réfugiés sont particulièrement poignantes mais n'ont que peu de choses à voir avec le statut de réfugiés politiques. Séduits par des marchands de rêves, ils ont souvent sacrifié (eux et parfois leur famille ou village) des sommes considérables pour accéder à l'éden européen. Ils s'accommodent de ce que leur donne le CPAS et l'ensemble des services d'aide et oisifs, s'adonnent sans complexe aux joies de notre paradis social. Lorsque quelques années plus tard, ils reçoivent un ordre de quitter le territoire, ils entament de poignantes grèves de la faim pour obtenir une "régularisation"...au nom de quoi???

1. Déterminer des critères de sélection stricts pour une immigration choisie, ouvrirait une voie dans les pays d'immigration pour ces candidats immigrés vers des études et des formations propices à leur donner accès à notre territoire. Certains une fois formés préféreraient sans doute rester chez eux pour dévellopper leur pays, des programmes de dévelloppement internationnaux pourraient les y aider. Les villages et les familles pourraient effectivement continuer à parrainer des candidats immigrés, mais grâce à cette sélection, ceux-ci auraient une chance de réussir leur intégration, actuellement ils ne font qu'engraisser des marchands de rêve sans scrupule.

2. La procédure de décision et de refoulement des candidats réfugiés, devraient être quasi immédiate...Il suffit de s'entretenir avec des personnes qui travaillent à l'office des étrangers pour s'apercevoir que l'énorme majorité des candidats-réfugiés mentent effrontément (par exemple, dès qu'un avocat spécialisé dans ce genre de cas gagne une affaire, les filières s'organisent et suivant la mode, les candidats-réfugiés se mettent tous subitement à raconter des histoires similaires). Mentir ou refuser de collaborer (certains se taisent volontairement) lors de son interview à l'office des étrangers, même sur un détail, devrait entrainer la mise en oeuvre d'une procédure de refoulement sans possibilité d'appel ou de recours...on gagnerait un temps considérable...Pour les autres, ils seraient déjà beaucoup moins nombreux si ce premier filtre était mis en place, une accélération de la prise de décision (un terme de 3-6 mois, par exemple). On pourrait d'ailleurs les avertir solennellement en début de processus des conséquences immédiates que pourrait avoir un mensonge même bénin dans leurs déclarations ou un refus de collaboration. D'après ma copine (interprète pour l'office des étrangers), qui en a marre d'écouter les mêmes histoires à dormir debout à longueur de journée, la mise en place de cette simple procédure, permettrait d'économiser un temps précieux et désengorgerait rapidement cet office.

3. Enfin, il me semble que nous devons prévoir un programme d'aide au retour permettant à ceux qui seraient refoulés, de rentrer dignement chez eux, gratuité totale du transport évidemment et petit pécule pour redémarrer chez eux...pourquoi ne pas les mettre en contact avec des organismes de micro-crédit (Planet Finance, par exemple) qui sur base de fonds privés permettraient à certains de démarrer une activité chez eux à leur retour. D'un point de vue strictement économique, un micro-crédit de 2500 € maximum, attribué en fonction de la viabilité du projet, avec un accompagnement sur place et avec obligation de rembourser pour continuer à en bénéficier, serait sans doute moins onéreux que de les laisser dépendre de notre sécurité sociale pour des durées indéterminées. Les résultats de Planet Finance sont éloquents, le micro-crédit cela marche!!!

Il me semble que nous ne devons pas tuer l'espoir mais que le système actuel est non seulement inefficace, contre-productif mais également parfaitement inhumain...

Voilà, je vous livre telles quelles ces quelques idées...Merci de commenter...

11:33 Écrit par Philip Hermann dans Social | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : refugies, retour, micro-credit, intervention |  Facebook |