26/11/2008

Anne-Marie Lizin n’aime pas la démocratie

anne marie

Après son refus d'admettre les résultats de la consultation populaire sur son projet immobilier des Récollets,  elle avait prétendu alors représenter la volonté de ceux qui n'avaient pas jugé utile de participer à cette consultation puisque ceux qui y avaient participé, avaient refusé avec une confortable majorité son projet.

 

Ce lundi, nous avons pu à nouveau constater à quel point elle avait une conception étrange de la démocratie.  Mise en difficulté en raison de sa gestion désastreuse du CHRH (l'hôpital de Huy), par ailleurs en grande difficulté financière, elle en appelle aujourd'hui à un retour aux urnes qui lui redonnerait, pense-t-elle, à nouveau une majorité absolue et ainsi la possibilité de reprendre sans plus de contestation ses anciennes pratiques.

 

La démocratie, c'est pourtant le mode de gouvernement qui prévoit un contrôle des exécutifs par soit un conseil communal, soit un parlement.  La substance d'une gouvernance publique démocratique, c'est qu'elle permette le débat, que ceux-ci soient publics et même que parfois certaines remarques, idées ou suggestions formulées par une opposition soient prises en compte.   Cela ne plait pas à Huy, comme cela ne plaisait pas à Charleroi. 

 

Plus fondamentalement encore, il est de plus en plus évident qu'il est illusoire d'espérer que le parti socialiste wallon s'auto-régule comme il était illusoire de penser à une auto-régulation des marchés financiers.  En tout cas, chaque victoire électorale et surtout celles qui leur donnent une majorité absolue, semble être vécue par certains mandataires socialistes comme une autorisation à poursuivre sans contrôle et sans débat leur emprise absolue sur tous les rouages de la puissance publique en Wallonie.

 

Une rénovation des pratiques et des mœurs au PS, semble donc impossible tant que celui-ci ne connaîtra pas de désaveu électoral, tant qu'il ne perdra pas le leadership wallon.  Même en admettant que le président du PS désire sincèrement rénover le parti dont il a la charge, comment pourrait-il le faire si cette rénovation implique que son parti se prive de ses plus importants pourvoyeurs de voix et accepte dès lors le risque d'une défaite électorale, dont il porterait, comme président, aussi la responsabilité devant les militants de son parti.  Les tergiversations de la fédération liégeoise, quant à la constitution des listes électorales, illustrent parfaitement ce phénomène...les atermoiements du Ministre Courard, également. 

 

L'ambition du MR de s'emparer du leadership politique en Wallonie doit également être analysée en fonction de ces paramètres, il ne s'agit pas d'arrogance...plutôt la conscience des immenses responsabilités de cette formation politique pour le devenir de notre région.

21:21 Écrit par Philip Hermann dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : ps, huy, mr, elio di rupo, didier reynders, anne-marie lizin, courard |  Facebook |

24/11/2008

Elio Di Rupo : La fin d’un règne ?

Elio
Ce week-end, le président du PS a envahi l'ensemble des médias pour initier la contre-offensive au congrès de lancement de campagne du MR à Namur.  Elio Di Rupo doit principalement sa présidence au PS à ses qualités d'homme médiatique et de communication.  Après avoir fait payer à son ancienne équipe de communication l'échec de la campagne législative de 2007 en remerciant ses principaux collaborateurs, il était intéressant de découvrir ce week-end le millésime présidentiel « 2009 ».

La déception est malheureusement à la hauteur des attentes.  Certes, il est apparu largement plus agressif que lors de la dernière campagne.  Il semble déterminé à rendre les coups et à tenter de mouiller  ses adversaires -sic-.  Il reste malheureusement dans le déni des problèmes qui concernent principalement les mandataires PS et sur lesquels il pourrait agir comme président de parti ou par une action des gouvernements auquel son parti participe.   Ce déni n'est pas anodin : comment et pourquoi prendre les mesures qui s'imposent pour améliorer la gouvernance publique en Wallonie, si on persiste à refuser de voir qu'il existe des problèmes ?  Comment croire qu'il pourrait être l'artisan d'une rénovation du PS ? Où reste le chevalier blanc qui prétendait qu'il poursuivrait lui-même les parvenus qui peuplent son parti ? 

Son analyse de la situation politique et de la crise financière et économique, tient en deux phrases « cette crise est libérale » et « il faut plus de régulation ».   La première affirmation est à peu près aussi intelligente que de dire que le PS wallon est responsable du goulag ou de Pol Pot...quoique. ;-)  D'autant que quand on lui demande s'il souhaite que l'on mette fin au système d'économie de marché, qu'on pourrait aussi appeler « système d'économie libérale » -c'est le même concept- il répond par la négative. J

Mais bien sûr, il faut plus de régulation !!!  Tout le monde le dit !!!  Sauf que la régulation à laquelle le président du PS pense, c'est la régulation locale...  Celle que nous ne connaissons que trop bien en Wallonie : tracasseries administratives,  dédale de réglementations variées, changeantes et compliquées à tel point que notre région a vu naître une nouvelle profession : subsidiologue, les seuls qui s'y retrouvent dans ces labyrinthes.   A grand renfort de populisme, il compte aussi s'attaquer aux monopoles ou oligopoles, qui lui coûte si cher en rasoir...  Bien et si on commençait par le monopole postal ou de certains services publics, dont on a compris qu'ils ne rendaient pas service au public en refusant tout service minimum. ;-)  A quand un service de rasage public ???

Ce que tout le monde dit, à commencer par figures aussi peu socialistes que Sarkozy, Obama ou Didier Reynders, c'est qu'il faut une meilleure régulation des marchés financiers et surtout une régulation supranationale puisque les acteurs financiers et économiques sont désormais de taille mondiale.

Dès les premières secondes de cette interview, chacun a pu constater que le président du PS n'avait plus grand-chose à dire.  Alors que Pascal Vrebos lui demandait de s'expliquer sur ses responsabilités comme administrateur de Dexia dans le crash de cette banque, il n'a pu s'empêcher de rappeler pour la 150 ème fois qu'il avait destiné cette rémunération à la création d'une œuvre sociale.  A tant le répéter, on peut aujourd'hui presque douter de la vocation sociale du geste. 

22:31 Écrit par Philip Hermann dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : ps, sarkozy, mr, elio di rupo, didier reynders, obama, anne-marie lizin |  Facebook |

21/10/2008

Monsieur Aernoudt se lance en politique...

aernoudt_rudy_columnCe lundi, un « Bekende Vlamingen », Rudy Aernoudt annonce en grande pompe son intention de se lancer en politique…en Wallonie.  L’homme n’est pas totalement inconnu ici, puisqu’il a exercé un temps les fonctions de chef de cabinet du Ministre régional de l’économie, Serge Kubla et il a co-écrit de nombreux livres avec le sénateur MR, Alain Destexhe.  Il est aussi l’homme du scandale en Flandre, puisque c’est lui qui a révélé alors qu’il était chef de cabinet de la Ministre régionale flamande de l’économie (Fientje Moermans), que celle-ci recourrait « abusivement » à des consultants externes dans son cabinet.  Ces révélations ont entraîné la démission de la ministre en question…  Avec un Vlaamse Belang, toujours très actif sur les bancs de l’opposition, il est devenu impossible pour un ministre de se défendre sereinement contre ce type d’accusation même si le recours à de la consultance ne me semble pas forcément le signe de quelconques malversations (un ministre ne peut forcément être au courant de tout et il ne me semble pas idiot de devoir demander parfois conseil à des spécialistes).  D’après ce que j’ai pu lire dans les journaux flamands, Fientje Moermans était d’ailleurs très appréciée comme ministre.  Elle siège aujourd’hui comme simple députée au parlement flamand et pourrait bien mener la liste de son parti dans sa région pour les prochaines élections. 

 

Evidement, cette « trahison » de son employeur ne lui a pas valu que des amis surtout au sein de l’Open VLD.  Mais il est également très proche de Jean-Marie Dedecker (l’ancien judoka), exclu lui aussi de ce parti en raison de son populisme, et qui a rebondit en créant sa liste, qui cartonne dans les sondages en Flandres.  Ils étaient collègues dans une agence bancaires d’Ostende…il y a 20 ans, bien avant donc de devenir connus et même de se lancer tous deux dans la politique.  C’est peu de dire que ces deux là sont copains, c’est même Rudy Aernoudt qui a écrit le programme socio-économique de la liste Dedecker.  Rudy Aernoudt est à la fois philosophe et économiste (comme moi et ce n’est pas si fréquent ;-)). 

 

Personne n’ignore que Jean-Marie Dedecker nourrissait l’ambition de s’étendre en Wallonie et devenir ainsi un véritable acteur global sur la scène politique belge.  Ce qui est embêtant, c’est que Jean-Marie est très flamingand et quasi ouvertement séparatiste.  Son slogan de campagne aux dernières élections (Met Belgïe als het kan, zonder als het moet !)  Avec la Belgique si c’est possible, sans s’il le faut !!!  Et dans l’esprit de Jean-Marie…il faudrait que les francophones renoncent à beaucoup (notamment une régionalisation totale de la sécurité sociale et la fin immédiate des « transferts ») pour que la Belgique reste possible !!!

 

Impossible de réussir en Wallonie avec un tel programme, tous les analystes se demandaient quel lapin, l’homme le plus populaire de Flandres sortirait de son chapeau pour mener à bien son projet…  Ce sera donc apparemment…son ami Rudy Aernoudts, qui lui est un belgicain convaincu.  Il est notamment membre de B-plus, le mouvement unitariste bien connu, mais j’y ai croisé récemment certains (voir plus bas www.jevotepourlabelgique.be), dont je me demande ce qui les distingue vraiment des flamingands purs et durs.  J’attends aussi avec impatience de voir à quelle partie du programme de son ami Jean-Marie, il renonce.

 

Ce qu’il revendique en tout cas : c’est le programme socio-économique de la liste Dedecker…normal il en est l’auteur…  C’est, croit-il, ce qu’il faut pour la Wallonie également.

 

·      Moins de clientélisme, une meilleure gouvernance publique.  Comment ne pas être d’accord avec cela ?  Même Elio au PS revendique être l’artisan d’une rénovation en ce sens au sein de son parti sans beaucoup d’efficacité néanmoins cela fait plus de 10 ans qu’il rénove et on ne voit toujours pas de changement.  Au MR, nous avons Alain Destexhe…  Il a écrit de nombreux livres sur ce thème mais il y a aussi son « ennemi », Serge Kubla.  Le parlement wallon résonne encore de ses diatribes contre la politisation des récentes nominations PS, à la tête de tous les rouages de l’administration wallonne.  On ne peut pas non plus accuser Charles Michel d’être indifférent au problème, on a aujourd’hui les preuves de son combat incessant dans ce sens lorsqu’il était Ministre des affaires intérieur du gouvernement wallon.  Olivier Chastel n’est-ce pas celui qui a dénoncé les scandales de la Carolo ?  C’est aussi une évidence que toutes ces actions ont reçu le soutien du président, récemment réélu du MR…Didier Reynders.  Il faut bien comprendre que le principal frein vient ici du PS et la meilleure chance de mettre fin pour de bon à certaines pratiques de ses membres, c’est que celui-ci ne soit plus demain, le parti omnipotent qu’il est depuis trop longtemps en Wallonie.  Il faut faire basculer le centre de gravité politique de cette région !!!  Il faut que le MR devienne le premier parti politique wallon à l’issue du prochain scrutin régional.  Pour y parvenir, chaque voix comptera et chacune de celles qui partiront du MR pour se porter sur d’autres candidats ou d’autres listes, rendront plus lointain cet objectif.  Je ne comprends donc pas la candidature de Monsieur Aernoudt.  Si ces objectifs de fin de clientélisme, de meilleure gouvernance lui tiennent tant à coeur comme à moi, pourquoi ne pas avoir choisi de renforcer les listes du MR ?

 

·         Limiter les allocations de chômage dans le temps.  Voilà typiquement le genre d’idée qui ne pouvait provenir que de Flandre, où règne le quasi-plein emploi.  En Wallonie, où l’offre nette d’emplois ne permettra pas à tous les chômeurs de longue durée de trouver du travail même s’ils font les efforts nécessaires pour se former ou chercher ce travail, cette mesure est une fausse bonne idée.  Car quelle sera la conséquence concrète de cette mesure ?  C’est que les chômeurs, qui seront privés des allocations payées par l’ONEM, n’auront d’autres choix que de s’inscrire au CPAS, payé par la commune.  Ils ne vont pas se laisser mourir de faim et il serait évidemment impensable de les laisser mourir de faim.  La subtilité qu’il faut maintenant comprendre, c’est que le budget de l’ONEM est un budget fédéral tandis que les CPAS sont uniquement financés par de l’argent wallon.

 

 

JMDDOn le voit…la candidature et le nouveau parti de Rudy Aernoudt sont le cheval de Troie de la Flandre de Jean-Marie Dedecker en Wallonie.  Sans doute n’a-t-il pu trouver malgré ses affirmations de candidats wallons pour porter ses couleurs.  Même s’il peut sembler exister une communauté d’intérêts  et une proximité entre lui et le MR, celle-ci ne résiste pas à une analyse approfondie.  Bien au contraire, si ce mouvement, cette liste, cette candidature isolée connaît un quelconque succès, cela renforcera l’hégémonie du PS et retardera les nécessaires changements dont notre région a besoin.  Rudy Aernoudt est le meilleur allié d’ Elio comme un autre Jean-Marie était le meilleur allié de Mitterand.

 

12/10/2008

Le libéralisme ne s’effondrera pas

Contrairement à ce que le président du PS prétend dans une interview à la libre ce samedi, le libéralisme ne s’effondrera pas à l’occasion de ce crash boursier.  Il s’amendera, se perfectionnera mais cette crise ne signifie certainement pas la fin de l’économie de marché…  elle en sortira plus forte  et c’est heureux car aucun modèle socialiste ou autre n’est aujourd’hui susceptible de constituer une alternative sérieuse.

 

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Alors que certains consacrent toute leur énergie à sauver ce qui peut l’être et à préserver l’ensemble de la population du chaos, d’autres préfèrent déjà exploiter de manière politicienne la situation.  C’est le jeu démocratique mais je ne peux m’empêcher de regretter le manque de solidarité du président du PS vis-à-vis d’un gouvernement auquel il participe par ailleurs.

 

Quelles sont les origines de cette crise ?  Analyse 

 

  • La crise du crédit aux USA.  On a déjà beaucoup parlé des « subprimes », ces crédits hypothécaires douteux, qui ont été accordés à des personnes précarisées et sans couverture santé.  Il est évident que de tels dossiers n’auraient jamais été validés en Belgique.  Ils l’ont été aux USA parce que l’immobilier connaissait une croissance à deux chiffres depuis de nombreuses années.  Le calcul de ces banquiers, peu scrupuleux, était que même si ces preneurs de crédit ne parvenaient pas à honorer leurs engagements, ils auraient toujours la possibilité de revendre leur bien immobilier pour solder leur engagement et même encaisser une plus-value.  Les arbres ne montant jamais jusqu’au ciel, les problèmes sont apparus lorsque le marché immobilier s’est effondré.

 

On va encore beaucoup parler des autres formes de crédit à la consommation, notamment de celles qui ont permis aux industries automobiles US de continuer à vendre des 4X4 alors que le prix de l’essence ne cessait d’augmenter. Peut-on encore parler de vente de voiture quand un concessionnaire propose de vous racheter votre ancien véhicule au prix fort en cash et vous laisse repartir avec une nouvelle voiture sans mensualités à payer avant deux ans.  Comment vont-elles aujourd'hui trouver le financement pour adapter enfin leur offre à la demande.

 

Est-ce la vocation d’une carte de crédit de permettre de payer son crédit hypothécaire ?  Est-il sain de laisser certains détenir plusieurs dizaines de ces cartes et plonger dans le surendettement ?  Toutes ces pratiques ont eu cours au pays de l’oncle Sam, elles ont permis à l’administration Bush de maintenir artificiellement une croissance US forte et de masquer ses catastrophiques erreurs de jugement, notamment :

  1. La guerre en Irak, qui a échoué à maintenir des prix pétroliers bas mais au contraire en déstabilisant durablement toute cette région, a accentué notre dépendance vis-à-vis des monarchies pétrolières.
  2. L’absence de diversification énergétique et le maintien d’une économie très consommatrice en énergie, inadaptée à la situation climatique mais aussi au contexte géopolitique.
  3. L’explosion des déficits budgétaires et de l’endettement public US, qui interdisent aujourd’hui à cette administration de disposer des ressources nécessaires pour assumer seule ces erreurs de jugement.
  • La titrisation des moyens de crédit.  Prônée par Alan Greenspan, qui voyait dans ce mécanisme, un moyen de répartir dans l’économie mondiale les risques pris en matière de crédit par les seuls opérateurs US.  Beaucoup d’analystes, dont Warren Buffet, attribuent à cette mécanique, la mondialisation de cette crise, qui sinon aurait essentiellement concerné les institutions bancaires US.  En déresponsabilisant les émetteurs de crédit des risques de défauts de paiement encourus par les preneurs, le système bancaire US a permis cette extraordinaire inflation de la masse monétaire et a transféré ce risque à l’ensemble des institutions financières, qui ont maintenu à tort leur confiance dans le système bancaire US.   
  • La faillite des agences de notation de crédit.  A l’occasion de cette crise financière, nous assistons à la faillite des agences de notations(Standard and Poors, Fitch, etc) qui évaluent la qualité des entreprises ainsi que les qualités des instruments de crédit de celles-ci.  Elles ont surévalué ces qualités avant l’explosion de la crise et ont ainsi favorisé la création de la bulle des subprimes, aujourd’hui elles accentuent cette crise en anticipant trop fortement certaines  dépréciations d’actifs.  Si une meilleure régulation doit naître suite à cette crise, elle passera par la création d’organes de notation hors-marché et indépendant.
  • Le maintien de taux de crédit artificiellement bas par la Federal Reserve Bank en dépit des déficits conjugués du budget  et de la balance commerciale US, qui a stimulé l’explosion de ces crédits et la formation de bulles spéculatives, notamment dans le secteur immobilier.

 

A la lecture de cette analyse, il est évident que l’administration Bush porte une immense responsabilité dans la crise à laquelle nous assistons et qui a aujourd’hui contaminé l’ensemble de l’économie mondiale.  Comme la crise s’est propagée à l’ensemble  de l’économie mondiale, une mobilisation de l’ensemble des acteurs économiques mais également de l’ensemble des puissances publiques est indispensable.  Cette mobilisation devra mettre en œuvre des solutions globales concertées et de nature à rendre confiance  dans le système financier.

 

Malgré l’exploitation politicienne, dont fait l’objet cette crise par le PS belge, il ne s’agit pas d’une mise en cause de l’économie de marché en tant que telle.  Il s’agit encore du meilleur système pour financer, par exemple, les investissements qui seront nécessaires pour industrialiser les technologies qui répondront aux défis climatiques et à la diversification de nos sources d’énergie.   Il faudrait que ceux qui remettent en cause ce système économique, proposent alors une alternative réellement crédible.  Ce n’est pas non plus une mise en cause du libéralisme tel qu’on l’envisage par exemple au MR, qui n’a jamais prôné ni la dérégulation ni nié le rôle social de l’état.  L’économie de marché, ce n’est ni l’absence de règles ni l’absence de contrôle des acteurs du marché.  Il faut bien sûr des règles, même si celles-ci doivent permettre à un marché de s’exprimer, c'est-à-dire d’organiser la concurrence entre des acteurs économiques, de sanctionner ceux qui sont moins efficaces et de récompenser ceux qui le sont plus.

 

Dans un monde globalisé, les instruments qui permettront une régulation efficace de la part la puissance publique, seront nécessairement supranationaux.  Il me semble qu’il devrait être possible d’avancer rapidement dans ce sens au niveau de l’eurogroupe, qui partage la même monnaie et donc le même cadre économique et globalement la même conception du rôle de l’état.  Il sera sans doute également nécessaire de prévoir des organes de régulation à un échelon plus élevé (véritablement mondial).  Restaurer la confiance pour sortir de cette crise, et c’est indispensable, rend la mise en œuvre de ces mesures urgentes et nécessaire.   Il s’agit de ne pas gâcher cette chance historique.

 

16:10 Écrit par Philip Hermann dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : ps, mr, credit, alan greenspan, subprimes, krash |  Facebook |

15/09/2008

Relativisons le poids des sondages!!!

Aucun sondage (AUCUN) n'avait prévu la victoire du MR aux dernières élections fédérales. Tous les sondages (TOUS) actaient comme une évidence, qu'il n'y aurait aucun effet Charleroi pour le PS.   LOL

 

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Notre plus grand journal vespéral du matin, associé à notre unique chaîne de service "public"...en profite pour cracher son venin directement sur l'homme, qui préside aux destinées du MR, en espérant sans doute diviser ce parti!!! Le ton haineux de certains articles et de certains titres, ne manqueront pas d’étonner !!!  Déjà lors de la précédente campagne, j’avais pu révéler le parti pris de ce journal dit sérieux et sensé être neutre.  ;-) Cela ne marchera pas !!!   La meilleure preuve de l'unité du MR , c’est qu’aucun candidat n’a pris la peine de se présenter contre Didier Reynders dans la course à la présidence du MR.


Prudent, Dedicated Research annonce une marge d'erreur pour ce sondage de 5%...5% en plus ou en moins pour le MR ou le PS...ce n'est guère anodin!!! LOL  J’avais déjà pris la peine sur ce blog de m’interroger sur la crédibilité de ces exercices et je m’étais un peu attardé sur le déroulement de la soirée électorale, où par hasard…les résultats du Hainaut et de Charleroi ont mis beaucoup de temps à être révélé.  La mine déconfite de certains politologues experts…qui n’avaient pas cru bon d’anticiper ces résultats, avait encore renforcé la joie de cette victoire.

 

Evidemment, on accuse Didier Reynders d’arrogance…  Et quoi, il a envie de mieux pour la Wallonie et il ose dire que tout ne va pas si bien.  Ce faisant, il ferait le jeu des flamands…pire il découragerait les investisseurs.  Si le PS/cdH croit qu’ils pourront si facilement échapper un examen critique de leur action au gouvernement Wallon et Bruxellois, autant qu’il le sache dès à présent…ce n’est pas ce qui va arriver. 

 

L’arrogance, elle est sans doute à trouver dans l’actuelle coalition au pouvoir.  Comment ose-t-elle croire qu’elle échappera à un examen critique de son action politique.  Croit-elle vraiment que 2-3 articles de journaux, une situation communautaire ou économique difficile lui permettront d’imposer l’omerta sur les problèmes que nous avons connus et que nous continuons à connaître en Wallonie ?  3 ministres présidents en 3 ans à la région wallonne, des problèmes de gouvernance publique à répétition dans tous les rouages des institutions wallonnes, des réformes aussi judicieuses que le décret ARENA ou l’interdiction des sodas à l’école, un plan « Marshal » qui ne produit que peu d’effets.  Tous ces sujets seront abordés au cours de la campagne électorale.

 

Vouloir le changement n’est une attitude arrogante qu’aux yeux de ceux qui ont intérêt à l’immobilisme et à l’omerta !!! 

 

17:49 Écrit par Philip Hermann dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ps, mr, cdh, le soir, didier reynders, luc delfosse, estivales |  Facebook |

09/09/2008

Des vérités qui dérangent...

La campagne électorale pour les régionales a commencé.  Le coup d'envoi vient d'en être donné par Didier Reynders lors du bureau politique du MR de ce lundi.  Après un an et demi, passé à tourner en rond, c'est heureux.

Comme il est heureux qu'un homme politique ose enfin dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas:

  • Aucune solution ne pourra être trouvée sur le plan communautaire avant les prochaines échéances électorales.  Certainement pas avec le plan Peters-Geert Bourgeois qui est aujourd'hui sur la table... ni sans Leterme et sans aucun président de parti, invité.  Cette enième négociation sur le menu et plan de table n'illusionne plus personne, cela fait plus d'un an que cela dure.
  • Ce n'est pas en fin de mandat, à quelques encablures des élections qu'une majorité affaiblie (PS/cdH) - qui si on projette les résultats du scrutin fédéral ne disposerait d'ailleurs plus d'une majorité -  pourra prendre des initiatives sérieuses ou crédibles pour tenter de solutionner cette crise communautaire.  Plutôt que de participer à cette nouvelle pièce de théâtre sans enjeu, si ce n'est de permettre aux deux ministre présidents de s'exposer à bon compte dans les médias, il a raison de préférer répondre comme numéro 2  et premier francophone du gouvernement fédéral, aux véritables préoccupations des gens en matière de pouvoir d'achat notamment.
  • La meilleure manière de restaurer le lien avec l'autre communauté de ce pays, sera au soir du scrutin régional, de pouvoir proposer une véritable alternance par rapport aux politiques du passé en Wallonie et à cette sempiternelle arlésienne du redéploiement économique wallon.  Pour y parvenir, il faudra confirmer le basculement du centre de gravité politique des dernières élections législatives.

L'omerta, exigée actuellement par la majorité PS/cdH sur le redressement wallon, doit être levée.  Les méthodes, qui permettront un réel redressement wallon, sont libérales (comme partout dans le monde où une région a connu un développement économique et notamment près de chez nous, l'Irlande, l'Angleterre, l'Espagne ou encore le nord de la France).  Ce ne sont pas les méthodes socialistes, qui ont quant à elle prouvé toute leur inefficacité depuis 30 ans!!!  J'en veux pour preuve la polémique récente sur les intérêts notionnels, défendus par le seul MR!!!  Combien d'entreprises, dont Monsieur Di Rupo est si fier d'annoncer les investissements (Google, Microsoft, notamment) auraient effectivement investi en Wallonie si son projet de supprimer ce mécanisme, inventé par le Ministre des Finances actuel ;-) avait été accepté, après une âpre campagne mensongère qui plus est!!!

15/07/2008

Reynders: premier ministre!!!

Ce n’est pas une victoire, il n’y a aucune raison de s’en réjouir, il est impossible de croire qu’il s’agira d’une sinécure mais c’est aujourd’hui une nécessité : Didier Reynders doit prendre la tête du gouvernement fédéral et tenter de sauver l’accord socio-économique conclu ce week-end.

 

La population ne peut pas être prise en otage plus longtemps par les excités nationalistes : un gouvernement fédéral doit prendre ses responsabilités et gérer notre pays et les délicates questions posées pour le pouvoir d’achat par le regain de l’inflation, la crise financière et le renchérissement du coût de l’énergie.  Il serait suicidaire de laisser s’installer une vacuité du pouvoir comme lors des précédentes tensions communautaires dans les années 80.  Nous devons nous souvenir de la crise économique qui en avait résulté et de l’incroyable endettement public, que nous payons encore actuellement.

 

La crise communautaire, qui paralyse notre pays depuis ces dernières élections, ne pourra certainement pas être réglée avant le prochain scrutin électoral alors que cette campagne électorale, importantissime, va débuter dès la rentrée politique de septembre.  En refusant de donner au gouvernement Leterme I la chance de prolonger ces discussions difficiles, son cartel CD&V/N-VA a forcé la démission de ce dernier.  Ils sont les seuls responsables de cette crise.  Yves Leterme en préférant sauver son cartel plutôt que le pays et sa population, a sans doute signé définitivement son suicide politique.

 

Aujourd’hui, il faut d’urgence qu’émergent des politiques responsables, qui prennent le temps de réformer l’état belge en profondeur et règlent une bonne fois pour toute la scission de BHV, qui mettent en œuvre les décisions prises par Leterme I dans les matières socio-économiques et enfin qui organisent un scrutin d’envergure nationale à l’occasion des prochaines élections régionales : un gouvernement de salut public en somme.  Didier Reynders a, je le répète ici depuis assez longtemps, toutes les qualités pour réussir à mener cette équipe là.

04/07/2008

Elio Di Rupo : fallait pas l’inviter !?!

Elio Di Rupo semble de moins en moins inspiré dans son action politique : aujourd’hui, il menace d’abandonner le gouvernement Leterme I si celui-ci ne se soumet pas à ses exigences sociales.  Il souligne sa détermination en engageant une coûteuse pré-campagne électorale en publiant une pleine page de populisme dans l’ensemble des quotidiens francophones aujourd’hui.

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Il semble avoir trouvé un nouveau gimmick publicitaire pour lancer cette campagne : le pouvoir d’achat en parler, c’est bien…l’augmenter, c’est mieux.  C’est choc, c’est efficace, du strict point de vue de la communication…c’est parfait !!!  Il s’agit d’ailleurs du recyclage d’un slogan publicitaire bien connu.   Mais c’est évidemment faux et mensonger jusqu’à la racine.

 

Qui dans le gouvernement Leterme ne veut pas augmenter le pouvoir d’achat des gens ?  Le renchérissement du coût de l’énergie, l’inflation qui en découle, préoccupe la population et bien évidemment aussi les politiques.  Le monde politique est unanime à ce propos…

 

Vouloir s’approprier seul cette thématique, est à la limite de l’obscène.

 

La revalorisation des plus petites pensions, qui ont souvent comme origine un statut d’indépendant, ou une carrière partielle, ce qui est souvent le cas pour les femmes, est au programme de tous les partis politiques.  La revalorisation des pensions d’indépendants, est un thème porté par le seul MR depuis des lustres.  La suppression de cotisation générale de solidarité pour les pensionnés a également été portée depuis de nombreuses années par le seul MR.  Marie Arena, bombardée ministre des pensions après avoir échoué à la communauté française, ne pourra si facilement laver l’échec de son décret inscription à l’enseignement…et on ne parlera pas de sa douche.

 

Depuis quelques jours, certains partis politiques, dont le PS, et mouvements syndicaux découvrent que la meilleure façon de revaloriser les rémunérations est la voie fiscale.  Opposer réforme fiscale (un leitmotiv du MR depuis de nombreuses années) et sociale n’est rien d’autre qu’un simple artifice de communication.  Cette forme de revalorisation du pouvoir d’achat présente l’avantage de ne pas pénaliser la compétitivité de nos entreprises et donc de préserver l’emploi.  A la différence des méthodes souvent proposées par les socialistes, ces mesures ne sont pas conditionnelles et ne nécessitent l’intervention d’aucun politique clientéliste pour être obtenues.

 

A l’environnement, Magnette ne convainc  guère et certainement pas les experts : baisser la TVA sur les produits pétroliers est une hérésie écologique (voir ci-dessous) et l’idée de différencier les taux de TVA pratiqués pour les possesseurs ou non de piscine, est simplement impossible à mettre en œuvre, sauf à recruter des milliers d’agents vérificateurs de la température des piscines et autres jacuzzis par grands froids.  Simplement ridicule jusqu’à la plus totale absurdité.   Comment différencier le taux de TVA pour du mazout destiné à chauffer une habitation ou une piscine?

 

Le PS d’ Elio Di Rupo n’échappera pas à cette dure réalité : il n’a plus rien de sérieux à proposer, il n’a plus d’autre voie que de voler les idées de ses partenaires politiques pour conserver un semblant de légitimité politique, il ne peut se passer d’être présent au gouvernement (voir l’affaire onckendaele, qui rapportait plus de 800 000 €/an au couple) et il n’y a été invité que parce que le cdH l’a imposé et pour permettre la vaste réforme institutionnelle, souhaitée par les partis flamands. 

 

Son raidissement actuel et sa volonté de dynamiter ce gouvernement de la dernière chance avant une crise dont personne ne peut prévoir l’issue, ne peut être expliqué que par des motivations électoralistes et par un calendrier judiciaire défavorable (les affaires de Charleroi seront jugées en avril-mai 2009) à une campagne électorale, qui se déroulerait aux dates prévues.

29/06/2008

Baisser la TVA sur les produits pétroliers.

La nouvelle idée du PS pour répondre à la crise énergétique qui sévit actuellement du fait  du renchérissement continu du baril de pétrole depuis le début de la guerre en Irak, peut sembler à première vue intéressante.  Elle est désormais reprise en cœur par les organisations syndicales, qui prévoient de larges manifestations populaires pour la rentrée politique de septembre.

 Puits en flamme UN

Il est tout d’abord amusant de constater que cette idée n’est pas une idée de gauche mais bien une idée propagée par les représentants du secteur pétrolier et leurs lobbyistes.  Le porte-parole officiel des compagnies pétrolières la proposait déjà, il y a deux ans dans les débats organisés par le MR sur l’environnement.  A ce moment et dans ce cénacle, il avait même insisté sur l’orthodoxie « libérale » de ce type de mesure.  Baisser les taxes, n’est-ce pas en effet un cheval de bataille des libéraux ?  Didier Reynders avait pourtant pris la peine de se distancier de ces positions en réaffirmant le rôle de régulateur de l’état.  Je ne doute pas qu’il ait singulièrement modifié ses propos lorsqu’il s’adressait aux instances syndicales et au PS.  Drôle de boulot que celui de lobbyiste pétrolier, le soutien ne vient pas toujours de ceux qu’on croit  !!!

 

Cette idée de détaxer plus encore les carburants est également en discussion aux USA.  John Mc Cain, le candidat conservateur désigné par le parti républicain pour les prochaines élections présidentielles, va sans doute plus loin encore dans le populisme en proposant de supprimer toute taxe sur les carburants pendant la période des vacances, traditionnellement très consommatrice.  Le gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger pourtant lui-même républicain mais qui pratique une politique très ambitieuse en terme de diversification énergétique et d’environnement, vient publiquement de prendre ses distances avec cette position du sénateur Mc Cain, de même que le candidat démocrate à ces élections, Barrack Obama.

 

 Comment comprendre et analyser cette curieuse alliance entre le PS belge et les milieux syndicaux et d’autre part les lobbys pétroliers et l’aile la plus proche des lobbys pétroliers du  parti républicain US ?

 

  • Il n’est pas difficile de comprendre les intérêts des pétroliers, dont les bénéfices n’ont jamais été aussi élevés que depuis que le prix du baril a augmenté.  Il s’agit pour eux de retarder la mise en place de toute mesure structurelle permettant de réduire la consommation énergétique dans les pays consommateurs.  Une baisse de la TVA sur les produits pétroliers, donne l’illusion aux consommateurs que cette problématique énergétique est transitoire, conjoncturelle et qu’il est donc inutile pour ceux-ci de modifier leurs habitudes de consommation.

 

En privant l’état de ces rentrées, il s’agit d’interdire  le nécessaire financement public de mesures permettant de réduire structurellement notre consommation énergétique : mise en place d’incitants fiscaux pour les investissements permettant d’économiser l’énergie dans le bâtiment : isolation, énergies alternatives et durables (pompes à chaleur, solaire, etc), ou le financement d’infrastructures publiques dans le transport : amélioration de l’offre en matière de transport collectif (train, tram, bus). 

 

Enfin, cette baisse uniforme de la TVA interdirait également tout accompagnement social spécifique des populations, qui n’ont pas les ressources pour financer ces investissements destinés à économiser l’énergie : les locataires et particulièrement les locataires de logement sociaux, les personnes qui n’ont pas les moyens d’investir dans une nouvelle voiture plus économique, etc…  Un chèque mazout à destination des populations les plus fragilisées, qui pourrait comme précédemment être en partie financé par les compagnies pétrolières, serait également alors jugé superflu et surtout impossible à financer par les pouvoirs publics.  

  • Pour le PS, il s’agit d’agiter un nouveau gimmick électoral : « Nous sommes le parti qui répondons le mieux aux préoccupations des citoyens et nous apportons une réponse immédiate aux problèmes de pouvoir d’achat ».  C’est le même populisme dont fait preuve le candidat Mc Cain !!!

 

Il s’agit aussi de masquer les incroyables lacunes de la politique énergétique PS au niveau régional et à la communauté française.  Nous avons pu constater à l’occasion de quelques scandales retentissants que les préoccupations des gestionnaires de logements sociaux, étaient parfois très éloignées de celles des bénéficiaires de ceux-ci.  Nous devons également constater qu’en dépit des belles déclarations d’intention médiatiques (je me souviens de la promesse du Ministre Daerden d’allouer un milliard d’ euros pour rénover les logements sociaux au cours de la précédente campagne électorale régionale), très peu a été réalisé pour permettre à ces populations fragilisées de résister aux conséquences de ce prévisible nouveau choc pétrolier.  5% du parc immobilier social est encore chauffé par des radiateurs électriques, le mode de chauffage le plus coûteux et le moins efficace d’un point de vue énergétique, la plupart de ces logements restent parmi les plus mal isolés du parc immobilier !!!

 

Au niveau de la communauté française, il faudra aussi qu’ils avouent que la quasi-totalité du refinancement obtenu par une majorité PS-MR, lors des accords de la Saint-Boniface en 2001, est aujourd’hui absorbé en quasi-totalité par ces augmentations de la facture énergétique pour les pouvoirs organisateurs concernés (réseaux d’enseignement, opérateurs culturels).  A quelques mois de nouvelles échéances électorales régionales, c’est le branle bas de combat pour donner l’illusion que ces problématiques énergétiques n’ont pas été négligées par l’actuelle coalition en charge de ce gouvernement : trop peu et surtout beaucoup trop tard, la communauté française vient de lancer un appel en ce début d’année 2008 pour constituer les premiers dossiers, visant à mettre en œuvre les premiers Partenariats Publics-Privés pour financer ces nécessaires investissements !!! 

 

La résistance du MR face au populisme de cette exigence de baisse de TVA par le PS, qui doit être relayée dès septembre par les organisations syndicales avec l’approbation gourmande des lobbys pétroliers…est, on le voit, particulièrement courageuse.   Elle est en phase avec les recommandations de toutes les organisations spécialisées dans ces questions énergétiques et environnementales et avec les décisions prises au niveau européen.

 

Il faut d’ailleurs noter que le gouvernement wallon figure parmi les derniers retardataires en Europe en ce qui concerne la transposition de la directive européenne relative à la performance énergétique des bâtiments.  Cette directive prévoit d’informer le public concerné (candidat acheteur ou locataire) de la consommation énergétique d’un bâtiment.  En informant ainsi le marché, l’ Europe veut ainsi valoriser les investissements faits en matière d’isolation par les propriétaires et protèger le public des pièges financiers, que constituent les bâtiments peu ou pas isolés ou dotés d’installations de chauffage désuètes et très énergétivores.  

 

Les projets de mise en œuvre de cette directive, par le gouvernement wallon actuellement sur la table, ne permettent pas d’espérer que ces législations deviennent réellement contraignantes : le contrôle du respect de celles-ci est en effet confié à des fonctionnaires, qui restent à engager et à former.   Les quelques contrôles ponctuels à charge d’amendes sans doute, seront pour le moins inefficace alors qu’il serait bien plus simple et économique de demander aux notaires d’exiger ces certificats préalablement à la passation de tout acte et de vérifier que toutes les parties prenantes à des contrats de location ou de vente sont bien conscientes des qualités énergétiques de ces biens.   

 

La méthode actuellement envisagée par le gouvernement wallon, pose également de nombreux problèmes en terme de sécurité juridique, je ne serai pas étonné que de nombreux recours en résiliation de bail ou de vente, se fassent jour lorsque les candidats acquéreurs ou locataires de biens non conformes, découvriront leurs premières factures de chauffage après coup.

 

Par ces exemples, nous voyons que les préoccupations du PS ne dépassent jamais le très court terme (électoralisme, effets d’annonce, clientélisme) et nous devons constater que ces positions sont étrangement identiques à celles adoptées par les plus conservateurs des républicains US et par les compagnies pétrolières, symboles s’il en est du grand capital, que le PS et ces syndicats accusent par ailleurs de tous les maux. Cette alliance objective ne peut être comprise que parce que l’ensemble de ces acteurs ont intérêt à l’immobilisme : la paupérisation de la population augmente le réservoir électoral du PS et donne sens à un engagement syndical, et cet immobilisme politique pérennise durablement les bénéfices des entreprises pétrolières, qui redoutent plus que tout un changement de nos habitudes de consommation.  Singulier, n’est-ce pas ?    

08/06/2008

Les mensonges du PS

Nous avons appris cette fin de semaine, la démission de Florence Coppenolle de la direction de la communication du PS.  Dans un mail adressé aux internautes sympathisants à la cause de son parti : elle les enjoignait de « spammer » Didier Reynders, d’inonder l’émission de Pascal Vrebos, de dénoncer les conclusions de Philippe Defeyt (Ecolo) sur la baisse du pouvoir d’achat ou encore de prendre la défense du Ministre Magnette dans son combat contre Electrabel.

 

Ce qui était choquant dans ces argumentations fournies, clés en main par la cellule communication du PS, c’est que celles-ci ne se préoccupent nullement de correspondre à une quelconque réalité.  Il est fait feu de tout bois et l’amalgame est la règle.  Epinglons :

 

  • Didier Reynders est accusé de voler les pensionnés alors qu’il a immédiatement reconnu une erreur de son administration dans le calcul du précompte de ceux-ci et qu’il a déjà promis réparation.  Mais le PS va plus loin puisqu’il prête au Ministre des Finances la volonté de compenser ainsi le mécanisme des intérêts notionnels qui incitent les entreprises à accroître leurs investissements dans notre pays.  Que ce mécanisme ait permis à Google ou Microsoft de choisir la Wallonie comme terre d’investissement, est évidemment passé sous silence.
  • Philippe Defeyt, ancien président d’Ecolo et aujourd’hui économiste à l’Institut du Développement Durable, vient de rédiger une étude qui compare l’évolution du pouvoir d’achat des belges depuis les années 80 en comparant le temps de travail nécessaire pour acquérir des produits de base (kg de beurre, pain, etc.) jusqu’à aujourd’hui.  Cela permet de relativiser un certain nombre de conclusions tirées par le PS et par certains syndicats, qui critiquent cette étude.  Critiques auxquelles Philippe Defeyt répond par ailleurs ici.  Aucune trace pourtant de ces argumentations dans le carnet de route fourni par le PS pour ses militants en mal d’arguments : on leur dit de dire : « Philippe Defeyt et Ecolo vit-il sur une autre planète ? »  sans plus d’explications !!!
  • Paul Magnette annonce de manière triomphale qu’il a conclu un accord avec Electrabel sur une contribution récurrente de 250 millions au budget de l’état.  Il est aussitôt désavoué par cette entreprise.  Cette annonce semblait pour le moins prématurée, et cela a été mis sur le compte de l’inexpérience du Ministre Magnette par les médias…sans plus !!!  En conclure, comme il est fait dans ce manuel du bon internaute militant PS, que les médias sont suspects de collusion avec Electrabel, est pour le moins rapide…

 

Espérons que cette démission permette d’élever le débat ou plutôt qu’il puisse enfin avoir lieu car le PS nous a rarement paru dépasser le niveau de l’invective au cours de la précédente campagne électorale.  Il est vrai que les problèmes de gouvernance publique par des mandaires PS se sont multipliés.  Ils ont souvent empêché d’aborder le fond dans les débats, comme sur les forums et les blogs internet mais peut-être plus simplement, le PS ne dispose-t-il plus de solutions à proposer pour résoudre les problèmes des gens.  Après tout, s'il avait eu quelque chose  de nouveau à dire...pourquoi ne l'aurait-il pas alors mis en oeuvre alors qu'il est au pouvoir depuis des dizaines d'années?  Pourquoi a-t-il permis un tel déclin?

09/05/2008

Yves Leterme est seul…

Hier au cours d’une séance plénière de la chambre, Yves Leterme n’a pas pu convaincre son propre groupe parlementaire de s’abstenir de voter l’inscription de la « scission » de BHV à l’agenda de la chambre.  Servais Verherstraeten, chef de groupe CD&V/N-VA, ne se sent pas tenu par les engagements contenus dans l’accord de gouvernement porté par le premier ministre CD&V.  Il a préféré proposer ce vote à ses collègues plutôt que de soutenir son chef de file au gouvernement.

 parlement

Cette attitude est pour le moins paradoxale.  N’est-il pas schizophrénique de prétendre dans un accord de gouvernement que BHV fera l’objet d’une négociation et sera solutionné par un compromis au sein de ce gouvernement et d’autre part de voir son chef de groupe à la chambre s’engager sur la voie d’un passage en force hostile, par ailleurs purement théorique,  par la voie d’un vote communauté contre communauté ? 

 

Durant la campagne électorale, le candidat Leterme a prétendu que solutionner BHV ne demanderait que « Vijf minuten politieke moed » (cinq minutes de courage politique), c’est de ce courage dont notre premier ministre a pourtant singulièrement manqué.  Nous attendions de lui qu’il ait le courage de faire taire ceux qui dans son parti, l’encourageaient à s’engager dans la voie sans issue d’un vote  guerrier et sans concession.  Nous attendions de lui qu’il défende la voie de la négociation, qu’il démontre l’inanité de toute tentative de passer en force.  Nous attendions de lui qu’il formule des propositions équilibrées, qui profitent aux citoyens des deux communautés, pour sortir enfin par le haut de cet épineux dossier.  Nous attendions de lui qu’il défende les intérêts des Belges, qui se soucient dans leur immense majorité comme d’une guigne de ces questions politico-politiciennes.

 

Il a capitulé devant les vociférations des gueulards de son propre parti, et celles de ses partenaires de cartel N-VA.  Il a capitulé devant la pression à laquelle ces derniers sont soumis par le mouvement nationaliste flamand, par la liste De Decker et par le Vlaamse Belang.  Il a capitulé en faisant passer les intérêts particuliers des plus extrémistes de son parti, la peur de se dédire de promesses électorales insensées et intenables, devant l’intérêt du pays et de ses habitants.  « Die man kan het niet !!! »  (Cet homme n’y arrive pas)  titrait récemment Luc VanderKelen, éditorialiste au “Laatste Nieuws”.

 

Impossible pourtant de taire le terrifiant silence voire même parfois la dangereuse complaisance des intellectuels et analystes flamands…  C’était et cela reste leur rôle d’expliquer que la démocratie est la forme de gouvernement, qui impose le débat public et le compromis sur la force, qui oblige à convaincre plutôt qu’à contraindre, qui protège les intérêts des minorités contre les dérives des majorités.  C’est l’essence même de cette démocratie, qui vient d’être bafouée par ce vote communauté contre communauté. 

 

Le Vlaamse Belang ne veut pas de cette démocratie, le fait était connu et établi depuis longtemps et déjà du temps du Vlaamse Blok.  Aujourd’hui, nous devons constater que son populisme et ses simplismes  ont essaimé jusque dans les partis flamands à vocation gouvernementale.  Cet idéalisme jusqu’à l’absurde est une défaite de l’intelligence qui doit en rappeler d’autres à tous les démocrates.

800 000 voix ne semble pas une garantie suffisante contre la solitude.  Cool
 

Pour suivre les débats à la chambre ou revoir ceux qui s'y sont déroulés hier:

http://www.lachambre.be/streaming/getPage.asp?language=fr

 

Les réactions politiques sur Ciel Radio accessible sur le site de « La Libre »:   

Didier Reynders, président du MR

Laurette Onkelinx, Vice-première ministre PS

Melchior Wathelet, secrétaire d'état cdH

Jean Michel Javaux, co-président Ecolo

Les réactions politiques sur RTL

Didier Reynders, président MR

Joëlle Milquet, présidente du cdH

Isabelle Durant, co-présidente Ecolo

 

03/05/2008

Retour aux urnes pas défavorable aux francophones

Depuis quelques jours, le scénario d’un retour aux urnes prématuré n’est plus une hypothèse impossible.  Dans le Standaard du 29 avril, nous pouvions même lire que ce scénario profiterait largement aux francophones.  En effet, il est indispensable pour assurer la légitimité de nouvelles élections fédérales que le problème de BHV soit tranché.  C’est le conseil d’état qui l’exige même si il n’exige pas de scission à proprement parler : nous nous trouvons dès lors dans trois cas de figure :

 

  1. Retour à l’ancienne circonscription électorale, ce qui anéantirait du même coup tous les efforts flamands pour rendre cette scission inévitable et urgente.  Ce retour en arrière ne devrait d’ailleurs pas faire l’objet de négociation.
  2. Organiser des élections dans les conditions actuelles, le parlement nouvellement élu devra alors se prononcer pour valider celle-ci à posteriori.   Le risque est toutefois important que ces élections soient alors invalidées par des procédures menées en ce sens notamment par des partis nationalistes.
  3. Trouver une solution négociée pour la scission de l’arrondissement entre la chute de ce gouvernement et la date effective de nouvelles élections.

 

Il est très clair que la première solution semble la plus plausible, c’est en tout cas l’avis des auteurs (Steven Samyn et Isabel Albers) de cet article. 

 

D’un point de vue plus politique, il semble aujourd’hui qu’une négociation institutionnelle aussi importante que la réforme de l’état aujourd’hui exigée par les flamands, pourra difficilement être menée aussi près de nouvelles échéances électorales régionales.  Ce n’est pas sain pour installer un climat de négociation serein.  Ces dernières heures, le cartel CD&V/N-VA d’Yves Leterme, rejette à nouveau toutes les possibilités de compromis proposées par les francophones : pas de circonscription fédérale, pas de nomination des bourgmestres, pas d’élargissement de Bruxelles…  Le moins que nous puissions dire,  c’est que cela rend la discussion difficile et que cela correspond à une radicalisation par rapport aux discussions qui avaient permis la formation du gouvernement Leterme I.

 

Si Leterme I devait tomber, ce gouvernement serait alors placé en affaires courantes.  Ce  n’est pas très différent de la situation actuelle puisqu’une tripartite interdit de fait tout projet socio-économique fort.  Il est probable que de nouvelles élections fédérales seraient alors couplées avec les élections régionales, prévues pour 2009.  Ce rendez-vous électoral exceptionnel permettrait alors aux électeurs de choisir pour de bon les acteurs des prochaines échéances communautaires et par la suite laisserait à ceux-ci le temps de négocier une réforme dans le calme et sans pression électorale.

 

D’un point de vue plus politicien, cela permettrait du côté francophone au CDH et à Ecolo d’acter leur progression dans les sondages et au MR de conforter sa position de premier parti francophone.  Du côté néerlandophone, cela permettrait au cartel CD&V/N-VA de se présenter uni au scrutin et sans laisser le temps à un hypothétique « Forza Flandria » (N-VA, LDD et Vlaamse Belang) de s’organiser.  Cela rendrait même possible un éclatement de ce cartel au lendemain du scrutin et le CD&V pourrait alors sans pression excessive négocier une réforme de l’état équilibrée.  Pour les autres partis traditionnels, tous perdant face au cartel dopé au nationalisme de la N-VA, cela leur permettrait sans doute de se refaire une santé en apportant la preuve que les slogans simplistes de la dernière campagne ne tenaient simplement pas la route.

 

Les prochaines heures seront sans doute déterminantes.

12:32 Écrit par Philip Hermann dans Crise formation | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : bhv, cd v, n-va, mr, ecolo, ps, cdh, reforme de l etat, elections |  Facebook |

22/04/2008

Standard Champiooooooooooon!!!

Depuis 25 ans, toute une région n’attendait que cela.  La fête a été immense et magnifique, ce n’est sans doute pas encore fini.  Des sociologues s’interrogent déjà sur la signification réelle de cet engouement général, en attendant ne boudons pas notre plaisir…même les Anderlechtois doivent le reconnaître : le Standard méritait ce titre et ses supporters méritaient cette fête.  

 

Une fois de plus, notre Daerden régional a sa séquence sur Youtube, enfin elles ont disparu depuis Moqueur mais elles vont revenir... Elles sont toujours disponibles sur le site Youmake.tv du groupe RTL.Moqueur  Ce qui me choque le plus, ce n'est pas que Daerden soit bourré... Ce soir là, il y en avait d'autres et une fois tous les 25 ans, ce n'est pas la mort ; mais que cette image de "déglingué" de la politique soit désormais sa marque de fabrique et que cette posture soit désormais revendiquée.


Depuis quelques années, on ne le voit plus dans les médias que dans cet état là. Du point de vue de son action politique, il n'y a en effet rien à signaler: nos routes sont dans un état lamentable, il faudrait 600 millions pour effectuer ne fut-ce que les réparations urgentes au risque de devoir payer jusqu'à 6 fois plus cher plus tard (au dire des entreprises de travaux publics)...mais le ministre du budget de la région wallonne, le même, se réjouit de poster un surplus de 200 millions pour le dernier exercice budgétaire, comme s'il ne savait pas comment dépenser l'argent... C'est simplement de la mauvaise gestion...

 

Son idée de vignette autoroutière, élaborée sans concertation avec personne, ne passe pas la rampe...mais il continue à s'entêter sans succès.  Inutile non plus de revenir sur les interminables luttes pour la conquête du leadership au sein du PS liégeois, qui paralysent de fait tous les projets de cette ville.  Papa est aussi un dur à cuire, qui ne laissera personne lui contester son autorité.   Et tout le reste est à l'avenant...notamment en matière d’éthique, à rendre  les pleins d’essence de Laloux presque comiques.Embarrassé

 
Triste bilan, triste...et en plus, je le trouve moi aussi plutôt sympathique, vraiment proche des gens même si cela ne suffit pas.  Assurément.

20:11 Écrit par Philip Hermann dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ps, standard, liege, champion, sclessin, michel daerden |  Facebook |

19/04/2008

Frédéric Laloux démissionne

Dans les annales, Frédéric Laloux (PS) restera sans doute comme le plus éphémère Secrétaire d’état de l’histoire politique belge (un mois).  Seule Anissa Temsamani (Spa), qui avait enjolivé substantiellement sur son Curriculum Vitae,  a connu une carrière presque aussi courte (3 mois).

 Moureau

Beaucoup seront sans doute tentés d’attribuer cette démission à la presse, je crois surtout que celle-ci n’a pas apprécié d’être instrumentalisée par ce jeune secrétaire d’état sans légitimité électorale.  Ne devait-il pas sa très relative notoriété à sa dénonciation d’utilisation abusive par Arnaud Gavroy (Ecolo) de sa carte essence alors que lui-même avait dépassé la limite d’utilisation de la sienne.  Ensuite il n’a pas hésité à inviter Christophe Deborsu à visiter son bureau mobile alors qu’il disposait déjà d’un vrai bureau (voir ici).

 

Sur le fond, il a présenté en commission de la chambre une note de politique générale très approximative, sans vraie inspiration et sans aucune ligne directrice : un simple état des lieux.  Sa connaissance de la langue néerlandaise semblait pour l’anecdote au moins aussi « léger ».

 

Les divisions au sein du PS, la mise au pilori par Moureau, Demotte, Mayeur puis Van Cau et aussi le manque de soutien présidentiel ont obligé cette démission. Accuser les journalistes, qui ont relaté simplement ces faits en tendant leurs micros à ceux qui s'y précipitaient, pour l'essentiel des mandataires PS, est injuste.

 

Elle résonnera sans doute plus tard comme le début de la fin de l'ère d'Elio Di Rupo à la présidence du PS.  Une telle contestation de l’autorité présidentielle par des personnalités PS aussi diverses que Moureau, Mayeur voire même Van Cau ???, ne restera sans doute pas sans lendemain et trahit un profond malaise dans ce parti.  Au lendemain du scrutin de 2007, j’avais laissé sur le blog du président du PS ce message :

 

Aux participants de ce forum, qui défendent l’inaction présidentielle, j’aimerais leur dire que depuis les premières révélations sur les affaires carolos, c’est à dire depuis presque deux ans, le PS est réactif…il dissimule, il minimise, il excuse, il manœuvre, il temporise, alors que ce que réclame la population et singulièrement les électeurs PS (pas les apparatchiks, qui bien entendu n’osent pas se mouiller et soufflent dans le sens du vent, ni ceux qui craignent pour leur avenir, c’est entendu), c’est une gestion proactive de la situation, qui implique des mesures radicales d’assainissement et une anticipation des problèmes, qui pourraient encore intervenir…

(…)

Le choix qui s’ouvre devant vous, c’est soit de prendre les mesures structurelles qui s’imposent (révision des procédures et des pratiques, mise en place d’un corpus de règles de bonne gouvernance et d’éthique (car certains, conseillés par de performants bureaux d’avocats, flirtent beaucoup plus subtilement avec la légalité, mais aussi l’esprit des lois, que les brontosaures carolos) et initier une rénovation en profondeur, soit poursuivre une attitude réactive, qui continuera à se payer d’élections en élections. Je vous invite à consulter les expériences d’assainissement politique dans d’autres pays (voir la démocratie chrétienne en Italie) pour vous en convaincre.

A Charleroi et avec la réforme du décret Courard de ce début de semaine, vous choisissez de suivre la même voie que par le passé. Ce n’est pas ce qui est attendu…

Très sincèrement et sans vouloir être offensant, je ne crois pas que vous avez le profil pour entreprendre à bras le corps l’autre voie (proactive) de gestion de ce chantier. Pour ce faire, il faut être beaucoup moins gentil et accommodant que ce que je semble avoir perçu de votre personnalité sur ce blog et dans les médias à l’occasion de cette campagne. Je peux me tromper, nous ne nous connaissons évidemment pas.

Dans ce cas, il est toujours préférable de céder la main en préparant un successeur, correspondant à ce profil, à exercer ces responsabilités. Ce qui est sûr, c’est qu’il n’y aurait pas de honte dans ces circonstances à renoncer. Ce ne serait pas un aveu d’échec personnel, mais un témoignage de lucidité, face au bouleversement du contexte de votre mission à la tête de ce parti.

Ces conclusions et recommandations, que je formulais au lendemain de cette défaite électorale historique, le président du PS n’en a pas tenu compte.  Depuis, l’érosion du PS se poursuit sondage après sondage.  Un autre cap vient d’être franchi avec l’annonce que le PS ne serait plus que le troisième parti bruxellois et surtout que le PSCDH ne disposerait plus d’une majorité ni à Bruxelles ni en Wallonie.  Dans sa récente prise de position dans le Soir du 15/04/2008, Philippe Moureau, vice-président du PS, rejoint mon point de vue.  C’est heureux car plus important que la santé électorale du PS, aujourd’hui ce qui est en jeu…c’est tout simplement sa capacité à redevenir un partenaire de coalition « fréquentable », même si le CDh ne semble toujours pas considérer, pour le moment,  ce problème comme préoccupantEmbarrassé.

08/04/2008

La vengeance de Christophe Deborsu.

Chaque politique sait qu’il n’est pas indiqué de se mettre les journalistes à dos.  Frédéric Laloux risque fort de l’apprendre également…à ses dépens.  Yves Leterme, fort de ses 800 000 voix de préférence,  pouvait sans doute continuer d’exister politiquement sans devoir ménager Christophe De Borsu, journaliste politique de la RTBF.  Il a pourtant depuis, lui aussi, préféré fumer le calumet de la paix avec ce journaliste. (sic)  Par contre, un frais émoulu secrétaire d’état sans légitimité électorale, ne peut sans doute pas instrumentaliser la presse impunément pour s’assurer de la visibilité à bon marché. 

 Laloux

Frédéric Laloux et Paul Magnette: l'improbable relève du PS

Monter au mat pour dénoncer les abus de carte essence qu’aurait commis Arnaud Gavroy (ECOLO), le tombeur de Bernard Anselme à Namur pour l’affaire Sotegec, était peut-être un moyen d’incarner le renouveau du parti socialiste.  Encore eût-il fallu être soi-même inattaquable à ce sujet.  Poser comme Secrétaire d’état sans cabinet fixe, pouvait aussi passer pour un artifice de communication « intelligent » de la part d’un ministre en charge de la pauvreté au fédéral.  C’était une manipulation et aujourd’hui les fines tactiques du jeune Frédéric Laloux pour se faire connaître du grand public, vont sans doute devoir être payées au prix fort.   La plus virulente charge contre ce jeune secrétaire d’état, est l’œuvre Christophe Deborsu, dans le « Standaard » de ce lundi 7 avril.  Celui-là même qui avait réalisé le reportage sur ce ministre, obligé de travailler dans sa voiture.  Je vous en offre la traduction la plus littérale possible.

 

« Ceci n’est pas un sans abri »

 

Frédéric Laloux (PS), secrétaire d’état à la lutte contre la pauvreté, est mon nouvel ami.  Il y a dix jours, personne ne connaissait son nom. Mais après le reportage, que je lui ai consacré au journal de la RTBF, Frédéric Laloux est devenu immédiatement un concept à la Magritte : Ceci n’est pas un « dakloze » (sans abri).  Comme vous le savez, il a déclaré devant ma caméra qu’il attendait encore un bureau, une semaine après son entrée en fonction.  « Ma voiture de service fait fonction de cabinet à quatre roues. », poursuivait-il.  Anecdote savoureuse : le reportage à peine diffusé, il me téléphonait pour me remercier pour l’excellent reportage.  Lorsque j’ai émis le souhait qu’il trouve rapidement un bureau, il m’a répondu que les choses allaient rapidement rentrer dans l’ordre.  Maintenant je comprends pourquoi : son cabinet était déjà prêt.

 

Quoiqu’il en soit, Laloux porte pour le moment (officieusement, je l’avoue) le titre de secrétaire d’état le plus populaire du pays.  Toute une performance pour quelqu’un qui jusqu’à sa nomination surprise au gouvernement fédéral, en était resté à échevin des sports de Namur.  En tant qu’échevin (bon au demeurant), Frédéric Laloux s’est fait remarqué pour son soutien inconditionnel au bourgmestre d’alors, Bernard Anselme, son mentor en politique.  Malgré l’enthousiasme de Fred, Anselme a du quitter le paysage politique.  Monsieur Anselme aurait avantagé Sotegec, la firme de son amoureuse, dans des marchés publics.  A cause de ce scandale, le PS a été écarté à Namur au profit d’une coalition CDH, MR, Ecolo.  Lalous n’a jamais été impliqué officiellement dans l’affaire.  Mais son nom apparaît également dans le scandale autour du casino de Namur.  De l’argent noir aurait atterri au club de football UR Namur.  Laloux a été un temps dirigeant de ce club et même vice-président.  Pour toute clarté, il n’a jamais été mis en accusation.  Mais son maigre score aux dernières élections communales (huitième place en nombre de voix de préférence) démontre comme il est peu populaire dans sa ville.

 

Après son échevinat, le relativement jeune Laloux a du aller pointer.  Il avait sacrifié son job d’agent immobilier à la politique.  Un peu plus tard, il a été embauché comme collaborateur du cabinet de Michel Daerden pour être maintenant désigné comme secrétaire d’état surprise.  La question se pose dans de nombreux médias francophones : pourquoi Di Rupo a-t-il embarqué le controversé ex-échevin dans le gouvernement fédéral ?  La raison est évidente : la réserve de recrutement du PS est vide.  Le parti comptait jusqu’il y a peu 4 ministres présidents  (communauté française et germanophone, région bruxelloise et wallonne).  Aujourd’hui Rudy Demotte combine heureusement  la présidence wallonne et francophone.  A côté de cela s’ajoute treize ministres fédéraux, régionaux ou communautaires, trois gouverneurs provinciaux, douze députés provinciaux.  De loin, le meilleur palmarès de Belgique.  Seul, le gouvernement flamand échappe pour le moment à l’emprise du PS.  Mais cela produit des effets secondaires.  Il devient difficile de trouver des socialistes aptes à des fonctions politiques importantes.  A la tête de Charleroi, une mine traditionnelle de ministres,  il ne reste personne d’épargné par les scandales des années précédentes.  Même problème dans la province de  Namur, pour une improbable raison : Jean-Charles Luperto, le jeune (34 ans) bourgmestre de Sambreville (20 000 habitants) était mentionné comme le plus grand candidat ministre de tous les temps.  Après une réunion de nuit, il a menacé anonymement le bourgmestre d’une commune adjacente que son logement prendrait feu.  En blaguant soi-disant.  Mais une plainte a été introduite, un juge d’instruction mis en charge de l’affaire, Luperto identifié…Di Rupo a peu apprécié. 

 

Pour cette raison, le président du PS a du se montrer créatif dans sa recherche de secrétaires d’état.  A la dernière négociation pour la formation du gouvernement, il aurait bataillé, semblerait-il, pour en limiter le nombre.  Peut-être en première instance en raison d’un manque de candidats.  Cela a donc été Frédéric Laloux. 

 

Après l’affaire à propos de sa prétendue de absence de cabinet, le journal « Vers l’avenir » a révélé la semaine passée d’autres faits concernant l’homme politique namurois : il aurait été léger dans l’utilisation de sa carte carburant comme échevin.  Il a dépassé la limité autorisée de carburant et aurait encore fait le plein un quart d’heure avant sa sortie.  Laloux nie toute fraude.

 

Une chose est sûre : après la série d’articles ravageurs, après que Groen ait exigé sa démission, le secrétaire d’état socialiste est resté en fonction dans le gouvernement Leterme I.  Il possède certainement deux qualités : l’endurance et l’enthousiasme.  C’est certainement le moins que nous pouvons attendre d’un ancien échevin des sports.

 

Ce qui est sûr également, c’est qu’Yves Leterme s’interroge aujourd’hui ouvertement sur la capacité de ce secrétaire d’état à fonctionner et qu’ Elio Di Rupo n’exclut plus de faire preuve de fermeté (enfin !) mais le fera-t-il ?  En tout cas les lecteurs du « Standaard », eux, ont tranché : ils sont presque 90% à exiger la démission de Monsieur Laloux.

 

Ils en parlent également : Himself, Mateusk Kukulka, Fabrice Grosfilley.

22/02/2008

La stratégie de Didier Reynders et les supputations de Francis Van De Woestyne

Dans La Libre hier, Francis Van De Woestyne tend le micro à quelques grincheux MR, qui semblent douter de la stratégie de fond de Didier Reynders et lui reprocher d'avoir mal négocié la formation de ce gouvernement.    Ces témoins anonymes regrettent que Didier Reynders suive les pas de son mentor, Jean Gol et finisse par rendre le MR, infréquentable pour toute coalition future.  Je ne peux m'empêcher de vous livrer ma propre analyse.

Tout d'abord, les petites phrases, qui sont si souvent reprochées au président du MR, ne sont le plus souvent que des répliques à de virulentes et incessantes attaques de la part de mandataires PS ou CDh.  Depuis la fin de la campagne électorale, il est impossible de lire une interview de l'un de ceux-ci qui ne se contiennent une attaque personnelle contre le président du MR.  On le qualifie de suffisant, d’hautain, de méprisant:  chacun se croit autorisé à ces attaques personnelles, qui sont tellement fréquentes que cela semble une cause entendue, dont il serait désormais inutile de débattre...  Et il devrait se laisser insulter sans jamais rien pouvoir répondre?  A mon estime, au contraire il fait preuve de beaucoup trop d'indulgence en ne répondant d'ailleurs le plus souvent par des bons mots qui ne visent quant à eux que rarement les personnes.  Le sommet a été atteint avec l'interview psychopathe du Ministre Régional, André Antoine, au Soir

Traitons à présent du fond: ces anonymes semblent regretter que Didier Reynders ait été trop agressif durant cette campagne électorale et qu'il reste trop intransigeant en cette période de négociation.  J'aimerais savoir s'ils croient un seul instant que le MR aurait été convié à la négociation d'un quelconque gouvernement s'il n'avait réussi ce pari insensé de devenir la première formation politique francophone?  Il est évident que le PS-CDH était déterminé à monter ensemble au gouvernement fédéral et que d'intenses parades amoureuses en direction du CDh ou du PS n'auraient pas réussi à remettre en cause cette volonté.  Seule cette victoire historique et aussi l'impossibilité pour le PS-CDH de former une majorité à deux, a permis au MR de ne pas être écarté sans autre ménagement des responsabilités fédérales.  Dans quel état aurait été leur moral dans ce cas ?

De la même manière, il semble exclu demain que le MR soit convié à une négociation pour former un gouvernement régional, s'il ne reproduit son exploit fédéral.  Cela n'a strictement rien à voir avec un quelconque dosage de câlins, la réalité a été clairement indiquée par le politologue climatologue, Paul Magnette: le PS ne permettra jamais au MR de remettre en cause son hégémonie et de constituer une alternative à sa toute puissance.  La force du cartel PS-CDh est là, il s'agit d'une union de nécessité, vitale pour la survie de l'hégémonie socialiste dans le monde francophone.  Cette stratégie d'opposition à la montée en puissance du MR, date de la législature 1999-2004 et est donc antérieure à l'accession de Didier Reynders à la présidence du MR.  Paul Magnette analyse clairement la situation.Fallait-il et faudrait-il demain renoncer à positionner le MR, comme un potentiel concurrent au PS afin de jouir à nouveau de ses bonnes grâces et de sa sympathie?  Ce qui semble clair pourtant, c'est que ce n'est pas ce qui est souhaité par l'électorat francophone...qui a durement sanctionné le PS au dernier scrutin et qui aurait, sans doute, également sanctionné le CDh s'il avait eu connaissance de l'inanité de son positionnement centriste en cours de campagne électorale, s’il avait su que voter CDH, c’était clairement assurer au PS de se maintenir au pouvoir.  Qu'est-ce qui distingue encore le CDH du PS?  Pour le MOC (mouvement ouvrier chrétien), à qui Joëlle Milquet doit sa présidence après l'effondrement du PSC, apparemment rien!!!  Puisque Christiane Vienne, José Damilot, qui exerçaient les plus hautes responsabilités au sein de ce mouvement, ont choisi PS et pas le CDH, lorsqu'il s'est agi de se lancer en politique.  L'actuel président du MOC est intervenu publiquement plusieurs fois avant, pendant et après la négociation de l’orange bleue pour imposer une alliance avec les socialistes.  Comment interpréter autrement l'assourdissant silence du CDH lorsque Marie Arena a trouvé que c'était une bonne idée de donner un goût de la vie des SDF ou du paradis communistes aux parents d'élèves des bonnes écoles catholiques? 

Que reste-t-il du positionnement centriste du CDH, si ce n'est de nombreuses circonvolutions oratoires, à grand renfort de gestes congruents, avant tout positionnement sur n'importe quelle question, afin de ne pas s'aliéner quelques mandataires moins à gauche, totalement aux ordres de leur présidente et surtout afin de ne pas froisser les nombreux électeurs, qui croyaient de bonne foi que le CDH était encore un parti centriste, qui pouvait choisir de s’allier à gauche ou à droite voire même qui comptaient sanctionner le PS en votant pour ce parti.

 Contrairement à Francis Van Woestyne et à certains grigneux MR, comme on dit à Liège, la stratégie de Didier Reynders est la seule possible.  La campagne de dénigrement actuelle, menée tant par le PS que par le CDH, n'est pas du tout liée à la personnalité de notre président mais bien à son ambition de reproduire son succès fédéral au scrutin de 2009.  Mon soutien est total et mon moral est très bon.

 

11/02/2008

L’ affaire Onckendaele

Maître Onckendaele, que l’on avait connu plus en verve, prétend pour se défendre que cette note, publiée ce jeudi dans Le VIF, n'a rien d'indécent.  Il y demande avec insistance à Frédéric Delor, directeur du centre d'étude du PS (Institut Emile Vandervelde) et intime du président Elio, d’intervenir auprès du réseau socialiste en place pour lui attribuer des flux d’affaires. Il s’agit pour lui de la pratique courante, rien de choquant à cela !!!  Après tout, il est le patron d’une petite PME soucieux de préserver l’emploi de son personnel. 

Je ne peux quant à moi m’empêcher de songer à d’autres petits patrons de PME,  qui ont du être bien marris, eux aussi, de se voir priver de ces “Flux” de revenus, au grand dam de leur propre personnel d'ailleurs…sans autre raison, sans doute, que la proximité de cet avocat avec les plus hauts cercles de pouvoir.  Mais pas de quoi en faire un plat, just business as usual dans le petit monde du politique business PS.

Les avocats, qui ne bénéficient pas de tels appuis : les petits, les sans grades, qui ne naviguent pas dans ces hautes sphères doivent à juste titre eux aussi être indignés, comme doivent certainement être  dégouttés les grands cabinets d’affaires internationaux, notamment anglo-saxons ou mieux scandinaves, par l’affairisme de nos politiques wallons, sensés pourtant oeuvrer avant tout pour le bien public…Quelle honte !!!

Nous pourrions aussi évoquer l’affaire DC& co (le cabinet révisoral, créé par Daerden senior et récemment revendu à son fils pour plus de 10 millions d€.  Il est vrai qu'il contrôle la quasi totalité des entreprise para-publiques wallonnes), le cabinet d’architecture et d’urbanisme de la maîtresse de Bernard Anselme, les sociétés de conseils en communication, qui oeuvrent parfois à vil prix pour un parti ou un homme politique, dans l’espoir de se voir attribuer par la suite les juteux contrats PUBLICS, ou encore les entreprises d’aide à la récolte de subsides auprès du gouvernement wallon, dirigées par d’anciens membres de cabinets.  Toutes ces affaires sont désormais publiques, révélées…

Quelle est la défense de Madame Onckendaele ?  Voici une interview éclairante, réalisée par l’excellent Mathieu Col sur Mint.  Je remercie au passage Mateusz Kukulka , journaliste à la DH, auteur de l'excellent Politique Show de me l’avoir fait découvrir.  

Elle y regrette que l’attribution des marchés publics pour les avocats ne soit pas réglée par des appels d’offre.  Ce serait la cause de tous les soucis de son mari, dont elle note au passage qu’il ne s’est pas adressé à elle pour obtenir une faveur.  On croit réver !!! J’espère que dans leur couple, ils ne s’envoient pas encore des notes ; mais bon ça c’est du privé.  Par contre, je n’ai pas de mot pour qualifier l’hypocrisie de celle-ci.  Dans cette interview, elle  s’étonne comme un simple citoyen pourrait le faire que ces procédures ne soient pas plus transparentes.  

Madame Onckelinks, c’était bien notre précédente Ministre de la Justice !  Elle n’était pas une simple citoyenne lambda.  Aujourd'hui il est avéré qu'elle était au courant du problème, que ce problème la concernait au premier chef puisqu’il s’agissait de son mari, que la situation la gênait mais qu’elle n’y a rien fait.  Pourtant comme Ministre de la Justice, elle avait le pouvoir d’agir, ce problème était dans ses attributions, dans son domaine de compétence.  C'était son devoir d'agir!!!  

Pourquoi n’a-t-elle pas pris les mesures pour assainir la situation, pour se prémunir d’éventuelles suspicions ?  Elle pouvait le faire mais elle a préféré attendre que le problème éclate au grand jour pour commencer à penser que tout cela était malsain.  On la payait pour quoi exactement comme Ministre ?  J’hallucine.En Flandres, Fientje Moermans, Ministre Régionale de l’Economie,  a récemment présenté avec dignité sa démission pour bien moins que cela : il avait été démontré que des proches de sa commune avait eux aussi bénéficié de quelques contrats de consultance…sans suspicion d’ailleurs qu’elle ait retiré un quelconque profit dans l’opération.   Ici, nous parlons bien de Flux de contrats !!! L’estompement de la norme semble tel au PS, qu’ils ne semblent même plus capable d’analyser la nature des problèmes.  Inquiétant !!!

21/01/2008

Le PS à court d'idées...

 

sollicite celles de ses membres.  Il semble de fait en avoir besoin au vu de l'indigence des discours de ce week-end.  Ce parti, qui était déjà l’un des partis socialistes les plus archaïques et conservateurs d’ Europe, a longuement repris à son compte les conclusions d’un fonctionnaire des finances, membre du PTB et auteur d’un pamphlet contre son employeur.  LOL  Souvenons-nous : le PTB, c'est ce parti qui a longtemps eu comme slogan : « Allons chercher l’argent là où il se trouve...à la société générale » (sic).

 


Dans son discours essentiellement axé sur une critique virulente du MR, son ancien partenaire de gouvernement, il revendique dans la même phrase son ambition d’en finir avec l’économie de rentiers belges, ce que j’approuve, puis il s’en prend aux intérêts notionnels, mécanisme de déduction fiscale, qui ne s’appliquent que pour les investissements faits dans de nouveaux projets.  LOL   Comment mieux attirer des capitaux dans des projets à risque qu’en leur accordant un statut fiscal préférentiel ?  C’est pourtant une méthode qui fonctionne, on peut en juger par le succès du tax-shelter pour les projets culturels, par exemple.  Et aussi le succès rencontré par ce mécanisme des intérêts notionnels, qui a d’après Philippe Suinen (Directeur de l’ AWEX), replacé la Belgique sur la carte des investisseurs.  Envoyer aujourd’hui un tel signal à ceux-ci, est de la part d’un parti, qui se veut un parti de gouvernement, simplement incompréhensible !!! 

18/01/2008

Pourquoi il ne faut pas dire "non" à tout.

Après plus de 6 mois de crise et l'échec de négociations capitales pour l'avenir de la Belgique, Didier Reynders explique, dans le "Soir" d'hier simplement que "dire non à tout" ne sera pas une tactique viable.  Tous les observateurs sérieux savent qu'il a raison.

Alors faut-il se mettre à plat ventre et tout accepter et surtout est-ce ce qu'il nous conseille de faire?  Certainement pas!!!  Ce qu'il nous dit dans cette interview du soir de ce matin, c'est toute réforme ne sera pas néfaste aux intérêts des francophones.  Par exemple, renforcer l'état fédéral en permettant la mise en place d'une circonscription fédérale, qui responsabilisera nos ténors politiques des deux côtés de la frontière linguistique...c'est un progrès au même titre qu'une réforme du sénat.

Scinder BHV est un tabou, car le risque est grand de voir après cette scission...une extinction progressive des droits (facilités) réservées aux francophones de la périphérie... Il ne reviens donc pas sur la position qui était la sienne jusqu'ici:  cette scission doit être compensée par un élargissement de Bruxelles.  Comment croire qu'il n'est pas déterminé à tenir cet engagement alors que le MR doit sa victoire électorale à Bruxelles au succès, rencontré par ses mandataires FDF.  Le leadership francophone du MR ne pourra se maintenir sans le FDF.  C'est une donnée de ces dernières élections.  Ce risque est donc nul.  Il insiste d'ailleurs sur le refinancement de Bruxelles et trouve comme moi que cette idée de communauté urbaine en permettant des coopérations par de là les frontières linguistiques permettraient certainement une meilleure coordination, par exemple en matière de transports publics, de mobilité ou encore de répartitions de zones d'activités économiques.

Quant aux transferts de compétences, il réaffirme que ceux-ci doivent avant tout viser une meilleure efficacité et que si c'est l'objectif qui préside à un tel examen alors il faudra accepter que des transferts s'opèrent également du niveau régional vers le fédéral pour former des paquets de compétences homogènes.  (par exemple: prévention des soins de santé, protection de la jeunesse, etc...).  Le plus important, c'est évidement d'obtenir en cas de transfert des leviers politiques au niveau régional, d'obtenir des garanties quant au financement et à la pérennité de celui-ci.  C'est possible et c'est nécessaire.  

Un autre danger, serait de voir apparaître des dysfonctionnement au profit d'une région, qui en raison de sa meilleure santé financière pourrait être tentée concurrencer de manière déloyale les francophones.  Je songe par exemple en cas de régionalisation de l' ISOC (impôts des sociétés), il est important que des sociétés qui ont des activités sur tout le territoire belge ne soit tentées de délocaliser leur siège social pour bénéficier de meilleures conditions fiscales (même minimes) ou que des familles bruxelloises choisissent de s'enregistrer comme flamands pour bénéficier de meilleures allocations familliales.  Je crois que Didier Reynders est bien informé de ces dangers et je lui fais confiance pour ne pas se laisser abuser par quelques discours lénifiants.  LOL

Dire non à tout transfert, est non seulement intenable mais contre-productif, puisque cela fait monter dans l'opinion flamande, les courants séparatistes.  Mais dire oui à certains transferts est non seulement recommandé mais également souhaitable.  Par exemple s'agissant des incitants fiscaux, qui ont justifié le "non" de Joëlle Milquet à Leterme et qui ont effectivement fait échouer la négociation de l' Orange Bleu.  Est-il tenable de maintenir ce refus alors que les régions sont déjà responsables de leurs politiques en matière de subsides.   Les entreprises préfèrent des incitants fiscaux moins "aléatoires" que des subsides pour lesquels il faut faire anti-chambre dans des cabinets ministériels afin de les obtenir...  Que les régions se dotent de cette possibilité ne comporte pas de danger.  IL FALLAIT DONC REPONDRE OUI A LETERME SUR CE POINT COMME SEUL LE MR A EU LE COURAGE DE LE FAIRE.  Nous aurions sans doute obtenu alors un gouvernement et nous aurions économisé la période de tension qui se prépare.

17/01/2008

Affaire Lizin...

Le commentaire que j'ail laissé sur le blog d'élio.

Nous savons depuis les révélations de Charleroi, que le principal mal wallon provient de sa mal gouvernance. Je lis ici que cela importe peu à certains des visiteurs de ce blog.

Et pourtant, il s’agit d’un problème majeur. Monsieur Di Rupo s’étonnait récemment lors d’un débat télévisé du fait que les investisseurs avaient déserté la Wallonie et qu’ils n’étaient toujours pas revenus.

Comment leur jeter la pierre? Si les subsides se répartissent entre amis (ces industriels complices, qui ne prennent d’ailleurs jamais plus aucun risque, puisque leurs réseaux de relations, leur offrent tant et plus d’occasions de s’enrichir sans en prendre), si les projets nés de manière autonome se heurtent à des murs incompréhensibles, ou encore si tout n’est jamais permis qu’à ceux qui fréquentent les bons cocktails entre amis ou les garden partys.

L’ utilisation illégitime de certaines cartes crédit ne sont qu’un signe de l’incurie de certains responsables politiques. Comment croire que quelqu’un peut être productif et accomplir sérieusement son travail, s’il dépense en moyenne 150€ jour à midi dans des restaurants étoilés. Que personne n’essaye de me faire croire qu’il ne passe pas son après-midi à…digérer. Comment croire que certains gèrent leurs administrations, si on découvre par leurs notes de frais, qu’ils sont en voyage 6 mois par an?

Faire preuve de laxisme sur ces détails, c’est faire aussi preuve de laxisme pour le reste. Certes, pas d’hypocrisie, on n’invite pas un investisseur sérieux à manger une frite chez Albert mais il y a de la marge avec les abus qui sont aujourd’hui révélés et qui témoignent de l’existence d’un système. Prendre conscience de cela et y faire quelque chose, doit être une priorité. Ce n’est pas une tâche facile, c’est difficilement conciliable avec des objectifs électoraux à court-terme mais c’est ce dont la Wallonie a besoin et c’est la seule attitude responsable.

 

11:17 Écrit par Philip Hermann dans Ethique | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : anne marie lizin, ps, elio di rupo, huy, charleroi |  Facebook |

19/12/2007

Verhofstadt III met fin à la crise

Tout d'abord, un grand bravo à Guy Verhofstadt!!!   En réussissant à dénouer cette crise en moins de 15 jours, il vient de démontrer qu'il était l'homme de la situation.  Merci aussi au sens de l'état de Didier Reynders, il a compris à temps l'urgence de sacrifier certaines légitimes revendications sur l'autel de la raison d'état.  En acceptant de transiger sur une participation conjointe du cartel CDh/PS à ce gouvernement d'urgence, en renonçant à revendiquer le rôle de premier ministre, il vient de faire preuve d'une abnégation qui démontre un sens de l'état certain.

Comme je le signalais sur ce blog, l'exercice des responsabilités au sein de ce gouvernement ne sera pas simple: 

  • Nous sommes à la veille d'une campagne électorale déterminante en 2009, d'autant plus si de nombreuses compétences sont transférées aux exécutifs régionaux.   Ce gouvernement fédéral réunit en son sein les deux principaux protagonistes de ces futures élections: le MR et le cartel sortant.  Il ne sera pas simple de transcender les différences de fonds entre les deux pour gouverner ensemble.
  • De nombreux chantiers sont aujourd'hui sur la table de ce gouvernement d'ici la mise en place d'un gouvernement définitif pour le 23 mars 2008:
  • Des problèmes socio-économiques urgents: Budget 2008, pouvoir d'achat, prix de l'énergie, confiance et crédibilité au niveau international.  Didier Reynders sera en charge de mettre sur pied un programme de gouvernement au niveau socio-économique.  Il est à espérer que les accords obtenus sur ces sujets par l'orange bleue pourront servir de base à ce programme.
  • Yves Leterme sera quant à lui en charge de préparer la réforme institutionnelle, où rien ne semble être réglé.  Si ce n'est peut-être qu'au sein de cette configuration plus large, disposant de la majorité des deux-tiers et où le rôle de la N-VA sera dès lors dilué.
  • enfin la constitution effective de l'équipe gouvernementale définitive.
Au vu des enjeux, qu'impliquent ces sujets complexes, et des divergences de vue qui subsistent encore aujourd'hui entre les parties prenantes de ce gouvernement, cela nous promet encore de passionnantes passes d'armes dans les semaines et mois à venir.  Que cela ne nous empêche pas de nous réjouir de la réussite présente et d'espérer que cela nous permette de donner un programme socio-économique au bénéfice de la population et une réforme des institutions équilibrée pour l'ensemble des communautés de ce pays.

18/12/2007

Le piège de l'union des francophones...

Une position, qui permettrait de sortir à mon avis de la crise posée par cette formation gouvernementale, serait que le PS reprenne à son compte les accords orange bleue à peu près équilibrés entre préoccupations sociales et nécessité de favoriser la reprise des activités économiques. Depuis l’échec de Leterme, Elio Di Rupo ne semblait pas tarir d’éloges sur le travail de Joëlle Milquet au cours de cette formation!!!  Elle a effectivement défendu seule, des positions exclusivement de gauche. L’orange bleue est une configuration de centre-droit. Le PS, disposant de plus de sièges que le CDh, il serait sans doute possible de renégocier certains points dans les accords orange bleus dans un sens plus social encore. L’entrée du PS dans le gouvernement fédéral pourrait alors avoir un certain sens.

En exigeant “l’union nationale” de tous les francophones, ce qui peut être un objectif louable pour ce qui concerne la négociation institutionnelle, Elio Di Rupo condamne surtout ce gouvernement de transition à l’immobilisme dans les matières socio-économiques. Ce que certains observateurs expérimentés ont appelé un gouvernement pour ne rien faire alors qu’il est évident que notre pays a besoin d’un gouvernement pour gouverner et donc prendre des décisions dans les matières socio-économiques.

Que cela plaise ou non, le curseur politique au lendemain des élections, a clairement été placé par les électeurs vers des solutions plus à droite certainement au nord du pays, même si je récuse cette dichotomie depuis que plus personne de sérieux ne défend aujourd’hui des solutions de gauche dans les matières économiques (planification de l’économie ou nationalisation des moyens de production, par exemple).

Ce qui est certain, c’est que le CD&V est largement plus à droite que le CDh, où le MOC a désormais une influence déterminante et que la gauche en Flandres ne peut former une majorité.  En voulant imposer une politique de gauche au niveau fédéral, il me semble que le PS prend le risque de creuser encore plus le fossé qui sépare le Nord du Sud du pays. Cette victoire ne pourra être que très éphémère parce qu’elle renforcera surtout les positions séparatistes des partis du nord, qui font de cette différence de sensibilité politique entre les flamands et les francophones un argument de poids dans leurs revendications vers plus d’autonomie. D’autant que ceci se fait en dépit du résultat électoral tant au sud qu’au nord.

Je crois qu’il s’agit d’un jeu dangereux, qui ne peut que radicaliser l’opinion publique flamande. Il me semble par ailleurs incompréhensible que le CDh accepte ce baiser de la mort. L’expérience du pôle des gauches entre écolos et socialistes, a profité pourtant uniquement aux socialistes. Les électeurs préfèrent toujours l’original à la copie. Il me semble à peu près certain que le CDh ne profite que momentanément et à tort d’ailleurs, car il n’y avait pas de raison de ne pas répondre oui aux trois questions posées par Yves Leterme, d’une certaine aura médiatique dans les sondages pour avoir résisté à la Flandres. Un peu comme le public d’un match de tennis prend parti pour le perdant durant un match, souvent dans l’espoir de voir celui-ci se prolonger. A plus long terme, on ne se souvient évidemment que du gagnant. LOL

Pourtant, des compromis ne seront possibles pour la réforme de l’état qui se profile que si les francophones acceptent de négocier et que le blocage sera total et dangereux pour l’avenir du pays en cas de maintien de cette stratégie du “non”.

11:53 Écrit par Philip Hermann dans Général | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : didier reynders, elio di rupo, mr, ps, cdh |  Facebook |

17/12/2007

La fuite en avant du PS...

Comment comprendre autrement l'exigence du PS d'inviter tous les partis francophones à cette négociation gouvernementale.  Il est d'ailleurs assez amusant de constater que par d'habiles manoeuvres de communication, celui-ci réussit à faire passer cette exigence pour le moins forte d'un parti pourtant grand perdant du scrutin du 10 juin, comme légitime et à faire passer tout refus du MR, pourtant gagnant comme preuve de son intransigeance.  Que cache ce renversement des rôles?

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Avant tout, il s'agit de réduire à néant et de rendre impossible tout projet socio-économique d'inspiration libérale et de confisquer ainsi toute possibilité pour le MR mais aussi pour le CD&V de mettre en oeuvre le programme pour lequel leurs électeurs les ont élus.  En effet, chacun sait que plus il y aura de partis autour de la table pour cette négociation socio-économique, moins il sera possible de mettre en oeuvre un quelconque programme.  Chacun viendra avec ses exigences, aucune orientation claire ne pourra être décidée et toute action sera décidée dans l'urgence et dans la seule urgence.  C'est ce que certains avisés observateurs ont appelé un gouvernement pour ne rien faire, si ce n'est une vaste réforme de l'état, exigée pourtant au départ par les seuls partis flamands.  Curieux renversement de situation!!!

Il s'agit sans doute également de récompenser le loyal partenaire régional d'avoir si bien fait capoter l'orange bleue.  La N-VA a certes eu des exigences inacceptables au niveau communautaire alors qu'un accord semblait pourtant en vue, mais le refus du CDh de répondre oui aux trois questions posées par le formateur Yves Leterme reste incompréhensible, voir ci-dessous.  Enfin, il s'agit de mouiller également les Ecolos, qui, politiquement très proche, profite de chaque recul du PS.

Deux options s'ouvrent pourtant au nouveau formateur Guy Verhofstadt:

  • Soit réussir l'orange bleue avec le CDh ou avec le PS du côté francophone, puisque Mevrouw "nee" a si bien travaillé et a permis par son obstination résolue d'obtenir des acccords socio-économiques équilibrés, que ne devrait pas désavouer le PS, même si à la marge un espace de négociation pourrait être préservé.
  • Soit faire un véritable gouvernement d'urgence en prenant comme base le gouvernement actuellement en affaires courantes, en l'élargissant éventuellement au gagnant flamand de ces élections, le CD&V.
Il est en tout cas hallucinant de voir le grand perdant de ce scrutin, mobiliser l'ensemble de ses troupes pour tenter de faire croire qu'un gouvernement immobile serait la meilleure formule de gouvernement, côté francophone, au mépris d'ailleurs des voeux de l'électeur.

17:17 Écrit par Philip Hermann dans Crise formation | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : mr, ps, cdh, ecolo, didier reynders, elio di rupo, joelle milquet |  Facebook |

13/12/2007

Un gouvernement pour ne rien faire!!!

On n'attendrait plus que le MR

BELGA

Mis en ligne le 12/12/2007

Les choses ne semblent pas avoir beaucoup évolué au cours de la journée de mercredi si ce n'est qu'il semble se confirmer que la coalition en vue serait très large du côté francophone. On parle de plus en plus d'un gouvernement orange bleue du côté flamand et d'union nationale (ou plutôt régionale) du côté francophone. Plusieurs proches de la négociation disaient mercredi après-midi que 5 des 6 pressentis pour une telle formule étaient d'accord. On n'attendrait plus que le MR.

Peu d'informations officielles filtraient mercredi. Le seul élément objectif a été le communiqué du cdH dans lequel les Humanistes défendent la constitution d'un gouvernement intérimaire impliquant tous les partis francophones afin de gérer ensemble les problèmes d'urgence qui touchent les Belges. Par ce texte, le cdH officialise en quelque sorte que cette formule est actuellement explorée et tiendrait la corde. Elle va aussi dans le sens de ce que demande le PS depuis deux semaines et qu'évoquait clairement le vice-président du parti, Philippe Moureaux, mardi matin . Du côté flamand, on s'en tiendrait à l'orange bleue, ce qui arrange à la fois l'Open Vld et le CD&V.

Du côté francophone, on élargirait la coalition en y impliquant tous les partis démocratiques soit MR, PS, cdH et Ecolo. Seul le FN serait encore dans l'opposition. Le "deal" qui serait intervenu entre le premier ministre sortant Guy Verhofstadt (Open Vld) chargé d'une mission par le Roi et l'ex-formateur Yves Leterme (CD&V) aurait été l'élément déclencheur pour faire redémarrer les discussions. M. Verhofstadt pourrait rester au "16" pendant quelques mois tandis qu'Yves Leterme serait vice-premier ministre en attendant de reprendre la fonction de premier ministre.

La large coalition à 6 a l'avantage d'offrir une large majorité pour une réforme de l'Etat soit 109 voix sur 150 (la majorité spéciale est de 101) à la Chambre et 52 voix sur 71 (la majorité spéciale est de 48) au Sénat. Dans les deux assemblées, les voix francophones seront nettement plus importantes que les voix flamandes soutenant le gouvernement: à la Chambre une telle coalition disposera de 48 voix dans le groupe linguistique flamand et 61 dans le groupe linguistique francophone et au Sénat de 23 voix dans le groupe linguistique flamand et 29 voix dans le groupe linguistique francophone.

La formule sans les Ecolo n'aurait pas de majorité des 2/3 au Sénat. De plus, la majorité à 6 neutralise entièrement ce que certains appellent "le pouvoir de nuisance de la N-VA". Le petit parti nationaliste a 5 députés et 2 sénateurs. Il s'agit incontestablement d'un élément important notamment pour Ecolo qui a toujours dit que la présence de ce parti dans la majorité constituait pour lui un problème. Un tel gouvernement serait asymétrique à plus d'un titre puisque non seulement le PS y siégerait sans le sp.a mais à ce stade il semble aussi plus que probable qu'on y retrouve Ecolo sans Groen!.

Pour certains observateurs, cela ne constituerait pas un trop gros inconvénient étant donné qu'une telle formule "gèlera toute politique sérieuse jusqu'en 2009 puisque ce gouvernement ne fera rien que de l'institutionnel". De diverses sources on confirmait que Guy Verhofstadt se concentre actuellement sur les partis francophones et plus spécialement sur le MR pour le convaincre du bien-fondé de la formule. "Di Rupo et Milquet ne veulent rien concéder à Reynders", commentait un proche des négociateurs flamands qui ajoutait que la discussion actuelle laisse entrevoir que "ce ne sera sans doute pas plus facile à 6 que cela ne l'a été à 4".

A ce stade, il semble toujours ne pas être question d'en venir à une tripartite traditionnelle. On ressent pourtant un changement d'attitude du sp.a mais les socialistes flamands ne sortiront pas du bois tant que l'Open Vld et le CD&V ne le leur demandent pas. Or, les libéraux et démocrates-chrétiens flamands se contentent actuellement de dire qu'ils sont satisfaits avec une formule qui se limite à l'orange bleue du côté flamand. Un gouvernement asymétrique à six n'est sans doute pas la formule idéale mais, commentait un observateur, "au 185eme jour de la crise, la question n'est plus de savoir qu'elle est la meilleure formule mais qu'elle est la moins pire".

Tout ce petit montage s'effondre, il faut le noter, en cas de refus du MR à participer à cette mascarade dont le seul but ne pourra être que de solder les intérêts francophones et ne rien faire!!!!

00:00 Écrit par Philip Hermann dans Crise formation | Lien permanent | Commentaires (30) | Tags : cdh, mr, didier reynders, formation, gouvernement, ps, ecolo |  Facebook |

12/12/2007

La nausée...

Voilà ce que je ressens alors que les présidents du cartel CDh/PS opposent leur veto à la possibilité pour un francophone d'accéder, pour la première fois depuis plus de 30 ans, à la plus haute fonction politique de ce pays. 

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Où est le respect de la démocratie?  Deux gagnants ont émergé du scrutin de ce 10 juin: Yves Leterme, qui a mené à la victoire avec 30 siège le CD&V/N-VA et Didier Reynders, qui a permis au MR de devenir la première formation politique à Bruxelles et en Wallonie.

Le premier a eu la main pendant 6 mois, il a échoué à trois reprises dans ses tentatives de former un gouvernement.  Du moment qu'une réforme de l'état se réalise, ni lui, ni son parti ne semble plus revendiquer la place de premier ministre.  Plutôt que de se ranger derrière la candidature du premier politique wallon, le PS et le CDh préfère briser le front francophone, s'unir dans un tout sauf Reynders et choisir n'importe lequel des flamands plutôt que l'un des leurs.  Même si celui-ci est le plus légitime quant au score électoral en tout cas et qu'il a l'assentiment des partis flamands.  Quelle honte!!!  Quel mépris de l'électeur!!!

Je ne peux m'empêcher de songer au soutien de la présidente CDh à la candidature, désavouée par les électeurs, du président du PS.  Cela ne lui posait pas de problème alors, de voir un wallon revendiquer ce poste.  Son attitude est de plus en plus incompréhensible sauf si nous l'analysons comme une décision de sa part de faire du CDh, une simple annexe du PS.  Seul un pacte secret la liant à ce parti, permettrait d'expliquer ses innombrables atermoiements et revirements.  Car aujourd'hui, plus rien ne semble compter si ce n'est la participation du PS à un futur gouvernement: plus personne ne parle de contenu ou de la teneur des réformes.  Quel dommage de ne pas avoir informé son électorat de l'existence d'un tel pacte avant les élections!!!  Je ne doute pas que la défaite subie par le PS, eut également été la sienne.   Qu'elle se méfie toutefois de cette nouvelle alliance, le MR a l'expérience de ce que vaut la parole de Monsieur Elio Di Rupo.

Ce qui est sûr, c'est que si le front des francophones se résume à "tout sauf Reynders"... je soutiens sans équivoque la position de ce dernier de préférer alors l'opposition.  Qu'ils se débrouillent alors, seuls, pour négocier cette réforme de l'état.  Ces deux partis nous ont habitué à beaucoup de turpitudes et de renoncements dans leur quète effrénée de postes et de pouvoir, particulièrement lorsqu'il s'agissait de réformes institutionnelles.  De surcroit, ils sont aujourd'hui très affaiblis l'un par sa défaite électorale historique, l'autre par son attitude pendant la négociation.  Ils feront de Didier Reynders, un martyr.  Ils braderont les intérêts francophones sur cet autel et nous verrons le résultat lors du prochain scrutin.  

03/12/2007

La valeur ajoutée du PS

Depuis quelques jours, Elio Di Rupo semble faire le forcing pour permettre à son parti de rejouer un rôle dans cette crise.  Je viens de lui adresser ce message sur son blog:

Monsieur Di Rupo,

La situation est grave, c’est entendu…Yves Leterme vient pour la troisième fois de se faire désavouer par les instances de son parti alors qu’un accord avait pu être trouvé sur une de ses notes lundi. Entre l’orange bleue et son cartel avec la N-VA, il vient de choisir la N-VA…voilà en peu de mot la situation.

Vous en appelez aujourd’hui à un gouvernement d’union nationale pour traiter des vrais problèmes des gens, bien pourquoi pas? Même si les réformes institutionnelles proposées par le cartel constituent potentiellement aussi de vrais problèmes pour les “gens”. On parle quand même d’allocations familliales, de compétition entre entreprises flamandes et francophones avec une probable domiciliation en flandres de toutes celles qui sont actives dans les deux communautés si on laisse faire la N-VA…bref les négociateurs francophones de l’orange bleue ont certainement fait ce qu’ils ont pu face aux revendications séparatistes de la N-VA.

Maintenant, vous en appelez à un gouvernement d’union nationale? Comme je le dis, pourquoi pas? Mais quelle serait la valeur ajoutée d’une participation du PS à un tel gouvernement?

  • du point de vue des intérêts francophones, en quoi rajouter votre “non” aux “nons” existants résoudrait les problèmes.
  • du point de vue flamand maintenant, qu’avez-vous à proposer qui permettrait de les satisfaire ou plutôt auxquels de leurs dictats, seriez-vous prêt à céder?

Car les noeuds à trancher sont aujourd’hui connus, ce n’est pas le tout de dire que le PS doit participer, j’aimerais beaucoup savoir à quoi exactement.

Je vous ai beaucoup entendu parler de confiance sur les plateaux de télé, de petites phrases, bref de communication, comme de plus en plus souvent avec le PS…  Vous êtes abondamment revenu sur les prouesses passées du PS, sur ses efforts pour sortir la Wallonie du marasme, etc...  Soyons sérieux, à qui pensez vous faire croire que Geert ou Bart se contenteraient aujourd’hui de belles paroles et de quelques vagues promesses?

Nous savons bien que le seul intérêt d’une participation du PS, serait éventuellement d’écarter le cartel d'un prochain gouvernement, le mieux serait de réussir à en écarter la seule N-VA mais ceci semble impossible.  Une participation du PS sera peut-être nécessaire mais le risque, c’est de faire d'en faire, un martyr!  Car dans ce cas, l’explosion de la Belgique, ce sera en 2009.

Mon message a passé le cap de la modération, vous serez informé de tout suivi éventuel.

18:17 Écrit par Philip Hermann dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : gouvernement, orange bleue, crise, formation, di rupo, ps |  Facebook |

28/11/2007

Pourquoi faut-il réussir l'orange bleue?

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Parce que son programme de gouvernement économique et social est à la fois ambitieux et équilibré entre deux pôles, qui ont trop souvent été considérés comme antagonistes: le dynamisme économique et la récompense des mérites et d'autre part la préservation et même l'amélioration de la protection sociale.
 
L'orange bleue se fixe comme objectif de relancer l'activité en renforçant l'attractivité de la prise de risque (investissement), de la création d'activité et donc de la création d'emploi.

Si la sécurité sociale s'étouffe et menace de s'effondrer sur elle même...c'est surtout parce que notre taux d'activité est trop faible pour en supporter le coût. Modifier ce paramètre et tout d'un coup la spirale du déclin s'inverse...

260 000 nouveaux emplois sont au programme.

L'orange bleue prévoit également de nombreuses avancées sociales:

  • une amélioration du statut des indépendants: il est temps de l'aligner sur sur les autres statuts, si nous voulons stimuler la création d'activité
  • des plus petites pensions
  • de la prise en charge des malades chroniques
  • des plus bas et des moyens salaires par la voie d'une nouvelle réforme fiscale, qui augmentera le salaire poche sans pénaliser la compétitivité de nos entreprises.



Comment parvenir à maintenir néanmoins l'équilibre budgétaire auquel les libéraux sont effectivement attachés?

  • Un premier gisement d'économies réside dans le non remplacement de fonctionnaires partant à la retraite et dans l'amélioration de la productivité de l'administration, notamment grâce à son informatisation (par exemple du département de la justice). La Belgique est à la fois le pays européen qui compte le plus de fonctionnaires et celui où sa population est la moins satisfaite des services prestés. Cela peut changer, vous ne croyez pas?
  • Il est évident que la création de 260 000 nouveaux postes de travail, permettra de singulières économies en termes de dépenses publiques notamment en matière d’allocations de chômage. 
  • Enfin, les précédentes réformes fiscales ont démontré la validité de l'adage cher à Jean Gol: "Trop d'impôts, tue l'impôt!" et certainement au niveau de fiscalité que nous connaissons en Belgique: à chaque diminution de la pression fiscale sous les gouvernements Verhofstadt, a correspondu un accroissement des recettes...notamment grâce à une augmentation des recettes TVA, suite à une hausse de la consommation. Ce phénomène est particulièrement vrai lorsque ces réformes concernent les bas et moyens revenus, qui thésaurisent moins que les plus hauts revenus.


Le mécanisme est limpide et transparent, il a d'ailleurs prouvé son efficacité dans d'autres pays ou régions européennes. L'Irlande par exemple, est passé en 10 ans d'un chômage endémique comparable à celui de la Wallonie, à une situation de quasi plein emploi (4-5% de chômage) en profitant c'est vrai des fonds européens pour abaisser la pression fiscale au niveau le plus bas en Europe.

Ces solutions évidentes se sont toujours heurtées à l'opposition dogmatique du PS:

  • on ne touche pas au nombre de fonctionnaires même si des gains de productivité se font jour grâce à l'emploi de nouvelles technologies.
  • on ne réemploie pas les budgets économisés par une bonne gestion dans les soins de santé, par exemple (je sais reconnaître certains mérites aux socialistes), ailleurs que dans les soins de santé.  Cette guerrilla budgétaire, que le CDh tente d'ailleurs de préserver, nuit à l'efficacité dans la gestion des ressources.  Il faut lutter contre la tentation humaine mais parfaitement absurde en terme de gestion liée au prestige de gérer les budgets les plus importants.
  • Toutes les économies réalisées et marges budgétaires dégagées doivent servir à augmenter prioritairement et quasi exclusivement les prestations sociales alors que ce que demandent les allocataires sociaux, si vous prenez la peine de les interroger....c'est prioritairement de retrouver un travail. 
Durant des décennies, nous avons subi la gestion typique de la pénurie propre à l'idéologie socialiste et aussi à ses dérives clientélistes.


Cette paralysie dogmatique a entraîné la léthargie de notre économie, où chacun semblait se résoudre à un inéluctable déclin, c'est cet état d'esprit qu'il convient de changer!!! Quand je vous disais que le PS était un parti conservateur!!!! C’est ce changement que les électeurs du 10 juin ont demandé par leurs votes.  C'est la raison pour laquelle il est important de ne pas se résoudre à un échec de cette formation pour des raisons communautaires.  Toutes ces avancées sont déjà dans l'accord de gouvernement et seraient impossibles si un gouvernement d'urgence ou pire une tripartite traditionnelle devait s'avérer nécessaire.

14/11/2007

La ligne du PS: une stricte et radicale opposition

Ce week-end, le président du PS entendait reprendre la main dans le débat politique qui divise actuellement le pays.  A qui voulait l'entendre, il affirmait que le parti socialiste avait réussi à maintenir la paix communautaire pendant 20 ans dans ce pays, malgré soulignait-il les revendications très importantes du CVP déjà à l'époque.

Je veux bien le croire,  si si...  Maintenant, tout ceci ressemble quand même beaucoup à un discours d'ancien combattant (et j'ai beaucoup de respect pour ceux-ci) mais tout ceci ne nous rendra pas le congo. Clin d'oeil

Quelle valeur ajoutée pourrait avoir une participation du PS à cette formation gouvernementale?  Je n'en vois pour ma part aucune:

  • Ils ne semblent prêt à aucune concession communautaire, à raison sans doute.  Les positions du PS sur BHV semblent même plus radicales encore que celles du FDF, ce qui n'est pas peu dire.
  • Ils ne sont d'accords avec aucun des accords déjà intervenus dans cette négociation, pire ceux-ci seraient pour lui anti-sociaux, sans autre précision d'ailleurs.  on peut d'ailleurs se demander si les négociateurs ont simplement informé la future opposition de la teneur des accords obtenus?

En quoi pourrait donc résider leur valeur ajoutée?

  • Il a beaucoup été question de confiance...  N'est-il pas bizarre qu'un parti sur lequel pèse autant de suspiçion, revendique l'autorité nécessaire pour restaurer cette confiance?
  • Peut-être que le président mise encore sur sa force de conviction et sur son éloquence.  N'a-t-il pas pourtant conclu à l'issue de sa prestation télévisée avec Monsieur Leterme sur les antennes de RTL, que celui-ci avait refusé la main tendue.  Effectivement, il ne m'avait pas l'air convaincu ni par les résultats, ni par les explications.

Aujourd'hui, le PS refuse même de participer à la conférence de réconciliation demandée par notre souverain et organisée par les présidents des chambres.  Il exige un improbable vote annulant celui intervenu en commission de l'intérieur, encore faudra-t-il convaincre les élus du Vlaamse Belang.  Même si je suis d'avis qu'une solution est possible sur ce dossier et qu'il ne faut pas que de tels passages en force se reproduisent: la demande du PS me semble parfaitement irréaliste.  Elle a d'ailleurs été traitée comme telle par tous les partis flamands.

Nous pouvons conclure de cet ensemble de fait que toutes ces gesticulations n'ont pour seul but que de compliquer encore la résolution de ce conflit communautaire et de forcer un inutile retour en scène d'une formation, très largement désavouée par les électeurs. 

01:58 Écrit par Philip Hermann dans Crise formation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : elio di rupo, ps |  Facebook |

08/11/2007

Une théorie du grand complot par Elio Di Rupo

En visionnant les JT de ce soir, je n'ai pu m'empêcher de sourire à la théorie du grand complot anti-socialiste qui était dévelloppée par quelques mandataires socialistes représentés sur le plateau par Monsieur Di Rupo, himself.  Cool

Yvan Mayeur aurait même surpris quelques sourires échangés entre certains mandataires MR et d'autres CD&V à peine une demi-heure après le vote.  LOL  On croit réver.  Pour ramener un peu de calme, je ne peux m'empêcher de songer au couple Sophie Pécriaux (ex-députée PS) et Rik Daems (Mandataire Open VLD), à l'issue de ce vote indigne, se sont-ils étripés à coups de couteaux?  Certainement pas, certains mandataires se connaissent depuis des dizaines d'années.  Qu'ils s'échangent des sourires dans des couloirs du parlement hors caméra, même après une passe d'armes animée, n'a rien d'étrange.  En tout cas, pas pour moi.

Dans un éditorial, un journaliste du Morgen, aurait révélé le grand complot...  Mais un éditorial est une opinion, le récit pour vraisemblable qu'il puisse être, n'est en rien corroboré par des faits, des témoignages probants ou encore des aveux.  Pour l'avoir lu, il n'a d'ailleurs pas cette prétention. (voir ici)

Que les deux chefs de file des partis les plus importants de l'orange bleue, se soient à un moment concertés, sur la suite éventuelle d'un vote annoncé, ne me semble pas, à moi non plus improbable, mais procéder du bon sens même...de là à imaginer un grand complot, planifié par des machiavels depuis des mois, on se croirait sur un site du réseau voltaire.  LOL

Allez lire son blog: http://www.leblogdelio.be et jugez par vous même. 

11/06/2007

Une victoire historique

Je l'appelais de mes voeux sur ce blog, sur d'autres, particulièrement PS, car c'est au front que se gagnent les électeurs et sur de multiples forum!!!  C'est fait!!!  Didier Reynders a réussi son pari, risqué.  Il a clairement mené campagne contre le PS et son archaïsme, contre ceux de ses membres qui avaient fauté, mais jamais contre ses électeurs...au contraire il a sans relâche expliqué et expliqué encore toutes les richesses du programme du Mouvement Réformateur.  Cette stratégie a mené à une immense victoire électorale!!!  C'est son oeuvre!!!

 

 

Aujourd'hui il ne semble pas possible d'écarter ni Leterme, ni le MR d'un prochain gouvernement fédéral alors qu'il est plus que vraisemblable que les socialistes n'en feront pas partie. 

 

Le second enseignement de ce scrutin, c'est la progression du mouvement écologiste.  Il est évident que les enjeux climatiques, sont les enjeux de demain... 

 

Au Nord du pays, nous devons constater qu'il existe une réelle volonté de poursuivre vers plus de séparatisme...  J'aimerais dire à nos compatriotes flamands que les francophones de ce pays ont pris conscience de l'importance des enjeux.  En écartant le PS, ils ont montré qu'ils avaient soif d'une meilleure gouvernance, qu'ils étaient prêts à relever les défis économiques qui s'imposent.  J'ose espérer que ce signal fort permettra d'éviter une scission de ce pays, que nous disposerons d'une chance de refaire fonctionner également notre région.

 

Pour avoir lu abondament la presse flamande au cours de cette campagne électorale, le principal reproche de nos compatriotes flamands, c'était l'immobilisme wallon.  J'aimerais leur dire que ces élections marquent clairement qu'une prise de conscience a eu lieu, que le séparatisme n'est plus la seule issue, que l'unité du pays a une valeur en soi. 

12:23 Écrit par Philip Hermann dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : didier reynders, mr, ps, elections, campagne electorale |  Facebook |