26/11/2008

Anne-Marie Lizin n’aime pas la démocratie

anne marie

Après son refus d'admettre les résultats de la consultation populaire sur son projet immobilier des Récollets,  elle avait prétendu alors représenter la volonté de ceux qui n'avaient pas jugé utile de participer à cette consultation puisque ceux qui y avaient participé, avaient refusé avec une confortable majorité son projet.

 

Ce lundi, nous avons pu à nouveau constater à quel point elle avait une conception étrange de la démocratie.  Mise en difficulté en raison de sa gestion désastreuse du CHRH (l'hôpital de Huy), par ailleurs en grande difficulté financière, elle en appelle aujourd'hui à un retour aux urnes qui lui redonnerait, pense-t-elle, à nouveau une majorité absolue et ainsi la possibilité de reprendre sans plus de contestation ses anciennes pratiques.

 

La démocratie, c'est pourtant le mode de gouvernement qui prévoit un contrôle des exécutifs par soit un conseil communal, soit un parlement.  La substance d'une gouvernance publique démocratique, c'est qu'elle permette le débat, que ceux-ci soient publics et même que parfois certaines remarques, idées ou suggestions formulées par une opposition soient prises en compte.   Cela ne plait pas à Huy, comme cela ne plaisait pas à Charleroi. 

 

Plus fondamentalement encore, il est de plus en plus évident qu'il est illusoire d'espérer que le parti socialiste wallon s'auto-régule comme il était illusoire de penser à une auto-régulation des marchés financiers.  En tout cas, chaque victoire électorale et surtout celles qui leur donnent une majorité absolue, semble être vécue par certains mandataires socialistes comme une autorisation à poursuivre sans contrôle et sans débat leur emprise absolue sur tous les rouages de la puissance publique en Wallonie.

 

Une rénovation des pratiques et des mœurs au PS, semble donc impossible tant que celui-ci ne connaîtra pas de désaveu électoral, tant qu'il ne perdra pas le leadership wallon.  Même en admettant que le président du PS désire sincèrement rénover le parti dont il a la charge, comment pourrait-il le faire si cette rénovation implique que son parti se prive de ses plus importants pourvoyeurs de voix et accepte dès lors le risque d'une défaite électorale, dont il porterait, comme président, aussi la responsabilité devant les militants de son parti.  Les tergiversations de la fédération liégeoise, quant à la constitution des listes électorales, illustrent parfaitement ce phénomène...les atermoiements du Ministre Courard, également. 

 

L'ambition du MR de s'emparer du leadership politique en Wallonie doit également être analysée en fonction de ces paramètres, il ne s'agit pas d'arrogance...plutôt la conscience des immenses responsabilités de cette formation politique pour le devenir de notre région.

21:21 Écrit par Philip Hermann dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : ps, huy, mr, elio di rupo, didier reynders, anne-marie lizin, courard |  Facebook |

24/11/2008

Elio Di Rupo : La fin d’un règne ?

Elio
Ce week-end, le président du PS a envahi l'ensemble des médias pour initier la contre-offensive au congrès de lancement de campagne du MR à Namur.  Elio Di Rupo doit principalement sa présidence au PS à ses qualités d'homme médiatique et de communication.  Après avoir fait payer à son ancienne équipe de communication l'échec de la campagne législative de 2007 en remerciant ses principaux collaborateurs, il était intéressant de découvrir ce week-end le millésime présidentiel « 2009 ».

La déception est malheureusement à la hauteur des attentes.  Certes, il est apparu largement plus agressif que lors de la dernière campagne.  Il semble déterminé à rendre les coups et à tenter de mouiller  ses adversaires -sic-.  Il reste malheureusement dans le déni des problèmes qui concernent principalement les mandataires PS et sur lesquels il pourrait agir comme président de parti ou par une action des gouvernements auquel son parti participe.   Ce déni n'est pas anodin : comment et pourquoi prendre les mesures qui s'imposent pour améliorer la gouvernance publique en Wallonie, si on persiste à refuser de voir qu'il existe des problèmes ?  Comment croire qu'il pourrait être l'artisan d'une rénovation du PS ? Où reste le chevalier blanc qui prétendait qu'il poursuivrait lui-même les parvenus qui peuplent son parti ? 

Son analyse de la situation politique et de la crise financière et économique, tient en deux phrases « cette crise est libérale » et « il faut plus de régulation ».   La première affirmation est à peu près aussi intelligente que de dire que le PS wallon est responsable du goulag ou de Pol Pot...quoique. ;-)  D'autant que quand on lui demande s'il souhaite que l'on mette fin au système d'économie de marché, qu'on pourrait aussi appeler « système d'économie libérale » -c'est le même concept- il répond par la négative. J

Mais bien sûr, il faut plus de régulation !!!  Tout le monde le dit !!!  Sauf que la régulation à laquelle le président du PS pense, c'est la régulation locale...  Celle que nous ne connaissons que trop bien en Wallonie : tracasseries administratives,  dédale de réglementations variées, changeantes et compliquées à tel point que notre région a vu naître une nouvelle profession : subsidiologue, les seuls qui s'y retrouvent dans ces labyrinthes.   A grand renfort de populisme, il compte aussi s'attaquer aux monopoles ou oligopoles, qui lui coûte si cher en rasoir...  Bien et si on commençait par le monopole postal ou de certains services publics, dont on a compris qu'ils ne rendaient pas service au public en refusant tout service minimum. ;-)  A quand un service de rasage public ???

Ce que tout le monde dit, à commencer par figures aussi peu socialistes que Sarkozy, Obama ou Didier Reynders, c'est qu'il faut une meilleure régulation des marchés financiers et surtout une régulation supranationale puisque les acteurs financiers et économiques sont désormais de taille mondiale.

Dès les premières secondes de cette interview, chacun a pu constater que le président du PS n'avait plus grand-chose à dire.  Alors que Pascal Vrebos lui demandait de s'expliquer sur ses responsabilités comme administrateur de Dexia dans le crash de cette banque, il n'a pu s'empêcher de rappeler pour la 150 ème fois qu'il avait destiné cette rémunération à la création d'une œuvre sociale.  A tant le répéter, on peut aujourd'hui presque douter de la vocation sociale du geste. 

22:31 Écrit par Philip Hermann dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : ps, sarkozy, mr, elio di rupo, didier reynders, obama, anne-marie lizin |  Facebook |

25/09/2008

Fin de partie pour le cartel CD&V/N-VA


CDVNVA
Voilà c’est fait.  Dimanche, le congrès de la N-VA a retiré son soutien au gouvernement fédéral d’ Yves Leterme et aujourd’hui Geert Bourgeois vient d’être forcé à démissionner du gouvernement flamand.  Même s’il vaut mieux ne pas s’en réjouir déjà ouvertement…  la composante CD&V doit encore se réunir le prochain week-end et c’est ce congrès qui déterminera l’avenir de notre pays, c’est en effet à cette occasion que le « premier » parti de Flandre devra choisir de s’engager ou non sur la voie du séparatisme.

Comme l’on rappelé sur les plateaux dominicaux flamands avec beaucoup de courage, Caroline Gennez (présidente du Spa) et surtout Bart Somers (président de l’ Open VLD) notre pays ne pouvait plus se permettre d’être pris en otage par un parti nationaliste, qui place la séparation de notre pays comme un objectif plus important que celui de gouverner notre pays et faire face aux défis posés par la crise financière, le renchérissement du coût de l’énergie et ses conséquences sur le pouvoir d’achat de la population.

En rendant toute négociation institutionnelle impossible pendant 15 mois et en tenant à la gorge le CD&V en raison de ses intenables promesses électorales, la N-VA a de facto interdit pendant tout ce temps la conclusion d’une grande réforme de l’état.   Le CD&V a maintenant le choix de rejoindre la N-VA sur les bancs des séparatistes, où siègent déjà la Lijst De Decker et inévitablement le Vlaamse Belang ou de s’affirmer comme un parti de gouvernement et tenter d’engranger le plus rapidement possible, le plus d’accords possibles avec ses partenaires francophones afin de ne pas se présenter les mains vides devant les électeurs.

 bourgeois300

Si tel devait être le cas, il sera alors de la responsabilité des francophones d’aider le CD&V, dans la mesure du raisonnable évidemment, à conclure ces accords et à effectuer des arbitrages équilibrés.   Les nœuds à trancher sont aujourd’hui connus de tous, je vous invite, le cas échéant, pour vous les remettre en mémoire à consulter le site www.jevotepourlabelgique.be, que j’avais mis en ligne avec mon ami Alain Mbange à l’occasion de l’anniversaire des élections des élections du 10 juin 2007.  Yves Leterme aura ainsi la possibilité de justifier la confiance de 800 000 électeurs et de transformer ce qui apparaît aujourd’hui comme son échec personnel en succès. 

Ce dimanche, le CD&V et notre premier ministre auront le choix…entrer dans l’histoire de notre pays par la grande porte ou devenir à jamais les otages des séparatistes flamands (N-VA, LDD et Vlaamse Belang).  Par ses déclarations vendredi qui ne faisait que rappeler le point de vue de l’ensemble des négociateurs francophones, Didier Reynders a provoqué ce moment de vérité.  Il était temps !!!

Pourquoi il ne faut pas avoir peur d'un Forza Flandria?

Le risque que constituerait une réunion de l'ensemble des forces nationalistes flamandes (Vlaamse Belang, N-VA, Lijst De Decker voire même les Vlaamse Progressieve) me semble très limité, même si on en parlera beaucoup ce week-end en Flandre à l'occasion du congrès de participation de la N-VA.  Surtout il me semble peu crédible qu'un quelconque « Forza Flandria » puisse constituer un jour une menace pour les partis traditionnels flamands et entraîner la séparation de la Belgique.

VlaamseBelang

En brisant le "cordon sanitaire" autour du Vlaamse Belang, les partis nationalistes encore à peu près fréquentables y perdraient définitivement leur âme.   L'ensemble des partis traditionnels flamands s'empresseront alors de les marginaliser, de les stigmatiser, de les ostraciser et de dénoncer l'extrémisme de leurs positions avec alors une belle unanimité. ;-) Il me semble dès lors tout à fait exclu qu'ils obtiennent une majorité absolue dès cette première élection.

En fait, je crois même que cette option pourrait pacifier pour longtemps la situation communautaire. « Forza Flandria » fera peut-être le plein des voix séparatistes ou presque en Flandre...cela doit représenter environs 30-40% (max) de la population flamande, cela ne fait certainement pas une majorité.  Je ne crois même pas à ce 40%, la population flamande est beaucoup moins politisée et rabiques sur les questions communautaires que la colonisation par le mouvement nationaliste flamand de l'ensemble des partis politiques, ne peut le laisser croire.  Il est même possible que devant la réalité et l'imminence d'une telle séparation, certains qui votaient pour ces nationalistes en n'espérant qu'une réforme de l'état, s'en détournent.

A mon sens, il manque un ingrédient important pour que ce type de mouvement populiste puisse émerger.  Si nous examinons l'histoire...une prise de pouvoir populiste nécessite un climat de crise.  Celle-ci n'existe pas en Flandre, où règne le plein emploi et une prospérité économique certaine. Je ne crois pas qu'une majorité de gens normaux prendront le risque de mettre en cause tout cela pour un "éventuel" grand soir nationaliste...dont on sait par ailleurs qu'il coûtera cher des deux côtés de la frontière linguistique et qu'il privera la Flandre de Bruxelles!!!

Si l'indépendance de Flandre n'est effectivement pas à ce rendez-vous électoral (et elle n'y sera pas), nous aurons droit alors entre ces "égos" surdimensionnés (c'est toujours le cas dans ce type de mouvement populiste) à une guerre post-électorale, qui devrait être définitive. Nous avons connu l'explosion de la Volksunie, nous connaissons aujourd'hui la guerre des chefs au Belang, ajoutez Bart (Dewever) et Geert (Bourgeois) avec l'ineffable Jean-Marie (Dedecker) en arbitre...  Vous pouvez me croire, cela ne durera pas longtemps!!! Ceux-là ne s'entendront pas longtemps !!! :-)  Surtout si la victoire n’est pas au rendez-vous. ;-))

Après un échec de ce type, avec l'aide des partis francophones, qui s'empresseront alors de négocier enfin une réforme équilibrée avec les partis traditionnels flamands, il sera très difficile à ces forts en gueule de réintégrer à nouveau des partis traditionnels, ceux-là seront vaccinés pour longtemps du virus nationaliste. ;-)

Par contre si c'est effectivement le choix de la population flamande de choisir ses dirigeants parmi ceux-là, alors c'est sûr...il vaudra mieux qu'on se sépare!!! LOL

La Flandre sera alors une magnifique région surpeuplée et vieillissante, subissant la montée des eaux, intolérante jusqu'à la débilité, avec à sa tête des représentants de la peste de brune...je ne donne pas cher de sa survie économique ni de son intégration en Europe. LOL

Si c'est là le wonderland, que veut le peuple flamand...qu'il prenne son indépendance... Pour dire le fond de ma pensée, je m'en moque.  Et je suis loin d'être le seul à le penser!!!

Attali_imageJe ne suis d'ailleurs pas plus inquiet pour l'avenir de la Wallonie-Bruxelles.  Sur son blog, Jacques Attali qui est certainement l'un des hommes parmi les plus influents en France (puisque il s’agit entre bien d’autres choses de l’ancien secrétaire de l’Elysée sous François Mitterrand et de l’actuel inspirateur du programme économique de l’actuel président Sarkozy), nous tend les bras.  Si ce n'est cette option qui est retenue, nous pourrons, à n’en pas douter, compter sur un soutien de l’Europe pour sa capitale.  Enfin, je suis tout à fait convaincu que la Wallonie devra un jour ou l'autre prendre en main son destin et se redresser par elle-même, quelque soit l'environnement politique dans laquelle elle évoluera alors.

 


16/09/2008

Les sondages (suite)

On leur fait presque dire ce qu’on veut aux sondages. Ils peuvent tout au plus indiquer une tendance de l’opinion, lorsqu’ils sont réalisés à intervalles réguliers, dans les mêmes conditions et avec les mêmes méthodes. Il est de plus en plus évident que celui publié ce lundi par “Le Soir/RTBF” ne répond à aucun de ces critères et a été manipulé.

Aujourd’hui, la marche arrière est d’ailleurs engagée par « Le Soir » dans son édition de ce matin mais en page 4 ou : on apprend que tout compte fait…le MR ne serait pas en recul mais en progression à Bruxelles (les pourcentages indiqués faisait curieusement abstraction du vote flamand à Bruxelles)!!! Tandis que le PS serait le seul perdant à plus de 7%!!!

En Wallonie, on compare les résultats du “sondage” avec les résulats électoraux de juin 2007, d’où la perte, alors que le MR est bien en progression par rapport aux résultats des élections régionales de 2004. C’est évidemment ces résultats là qui seront pris en compte pour déterminer les gagnants et les perdant des élections prochaines. A cette aune, le PS serait à nouveau le plus gros perdant à environs - 8% par rapport à ses résultats de 2004 et le MR serait en légère mais vraie progression!!!

Enfin il est quand même assez surprenant que les résultats de ce sondage ne soit pas comparé avec les autres sondages “Dedicated Research” commandés par “Le Soir/RTBF” avant les législatives de 2007…dans ceux-ci, le PS se maintenait et gagnait même les élections en restant le premier parti francophone et le MR stagnait par rapport aux élections de 2004…il n’en a bien sûr rien été!!!

Évidemment comparer le sondage pré-élection 2007 avec celui d’hier aurait permis de montrer un MR en progrès. Une tendance claire qu’on a préféré masquer en ne permettant la comparaison qu’avec des résultats électoraux, qui ne sont pas une projection à partir d’un échantillonnage plus ou moins représentatif de la population, mais l’expression du vote de la population!!! Dans le cas de Dedicated Research, cet échantillonnage est sans doute trompeur (sauf si on tient compte d’une marge d’erreur de 5 % mais qui le fait??? à part vous, bien sûr!!!) puisqu’il n’avait pas anticipé le renversement du centre de gravité politique de 2007.

Après avoir torturé les chiffres, il suffit à un éditorialiste particulièrement anti-Reynders de placarder un titre particulièrement racoleur: Le MR s’écrase!!!  Et on construit une “réalité” qui permet à certains, notamment à l’intérieur même du MR, de réclamer la tête de son président, accusé de surcroît de tous les maux!!! Ca me fait presque rire!!!  Surtout qu’il est seul candidat à sa succession !!!  ;-)

Moi je préfère me souvenir que Didier Reynders a mené le MR à la victoire en 2007(ce qu’aucun sondage et/ou expert-politologue n’avait prévu) et je suis convaincu (à la condition c’est vrai que le MR reste uni) qu’il permettra également de savourer une victoire méritée en 2009!!!

15/09/2008

Relativisons le poids des sondages!!!

Aucun sondage (AUCUN) n'avait prévu la victoire du MR aux dernières élections fédérales. Tous les sondages (TOUS) actaient comme une évidence, qu'il n'y aurait aucun effet Charleroi pour le PS.   LOL

 

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Notre plus grand journal vespéral du matin, associé à notre unique chaîne de service "public"...en profite pour cracher son venin directement sur l'homme, qui préside aux destinées du MR, en espérant sans doute diviser ce parti!!! Le ton haineux de certains articles et de certains titres, ne manqueront pas d’étonner !!!  Déjà lors de la précédente campagne, j’avais pu révéler le parti pris de ce journal dit sérieux et sensé être neutre.  ;-) Cela ne marchera pas !!!   La meilleure preuve de l'unité du MR , c’est qu’aucun candidat n’a pris la peine de se présenter contre Didier Reynders dans la course à la présidence du MR.


Prudent, Dedicated Research annonce une marge d'erreur pour ce sondage de 5%...5% en plus ou en moins pour le MR ou le PS...ce n'est guère anodin!!! LOL  J’avais déjà pris la peine sur ce blog de m’interroger sur la crédibilité de ces exercices et je m’étais un peu attardé sur le déroulement de la soirée électorale, où par hasard…les résultats du Hainaut et de Charleroi ont mis beaucoup de temps à être révélé.  La mine déconfite de certains politologues experts…qui n’avaient pas cru bon d’anticiper ces résultats, avait encore renforcé la joie de cette victoire.

 

Evidemment, on accuse Didier Reynders d’arrogance…  Et quoi, il a envie de mieux pour la Wallonie et il ose dire que tout ne va pas si bien.  Ce faisant, il ferait le jeu des flamands…pire il découragerait les investisseurs.  Si le PS/cdH croit qu’ils pourront si facilement échapper un examen critique de leur action au gouvernement Wallon et Bruxellois, autant qu’il le sache dès à présent…ce n’est pas ce qui va arriver. 

 

L’arrogance, elle est sans doute à trouver dans l’actuelle coalition au pouvoir.  Comment ose-t-elle croire qu’elle échappera à un examen critique de son action politique.  Croit-elle vraiment que 2-3 articles de journaux, une situation communautaire ou économique difficile lui permettront d’imposer l’omerta sur les problèmes que nous avons connus et que nous continuons à connaître en Wallonie ?  3 ministres présidents en 3 ans à la région wallonne, des problèmes de gouvernance publique à répétition dans tous les rouages des institutions wallonnes, des réformes aussi judicieuses que le décret ARENA ou l’interdiction des sodas à l’école, un plan « Marshal » qui ne produit que peu d’effets.  Tous ces sujets seront abordés au cours de la campagne électorale.

 

Vouloir le changement n’est une attitude arrogante qu’aux yeux de ceux qui ont intérêt à l’immobilisme et à l’omerta !!! 

 

17:49 Écrit par Philip Hermann dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ps, mr, cdh, le soir, didier reynders, luc delfosse, estivales |  Facebook |

09/09/2008

Des vérités qui dérangent...

La campagne électorale pour les régionales a commencé.  Le coup d'envoi vient d'en être donné par Didier Reynders lors du bureau politique du MR de ce lundi.  Après un an et demi, passé à tourner en rond, c'est heureux.

Comme il est heureux qu'un homme politique ose enfin dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas:

  • Aucune solution ne pourra être trouvée sur le plan communautaire avant les prochaines échéances électorales.  Certainement pas avec le plan Peters-Geert Bourgeois qui est aujourd'hui sur la table... ni sans Leterme et sans aucun président de parti, invité.  Cette enième négociation sur le menu et plan de table n'illusionne plus personne, cela fait plus d'un an que cela dure.
  • Ce n'est pas en fin de mandat, à quelques encablures des élections qu'une majorité affaiblie (PS/cdH) - qui si on projette les résultats du scrutin fédéral ne disposerait d'ailleurs plus d'une majorité -  pourra prendre des initiatives sérieuses ou crédibles pour tenter de solutionner cette crise communautaire.  Plutôt que de participer à cette nouvelle pièce de théâtre sans enjeu, si ce n'est de permettre aux deux ministre présidents de s'exposer à bon compte dans les médias, il a raison de préférer répondre comme numéro 2  et premier francophone du gouvernement fédéral, aux véritables préoccupations des gens en matière de pouvoir d'achat notamment.
  • La meilleure manière de restaurer le lien avec l'autre communauté de ce pays, sera au soir du scrutin régional, de pouvoir proposer une véritable alternance par rapport aux politiques du passé en Wallonie et à cette sempiternelle arlésienne du redéploiement économique wallon.  Pour y parvenir, il faudra confirmer le basculement du centre de gravité politique des dernières élections législatives.

L'omerta, exigée actuellement par la majorité PS/cdH sur le redressement wallon, doit être levée.  Les méthodes, qui permettront un réel redressement wallon, sont libérales (comme partout dans le monde où une région a connu un développement économique et notamment près de chez nous, l'Irlande, l'Angleterre, l'Espagne ou encore le nord de la France).  Ce ne sont pas les méthodes socialistes, qui ont quant à elle prouvé toute leur inefficacité depuis 30 ans!!!  J'en veux pour preuve la polémique récente sur les intérêts notionnels, défendus par le seul MR!!!  Combien d'entreprises, dont Monsieur Di Rupo est si fier d'annoncer les investissements (Google, Microsoft, notamment) auraient effectivement investi en Wallonie si son projet de supprimer ce mécanisme, inventé par le Ministre des Finances actuel ;-) avait été accepté, après une âpre campagne mensongère qui plus est!!!

05/09/2008

Le séparatisme...à l'usure!!!

Voici quelques semaines que je n'avais plus rédigé d'articles pour ce blog, comme beaucoup de Belges j'étais las...Las de répéter sans cesse la même chose, las de cette absence de négociation, las de ce premier ministre et surtout las de ce cartel CD&V/N-VA.

J'ai pris au mois d'août, quelques vacances à la montagne puis dans le sud de la France...dont je suis rentré reposé et en pleine forme.  Il est temps aujourd'hui de me remettre à ce blog, même si rien de véritablement neuf ne semble s'être produit durant cette longue absence.

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Avant ces quelques semaines de vacances, je n'avais pas pris la peine de commenter un énième ultimatum du cartel CD&V/N-VA...tellement la proposition me semblait grotesque après plus d'un an de crise, elle est aujourd'hui portée par le Ministre président Flamand et probable successeur de Leterme (étrangement absent de cette rentrée politique), Kris Peters.

Cette approche a au moins un mérite par rapport aux démarches initiées par Yves Leterme, c'est qu'elle délimite précisément le périmètre de négociation autorisé par la N-VA, qui dicte maintenant de manière claire l'agenda  de son partenaire CD&V.  Cet agenda est et a toujours été celui de la séparation de notre pays, car il ne saurait manifestement plus être question de négociation pour plus de « goed bestuur » ou de réformes institutionnelles voire de confédéralisme!  Tous les sujets, qui devraient précisément faire l'objet  de cette négociation (BHV, statut et limite de Bruxelles, etc.) sont désormais décidés par le seul cartel et simplement posés comme préalables à toute ouverture de discussion.

Tout ceci a désormais un côté dérisoire, surréaliste.  C'est évidemment l'unique objectif de la N-VA, qui est depuis l'origine et très ouvertement un parti séparatiste.  Il apparaît aujourd'hui que le premier parti de Flandre (CD&V) ne peut plus ne pas l'être, malgré les dénégations, sans doute de façade, de sa nouvelle présidente et de quelques ténors aujourd'hui discrédités...qui n'ont peut-être pas encore compris la nature du piège qui est en train de se refermer.  La seule négociation que la N-VA semble pouvoir tolérer, c'est celle qu'il mène avec son partenaire de cartel CD&V pour le forcer à devenir séparatiste.

Réussir ce tour de force alors qu'une étude de la KUL prétend que seul 10% de la population flamande est véritablement séparatiste et que ce nombre ne connaît pas d’évolution, est un exploit.  En refusant de négocier pendant de longs mois, certains francophones ont contribué au succès de la manœuvre -sans doute malgré eux et pour des raisons probablement peu avouables et totalement étrangères à ce débat- mais dans les faits, cela n'a plus que peu d'importance. :-)

Dans ce contexte et sauf improbable revirement de situation, il me semble évidemment impossible d'éviter aujourd'hui un retour aux urnes...  Dans une démocratie, le dernier mot revient toujours au peuple...  Il ne s'agit plus aujourd'hui que de trouver l'occasion, tenter de désigner un coupable et se représenter devant les électeurs pour exiger un mandat clair afin de réaliser cette séparation ou pas.

A tous ceux qui ne souhaitent pas en arriver là, de se mobiliser pour faire entendre leurs voix.  A tous les experts, témoins, médias de prendre leurs responsabilités afin d'expliquer les difficultés, les risques et le peu d'intérêt d'une telle séparation ou pas.  Ce blog continuera plus que jamais à prendre sa part.  ;-) Enfin à tous les politiques de mener campagne, non pas seulement pour être élu voire pour réaliser un programme socio-économique mais également par rapport à cette question !!!

 

15/07/2008

Reynders: premier ministre!!!

Ce n’est pas une victoire, il n’y a aucune raison de s’en réjouir, il est impossible de croire qu’il s’agira d’une sinécure mais c’est aujourd’hui une nécessité : Didier Reynders doit prendre la tête du gouvernement fédéral et tenter de sauver l’accord socio-économique conclu ce week-end.

 

La population ne peut pas être prise en otage plus longtemps par les excités nationalistes : un gouvernement fédéral doit prendre ses responsabilités et gérer notre pays et les délicates questions posées pour le pouvoir d’achat par le regain de l’inflation, la crise financière et le renchérissement du coût de l’énergie.  Il serait suicidaire de laisser s’installer une vacuité du pouvoir comme lors des précédentes tensions communautaires dans les années 80.  Nous devons nous souvenir de la crise économique qui en avait résulté et de l’incroyable endettement public, que nous payons encore actuellement.

 

La crise communautaire, qui paralyse notre pays depuis ces dernières élections, ne pourra certainement pas être réglée avant le prochain scrutin électoral alors que cette campagne électorale, importantissime, va débuter dès la rentrée politique de septembre.  En refusant de donner au gouvernement Leterme I la chance de prolonger ces discussions difficiles, son cartel CD&V/N-VA a forcé la démission de ce dernier.  Ils sont les seuls responsables de cette crise.  Yves Leterme en préférant sauver son cartel plutôt que le pays et sa population, a sans doute signé définitivement son suicide politique.

 

Aujourd’hui, il faut d’urgence qu’émergent des politiques responsables, qui prennent le temps de réformer l’état belge en profondeur et règlent une bonne fois pour toute la scission de BHV, qui mettent en œuvre les décisions prises par Leterme I dans les matières socio-économiques et enfin qui organisent un scrutin d’envergure nationale à l’occasion des prochaines élections régionales : un gouvernement de salut public en somme.  Didier Reynders a, je le répète ici depuis assez longtemps, toutes les qualités pour réussir à mener cette équipe là.

04/07/2008

Elio Di Rupo : fallait pas l’inviter !?!

Elio Di Rupo semble de moins en moins inspiré dans son action politique : aujourd’hui, il menace d’abandonner le gouvernement Leterme I si celui-ci ne se soumet pas à ses exigences sociales.  Il souligne sa détermination en engageant une coûteuse pré-campagne électorale en publiant une pleine page de populisme dans l’ensemble des quotidiens francophones aujourd’hui.

lalouxdirupo300

Il semble avoir trouvé un nouveau gimmick publicitaire pour lancer cette campagne : le pouvoir d’achat en parler, c’est bien…l’augmenter, c’est mieux.  C’est choc, c’est efficace, du strict point de vue de la communication…c’est parfait !!!  Il s’agit d’ailleurs du recyclage d’un slogan publicitaire bien connu.   Mais c’est évidemment faux et mensonger jusqu’à la racine.

 

Qui dans le gouvernement Leterme ne veut pas augmenter le pouvoir d’achat des gens ?  Le renchérissement du coût de l’énergie, l’inflation qui en découle, préoccupe la population et bien évidemment aussi les politiques.  Le monde politique est unanime à ce propos…

 

Vouloir s’approprier seul cette thématique, est à la limite de l’obscène.

 

La revalorisation des plus petites pensions, qui ont souvent comme origine un statut d’indépendant, ou une carrière partielle, ce qui est souvent le cas pour les femmes, est au programme de tous les partis politiques.  La revalorisation des pensions d’indépendants, est un thème porté par le seul MR depuis des lustres.  La suppression de cotisation générale de solidarité pour les pensionnés a également été portée depuis de nombreuses années par le seul MR.  Marie Arena, bombardée ministre des pensions après avoir échoué à la communauté française, ne pourra si facilement laver l’échec de son décret inscription à l’enseignement…et on ne parlera pas de sa douche.

 

Depuis quelques jours, certains partis politiques, dont le PS, et mouvements syndicaux découvrent que la meilleure façon de revaloriser les rémunérations est la voie fiscale.  Opposer réforme fiscale (un leitmotiv du MR depuis de nombreuses années) et sociale n’est rien d’autre qu’un simple artifice de communication.  Cette forme de revalorisation du pouvoir d’achat présente l’avantage de ne pas pénaliser la compétitivité de nos entreprises et donc de préserver l’emploi.  A la différence des méthodes souvent proposées par les socialistes, ces mesures ne sont pas conditionnelles et ne nécessitent l’intervention d’aucun politique clientéliste pour être obtenues.

 

A l’environnement, Magnette ne convainc  guère et certainement pas les experts : baisser la TVA sur les produits pétroliers est une hérésie écologique (voir ci-dessous) et l’idée de différencier les taux de TVA pratiqués pour les possesseurs ou non de piscine, est simplement impossible à mettre en œuvre, sauf à recruter des milliers d’agents vérificateurs de la température des piscines et autres jacuzzis par grands froids.  Simplement ridicule jusqu’à la plus totale absurdité.   Comment différencier le taux de TVA pour du mazout destiné à chauffer une habitation ou une piscine?

 

Le PS d’ Elio Di Rupo n’échappera pas à cette dure réalité : il n’a plus rien de sérieux à proposer, il n’a plus d’autre voie que de voler les idées de ses partenaires politiques pour conserver un semblant de légitimité politique, il ne peut se passer d’être présent au gouvernement (voir l’affaire onckendaele, qui rapportait plus de 800 000 €/an au couple) et il n’y a été invité que parce que le cdH l’a imposé et pour permettre la vaste réforme institutionnelle, souhaitée par les partis flamands. 

 

Son raidissement actuel et sa volonté de dynamiter ce gouvernement de la dernière chance avant une crise dont personne ne peut prévoir l’issue, ne peut être expliqué que par des motivations électoralistes et par un calendrier judiciaire défavorable (les affaires de Charleroi seront jugées en avril-mai 2009) à une campagne électorale, qui se déroulerait aux dates prévues.

29/06/2008

Baisser la TVA sur les produits pétroliers.

La nouvelle idée du PS pour répondre à la crise énergétique qui sévit actuellement du fait  du renchérissement continu du baril de pétrole depuis le début de la guerre en Irak, peut sembler à première vue intéressante.  Elle est désormais reprise en cœur par les organisations syndicales, qui prévoient de larges manifestations populaires pour la rentrée politique de septembre.

 Puits en flamme UN

Il est tout d’abord amusant de constater que cette idée n’est pas une idée de gauche mais bien une idée propagée par les représentants du secteur pétrolier et leurs lobbyistes.  Le porte-parole officiel des compagnies pétrolières la proposait déjà, il y a deux ans dans les débats organisés par le MR sur l’environnement.  A ce moment et dans ce cénacle, il avait même insisté sur l’orthodoxie « libérale » de ce type de mesure.  Baisser les taxes, n’est-ce pas en effet un cheval de bataille des libéraux ?  Didier Reynders avait pourtant pris la peine de se distancier de ces positions en réaffirmant le rôle de régulateur de l’état.  Je ne doute pas qu’il ait singulièrement modifié ses propos lorsqu’il s’adressait aux instances syndicales et au PS.  Drôle de boulot que celui de lobbyiste pétrolier, le soutien ne vient pas toujours de ceux qu’on croit  !!!

 

Cette idée de détaxer plus encore les carburants est également en discussion aux USA.  John Mc Cain, le candidat conservateur désigné par le parti républicain pour les prochaines élections présidentielles, va sans doute plus loin encore dans le populisme en proposant de supprimer toute taxe sur les carburants pendant la période des vacances, traditionnellement très consommatrice.  Le gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger pourtant lui-même républicain mais qui pratique une politique très ambitieuse en terme de diversification énergétique et d’environnement, vient publiquement de prendre ses distances avec cette position du sénateur Mc Cain, de même que le candidat démocrate à ces élections, Barrack Obama.

 

 Comment comprendre et analyser cette curieuse alliance entre le PS belge et les milieux syndicaux et d’autre part les lobbys pétroliers et l’aile la plus proche des lobbys pétroliers du  parti républicain US ?

 

  • Il n’est pas difficile de comprendre les intérêts des pétroliers, dont les bénéfices n’ont jamais été aussi élevés que depuis que le prix du baril a augmenté.  Il s’agit pour eux de retarder la mise en place de toute mesure structurelle permettant de réduire la consommation énergétique dans les pays consommateurs.  Une baisse de la TVA sur les produits pétroliers, donne l’illusion aux consommateurs que cette problématique énergétique est transitoire, conjoncturelle et qu’il est donc inutile pour ceux-ci de modifier leurs habitudes de consommation.

 

En privant l’état de ces rentrées, il s’agit d’interdire  le nécessaire financement public de mesures permettant de réduire structurellement notre consommation énergétique : mise en place d’incitants fiscaux pour les investissements permettant d’économiser l’énergie dans le bâtiment : isolation, énergies alternatives et durables (pompes à chaleur, solaire, etc), ou le financement d’infrastructures publiques dans le transport : amélioration de l’offre en matière de transport collectif (train, tram, bus). 

 

Enfin, cette baisse uniforme de la TVA interdirait également tout accompagnement social spécifique des populations, qui n’ont pas les ressources pour financer ces investissements destinés à économiser l’énergie : les locataires et particulièrement les locataires de logement sociaux, les personnes qui n’ont pas les moyens d’investir dans une nouvelle voiture plus économique, etc…  Un chèque mazout à destination des populations les plus fragilisées, qui pourrait comme précédemment être en partie financé par les compagnies pétrolières, serait également alors jugé superflu et surtout impossible à financer par les pouvoirs publics.  

  • Pour le PS, il s’agit d’agiter un nouveau gimmick électoral : « Nous sommes le parti qui répondons le mieux aux préoccupations des citoyens et nous apportons une réponse immédiate aux problèmes de pouvoir d’achat ».  C’est le même populisme dont fait preuve le candidat Mc Cain !!!

 

Il s’agit aussi de masquer les incroyables lacunes de la politique énergétique PS au niveau régional et à la communauté française.  Nous avons pu constater à l’occasion de quelques scandales retentissants que les préoccupations des gestionnaires de logements sociaux, étaient parfois très éloignées de celles des bénéficiaires de ceux-ci.  Nous devons également constater qu’en dépit des belles déclarations d’intention médiatiques (je me souviens de la promesse du Ministre Daerden d’allouer un milliard d’ euros pour rénover les logements sociaux au cours de la précédente campagne électorale régionale), très peu a été réalisé pour permettre à ces populations fragilisées de résister aux conséquences de ce prévisible nouveau choc pétrolier.  5% du parc immobilier social est encore chauffé par des radiateurs électriques, le mode de chauffage le plus coûteux et le moins efficace d’un point de vue énergétique, la plupart de ces logements restent parmi les plus mal isolés du parc immobilier !!!

 

Au niveau de la communauté française, il faudra aussi qu’ils avouent que la quasi-totalité du refinancement obtenu par une majorité PS-MR, lors des accords de la Saint-Boniface en 2001, est aujourd’hui absorbé en quasi-totalité par ces augmentations de la facture énergétique pour les pouvoirs organisateurs concernés (réseaux d’enseignement, opérateurs culturels).  A quelques mois de nouvelles échéances électorales régionales, c’est le branle bas de combat pour donner l’illusion que ces problématiques énergétiques n’ont pas été négligées par l’actuelle coalition en charge de ce gouvernement : trop peu et surtout beaucoup trop tard, la communauté française vient de lancer un appel en ce début d’année 2008 pour constituer les premiers dossiers, visant à mettre en œuvre les premiers Partenariats Publics-Privés pour financer ces nécessaires investissements !!! 

 

La résistance du MR face au populisme de cette exigence de baisse de TVA par le PS, qui doit être relayée dès septembre par les organisations syndicales avec l’approbation gourmande des lobbys pétroliers…est, on le voit, particulièrement courageuse.   Elle est en phase avec les recommandations de toutes les organisations spécialisées dans ces questions énergétiques et environnementales et avec les décisions prises au niveau européen.

 

Il faut d’ailleurs noter que le gouvernement wallon figure parmi les derniers retardataires en Europe en ce qui concerne la transposition de la directive européenne relative à la performance énergétique des bâtiments.  Cette directive prévoit d’informer le public concerné (candidat acheteur ou locataire) de la consommation énergétique d’un bâtiment.  En informant ainsi le marché, l’ Europe veut ainsi valoriser les investissements faits en matière d’isolation par les propriétaires et protèger le public des pièges financiers, que constituent les bâtiments peu ou pas isolés ou dotés d’installations de chauffage désuètes et très énergétivores.  

 

Les projets de mise en œuvre de cette directive, par le gouvernement wallon actuellement sur la table, ne permettent pas d’espérer que ces législations deviennent réellement contraignantes : le contrôle du respect de celles-ci est en effet confié à des fonctionnaires, qui restent à engager et à former.   Les quelques contrôles ponctuels à charge d’amendes sans doute, seront pour le moins inefficace alors qu’il serait bien plus simple et économique de demander aux notaires d’exiger ces certificats préalablement à la passation de tout acte et de vérifier que toutes les parties prenantes à des contrats de location ou de vente sont bien conscientes des qualités énergétiques de ces biens.   

 

La méthode actuellement envisagée par le gouvernement wallon, pose également de nombreux problèmes en terme de sécurité juridique, je ne serai pas étonné que de nombreux recours en résiliation de bail ou de vente, se fassent jour lorsque les candidats acquéreurs ou locataires de biens non conformes, découvriront leurs premières factures de chauffage après coup.

 

Par ces exemples, nous voyons que les préoccupations du PS ne dépassent jamais le très court terme (électoralisme, effets d’annonce, clientélisme) et nous devons constater que ces positions sont étrangement identiques à celles adoptées par les plus conservateurs des républicains US et par les compagnies pétrolières, symboles s’il en est du grand capital, que le PS et ces syndicats accusent par ailleurs de tous les maux. Cette alliance objective ne peut être comprise que parce que l’ensemble de ces acteurs ont intérêt à l’immobilisme : la paupérisation de la population augmente le réservoir électoral du PS et donne sens à un engagement syndical, et cet immobilisme politique pérennise durablement les bénéfices des entreprises pétrolières, qui redoutent plus que tout un changement de nos habitudes de consommation.  Singulier, n’est-ce pas ?    

08/06/2008

Les mensonges du PS

Nous avons appris cette fin de semaine, la démission de Florence Coppenolle de la direction de la communication du PS.  Dans un mail adressé aux internautes sympathisants à la cause de son parti : elle les enjoignait de « spammer » Didier Reynders, d’inonder l’émission de Pascal Vrebos, de dénoncer les conclusions de Philippe Defeyt (Ecolo) sur la baisse du pouvoir d’achat ou encore de prendre la défense du Ministre Magnette dans son combat contre Electrabel.

 

Ce qui était choquant dans ces argumentations fournies, clés en main par la cellule communication du PS, c’est que celles-ci ne se préoccupent nullement de correspondre à une quelconque réalité.  Il est fait feu de tout bois et l’amalgame est la règle.  Epinglons :

 

  • Didier Reynders est accusé de voler les pensionnés alors qu’il a immédiatement reconnu une erreur de son administration dans le calcul du précompte de ceux-ci et qu’il a déjà promis réparation.  Mais le PS va plus loin puisqu’il prête au Ministre des Finances la volonté de compenser ainsi le mécanisme des intérêts notionnels qui incitent les entreprises à accroître leurs investissements dans notre pays.  Que ce mécanisme ait permis à Google ou Microsoft de choisir la Wallonie comme terre d’investissement, est évidemment passé sous silence.
  • Philippe Defeyt, ancien président d’Ecolo et aujourd’hui économiste à l’Institut du Développement Durable, vient de rédiger une étude qui compare l’évolution du pouvoir d’achat des belges depuis les années 80 en comparant le temps de travail nécessaire pour acquérir des produits de base (kg de beurre, pain, etc.) jusqu’à aujourd’hui.  Cela permet de relativiser un certain nombre de conclusions tirées par le PS et par certains syndicats, qui critiquent cette étude.  Critiques auxquelles Philippe Defeyt répond par ailleurs ici.  Aucune trace pourtant de ces argumentations dans le carnet de route fourni par le PS pour ses militants en mal d’arguments : on leur dit de dire : « Philippe Defeyt et Ecolo vit-il sur une autre planète ? »  sans plus d’explications !!!
  • Paul Magnette annonce de manière triomphale qu’il a conclu un accord avec Electrabel sur une contribution récurrente de 250 millions au budget de l’état.  Il est aussitôt désavoué par cette entreprise.  Cette annonce semblait pour le moins prématurée, et cela a été mis sur le compte de l’inexpérience du Ministre Magnette par les médias…sans plus !!!  En conclure, comme il est fait dans ce manuel du bon internaute militant PS, que les médias sont suspects de collusion avec Electrabel, est pour le moins rapide…

 

Espérons que cette démission permette d’élever le débat ou plutôt qu’il puisse enfin avoir lieu car le PS nous a rarement paru dépasser le niveau de l’invective au cours de la précédente campagne électorale.  Il est vrai que les problèmes de gouvernance publique par des mandaires PS se sont multipliés.  Ils ont souvent empêché d’aborder le fond dans les débats, comme sur les forums et les blogs internet mais peut-être plus simplement, le PS ne dispose-t-il plus de solutions à proposer pour résoudre les problèmes des gens.  Après tout, s'il avait eu quelque chose  de nouveau à dire...pourquoi ne l'aurait-il pas alors mis en oeuvre alors qu'il est au pouvoir depuis des dizaines d'années?  Pourquoi a-t-il permis un tel déclin?

09/05/2008

Yves Leterme est seul…

Hier au cours d’une séance plénière de la chambre, Yves Leterme n’a pas pu convaincre son propre groupe parlementaire de s’abstenir de voter l’inscription de la « scission » de BHV à l’agenda de la chambre.  Servais Verherstraeten, chef de groupe CD&V/N-VA, ne se sent pas tenu par les engagements contenus dans l’accord de gouvernement porté par le premier ministre CD&V.  Il a préféré proposer ce vote à ses collègues plutôt que de soutenir son chef de file au gouvernement.

 parlement

Cette attitude est pour le moins paradoxale.  N’est-il pas schizophrénique de prétendre dans un accord de gouvernement que BHV fera l’objet d’une négociation et sera solutionné par un compromis au sein de ce gouvernement et d’autre part de voir son chef de groupe à la chambre s’engager sur la voie d’un passage en force hostile, par ailleurs purement théorique,  par la voie d’un vote communauté contre communauté ? 

 

Durant la campagne électorale, le candidat Leterme a prétendu que solutionner BHV ne demanderait que « Vijf minuten politieke moed » (cinq minutes de courage politique), c’est de ce courage dont notre premier ministre a pourtant singulièrement manqué.  Nous attendions de lui qu’il ait le courage de faire taire ceux qui dans son parti, l’encourageaient à s’engager dans la voie sans issue d’un vote  guerrier et sans concession.  Nous attendions de lui qu’il défende la voie de la négociation, qu’il démontre l’inanité de toute tentative de passer en force.  Nous attendions de lui qu’il formule des propositions équilibrées, qui profitent aux citoyens des deux communautés, pour sortir enfin par le haut de cet épineux dossier.  Nous attendions de lui qu’il défende les intérêts des Belges, qui se soucient dans leur immense majorité comme d’une guigne de ces questions politico-politiciennes.

 

Il a capitulé devant les vociférations des gueulards de son propre parti, et celles de ses partenaires de cartel N-VA.  Il a capitulé devant la pression à laquelle ces derniers sont soumis par le mouvement nationaliste flamand, par la liste De Decker et par le Vlaamse Belang.  Il a capitulé en faisant passer les intérêts particuliers des plus extrémistes de son parti, la peur de se dédire de promesses électorales insensées et intenables, devant l’intérêt du pays et de ses habitants.  « Die man kan het niet !!! »  (Cet homme n’y arrive pas)  titrait récemment Luc VanderKelen, éditorialiste au “Laatste Nieuws”.

 

Impossible pourtant de taire le terrifiant silence voire même parfois la dangereuse complaisance des intellectuels et analystes flamands…  C’était et cela reste leur rôle d’expliquer que la démocratie est la forme de gouvernement, qui impose le débat public et le compromis sur la force, qui oblige à convaincre plutôt qu’à contraindre, qui protège les intérêts des minorités contre les dérives des majorités.  C’est l’essence même de cette démocratie, qui vient d’être bafouée par ce vote communauté contre communauté. 

 

Le Vlaamse Belang ne veut pas de cette démocratie, le fait était connu et établi depuis longtemps et déjà du temps du Vlaamse Blok.  Aujourd’hui, nous devons constater que son populisme et ses simplismes  ont essaimé jusque dans les partis flamands à vocation gouvernementale.  Cet idéalisme jusqu’à l’absurde est une défaite de l’intelligence qui doit en rappeler d’autres à tous les démocrates.

800 000 voix ne semble pas une garantie suffisante contre la solitude.  Cool
 

Pour suivre les débats à la chambre ou revoir ceux qui s'y sont déroulés hier:

http://www.lachambre.be/streaming/getPage.asp?language=fr

 

Les réactions politiques sur Ciel Radio accessible sur le site de « La Libre »:   

Didier Reynders, président du MR

Laurette Onkelinx, Vice-première ministre PS

Melchior Wathelet, secrétaire d'état cdH

Jean Michel Javaux, co-président Ecolo

Les réactions politiques sur RTL

Didier Reynders, président MR

Joëlle Milquet, présidente du cdH

Isabelle Durant, co-présidente Ecolo

 

02/05/2008

Karaoké présidentiel à Jodoigne

C’est désormais une tradition le premier mai à Jodoigne : Didier Reynders chante Johnny avec Thomas, Kattrin, Jennifer, Vincent, Pierre, Jean-Luc, Hervé et beaucoup d’autres. 
 

22/02/2008

La stratégie de Didier Reynders et les supputations de Francis Van De Woestyne

Dans La Libre hier, Francis Van De Woestyne tend le micro à quelques grincheux MR, qui semblent douter de la stratégie de fond de Didier Reynders et lui reprocher d'avoir mal négocié la formation de ce gouvernement.    Ces témoins anonymes regrettent que Didier Reynders suive les pas de son mentor, Jean Gol et finisse par rendre le MR, infréquentable pour toute coalition future.  Je ne peux m'empêcher de vous livrer ma propre analyse.

Tout d'abord, les petites phrases, qui sont si souvent reprochées au président du MR, ne sont le plus souvent que des répliques à de virulentes et incessantes attaques de la part de mandataires PS ou CDh.  Depuis la fin de la campagne électorale, il est impossible de lire une interview de l'un de ceux-ci qui ne se contiennent une attaque personnelle contre le président du MR.  On le qualifie de suffisant, d’hautain, de méprisant:  chacun se croit autorisé à ces attaques personnelles, qui sont tellement fréquentes que cela semble une cause entendue, dont il serait désormais inutile de débattre...  Et il devrait se laisser insulter sans jamais rien pouvoir répondre?  A mon estime, au contraire il fait preuve de beaucoup trop d'indulgence en ne répondant d'ailleurs le plus souvent par des bons mots qui ne visent quant à eux que rarement les personnes.  Le sommet a été atteint avec l'interview psychopathe du Ministre Régional, André Antoine, au Soir

Traitons à présent du fond: ces anonymes semblent regretter que Didier Reynders ait été trop agressif durant cette campagne électorale et qu'il reste trop intransigeant en cette période de négociation.  J'aimerais savoir s'ils croient un seul instant que le MR aurait été convié à la négociation d'un quelconque gouvernement s'il n'avait réussi ce pari insensé de devenir la première formation politique francophone?  Il est évident que le PS-CDH était déterminé à monter ensemble au gouvernement fédéral et que d'intenses parades amoureuses en direction du CDh ou du PS n'auraient pas réussi à remettre en cause cette volonté.  Seule cette victoire historique et aussi l'impossibilité pour le PS-CDH de former une majorité à deux, a permis au MR de ne pas être écarté sans autre ménagement des responsabilités fédérales.  Dans quel état aurait été leur moral dans ce cas ?

De la même manière, il semble exclu demain que le MR soit convié à une négociation pour former un gouvernement régional, s'il ne reproduit son exploit fédéral.  Cela n'a strictement rien à voir avec un quelconque dosage de câlins, la réalité a été clairement indiquée par le politologue climatologue, Paul Magnette: le PS ne permettra jamais au MR de remettre en cause son hégémonie et de constituer une alternative à sa toute puissance.  La force du cartel PS-CDh est là, il s'agit d'une union de nécessité, vitale pour la survie de l'hégémonie socialiste dans le monde francophone.  Cette stratégie d'opposition à la montée en puissance du MR, date de la législature 1999-2004 et est donc antérieure à l'accession de Didier Reynders à la présidence du MR.  Paul Magnette analyse clairement la situation.Fallait-il et faudrait-il demain renoncer à positionner le MR, comme un potentiel concurrent au PS afin de jouir à nouveau de ses bonnes grâces et de sa sympathie?  Ce qui semble clair pourtant, c'est que ce n'est pas ce qui est souhaité par l'électorat francophone...qui a durement sanctionné le PS au dernier scrutin et qui aurait, sans doute, également sanctionné le CDh s'il avait eu connaissance de l'inanité de son positionnement centriste en cours de campagne électorale, s’il avait su que voter CDH, c’était clairement assurer au PS de se maintenir au pouvoir.  Qu'est-ce qui distingue encore le CDH du PS?  Pour le MOC (mouvement ouvrier chrétien), à qui Joëlle Milquet doit sa présidence après l'effondrement du PSC, apparemment rien!!!  Puisque Christiane Vienne, José Damilot, qui exerçaient les plus hautes responsabilités au sein de ce mouvement, ont choisi PS et pas le CDH, lorsqu'il s'est agi de se lancer en politique.  L'actuel président du MOC est intervenu publiquement plusieurs fois avant, pendant et après la négociation de l’orange bleue pour imposer une alliance avec les socialistes.  Comment interpréter autrement l'assourdissant silence du CDH lorsque Marie Arena a trouvé que c'était une bonne idée de donner un goût de la vie des SDF ou du paradis communistes aux parents d'élèves des bonnes écoles catholiques? 

Que reste-t-il du positionnement centriste du CDH, si ce n'est de nombreuses circonvolutions oratoires, à grand renfort de gestes congruents, avant tout positionnement sur n'importe quelle question, afin de ne pas s'aliéner quelques mandataires moins à gauche, totalement aux ordres de leur présidente et surtout afin de ne pas froisser les nombreux électeurs, qui croyaient de bonne foi que le CDH était encore un parti centriste, qui pouvait choisir de s’allier à gauche ou à droite voire même qui comptaient sanctionner le PS en votant pour ce parti.

 Contrairement à Francis Van Woestyne et à certains grigneux MR, comme on dit à Liège, la stratégie de Didier Reynders est la seule possible.  La campagne de dénigrement actuelle, menée tant par le PS que par le CDH, n'est pas du tout liée à la personnalité de notre président mais bien à son ambition de reproduire son succès fédéral au scrutin de 2009.  Mon soutien est total et mon moral est très bon.

 

11/02/2008

L’ affaire Onckendaele

Maître Onckendaele, que l’on avait connu plus en verve, prétend pour se défendre que cette note, publiée ce jeudi dans Le VIF, n'a rien d'indécent.  Il y demande avec insistance à Frédéric Delor, directeur du centre d'étude du PS (Institut Emile Vandervelde) et intime du président Elio, d’intervenir auprès du réseau socialiste en place pour lui attribuer des flux d’affaires. Il s’agit pour lui de la pratique courante, rien de choquant à cela !!!  Après tout, il est le patron d’une petite PME soucieux de préserver l’emploi de son personnel. 

Je ne peux quant à moi m’empêcher de songer à d’autres petits patrons de PME,  qui ont du être bien marris, eux aussi, de se voir priver de ces “Flux” de revenus, au grand dam de leur propre personnel d'ailleurs…sans autre raison, sans doute, que la proximité de cet avocat avec les plus hauts cercles de pouvoir.  Mais pas de quoi en faire un plat, just business as usual dans le petit monde du politique business PS.

Les avocats, qui ne bénéficient pas de tels appuis : les petits, les sans grades, qui ne naviguent pas dans ces hautes sphères doivent à juste titre eux aussi être indignés, comme doivent certainement être  dégouttés les grands cabinets d’affaires internationaux, notamment anglo-saxons ou mieux scandinaves, par l’affairisme de nos politiques wallons, sensés pourtant oeuvrer avant tout pour le bien public…Quelle honte !!!

Nous pourrions aussi évoquer l’affaire DC& co (le cabinet révisoral, créé par Daerden senior et récemment revendu à son fils pour plus de 10 millions d€.  Il est vrai qu'il contrôle la quasi totalité des entreprise para-publiques wallonnes), le cabinet d’architecture et d’urbanisme de la maîtresse de Bernard Anselme, les sociétés de conseils en communication, qui oeuvrent parfois à vil prix pour un parti ou un homme politique, dans l’espoir de se voir attribuer par la suite les juteux contrats PUBLICS, ou encore les entreprises d’aide à la récolte de subsides auprès du gouvernement wallon, dirigées par d’anciens membres de cabinets.  Toutes ces affaires sont désormais publiques, révélées…

Quelle est la défense de Madame Onckendaele ?  Voici une interview éclairante, réalisée par l’excellent Mathieu Col sur Mint.  Je remercie au passage Mateusz Kukulka , journaliste à la DH, auteur de l'excellent Politique Show de me l’avoir fait découvrir.  

Elle y regrette que l’attribution des marchés publics pour les avocats ne soit pas réglée par des appels d’offre.  Ce serait la cause de tous les soucis de son mari, dont elle note au passage qu’il ne s’est pas adressé à elle pour obtenir une faveur.  On croit réver !!! J’espère que dans leur couple, ils ne s’envoient pas encore des notes ; mais bon ça c’est du privé.  Par contre, je n’ai pas de mot pour qualifier l’hypocrisie de celle-ci.  Dans cette interview, elle  s’étonne comme un simple citoyen pourrait le faire que ces procédures ne soient pas plus transparentes.  

Madame Onckelinks, c’était bien notre précédente Ministre de la Justice !  Elle n’était pas une simple citoyenne lambda.  Aujourd'hui il est avéré qu'elle était au courant du problème, que ce problème la concernait au premier chef puisqu’il s’agissait de son mari, que la situation la gênait mais qu’elle n’y a rien fait.  Pourtant comme Ministre de la Justice, elle avait le pouvoir d’agir, ce problème était dans ses attributions, dans son domaine de compétence.  C'était son devoir d'agir!!!  

Pourquoi n’a-t-elle pas pris les mesures pour assainir la situation, pour se prémunir d’éventuelles suspicions ?  Elle pouvait le faire mais elle a préféré attendre que le problème éclate au grand jour pour commencer à penser que tout cela était malsain.  On la payait pour quoi exactement comme Ministre ?  J’hallucine.En Flandres, Fientje Moermans, Ministre Régionale de l’Economie,  a récemment présenté avec dignité sa démission pour bien moins que cela : il avait été démontré que des proches de sa commune avait eux aussi bénéficié de quelques contrats de consultance…sans suspicion d’ailleurs qu’elle ait retiré un quelconque profit dans l’opération.   Ici, nous parlons bien de Flux de contrats !!! L’estompement de la norme semble tel au PS, qu’ils ne semblent même plus capable d’analyser la nature des problèmes.  Inquiétant !!!

27/01/2008

Réponse à la carte blanche publiée dans le soir de ce vendredi 25 janvier par Marco Van Hees

Dans sa carte blanche  de ce vendredi 25 janvier, Marco Van Hees, nous livre sa vision pour restaurer le pouvoir d’achat des belges.  Réhabilitant le slogan qui a longtemps été celui du PTB « Allons chercher l’argent là où il se trouve…à la société générale », il nous propose aujourd’hui de mettre en place un impôt sur la fortune, de taxer les plus-values sur actions et enfin de supprimer les intérêts notionnels.

 

Examinons ces propositions :

 

  1. Un impôt sur la fortune : Outre qu’il nous avoue que celui-ci existe déjà sous la forme du précompte immobilier, il regrette que l’état ne puisse imposer les plus riches.  En France, un impôt sur les grandes fortunes (ISF) existe en effet.  Le gouvernement Sarkozy a choisi de limiter à maximum 50% : l’impôt sur les revenus.  S’agit-il d’un cadeau fait aux plus riches par un gouvernement de droite ?  Je crois plutôt qu’il s’agit d’en limiter les effets pervers  : de plus en plus de « riches » avaient choisi de s’établir ailleurs pour ne pas le payer.  N’est-il pas préférable de garder chez soi ses forces vives, ses moteurs de l’activité économique et ses meilleurs artistes et sportifs, plutôt que de les voir s’enfuir sous des cieux plus cléments fiscalement, privant ainsi l’état de ses plus importants contributeurs.  Une fois expatriés, ceux-ci ne payent plus du tout d’impôts sur leurs revenus et dépensent aussi leur argent ailleurs, privant également l’état de TVA sur leur consommation.  Le bilan économique de cet ISF, est d’ailleurs très marginal par rapport au budget de l’état,  il est très difficile à percevoir (les vérifications qui y sont liées, mobilisent un nombre considérable de fonctionnaires), il induit une évasion fiscale massive des plus importants contribuables et enfin est-il juste que quiconque travaille plus d’un jour sur deux pour payer ses impôts ?
  2. Taxer les revenus mobiliers : Monsieur Van Hees s’indigne que rien ne soit prévu pour les plus-values réalisées sur les actions.  Ne s’agit-il pas pourtant de la rémunération d’un risque ? Chacun sait qu’investir en actions sur les marchés boursiers est une opération risquée : la bourse peut monter comme chuter.  Une entreprise peut réaliser des bénéfices mais elle peut aussi faire faillite.  Vouloir taxer ces plus values, n’est-ce pas s’assurer que ces capitaux s’investiront ailleurs, privant les entreprises cotées d’une source importante de financement pour leur croissance.  Serait-il équitable de taxer les seules plus-values sur actions, qui créent de l’emploi et du travail, et non les plus values  immobilières ou sur les  œuvres d’art ?
  3. Enfin Monsieur Van Hees souhaite supprimer le système des intérêts notionnels, qui permettent aux entreprises (petites ou importantes) d’immuniser partiellement de taxes les investissements effectués pour se développer.  Ce système a notamment permis à l’état belge d’attirer des investissements notamment étrangers de 72 milliards de $, faisant de notre pays le quatrième état le plus important en valeur absolue en terme d’investissements au monde en 2007, devant la Chine par exemple.  A l’heure, où il est tellement question de redéployer l’économie wallonne, pouvons-nous nous priver de tels investissements ?

 

Les recettes de Monsieur Van Hees pour revaloriser le pouvoir d’achat me semblent méconnaître les principes de l’économie de marché, qui est pourtant aujourd’hui généralisée partout dans le monde.  Pour attirer des capitaux qui financent les entreprises, créer de l’emploi et développer l’économie, il faut diminuer la fiscalité et particulièrement celle qui concerne les investissements.  Dans ce domaine, la région wallonne est en concurrence avec d’autres régions dans le monde et en Europe.  L’impôt des sociétés est en Belgique de 34% des bénéfices.  En Irlande, qui connaît désormais le plein emploi, cet impôt n’est que de 10%.  « La Belgique est un des Etats au monde dans lequel les entreprises sont le plus taxées », révèle un rapport intitulé « Paying taxes 2008 », réalisé par la Banque mondiale, PriceWaterhouseCoopers et l’International Finance Corporation. Au niveau de la pression fiscale, notre pays figure ainsi au 154ème rang sur un panel de 178 pays étudiés.

 

Lors d’un congrès récent, Monsieur Di Rupo reprenait les suggestions de Monsieur Van Hees concernant les intérêts notionnels mais regrettaient dans le même élan que la Belgique soit une économie de rentiers (sic).  Comment mieux susciter les investissements qu’en leur accordant un tarif fiscal préférentiel ?  Au niveau de dette publique, qui est le notre en Belgique, comment mieux stimuler la création d’emplois qu’en favorisant les investissements dans les entreprises ?  Et si nous connaissions un taux de chômage résiduel de moins de 5% de la population comme en Irlande, en Flandres et dans d’autres régions en Europe, ne serait-il pas possible alors de donner à ces malheureux le nécessaire ?

18/01/2008

Pourquoi il ne faut pas dire "non" à tout.

Après plus de 6 mois de crise et l'échec de négociations capitales pour l'avenir de la Belgique, Didier Reynders explique, dans le "Soir" d'hier simplement que "dire non à tout" ne sera pas une tactique viable.  Tous les observateurs sérieux savent qu'il a raison.

Alors faut-il se mettre à plat ventre et tout accepter et surtout est-ce ce qu'il nous conseille de faire?  Certainement pas!!!  Ce qu'il nous dit dans cette interview du soir de ce matin, c'est toute réforme ne sera pas néfaste aux intérêts des francophones.  Par exemple, renforcer l'état fédéral en permettant la mise en place d'une circonscription fédérale, qui responsabilisera nos ténors politiques des deux côtés de la frontière linguistique...c'est un progrès au même titre qu'une réforme du sénat.

Scinder BHV est un tabou, car le risque est grand de voir après cette scission...une extinction progressive des droits (facilités) réservées aux francophones de la périphérie... Il ne reviens donc pas sur la position qui était la sienne jusqu'ici:  cette scission doit être compensée par un élargissement de Bruxelles.  Comment croire qu'il n'est pas déterminé à tenir cet engagement alors que le MR doit sa victoire électorale à Bruxelles au succès, rencontré par ses mandataires FDF.  Le leadership francophone du MR ne pourra se maintenir sans le FDF.  C'est une donnée de ces dernières élections.  Ce risque est donc nul.  Il insiste d'ailleurs sur le refinancement de Bruxelles et trouve comme moi que cette idée de communauté urbaine en permettant des coopérations par de là les frontières linguistiques permettraient certainement une meilleure coordination, par exemple en matière de transports publics, de mobilité ou encore de répartitions de zones d'activités économiques.

Quant aux transferts de compétences, il réaffirme que ceux-ci doivent avant tout viser une meilleure efficacité et que si c'est l'objectif qui préside à un tel examen alors il faudra accepter que des transferts s'opèrent également du niveau régional vers le fédéral pour former des paquets de compétences homogènes.  (par exemple: prévention des soins de santé, protection de la jeunesse, etc...).  Le plus important, c'est évidement d'obtenir en cas de transfert des leviers politiques au niveau régional, d'obtenir des garanties quant au financement et à la pérennité de celui-ci.  C'est possible et c'est nécessaire.  

Un autre danger, serait de voir apparaître des dysfonctionnement au profit d'une région, qui en raison de sa meilleure santé financière pourrait être tentée concurrencer de manière déloyale les francophones.  Je songe par exemple en cas de régionalisation de l' ISOC (impôts des sociétés), il est important que des sociétés qui ont des activités sur tout le territoire belge ne soit tentées de délocaliser leur siège social pour bénéficier de meilleures conditions fiscales (même minimes) ou que des familles bruxelloises choisissent de s'enregistrer comme flamands pour bénéficier de meilleures allocations familliales.  Je crois que Didier Reynders est bien informé de ces dangers et je lui fais confiance pour ne pas se laisser abuser par quelques discours lénifiants.  LOL

Dire non à tout transfert, est non seulement intenable mais contre-productif, puisque cela fait monter dans l'opinion flamande, les courants séparatistes.  Mais dire oui à certains transferts est non seulement recommandé mais également souhaitable.  Par exemple s'agissant des incitants fiscaux, qui ont justifié le "non" de Joëlle Milquet à Leterme et qui ont effectivement fait échouer la négociation de l' Orange Bleu.  Est-il tenable de maintenir ce refus alors que les régions sont déjà responsables de leurs politiques en matière de subsides.   Les entreprises préfèrent des incitants fiscaux moins "aléatoires" que des subsides pour lesquels il faut faire anti-chambre dans des cabinets ministériels afin de les obtenir...  Que les régions se dotent de cette possibilité ne comporte pas de danger.  IL FALLAIT DONC REPONDRE OUI A LETERME SUR CE POINT COMME SEUL LE MR A EU LE COURAGE DE LE FAIRE.  Nous aurions sans doute obtenu alors un gouvernement et nous aurions économisé la période de tension qui se prépare.

19/12/2007

Verhofstadt III met fin à la crise

Tout d'abord, un grand bravo à Guy Verhofstadt!!!   En réussissant à dénouer cette crise en moins de 15 jours, il vient de démontrer qu'il était l'homme de la situation.  Merci aussi au sens de l'état de Didier Reynders, il a compris à temps l'urgence de sacrifier certaines légitimes revendications sur l'autel de la raison d'état.  En acceptant de transiger sur une participation conjointe du cartel CDh/PS à ce gouvernement d'urgence, en renonçant à revendiquer le rôle de premier ministre, il vient de faire preuve d'une abnégation qui démontre un sens de l'état certain.

Comme je le signalais sur ce blog, l'exercice des responsabilités au sein de ce gouvernement ne sera pas simple: 

  • Nous sommes à la veille d'une campagne électorale déterminante en 2009, d'autant plus si de nombreuses compétences sont transférées aux exécutifs régionaux.   Ce gouvernement fédéral réunit en son sein les deux principaux protagonistes de ces futures élections: le MR et le cartel sortant.  Il ne sera pas simple de transcender les différences de fonds entre les deux pour gouverner ensemble.
  • De nombreux chantiers sont aujourd'hui sur la table de ce gouvernement d'ici la mise en place d'un gouvernement définitif pour le 23 mars 2008:
  • Des problèmes socio-économiques urgents: Budget 2008, pouvoir d'achat, prix de l'énergie, confiance et crédibilité au niveau international.  Didier Reynders sera en charge de mettre sur pied un programme de gouvernement au niveau socio-économique.  Il est à espérer que les accords obtenus sur ces sujets par l'orange bleue pourront servir de base à ce programme.
  • Yves Leterme sera quant à lui en charge de préparer la réforme institutionnelle, où rien ne semble être réglé.  Si ce n'est peut-être qu'au sein de cette configuration plus large, disposant de la majorité des deux-tiers et où le rôle de la N-VA sera dès lors dilué.
  • enfin la constitution effective de l'équipe gouvernementale définitive.
Au vu des enjeux, qu'impliquent ces sujets complexes, et des divergences de vue qui subsistent encore aujourd'hui entre les parties prenantes de ce gouvernement, cela nous promet encore de passionnantes passes d'armes dans les semaines et mois à venir.  Que cela ne nous empêche pas de nous réjouir de la réussite présente et d'espérer que cela nous permette de donner un programme socio-économique au bénéfice de la population et une réforme des institutions équilibrée pour l'ensemble des communautés de ce pays.

18/12/2007

Le piège de l'union des francophones...

Une position, qui permettrait de sortir à mon avis de la crise posée par cette formation gouvernementale, serait que le PS reprenne à son compte les accords orange bleue à peu près équilibrés entre préoccupations sociales et nécessité de favoriser la reprise des activités économiques. Depuis l’échec de Leterme, Elio Di Rupo ne semblait pas tarir d’éloges sur le travail de Joëlle Milquet au cours de cette formation!!!  Elle a effectivement défendu seule, des positions exclusivement de gauche. L’orange bleue est une configuration de centre-droit. Le PS, disposant de plus de sièges que le CDh, il serait sans doute possible de renégocier certains points dans les accords orange bleus dans un sens plus social encore. L’entrée du PS dans le gouvernement fédéral pourrait alors avoir un certain sens.

En exigeant “l’union nationale” de tous les francophones, ce qui peut être un objectif louable pour ce qui concerne la négociation institutionnelle, Elio Di Rupo condamne surtout ce gouvernement de transition à l’immobilisme dans les matières socio-économiques. Ce que certains observateurs expérimentés ont appelé un gouvernement pour ne rien faire alors qu’il est évident que notre pays a besoin d’un gouvernement pour gouverner et donc prendre des décisions dans les matières socio-économiques.

Que cela plaise ou non, le curseur politique au lendemain des élections, a clairement été placé par les électeurs vers des solutions plus à droite certainement au nord du pays, même si je récuse cette dichotomie depuis que plus personne de sérieux ne défend aujourd’hui des solutions de gauche dans les matières économiques (planification de l’économie ou nationalisation des moyens de production, par exemple).

Ce qui est certain, c’est que le CD&V est largement plus à droite que le CDh, où le MOC a désormais une influence déterminante et que la gauche en Flandres ne peut former une majorité.  En voulant imposer une politique de gauche au niveau fédéral, il me semble que le PS prend le risque de creuser encore plus le fossé qui sépare le Nord du Sud du pays. Cette victoire ne pourra être que très éphémère parce qu’elle renforcera surtout les positions séparatistes des partis du nord, qui font de cette différence de sensibilité politique entre les flamands et les francophones un argument de poids dans leurs revendications vers plus d’autonomie. D’autant que ceci se fait en dépit du résultat électoral tant au sud qu’au nord.

Je crois qu’il s’agit d’un jeu dangereux, qui ne peut que radicaliser l’opinion publique flamande. Il me semble par ailleurs incompréhensible que le CDh accepte ce baiser de la mort. L’expérience du pôle des gauches entre écolos et socialistes, a profité pourtant uniquement aux socialistes. Les électeurs préfèrent toujours l’original à la copie. Il me semble à peu près certain que le CDh ne profite que momentanément et à tort d’ailleurs, car il n’y avait pas de raison de ne pas répondre oui aux trois questions posées par Yves Leterme, d’une certaine aura médiatique dans les sondages pour avoir résisté à la Flandres. Un peu comme le public d’un match de tennis prend parti pour le perdant durant un match, souvent dans l’espoir de voir celui-ci se prolonger. A plus long terme, on ne se souvient évidemment que du gagnant. LOL

Pourtant, des compromis ne seront possibles pour la réforme de l’état qui se profile que si les francophones acceptent de négocier et que le blocage sera total et dangereux pour l’avenir du pays en cas de maintien de cette stratégie du “non”.

11:53 Écrit par Philip Hermann dans Général | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : didier reynders, elio di rupo, mr, ps, cdh |  Facebook |

17/12/2007

La fuite en avant du PS...

Comment comprendre autrement l'exigence du PS d'inviter tous les partis francophones à cette négociation gouvernementale.  Il est d'ailleurs assez amusant de constater que par d'habiles manoeuvres de communication, celui-ci réussit à faire passer cette exigence pour le moins forte d'un parti pourtant grand perdant du scrutin du 10 juin, comme légitime et à faire passer tout refus du MR, pourtant gagnant comme preuve de son intransigeance.  Que cache ce renversement des rôles?

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Avant tout, il s'agit de réduire à néant et de rendre impossible tout projet socio-économique d'inspiration libérale et de confisquer ainsi toute possibilité pour le MR mais aussi pour le CD&V de mettre en oeuvre le programme pour lequel leurs électeurs les ont élus.  En effet, chacun sait que plus il y aura de partis autour de la table pour cette négociation socio-économique, moins il sera possible de mettre en oeuvre un quelconque programme.  Chacun viendra avec ses exigences, aucune orientation claire ne pourra être décidée et toute action sera décidée dans l'urgence et dans la seule urgence.  C'est ce que certains avisés observateurs ont appelé un gouvernement pour ne rien faire, si ce n'est une vaste réforme de l'état, exigée pourtant au départ par les seuls partis flamands.  Curieux renversement de situation!!!

Il s'agit sans doute également de récompenser le loyal partenaire régional d'avoir si bien fait capoter l'orange bleue.  La N-VA a certes eu des exigences inacceptables au niveau communautaire alors qu'un accord semblait pourtant en vue, mais le refus du CDh de répondre oui aux trois questions posées par le formateur Yves Leterme reste incompréhensible, voir ci-dessous.  Enfin, il s'agit de mouiller également les Ecolos, qui, politiquement très proche, profite de chaque recul du PS.

Deux options s'ouvrent pourtant au nouveau formateur Guy Verhofstadt:

  • Soit réussir l'orange bleue avec le CDh ou avec le PS du côté francophone, puisque Mevrouw "nee" a si bien travaillé et a permis par son obstination résolue d'obtenir des acccords socio-économiques équilibrés, que ne devrait pas désavouer le PS, même si à la marge un espace de négociation pourrait être préservé.
  • Soit faire un véritable gouvernement d'urgence en prenant comme base le gouvernement actuellement en affaires courantes, en l'élargissant éventuellement au gagnant flamand de ces élections, le CD&V.
Il est en tout cas hallucinant de voir le grand perdant de ce scrutin, mobiliser l'ensemble de ses troupes pour tenter de faire croire qu'un gouvernement immobile serait la meilleure formule de gouvernement, côté francophone, au mépris d'ailleurs des voeux de l'électeur.

17:17 Écrit par Philip Hermann dans Crise formation | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : mr, ps, cdh, ecolo, didier reynders, elio di rupo, joelle milquet |  Facebook |

14/12/2007

200 000 emplois: l'objectif de Verhofstadt atteint

Pendant toute la campagne électorale, Yves Leterme a accusé le gouvernement Verhofstadt de mentir, notamment sur le nombre d'emplois créer par ce gouvernement.  Il répétait comme un mantra: "Wie geloof deze mensen nog?" (Qui croit encore ces gens?).  Aujourd'hui, la preuve est faite officiellement: ce gouvernement socialiste-libéral n'avait pas menti et qu' il était arrivé à ses objectifs.  Nous savons, par ailleurs, ce qu'il est advenu de sa promesse de scinder BHV grâce à ses cinq minutes de courage politique!!! Mort de rire

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Tom Naegels, journaliste au Standaard, titre aujourd'hui "Cet homme ne connait-il pas la honte?" devant ses tentatives de justification de son échec, cette semaine. 

Il est important de constater que la grande majorité de ces emplois ont été créés par le secteur privé.  Ce qui renforce indubitablement l'intérêt de toutes les mesures qui favorise la création d'activité privée, de telles mesures était présentes dans la partie socio-économique de l' orange bleue.  Les chèques-service ont également constitué une importante source de création d'emploi.

Le taux de chômage est en recul à 7,7% alors qu'il était de 8,3% en 2006.  Guy Quaden, mon ancien professeur à l' ULg et aujourd'hui gouverneur de la banque nationale recommande: "La meilleure façon de préserver le pouvoir d'achat, c'est d'améliorer les chiffres de l'emploi."  Lors de cet exercice semestriel de prévision, la BNB prévoit encore une hausse de l'inflation due à l'augmentation des produits de base de consommation journalière à 2,9% contre 1,8% l'année dernière.

L'urgence est donc, si nous suivons ces recommandations, de stimuler la création d'activités privées, de tenir compte de l'inflation qui guette en augmentant le revenu net des plus faibles revenus (bas et moyen salaires).  Pour réaliser cet objectif, la seule méthode est de poursuivre dans la voie de la réforme fiscale, initiée par le gouvernement Verhofstadt II, qui conjugue l'intérêt de stimuler la création d'entreprises privées et de susciter les investissements,  et pour les particuliers de renforcer le pouvoir d'achat, tout en préservant la compétitivité de nos entreprises.

C'est le programme libéral.  Un sondage réalisé par le standaard, assure aujourd'hui encore que Didier Reynders serait un premier ministre intérimaire satisfaisant pour 56,90% de Flamands.  Pour sauver sa candidature comme premier-ministre, Yves Leterme, ne peut plus aujourd'hui compter que sur le soutien du cartel CDh/PS.

13/12/2007

Un gouvernement pour ne rien faire!!!

On n'attendrait plus que le MR

BELGA

Mis en ligne le 12/12/2007

Les choses ne semblent pas avoir beaucoup évolué au cours de la journée de mercredi si ce n'est qu'il semble se confirmer que la coalition en vue serait très large du côté francophone. On parle de plus en plus d'un gouvernement orange bleue du côté flamand et d'union nationale (ou plutôt régionale) du côté francophone. Plusieurs proches de la négociation disaient mercredi après-midi que 5 des 6 pressentis pour une telle formule étaient d'accord. On n'attendrait plus que le MR.

Peu d'informations officielles filtraient mercredi. Le seul élément objectif a été le communiqué du cdH dans lequel les Humanistes défendent la constitution d'un gouvernement intérimaire impliquant tous les partis francophones afin de gérer ensemble les problèmes d'urgence qui touchent les Belges. Par ce texte, le cdH officialise en quelque sorte que cette formule est actuellement explorée et tiendrait la corde. Elle va aussi dans le sens de ce que demande le PS depuis deux semaines et qu'évoquait clairement le vice-président du parti, Philippe Moureaux, mardi matin . Du côté flamand, on s'en tiendrait à l'orange bleue, ce qui arrange à la fois l'Open Vld et le CD&V.

Du côté francophone, on élargirait la coalition en y impliquant tous les partis démocratiques soit MR, PS, cdH et Ecolo. Seul le FN serait encore dans l'opposition. Le "deal" qui serait intervenu entre le premier ministre sortant Guy Verhofstadt (Open Vld) chargé d'une mission par le Roi et l'ex-formateur Yves Leterme (CD&V) aurait été l'élément déclencheur pour faire redémarrer les discussions. M. Verhofstadt pourrait rester au "16" pendant quelques mois tandis qu'Yves Leterme serait vice-premier ministre en attendant de reprendre la fonction de premier ministre.

La large coalition à 6 a l'avantage d'offrir une large majorité pour une réforme de l'Etat soit 109 voix sur 150 (la majorité spéciale est de 101) à la Chambre et 52 voix sur 71 (la majorité spéciale est de 48) au Sénat. Dans les deux assemblées, les voix francophones seront nettement plus importantes que les voix flamandes soutenant le gouvernement: à la Chambre une telle coalition disposera de 48 voix dans le groupe linguistique flamand et 61 dans le groupe linguistique francophone et au Sénat de 23 voix dans le groupe linguistique flamand et 29 voix dans le groupe linguistique francophone.

La formule sans les Ecolo n'aurait pas de majorité des 2/3 au Sénat. De plus, la majorité à 6 neutralise entièrement ce que certains appellent "le pouvoir de nuisance de la N-VA". Le petit parti nationaliste a 5 députés et 2 sénateurs. Il s'agit incontestablement d'un élément important notamment pour Ecolo qui a toujours dit que la présence de ce parti dans la majorité constituait pour lui un problème. Un tel gouvernement serait asymétrique à plus d'un titre puisque non seulement le PS y siégerait sans le sp.a mais à ce stade il semble aussi plus que probable qu'on y retrouve Ecolo sans Groen!.

Pour certains observateurs, cela ne constituerait pas un trop gros inconvénient étant donné qu'une telle formule "gèlera toute politique sérieuse jusqu'en 2009 puisque ce gouvernement ne fera rien que de l'institutionnel". De diverses sources on confirmait que Guy Verhofstadt se concentre actuellement sur les partis francophones et plus spécialement sur le MR pour le convaincre du bien-fondé de la formule. "Di Rupo et Milquet ne veulent rien concéder à Reynders", commentait un proche des négociateurs flamands qui ajoutait que la discussion actuelle laisse entrevoir que "ce ne sera sans doute pas plus facile à 6 que cela ne l'a été à 4".

A ce stade, il semble toujours ne pas être question d'en venir à une tripartite traditionnelle. On ressent pourtant un changement d'attitude du sp.a mais les socialistes flamands ne sortiront pas du bois tant que l'Open Vld et le CD&V ne le leur demandent pas. Or, les libéraux et démocrates-chrétiens flamands se contentent actuellement de dire qu'ils sont satisfaits avec une formule qui se limite à l'orange bleue du côté flamand. Un gouvernement asymétrique à six n'est sans doute pas la formule idéale mais, commentait un observateur, "au 185eme jour de la crise, la question n'est plus de savoir qu'elle est la meilleure formule mais qu'elle est la moins pire".

Tout ce petit montage s'effondre, il faut le noter, en cas de refus du MR à participer à cette mascarade dont le seul but ne pourra être que de solder les intérêts francophones et ne rien faire!!!!

00:00 Écrit par Philip Hermann dans Crise formation | Lien permanent | Commentaires (30) | Tags : cdh, mr, didier reynders, formation, gouvernement, ps, ecolo |  Facebook |

12/12/2007

La nausée...

Voilà ce que je ressens alors que les présidents du cartel CDh/PS opposent leur veto à la possibilité pour un francophone d'accéder, pour la première fois depuis plus de 30 ans, à la plus haute fonction politique de ce pays. 

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Où est le respect de la démocratie?  Deux gagnants ont émergé du scrutin de ce 10 juin: Yves Leterme, qui a mené à la victoire avec 30 siège le CD&V/N-VA et Didier Reynders, qui a permis au MR de devenir la première formation politique à Bruxelles et en Wallonie.

Le premier a eu la main pendant 6 mois, il a échoué à trois reprises dans ses tentatives de former un gouvernement.  Du moment qu'une réforme de l'état se réalise, ni lui, ni son parti ne semble plus revendiquer la place de premier ministre.  Plutôt que de se ranger derrière la candidature du premier politique wallon, le PS et le CDh préfère briser le front francophone, s'unir dans un tout sauf Reynders et choisir n'importe lequel des flamands plutôt que l'un des leurs.  Même si celui-ci est le plus légitime quant au score électoral en tout cas et qu'il a l'assentiment des partis flamands.  Quelle honte!!!  Quel mépris de l'électeur!!!

Je ne peux m'empêcher de songer au soutien de la présidente CDh à la candidature, désavouée par les électeurs, du président du PS.  Cela ne lui posait pas de problème alors, de voir un wallon revendiquer ce poste.  Son attitude est de plus en plus incompréhensible sauf si nous l'analysons comme une décision de sa part de faire du CDh, une simple annexe du PS.  Seul un pacte secret la liant à ce parti, permettrait d'expliquer ses innombrables atermoiements et revirements.  Car aujourd'hui, plus rien ne semble compter si ce n'est la participation du PS à un futur gouvernement: plus personne ne parle de contenu ou de la teneur des réformes.  Quel dommage de ne pas avoir informé son électorat de l'existence d'un tel pacte avant les élections!!!  Je ne doute pas que la défaite subie par le PS, eut également été la sienne.   Qu'elle se méfie toutefois de cette nouvelle alliance, le MR a l'expérience de ce que vaut la parole de Monsieur Elio Di Rupo.

Ce qui est sûr, c'est que si le front des francophones se résume à "tout sauf Reynders"... je soutiens sans équivoque la position de ce dernier de préférer alors l'opposition.  Qu'ils se débrouillent alors, seuls, pour négocier cette réforme de l'état.  Ces deux partis nous ont habitué à beaucoup de turpitudes et de renoncements dans leur quète effrénée de postes et de pouvoir, particulièrement lorsqu'il s'agissait de réformes institutionnelles.  De surcroit, ils sont aujourd'hui très affaiblis l'un par sa défaite électorale historique, l'autre par son attitude pendant la négociation.  Ils feront de Didier Reynders, un martyr.  Ils braderont les intérêts francophones sur cet autel et nous verrons le résultat lors du prochain scrutin.  

05/12/2007

Guy Verhofstadt: les raisons d'un retour...

Après presque 6 mois de crise, il était clair que ce pays ne pouvait rester l'otage des diktats de 5 élus indépendantistes flamands.  Les problèmes socio-économiques réclamaient d'urgence l'entrée en scène d'une personnalité charismatique, pour laquelle l'intérêt du pays primait indubitablement sur les ambitions personnelles: ce sera Guy Verhofstadt.

Battu par le cartel lors du dernier scrutin, il a clairement décidé de faire un pas de côté afin de laisser émerger une nouvelle génération politique dans son propre parti politique et il n'est jamais intervenu dans le débat de cette formation.  Ce faisant, il apparait aujourd'hui comme l'homme de la situation.

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En effet, l'échec de Leterme est avant tout l'échec d'une méthode: un compromis ne se négocie pas en plaquant ses partenaires de négociation contre le mur (politieke moed?) et en leur soumettant  une liste de revendications, où leur seule marge de manoeuvre serait d'en refuser certaines particulièrement imbuvables (souvenons-nous de la régionalisation des plaques d'immatriculation) tout en refusant dans le même temps de traiter aucune des revendications en provenance de votre interlocuteur (élargissement et refinancement de Bruxelles, extension de certains droits pour les francophones de la périphérie, circonscription fédérale, refédéralisation de certaines compétences comme les nuisances sonores de Zaventem, etc...) sans d'ailleurs prendre la peine d'argumenter.

Dans ce contexte, la méthode Verhofstadt apparait aujourd'hui comme visionnaire, pragmatique et inventive.  C'est évidement comme cela que des solutions équilibrées pourront voir le jour.  Il le disait déjà durant la campagne électorale au nord lors des débats l'opposant à Leterme.  Les faits lui ont clairement donné raison.

Pour résoudre les questions communautaires et procéder à une réforme de l'état équilibrée, qui préservent les intérêts de chaque communauté...il faudra impliquer tous les partis politiques démocratiques et partir d'une feuille blanche.  Tous les problèmes doivent être abordés sans tabous, sans oukazes et toutes les solutions devront être conçues dans l'intérêt des gens et pas avec comme but de conquérir une victoire au dépens de l'autre communauté. 

28/11/2007

Pourquoi faut-il réussir l'orange bleue?

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Parce que son programme de gouvernement économique et social est à la fois ambitieux et équilibré entre deux pôles, qui ont trop souvent été considérés comme antagonistes: le dynamisme économique et la récompense des mérites et d'autre part la préservation et même l'amélioration de la protection sociale.
 
L'orange bleue se fixe comme objectif de relancer l'activité en renforçant l'attractivité de la prise de risque (investissement), de la création d'activité et donc de la création d'emploi.

Si la sécurité sociale s'étouffe et menace de s'effondrer sur elle même...c'est surtout parce que notre taux d'activité est trop faible pour en supporter le coût. Modifier ce paramètre et tout d'un coup la spirale du déclin s'inverse...

260 000 nouveaux emplois sont au programme.

L'orange bleue prévoit également de nombreuses avancées sociales:

  • une amélioration du statut des indépendants: il est temps de l'aligner sur sur les autres statuts, si nous voulons stimuler la création d'activité
  • des plus petites pensions
  • de la prise en charge des malades chroniques
  • des plus bas et des moyens salaires par la voie d'une nouvelle réforme fiscale, qui augmentera le salaire poche sans pénaliser la compétitivité de nos entreprises.



Comment parvenir à maintenir néanmoins l'équilibre budgétaire auquel les libéraux sont effectivement attachés?

  • Un premier gisement d'économies réside dans le non remplacement de fonctionnaires partant à la retraite et dans l'amélioration de la productivité de l'administration, notamment grâce à son informatisation (par exemple du département de la justice). La Belgique est à la fois le pays européen qui compte le plus de fonctionnaires et celui où sa population est la moins satisfaite des services prestés. Cela peut changer, vous ne croyez pas?
  • Il est évident que la création de 260 000 nouveaux postes de travail, permettra de singulières économies en termes de dépenses publiques notamment en matière d’allocations de chômage. 
  • Enfin, les précédentes réformes fiscales ont démontré la validité de l'adage cher à Jean Gol: "Trop d'impôts, tue l'impôt!" et certainement au niveau de fiscalité que nous connaissons en Belgique: à chaque diminution de la pression fiscale sous les gouvernements Verhofstadt, a correspondu un accroissement des recettes...notamment grâce à une augmentation des recettes TVA, suite à une hausse de la consommation. Ce phénomène est particulièrement vrai lorsque ces réformes concernent les bas et moyens revenus, qui thésaurisent moins que les plus hauts revenus.


Le mécanisme est limpide et transparent, il a d'ailleurs prouvé son efficacité dans d'autres pays ou régions européennes. L'Irlande par exemple, est passé en 10 ans d'un chômage endémique comparable à celui de la Wallonie, à une situation de quasi plein emploi (4-5% de chômage) en profitant c'est vrai des fonds européens pour abaisser la pression fiscale au niveau le plus bas en Europe.

Ces solutions évidentes se sont toujours heurtées à l'opposition dogmatique du PS:

  • on ne touche pas au nombre de fonctionnaires même si des gains de productivité se font jour grâce à l'emploi de nouvelles technologies.
  • on ne réemploie pas les budgets économisés par une bonne gestion dans les soins de santé, par exemple (je sais reconnaître certains mérites aux socialistes), ailleurs que dans les soins de santé.  Cette guerrilla budgétaire, que le CDh tente d'ailleurs de préserver, nuit à l'efficacité dans la gestion des ressources.  Il faut lutter contre la tentation humaine mais parfaitement absurde en terme de gestion liée au prestige de gérer les budgets les plus importants.
  • Toutes les économies réalisées et marges budgétaires dégagées doivent servir à augmenter prioritairement et quasi exclusivement les prestations sociales alors que ce que demandent les allocataires sociaux, si vous prenez la peine de les interroger....c'est prioritairement de retrouver un travail. 
Durant des décennies, nous avons subi la gestion typique de la pénurie propre à l'idéologie socialiste et aussi à ses dérives clientélistes.


Cette paralysie dogmatique a entraîné la léthargie de notre économie, où chacun semblait se résoudre à un inéluctable déclin, c'est cet état d'esprit qu'il convient de changer!!! Quand je vous disais que le PS était un parti conservateur!!!! C’est ce changement que les électeurs du 10 juin ont demandé par leurs votes.  C'est la raison pour laquelle il est important de ne pas se résoudre à un échec de cette formation pour des raisons communautaires.  Toutes ces avancées sont déjà dans l'accord de gouvernement et seraient impossibles si un gouvernement d'urgence ou pire une tripartite traditionnelle devait s'avérer nécessaire.

10/11/2007

Qui fait encore confiance à Yves Leterme?

Avec une question similaire, Yves Leterme et le CD&V/N-VA a eu raison de Guy Verhostadt lors de ces dernières élections.  Aujourd'hui, elle semble se poser avec de plus en plus d'acuïté à la personne, qui la posait pendant la campagne électorale, et particulièrement dans les médias flamands?

La grenade institutionnelle balancée ce vendredi par Jo Vandeurzen et son compère Bart De Wever pour faire avorter le projet royal (sans doute suggéré pourtant par Monsieur 800 000 voix, après l'avoir été par Jean-Luc Dehaene, lui-même) de séparer l'exercice de formation d'un gouvernement et la réforme institutionnelle, place ce pays dans l'impasse.

Le président du cartel semble ignorer les appels de plus en plus pressants de la population et des médias à la nécessité de former un gouvernement, qui traite des problèmes des gens.  Inversant de manière hallucinante les rôles après ce vote indigne en commission, le cartel exige aujourd'hui des garanties et assurances quant à une réforme de l'état: donnons les!!!Moqueur

Faudrait-il pour autant abdiquer la défense des intérêts francophones...là, je crois qu'il ne faudrait pas que Monsieur Vandeurzen ne prenne ses rêves ou ceux de la N-VA pour la réalité.  Si les négociateurs francophones de l' Orange bleue et particulièrement Didier Reynders, n'ont pas cédé aux dictats séparatistes pendant 150 jours, ils ne seront sans doute pas plus conciliants après ce coup de force indigne en commission de l'intérieur, ni même après ces pathétiques dernières rodomontades médiatiques.  Le cartel ne pourra faire l'économie d'un retour aux réalités: plus il s'entête, plus celui-ci fera mal!!!  LOL

Tant que la Belgique sera une démocratie, les solutions institutionnelles ne pourront exister que comme des compromis acceptés par une majorité tant en Flandres que dans le monde francophone.  Si ces réformes se veulent constitutionnelles, c'est alors d'une majorité des deux-tiers dont il faudra disposer.  Hors de cette arithmétique politique élémentaire, point de salut que le négociateur ait 800 000 voix ou 1 million, voire 2... pas de salut.

Combien de temps, les tenants des thèses les plus jusqu'au boutistes et donc les plus improbables resteront populaires en Flandres?  Voilà la seule question, qui reste encore mystérieuse!!! LOL  En réglant son pas sur celui de la NVA, le CD&V ne manquera pas d'apparaître comme un strict parti d'opposition sans autre solution à proposer qu'une intenable et parfaitement stérile guerrilla entre communautés?

Chapeau Didier Reynders!!!  Du génie politique à l'état pur!!! Mort de rire

22:05 Écrit par Philip Hermann dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : gouvernement, vandeurzen, mr, didier reynders, yves leterme |  Facebook |

08/11/2007

Une théorie du grand complot par Elio Di Rupo

En visionnant les JT de ce soir, je n'ai pu m'empêcher de sourire à la théorie du grand complot anti-socialiste qui était dévelloppée par quelques mandataires socialistes représentés sur le plateau par Monsieur Di Rupo, himself.  Cool

Yvan Mayeur aurait même surpris quelques sourires échangés entre certains mandataires MR et d'autres CD&V à peine une demi-heure après le vote.  LOL  On croit réver.  Pour ramener un peu de calme, je ne peux m'empêcher de songer au couple Sophie Pécriaux (ex-députée PS) et Rik Daems (Mandataire Open VLD), à l'issue de ce vote indigne, se sont-ils étripés à coups de couteaux?  Certainement pas, certains mandataires se connaissent depuis des dizaines d'années.  Qu'ils s'échangent des sourires dans des couloirs du parlement hors caméra, même après une passe d'armes animée, n'a rien d'étrange.  En tout cas, pas pour moi.

Dans un éditorial, un journaliste du Morgen, aurait révélé le grand complot...  Mais un éditorial est une opinion, le récit pour vraisemblable qu'il puisse être, n'est en rien corroboré par des faits, des témoignages probants ou encore des aveux.  Pour l'avoir lu, il n'a d'ailleurs pas cette prétention. (voir ici)

Que les deux chefs de file des partis les plus importants de l'orange bleue, se soient à un moment concertés, sur la suite éventuelle d'un vote annoncé, ne me semble pas, à moi non plus improbable, mais procéder du bon sens même...de là à imaginer un grand complot, planifié par des machiavels depuis des mois, on se croirait sur un site du réseau voltaire.  LOL

Allez lire son blog: http://www.leblogdelio.be et jugez par vous même. 

07/11/2007

Yves Leterme n'a pas pu empêcher l'explosion des négociations de l'orange bleue.

Sur ce blog, j'avais prévenu mes lecteurs que la réussite de l'orange bleue dépendrait de la capacité d' Yves Leterme d'imposer un compromis communautaire à ses encombrants partenaires séparatistes: la NV-A et certains membres du CD&V.

Il n'en a pas été capable, nous avons assisté à un vote communauté contre communauté en commission de l'intérieur à la chambre: une première historique.  L'avenir est désormais une bouteille à l'encre, même si je ne donne plus cher des chances d'Yves Leterme de devenir un jour premier ministre. 

Gouvernement d'urgence, orange bleue sans volet communautaire, gouvernement à seul vocation communautaire...ces quelques pistes sont désormais sur la table.  Le moins étrange n'est pas que toutes ces péripéties, ont singulièrement renforcé les chances de Didier Reynders d'accéder aux plus hautes fonctions de ce pays.  Lui, seul, a préservé intacte sa capacité à s'extraire de la mèlée pour forcer un compromis. 

17:21 Écrit par Philip Hermann dans Crise formation | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : cd v, mr, didier reynders, yves leterme, nva |  Facebook |

06/09/2007

Une spirale positive

Une spirale Positive

Depuis l'interruption des négociations par le formateur, Yves Leterme, nous assistons à une spirale de la négativité.  Au départ, seule Madame Milquet, semblait dire non à tout et maintenant nous entendons plus que des "nons" de toute part.  

  • Le CD'N V/NVA dit "non" à toute formation de gouvernement qui n'impliquerait pas de grandes réformes institutionnelles.

  • Ils ont aussi dit non à la désignation d'un duo de "démineurs", De Croo, Langhendries.

  • Le CDH dit non à toute réforme institutionnelle, exigeant une majorité des deux-tiers.

  • Ecolo dit non à la NVA, à tout ce qui a été négocié jusqu'ici...et conditionne son entrée à celle de Groen.

  • L' open VLD dit non aux contre-revendications des francophones devant le "cadre" de négociation proposé par les négociateur flamands.

  • Le PS semble quant à lui se réjouir de l'impossibilité de former une orange bleue.

Après presque 90 jours de négociation pour former un gouvernement, il me semble important pour sortir de cette crise, d'inverser la tendance.

Quels sont les points d'accord?

  • Les partis flamands veulent plus de "goed bestuur", ça tombe bien les électeurs du MR aussi.  Didier Reynders, qui a fait campagne sur ce thème, notamment à Charleroi, doit en partie sa victoire au ras-le-bol des électeurs face à la multiplication des scandales.  Cependant, j'ai beau consulter tous mes dictionnaires NLS-Français...  et dans aucun de ceux-ci, "goed bestuur" ne se traduit par REFORMES DE L' ETAT (Staatshervorming) comme semble le prétendre les négociateurs flamands.  Goed Bestuur, cela correspond plutôt à la mise en place de règles de "bonne gouvernance" permettant de lutter contre les abus et les dérives.  J'aimerais qu'on m'explique comment un simple transfert de compétence vers les entités fédérées permettrait de parvenir à ce résultat!!!  N'existe-t-il pas d'autres moyens, notamment législatifs, par exemple en renforçant les sanctions visant ceux qui commettent ces dérives, qui permettraient de répondre efficacement à ce légitime souhait de la population tant au Nord qu'au Sud du pays???  Jusqu'à preuve du contraire, la justice reste bien une compétence fédérale, c'est à ce niveau que nos négociateurs pourraient prendre les mesures les plus efficaces.

  • Pour faire face aux défis de la mondialisation et de la compétition entre régions dans un monde globalisé, il est utile d'envisager une nouvelle réforme de la fiscalité et notamment celles concernant les entreprises.  De l'avis de tous les spécialistes et notamment des premiers concernés la FEB, les intérêts notionnels et la baisse de l'impôt des sociétés ont permis de rendre notre pays plus attractifs pour des investisseurs étrangers.  Pour quelle raison étrange, faudrait-il aujourd'hui traiter ces questions au niveau régional???  La tendance n'est-elle pas d'ailleurs d'harmoniser ces législations au niveau européen???  Comment prétendre que la Belgique, ses entreprises et ses habitants se trouverait mieux si ces matières étaient régionalisées?  Sauf bien entendu si l'objectif est de permettre une compétition malsaine entre régions d'un pays déjà si petit?  Comment des francophones raisonnables pourraient-ils croire qu'un tel transfert de compétences, permettrait d'améliorer la situation économique de la Wallonie?  Si le mandat des électeurs du Nord et du Sud, c'est de réduire les impots des sociétés pourquoi ne pas le faire au niveau fédéral actuel, comme cela a toujours été le cas?

  • La solidarité...  Bien des négociateurs flamands insistent sur la nécessité de transférer des compétences du fédéral vers les entités fédérées afin de répondre aux préoccupations sociales de leurs électeurs: ils évoquent les allocations familliales, les soins de santé, des mesures spécifiques pour le chômage, qui toucheraient spécifiquement les travailleurs âgés au Nord et les jeunes au Sud.  Selon eux, les différences entre le Nord et le Sud du pays seraient telles que seul un transfert de compétences aux entités fédérées permettrait de satisfaire les besoins spécifiques à chaque communauté.  A première vue, le raisonnement semble être de bon sens...à première vue seulement.  Dans le cas des allocations familliales, j'aimerais qu'ils m'expliquent pourquoi les parents flamands mériteraient plus ou auraient plus besoin d'une revalorisation de ces allocations familliales que les parents d'enfants francophones?  Dans le cas des soins de santé, j'aimerais qu'on m'explique en quoi les patients flamands et francophones sont tellement biologiquement différents qu'il faudrait que la décision de remboursement de leurs médicaments, soit régionalisée.  Un médicament, qui conviendrait à un patient flamand, deviendrait-il nocif pour un patient francophone.  Dans le même ordre d'idée, pourquoi ne pas réfédéraliser la médecine préventive?  Un vaccin ou un dépistage de cancer, sont-ils spécifiquement adaptés à une communauté linguistique?  Concernant le chômage, j'aimerais également que l'on m'explique en quoi une mesure qui serait bonne pour un chômeur agé au Nord deviendrait mauvaise ou inutile pour un chômeur âgé francophone, en quoi mettre en place des programmes d'activation de chômeurs spécifiques pour des jeunes sans formation au sud, seraient moins utile à un jeune sans formation du Nord?  Tout cela me laisse perplexe, sauf à considérer des raisons de politique bassement politicienne.  Par exemple, des allocations familliales revalorisées de 75€ seraient un élément de séduction important pour forcer des parents bruxellois francophones à changer d'identité linguistique!!!

  • Les préoccupations environnementales font aujourd'hui l'unanimité, comment ne pas comprendre que ce défi ne pourra se régler que s'il est traité de manière globale et certainement pas s'il est régionalisé. Quel est l'intérêt de faire varier la politique de subsidiation ou la mise en place de normes d'une entité fédérée à l'autre? Comment mettre en place une fiscalité incitative ou dissuasive efficace, si ce n'est au niveau fédéral, voire européen!!! La pollution reconnait-elle la frontière linguistique?

  • Que dire des revendications concernant la régionalisation des plaques minéralogiques ou concernant la sécurité routière. Cela permettra-t-il d'éviter des accidents, si une mesure est bonne d'un côté de la frontière linguistique, pourquoi serait-elle mauvaise de l'autre?

  • Dans le cas de la scission de BHV, j'aimerais que quelqu'un m'explique pourquoi il faut faire d'une question aussi élémentaire que le fait de recevoir l'information communale dans la langue de son choix ou le fait de pouvoir s'exprimer dans sa langue devant un tribunal (par exemple à l'occasion d'un divorce), nuirait gravement aux intérêts de nos compatriotes flamands...au point qu'il serait tout à fait impossible de former dans ces conditions un gouvernement qui réponde aux besoins et aux aspirations des gens.

Inverser la tendance actuelle de négativité, en transformant en objectifs positifs pour tous, les revendications qui semblent aujourd'hui ne pouvoir être réglées, en dépit de tout sens commun, que par des avancées communautaires, est possible. C'est cela que devrait viser à présent l'ensemble des négociateurs. La Belgique est le pays du surréalisme, comment s'en étonner au vu de ces pitoyables négociations !!!